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Règles de combat de la nation exceptionnelle


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Katherine Frisk
Jeudi 1 Septembre 2016






Destruction économique, bouleversement social et incursions « terroristes » ~ finalement, la guerre mondiale



Pour devenir la superpuissance du monde, la « nation exceptionnelle » de l’ordre mondial unipolaire a besoin de créer un climat tel que chaque nation sur terre renoncera à sa souveraineté d'État-nation et se livrera volontairement à un gouvernement mondial hégémonique et dictatorial.



    Voici ce que Martin Schulz, président du Parlement européen, a récemment déclaré, après le vote démocratique du Brexit, dont avait besoin le Royaume-Uni pour garder sa souveraineté d’État-nation :






    Les Britanniques ont violé les règles. Il n’est pas dans la philosophie de l’UE que la foule puisse décider de son destin.





Martin Schulz



    Non seulement le Royaume-Uni a transgressé les règles, mais la Russie l’a fait aussi. Depuis 1999, sous la présidence de Poutine, au lieu de se soumettre aux décrets sociaux, économiques et politiques dictatoriaux de Washington et Wall Street, la Fédération n’a pas seulement rétabli l'Église chrétienne orthodoxe et les valeurs, la morale et l'intégrité chrétiennes, elle a aussi consolidé sa souveraineté d'État-nation ainsi que son indépendance économique, sociale et politique.



    N’ayant plus recours au pétrodollar pour commercer et n’investissant plus dans les bonds du Trésor US, la Russie utilise plutôt le Rouble, le Yuan, les échanges d'or et de matières premières pour commercer. La Russie n’est plus le pays communiste d’antan, mais plutôt un amalgame de structures démocratiques, capitalistes et socialistes au sein d'une Fédération de provinces autonomes.





Les étudiants de l'université d'État de Moscou réussissent mieux dans un système qui leur est bénéfique avec moins de dette estudiantine



    Les soins de santé et l'éducation sont abordables, dans certains cas gratuits, au lieu d’être, comme à l’Ouest, le racket lucratif de Big Pharma, les frais exorbitants de scolarité privée et les prêts écrasants pour les étudiants des universités. Le niveau de l’éducation russe n’a pas non plus été dégradé par le tronc commun scolaire [Common Core] pavlovien. Contrairement aux Étasuniens, les Russes ont des cartes et savent où se trouvent les autres pays et leurs capitales, et ils ont aussi une bonne compréhension générale de l'histoire du monde et de leur place en son sein.



    Mais, plus important encore, les contribuables russes voient réellement leur investissement revenir à leur propre pays. Il en découle l’habitat abordable, les réseaux de transports publics peu coûteux et aucune route à péage.





Bernanke et Geithner donnent le feu vert au pillage de la FDIC par Bank of America



    À l'Ouest, en règle générale, au lieu d’aller dans les institutions qui profitent aux contribuables, l'argent des impôts enrichit des sociétés privées qui gèrent désormais toutes ces institutions en s’octroyant d’énormes marges, et se subventionnent en priorité, aux dépens du contribuable.



    Le complexe militaro-industriel, avec des sociétés comme Lockheed Martin, les compagnies privées de mercenaires, le système pénitentiaire privé, les bons alimentaires et les renflouements de banques trop grosses pour couler, ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.



    Sur le front agricole, la Russie a interdit les semences génétiquement modifiées et les lois sur les brevets qui à l’Ouest, collaborent avec la poignée dominante de producteurs de denrées alimentaires, dont les exploitations agricoles multinationales se déploient sans cesse dans le monde entier.



    Du point de vue alimentaire, la Russie est indépendante et autosuffisante. Au cours des deux dernières années, elle est passée d’importatrice à exportatrice d’aliments. Elle a réussi cela en grande partie grâce aux subventions du gouvernement et aux prêts à faible coût pour les propriétaires de petites et moyennes exploitations agricoles privées. Tout comme le Royaume-Uni, la Russie a nettement transgressé les règles. Les Russes décident de leur propre sort, sans tenir compte de ce que pond Bruxelles.



    Depuis le 28 septembre 2016, dans la ville d'Alep, la Russie ainsi que la Syrie, l'Iran, l'Irak, le Hezbollah et la Chine, en sont venus au face-à-face avec la « nation sans pareille ».



    La guerre en Syrie, qui a été entamée en 2011 et dure depuis cinq ans, est le prototype, un abrégé des règles d’engagement contre l’univers planétaire, afin de le pousser sous l’autorité de ce que le 29 janvier 1991, George Bush père appelait « Nouvel Ordre mondial ».





