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Repüblik de Sarköland


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Jeudi 10 Mai 2007

Manifestations et condamnations


Pendant que le président élu Nicolas Sarközy est en vacances au large de Malte sur le yacht d'un milliardaire français et qu'à Paris, ses conseillers préparent sa prise de fonction, les rues de plusieurs villes de France sont le théâtre d'affrontements entre militants de gauche et forces de l'ordre.
Mardi soir, pour la troisième journée consécutive depuis l'élection de Sarközy à la présidence, entre 200 et 300 personnes ont manifesté place de la Bastille , à Paris. Lançant des slogans anti-Sarközy , les manifestants ont bloqué la circulation une partie de la soirée, soit jusqu'à l'intervention de la police. Plusieurs personnes ont été interpellées. Pour éviter une répétition des violents affrontements de la veille, les policiers avaient cependant préalablement bloqué certaines rues.
D'autres manifestations ont aussi eu lieu à Grigny, au sud de Paris, et à Lyon. À Grigny, les manifestants ont lancé des projectiles et des cocktails Molotov aux policiers. Des équipes envoyées en renfort sont alors intervenues et ont dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogène. Un policier antiémeute a été légèrement blessé et deux jeunes ont été interpellés.
À Lyon, un affrontement a eu lieu entre les forces de l'ordre et environ 200 manifestants dans une rue du centre-ville. À Villeurbanne, près de Lyon, un local du parti UMP de M. Sarközy a été endommagé par un incendie qui serait d'origine criminelle, selon la police.

Souvenirs de 2005
Dans la nuit de lundi à mardi, lors de scènes qui n'étaient pas sans rappeler, dans une moindre mesure, les émeutes de l'automne 2005, plusieurs centaines de véhicules ont été incendiés aux quatre coins du pays.
Les autorités, qui imputent ces plus récentes violences urbaines à des « mouvements d'extrême gauche, anarchistes ou autonomes », ont interpellé près de 600 personnes dans plusieurs villes françaises, notamment Paris, Rennes, Nantes, Lyon, Toulouse et Lille.
Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a pour sa part lancé un appel au calme, estimant que « tous ceux qui se livrent à ces violences ne rendent service qu'à ceux qui veulent plus d'ordre, plus de dureté », se référant sans le nommer au président élu.
En 2005, Nicolas Sarközy , alors ministre de l'Intérieur, avait soulevé la colère de milliers de Français et mis le feu aux poudres en promettant de « nettoyer » les banlieues de la « racaille » qui s'y trouvait. Plus de 300 immeubles, dont des écoles, et 10 000 véhicules ont été incendiés par les émeutiers lors des violences qui ont suivi les controversées déclarations de Nicolas Sarközy .

Des peines de prison ferme
La justice française ne lésine plus avec les manifestants. Mardi, plusieurs jeunes adultes interpellés à la suite des manifestations anti-Sarközy ont été condamnés à des peines de prison ferme.
À Lyon, quatre individus ont été condamnés à deux mois de prison ferme, trois d'entre eux pour avoir cassé des vitres et un autre pour avoir lancé une bouteille sur les forces de l'ordre.
À Rennes, quatre manifestants ont également été condamnés mardi à des peines de deux mois de prison ferme.
Plusieurs autres comparutions doivent avoir lieu mercredi dans plusieurs villes.
Source : agences de presse

La première bourde du président élu

Lors de son premier discours Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'évoquer le sort des infirmières bulgares emprisonnées à Tripoli, une cause qui lui semble chère depuis sa campagne pour la présidentielle. Sauf qu'il a parlé des "infirmières libyennes"... La presse bulgare s'interroge.
Il y a une chose qui n'aura pas échappé aux Bulgares dans le premier discours du futur président français, Nicolas Sarkozy, c'est son engagement pour les opprimés et les injustices dans les monde - les "femmes en burqa" et les dictatures... -, une partie fort lyrique où il a également mentionné les "infirmières libyennes".
Il s'agit, bien évidemment, d'une petite erreur de la part du nouveau président de la République. C'est bien des infirmières bulgares emprisonnées en Libye qu'il était question, une cause à laquelle Nicolas Sarkozy, encore candidat de l'UMP, s'était dédié les derniers jours de sa campagne. Il avait alors franchement impressionné ses interlocuteurs bulgares, les proches et la familles des cinq infirmières de passage à Paris, en s'engageant notamment à en faire une "priorité de sa présidence" s'il venait à être élu."S'il le faut, j'irai les chercher moi-même en Libye", a-t-il lancé aux proches des infirmières condamnées à mort pour avoir volontairement inocculé le virus du sida à des enfants libyens.

