Des sources officielles ont qualifié la visite de Benjamin Netanyahu de courte et productive. Les discussions avec Vladimir Poutine ont duré environ trois heures et se sont terminées vers minuit. Comme il l’a fait comprendre lors de la conférence-bilan le premier ministre israélien compte sur la médiation de Moscou pour résoudre la question la plus actuelle pour le pays : l’arrêt des recherches et des essais nucléaires de l’Iran. Il est évident que les succès de la Russie sur le front américano-syrien ont produit une forte impression sur les autorités israéliennes. Vladimir Poutine a décidé de détruire l’arsenal chimique syrien pour éviter une opération militaire américaine en Syrie. Benjamin Netanyahu a demandé à son homologue russe de songer à des solutions analogues concernant l’Iran. Il devrait en résulter l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium et le démantèlement des infrastructures appropriées.

Lors de son discours, le premier ministre israélien s’est plusieurs fois éloigné du pupitre et a mis sa main sur sa poitrine pour montrer la grande sincérité et la force de la relation existant entre Vladimir Poutine - la Russie dans son ensemble - et lui-même. Toutefois, il est peu probable que Moscou partage cette approche radicale de la question iranienne. Les autorités russes ont à plusieurs reprises déclaré que l’Iran en tant qu’État souverain avait le droit de développer un programme nucléaire si, bien sûr, il revêt un but pacifique.

Vladimir Poutine a exprimé le souhait qu’une solution acceptable pour les deux parties soit rapidement trouvée en ce qui concerne l’Iran. Hier, les négociations entre Téhéran et les pays du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) ont repris à Genève. Les participants sont très optimistes et espèrent arriver à un accord.

Lors du bilan des discussions avec le premier ministre israélien, Vladimir Poutine a mis l’accent sur l’importance des relations entre la Russie et Israël et sur leurs prochains développements.

« Les relations entre nos pays sont amicales et mutuellement avantageuses et sont soutenues par le dialogue politique. Le premier ministre et nous-mêmes avons discuté en détail les questions clefs de nos relations bilatérales et avons fait des plans pour l’avenir. L’année dernière, nos échanges commerciaux s’élevaient à 2,25 milliards d’euros. Ce chiffre n’est pas énorme, mais, malgré la tendance négative de l’économie mondiale, nous avons une bonne dynamique. Notre collaboration se développe dans les domaines énergétiques et agricoles. Parmi nos plans, il y a l’élaboration de deux appareils spatiaux par nos spécialistes pour Israël. Les axes principaux sont la pharmaceutique et la médecine. »

À son tour, Benjamin Netanyahu a remercié le président russe de la possibilité de mener un dialogue ouvert et constructif.

« Sous votre présidence, les relations entre la Russie et Israël sont devenues bien plus chaleureuses, étroites, productives et sincères. Notre coopération se développe et s’élargit et nous pouvons lui conférer une dimension nouvelle. Je pense qu’il existe une véritable sympathie entre nos deux peuples. »

Pour le premier ministre israélien, des relations aussi chaleureuses sont principalement basées sur le fait qu’un grand nombre de ressortissants russes vivent en Israël. Ils ne font pas que parler le russe et connaître la culture russe, mais ont conservé des liens étroits avec leur patrie. T