Si jamais le peuple découvrait ce que nous avons fait, nous serions pourchassés dans les rues et lynchés – George H. W. Bush



    Ce Nouvel Ordre Mondial sera dirigé par des banques comme Goldman Sachs et une poignée de multinationales, aussi connues sous le nom les 50 sociétés qui dominent le monde, à l’origine de traités du genre Accord de partenariat transpacifique (TPP) et Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP).



    Il s’agit d’une structure totalitaire de multinationales qui permettrait à ces compagnies d’avoir la priorité sur les lois de tous les pays et, chose pire, de traîner ceux-ci devant leurs propres tribunaux de droit privé. D’une façon ou d’une autre, avec leurs profits ou monopoles sur la production alimentaire, les produits pharmaceutiques, le commerce et l'industrie, ces compagnies devraient s’ingérer dans les services de santé, les lois salariales ou environnementales.



    Le concept de souveraineté d’État-nation et de vraie démocratie contrevient aux règles de ce système mondialisé et constitue une menace pour lui. Ce sont des freins et des contrepoids aux monopoles et au copinage corporatiste dans les vraies entreprises capitalistes, dans lesquelles prix et disponibilité sont déterminés par l’offre, la demande et la concurrence équilibrée, et non pas la toute-puissance d’une minuscule élite.





Il est douteux que les Étasuniens poursuivent quiconque en justice – ce n’est plus dans leur nature – et les Bilderberger comptent sur cela



    Afin de réaliser ce nouvel ordre mondial, par l’intermédiaire de la Federal Reserve Bank, de la Banque des règlements internationaux, de la Banque mondiale, du FMI et du dollar comme monnaie de réserve internationale, ainsi que du pétrodollar, ils ont tiré profit de leurs attributions pour appauvrir la classe moyenne à travers le monde, créer un monde échafaudé sur l’endettement, et avec des prêts toxiques, ont privé les nations de leurs recettes fiscales.



    Il y a quelques années, le professeur Jeffrey Sachs a fait un exposé très intéressant à ce propos :





    Je pense qu'en général, dans la plupart des petits pays, la plupart des pays en développement, il existe un sentiment de dépendance quasi complète envers le système international : Paiements, crédits, marchés interbancaires, moyens d’échanges obligatoires avec la Fed ou la BCE, omniprésence des paradis fiscaux, importance de l’évasion de capitaux de leurs pays.


    Les structures juridiques dans lesquelles des avocats étasuniens simplement très intelligents aident à débarrasser tous ces pays de leurs recettes fiscales, les fait se sentir très dépendant envers un système qu'ils perçoivent anormal. Mais ces 25 dernières années, ayant aussi été bien formés, leur but est de s’intégrer dans le système international.


    Ils viennent d’ouvrir les yeux sur un système qu'ils trouvent très déstabilisant et ils ne voient pas clairement la voie à suivre. Et la plupart des conseils qui leurs sont prodigués leurs disent simplement de faire partie du système et de se tranquilliser. Voilà comment est le système. Vous le rejoignez. Vous restez en bons termes avec la Fed, avec le FMI, et il y a très peu de sentiment d’indépendance possible au sein de ces pays. Je ne puis qu’insister sur la colère palpable et la vulnérabilité vraiment très élevées qui sont ressenties en ce moment.



***





Graissage de patte par les néocons lors de la révolution colorée en Ukraine



    Sur le plan social, se servant d’ONG et de fondations de l’Open Society, ils ont manigancé les « révolutions colorées » dans le monde entier.



    Le but de la manœuvre étant de remplacer les représentants politiques dûment élus par ceux qui sont formés, financés et soutenus par le « Nouvel Ordre Mondial ». Ils seront soudoyés et payés pour ouvrir la voie aux accords commerciaux TPP et TTIP dans tous les pays de la terre. Wayne Madison a écrit dernièrement un article très instructif sur ce sujet, « Les fabriques de faux drapeaux de George Soros ». Je le cite :






    Soros et ses acolytes ont vu l'importance de la symbolique dans les écrits de Gene Sharp de l'Albert Einstein Institution de Boston (Massachusetts). Bien que le catéchisme de Sharp sur la façon de pratiquer la résistance non-violente et la révolution ait été comparé par certains politologues à du Mohandas Gandhi et à du Martin Luther King, ses concepts, en bouleversant le statu quo politique, semblent davantage empruntés à des Mao Zedong, Karl Marx et Adolf Hitler.