GRÂCE À LA FRANCE, LES INFIRMIÈRES RENTRERONT À LA MAISON ?
Le lendemain de ces déclarations, la presse bulgare ne cachait pas sa satisfaction : "Grâce à la France, les infirmières rentreront à la maison" , titrait un quotidien à grand tirage de Sofia. En privé, les proches des condamnées disaient que, après plus de neuf ans de calvaire, pas mal de déceptions et beaucoup de tentatives de récupération de leur cause, ils étaient enfin rassurés par un homme politique européen.
D'où le désarroi, voir la déception des quelques correspondants bulagres à Paris d'entendre le nouveau président français évoquer des "infirmières lybiennes". "J'ai l'impression qu'il n'a pas bien compris de quoi il s'agissait", confie l'une d'entre elles. "C'est peut-être pour cela que lors du débat télévisé avec Royal, il leur avait offert l'asile en France."
Vladi Nikolov, dont les articles sont publiés par le quotidien Dnevnik et l'hebdomadaire économique Kapital " ne manquera pas d'inclure cette 'bourde'" dans son prochain portrait de Nicolas Sarkozy. "J'ai été catastrophé , explique-t-il. Cela montre bien comment des causes sont récupérées par des hommes politiques, sans être forcément comprises et assimilées."" Cela fait tellement longtemps qu'elles sont emprisonnées à Tripoli qu'elles ont peut-être obtenu la nationalité libyenne ?" ironise un autre correspondant de Sofia.
Alexandre Lévy (Courrier International)
Source : Le Monde

Mes chers compatriotes,

En m'adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d'un homme contraint de porter des talonnettes, je ressens une immense émotion.

J'éprouve depuis mon plus jeune âge le complexe de mesurer 1,60 en levant les bras. La vie m'en a fait voir et les Français se sont bien souvent payés ma fiole. Maintenant, c'est à mon tour de leur rendre.

Ce soir, ma pensée va aux millions de Français qui aujourd'hui m'ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu'ils m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider aux destinées de la France. Pour les autres, ça va saigner.

Ma pensée va à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Monsieur Le Pen. Je veux lui dire que j'ai du respect pour lui et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n'ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d'opinions, il n'y a pour moi qu'une seule France, que l'on aime ou que l'on quitte.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d'entre eux, et qu'ils peuvent donc d'ores et déjà fermer leur gueule. Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. C'est juste celle des vieux contre les jeunes qui vont se remuer le cul, je peux vous le dire. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démagogie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l'idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se mépriser, de se dénoncer, de médire ensemble.

Le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements issus de la Libération. Je veux réhabiliter l'autorité, le travail, l'autorité, la morale, la patrie, le respect, l'autorité, le mérite et puis aussi l'autorité et le travail et la patrie. Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres. Ca va ratonner sec et on demandera pas pardon.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c'est le mandat que j'ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français qui n'égorgent pas de moutons dans leurs baignoires. Je le ferai dans un esprit d'union et de fraternité entre les actionnaires. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte et de devoir s'exiler en Suisse. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s'y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen blanc et dynamique et dans sa dignité d'homme blanc et dynamique. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés, mais qu'ils ont intérêt à se remuer. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs que c'est ce qui leur arrivera d'ici peu s'ils continuent de faire les marioles.

J'appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s'unir à moi pour que la France se remette en mouvement. Y'aura des 4x4 pour tout le monde et on va se faire plaisir.

J'appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l'intolérance et dans le sectarisme de gauche, mais à s'ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui croient dans les vertus du libre-échange et de la tolérance zéro.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j'ai été européen, que je crois en la forteresse Europe et que ce soir la France est de retour en Occident. Mais je les conjure d'entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l'Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie des bougn... de l'Islam.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu'ils peuvent compter sur notre amitié qui s'est forgée dans les tragédies de l'Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d'elle. Mais je veux leur dire aussi que l'amitié c'est accepter que ses amis puissent penser différemment, et que de temps en temps, c'est quand même eux qui feront la fille.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout se joue, et que c'est donc avant même que les navires clandestins ne touchent nos côtes qu'on commencera à tirer. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir un mur.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix, à condition qu'ils cessent de venir nous faire chier jusque sur les terrains de foot où ils empestent. A cette condition, on leur achètera de jolis masques africains et des boubous, mais faudrait pas non plus abuser sur les prix.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d'humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que c'est plus la peine de se pointer chez nous, parce que ça sera un bon coup de pied au cul.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu'elle sera grande et belle, comme ma femme, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France !

Source : Anonyme, France, mai 2007



Jeudi 10 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par popo le 10/05/2007 19:39 | Alerter
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enfin un discours clair!

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