    Parmi les outils nécessaires décrits par Sharp pour mener une action politique, on trouve les « drapeaux et les couleurs symboliques », les « slogans, caricatures, et symboles », et les « bannières », les affiches et les « étalages de discours ». Des « couleurs symboliques » ont servi à Soros – et à la Central Intelligence Agency – lors des « révolutions colorées » sponsorisées en Ukraine (orange), au Kirghizistan (rose), et lors des tentatives de révolutions colorées en Iran (vert), au Koweït (bleu), et en Birmanie (jaune safran).



    Avec les idées de Sharp pour modèle, le financement de Soros et la National Endowment for Democracy (NED) liée à la CIA, les révolutions du printemps arabe ont connu une thématique à symboles : Jasmin en Tunisie et lotus en Égypte, et dans les tentatives de révolutions, rose en Géorgie, cèdre au Liban, coton en Ouzbékistan et raisin en Moldavie.





    Enfin et surtout, depuis 2001, ils ont mandaté, manipulés, formés et armés, des groupes d’islamistes insurgés pour qu’ils leurs servent d’armées dans le monde entier.



    Ces « terroristes » ont été entraînés sur des sites clandestins de la CIA, en Irak, à Guantanamo Bay, Chicago, Diego Garcia, en Europe [au Kosovo], en Afrique et en Amérique du Sud.



    Simplement en Syrie, le nombre de « terroristes » envoyés pour renverser le président dûment élu, Assad, s’élève à près d'un demi-million. Venu de plus de 100 pays différents, très peu sont Syriens, et très peu sont vraiment des « rebelles » qu’ils prétendent être.



    Des insurgés similaires sont observés en Afrique, avec Boko Haram qui est financé par des gens comme Mitt Romney, Bain Capital et Sheldon Abelson.



    Veterans Today Africa a récemment accordé cette interview à Press TV.



***



Tactiques de souveraineté en Europe



    En Europe, la même tactique se déroule avec l'afflux de réfugiés, parmi lesquels se trouvent des insurgés et des mandataires armés et formés. Ce sont des mercenaires clandestins et des tueurs manipulés mentalement par le programme MKULTRA. Ils opèrent au sein d’une structure similaire à ce qui est connu sous le nom d'Opération Gladio.



    Le but est de créer suffisamment d'instabilité dans le monde entier pour rendre nécessaire un État policier international autoritaire contrôlé par une petite poignée de banques et de compagnies, toutes ayant d’importants intérêts dans le TPP, le TTIP et les accords commerciaux similaires.





La sortie cinglée de Rasmussen de l'OTAN



    Dernièrement, Rasmussen a exprimé son opinion. L'ancien secrétaire général de l'OTAN a écrit dans son éditorial :






    Le monde a besoin d'un policeman de ce genre si la liberté et la prospérité doivent prévaloir sur les forces d’oppression. Et le seul candidat capable, fiable et souhaitable pour ce rôle, c’est les USA.



    Il a aussi fait l’éloge des USA pour leur « leadership dans l'ordre international fondé sur les règles établies après la Seconde Guerre mondiale, qui a donné au monde une ère sans précédent de paix, de progrès et de prospérité. »





Le « Nouveau Gladio », calqué sur le front fasciste italien des opérations de la CIA et du Mossad en Europe incluant l’éventuel terrorisme « islamique »



    Rasmussen ne voit pas que depuis le début du nouveau millénaire, les USA s’impliquent dans des campagnes désastreuses en Afghanistan, Irak, Libye et dans les régions tribales du Pakistan, tout en ne combattant pas en plus l'État islamique (EI, anciennement ISIS/ISIL).



    Les antécédents de Washington au 20e siècle n'ont guère été meilleurs, avec les campagnes au Viêt-nam, en Corée et dans l'ex-Yougoslavie, qui ont occasionné des tourments de grande ampleur dans les populations locales.



    En 2015, une étude marquante du groupe Physicians for Social Responsibility de Washington DC, a révélé qu’en 10 ans de « guerre au terrorisme », depuis les attentats du 11/9/2001, le bilan s’élève à au moins 1,3 million de morts et peut se monter jusqu’à 2 millions de morts.



    Ce que Rasmussen s’est aussi abstenu d’ajouter, c’est que ceux qui veulent promouvoir les USA dans le rôle de « policiers internationaux », sont les mêmes qui forment, financent, soutiennent et arment la « menace terroriste ».







    Dans le monde de Rasmussen, la souveraineté de l'État-nation, les lois étatiques et les frontières politiques n’ont plus aucun intérêt. Et comme Martin Shulz du Parlement européen l’a dit : Ce n’est pas aux foules de décider de leur destin.





Soldats de la paix étasuniens



    Ce qu’il faut aussi demander, c’est qui au juste va payer cette « force policière internationale US » ? Les contribuables de chaque pays abritant une base militaire US ? Qui va y participer ?



    Est-ce qu’elle sera « sous-traitée » à des mercenaires de multinationales militaires de l’industrie privée, comme cela a été le cas en Afghanistan et en Irak et dans beaucoup d'autres endroits ? Si c’est le cas, il n’y aura pas seulement les contribuables floués à l’échelle internationale, mais comme cela a été prouvé autour de toutes les bases militaires US du monde entier, la vente illégale d'armes, la traite des êtres humains et les abus sexuels, le trafic de drogue et la corruption généralisée suivront bientôt.



    Baptisons cela produit d’« exportation » US d’un nouveau genre, différent de WalMart et de McDonald’s.







    Quiconque cherchera à garder sa souveraineté nationale et entreprendra d’établir ses propres structures économique et bancaire et de profiter de ses ressources, revenus du travail et taxes, en refusant à des entités autoritaires de compagnies internationales de prendre en charge son pays, choisit de goûter à ce qui est arrivé en Syrie ces cinq dernières années, car c’est le futur qu’ils ont prévu pour lui.



    Destruction économique au moyen de prêts toxiques, comme l’expose clairement John Perkins dans « Confessions d'un assassin économique », sanctions ; dévaluations et manipulations de devises ; « révolutions colorées » sous fausse bannière ; et au final, en dernier ressort, des « extrémistes islamiques », les armées mandatées, armées, financées et formées sur de nombreux sites secrets de la CIA du monde entier, envahissent le pays et lui font endurer une barbarie que la plupart des gens sont incapables de seulement imaginer.





Jeunes femmes brutalisées



    Comme l’expose avec éloquence Gordon Duff dans son éditorial : La CIA et son armée de mercenaires du sexe, l'un de leurs outils de recrutement est le sexe :






    Venez en Syrie et en Irak rejoindre ISIS. Voyagez à travers le monde, d’un aéroport à un autre, pas de visa, pas de billets. Vous vous déplacez à travers le monde comme par magie, dans un monde où tout est à vous, toute femme ou tout garçon que vous voulez. Vous êtes protégés par l’US Air Force, payés par Arabie Saoudite (les gardiens des lieux saints de l’Islam !). Vous pouvez violer, voler et assassiner à satiété. Quand vous avez terminé, vous pouvez vivre tranquillement à Paris ou Francfort ou Stockholm.


    Et via les aéroports les plus sûrs du monde, ils se déplacent comme par magie sur 13000 kilomètres ou plus, traversent des frontières impénétrables, sont nourris, habillés, protégés, payés, armés et gratifiés de femmes issues des dizaines de milliers d'esclaves sexuelles qui vivent dans l'angoisse et l'emprise de la CIA et ses groupes terroristes affiliés qui, comme c’est admis de plus en plus, sont ISIS et tout autre groupe terroriste de la planète.





    À défaut de ce qui précède, ces gens que nous n’avons jamais vu ont l'intention d’embringuer le monde dans un horrible scénario de troisième guerre mondiale.



    Chaque jour, dans les médias dominants, nous assistons au renchérissement de la rhétorique, des mensonges et de la tromperie. Seules les sources médiatiques indépendantes, et encore pas toutes, disent la vérité.



    Il a été promis au monde un tel degré de folie et de concepts primitifs, qu’il est difficile de le croire. Mais il faut l’admettre. La vie en dépend.



    Plus les gens seront nombreux à comprendre rapidement la manière dont nous avons été dupés, plus nous aurons de chances de survivre en tant qu’espèce raisonnable, civilisée, capable d’œuvrer sur cette planète... S’il nous reste une planète pour vivre dessus...



***



    Avraham Shalom [patron du Shin Bet] déclare dans la version intégrale du documentaire Gatekeepers [Les gardiens], que son service rend grâce au terrorisme, car sans lui, privés d’emploi et de financement, ils seraient en train de courir de-ci de-là comme des rabbins lapins fous.





Veterans Today, Katherine Frisk, 28 Septembre 2016


Original :
www.veteranstoday.com/2016/09/28/rules-of-engagement-for-the-exceptional-nation/

Traduction Petrus Lombard







Samedi 1 Octobre 2016


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