Proche et Moyen-Orient

RAPPORT: CHASSE AUX SORCIERES ET TRIBUNAUX FANTOCHES CONTRE LES DIRIGEANTS KADHAFISTES ET SAIF AL-ISLAM DANS LA LIBYE OCCUPEE DE L’OTAN



Vendredi 20 Septembre 2013

RAPPORT: CHASSE AUX SORCIERES ET TRIBUNAUX FANTOCHES CONTRE LES DIRIGEANTS KADHAFISTES ET SAIF AL-ISLAM DANS LA LIBYE OCCUPEE DE L’OTAN
Luc MICHEL pour ELAC & ALAC Website /
Avec RT – AFP - ELAC Jamahirian TV – PCN-TV / 2013 09 19/
http://www.elac-committees.org/
 
Plus d'une vingtaine de responsables de la Jamahirya libyenne – renversé par une agression de l’OTAN pilotée par Washington, Londres et Paris en mars-octobre 2011 - ont nié en bloc ce jeudi devant une chambre d'accusation d’un tribunal fantoche à Tripoli, les charges retenues contre eux dans une affaire liée à la guerre de 2011, selon un de leurs avocats. "Tous les accusés ont rejeté en bloc les charges retenues contre eux" – parmi ces charges « l’atteinte à l’uité nationale », ce qui ne manque pas de sel venant des juges fantoches d’un régime mis en place par l’OTAN et issu d’un putch insurrectionnel à Benghazi mi février 2011 -, a déclaré à l'AFP cet avocat sous couvert de l'anonymat. Car les avocats ont peur et ont été agressés à la sortie du tribunal dans cette Libye en voie de somalisation où la violence domine !
 
« L'audience a été ajournée au 3 octobre à la demande de la défense qui souhaite prendre connaissance du dossier », a-t-il indiqué à sa sortie du tribunal. Au moins 11 chef d'accusations ont été retenus contre ces dignitaires de la Jamahiriya de Kadhafi, dont assassinats, pillage et sabotage, actes portant atteinte à l'union nationale, trafic de drogue, complicité dans l'incitation au viol, enlèvement et dilapidation des deniers publics.
 
La pseudo « chambre d'accusation » a cependant « le pouvoir, selon la loi, de rejeter ces accusations, de les accepter ou de demander des compléments d'enquête. Ce processus pourrait prendre de un à plusieurs mois ». La chambre s'est réunie jeudi sous haute surveillance dans un complexe judiciaire et pénitencier où sont détenus – et torturés - la plupart des responsables de l'ancien régime, pour une audience à huis-clos en présence d'avocats.
 
UN TRIBUNAL FANTOCHE EN ETAT DE SIEGE, SIEGEANT A HUIS CLOS A TRIPOLI …
 
« Des dizaines de pick-up équipés de canons anti-aériens et des blindés étaient postés autour du bâtiment » précise l’AFP. Le régime fantoche de Tripoli doit en effet faire face à une double menace : celle des milices djihadistes, armées privées surpuissantes qui font la loi au cœur même de Tripoli. Et celle de la RESISTANCE VERTE jamahiriyenne, pour qui la libération par la force des 30.000 prisonniers politiques kadhafistes est une priorité …
 
Abdallah al-Senoussi (ex-chef des services de renseignements), Al-Baghdadi al-Mahmoudi (le dernier Premier ministre de la Jamahirya, vendu et livré par Tunis) ainsi que Bouzid Dorda (chef des renseignements ayant succédé à Senoussi) et Abdelati al-Obeidi (ex-ministre des Affaires étrangères) figuraient parmi les personnalités dans le box des accusés, tous vêtus pour les humilier « à l’américaine » de l'uniforme bleu de détenus.
 
Une foule islamiste haineuse s’était rassemblée devant le pseudo tribunal. Des avocats ont été par ailleurs malmenés et insultés par les manifestants, à leur sortie du tribunal. "Vous êtes des traîtres. Comment pouvez-vous défendre ces assassins ?", a lancé une manifestante.
 
SAIF AL-ISLAM KADHAFI DEVANT UN SECOND TRIBUNAL FANTOCHE A ZINTAN
 
Le « procureur général » fantoche libyen – la justice, comme la police, l’armée ou les services secrets est aux mains des « conseillers » des pays de l’OTAN - avait annoncé mercredi soir avoir ordonné le transfert de Seif al-Islam, un des fils de Mouammar Kadhafi, de Zenten (ouest) à Tripoli pour qu'il comparaisse en compagnie des ex-dignitaires.
 
Seif al-Islam a donc été présenté ce jeudi à un autre tribunal pénal fantoche de Zenten, dans le cadre d'une autre affaire "d'atteinte à la sécurité nationale". Selon des sources de sécurité à Tripoli, qui ont voulu sauver la faced, le fils de Kadhafi n'aurait « pu être transféré dans la capitale en raison des conditions de sécurité » (sic).
 
Il s'agit de la troisième audience depuis l'ouverture en janvier 2013 du « procès » de Seif al-Islam Kadhafi détenu à Zenten par une des plus puissantes milices islamistes libyennes depuis son arrestation dans le sud du pays en novembre 2011. "Seif al-Islam Kadhafi a comparu devant le tribunal pénal qui a décidé d'ajourner l'audience au 12 décembre pour permettre la présence d'autres accusés", a indiqué à l'AFP un avocat présent dans la salle.
 
En tenue bleue de prisonnier, lui aussi, Seif al-Islam est apparu dans le box grillagé des accusés. Flanqué de deux gardes cagoulés enfilant des gilets pare-balles, selon le décorum des mentors US du pseudo tribunal, il a pu s'exprimer à la demande de son avocat, selon des images présentées comme exclusives diffusées par la chaîne satellitaire Al-Arabiya. Il a demandé qu'il soit jugé dans la ville de Zenten dans toutes les affaires pour lesquelles il est ou doit encore être jugé. "Au regard de la bonne marche des procédures judiciaires (...) je veux que les procès pour toutes les accusations à mon encontre aient lieu à Zenten", a indiqué Seif al-Islam. Qui craint pour sa vie à Tripoli.
 
LA CONFRONTATION ZINTAN-TRIPOLI-CPI
 
Le lancement de la procédure judiciaire à l'encontre de Seif al-Islam et A. Senoussi est vue par certains observateurs étrangers comme un acte de défiance de Tripoli à l'égard de la Cour pénale internationale (CPI). Les deux hommes font en effet l'objet de mandats d'arrêt internationaux de la CPI qui les soupçonne de crimes contre l'humanité lors de la répression de la révolte. C’est en fait surtout Washington qui semble ne pas vouloir ce transfert.
 
Le procès de Zenten a été intenté après qu'une délégation de la Cour pénale internationale (CPI) a été accusée « d'avoir apporté un stylo-caméra » pendant une visite en juin 2012 à Seif al-Islam « afin de lui transmettre une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl », l'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne. La délégation de la CPI avait été retenue illégalement pendant un mois.
 
Seif al-Islam et l'ex-chef des services de renseignements Abdallah al-Senoussi font l'objet de mandats d'arrêt internationaux de la CPI qui les soupçonne de pseudo « crimes contre l'humanité lors de la guerre ». Tripoli et la CPI se disputent le droit de juger Seif al-Islam Kadhafi. Fin mai, la CPI avait débouté les autorités libyennes de leur demande de juger devant les tribunaux locaux Seif al-Islam en raison des « doutes sur la capacité du gouvernement à lui garantir un procès juste et équitable ». La Libye a fait appel de cette décision.
 
Luc MICHEL
 
http://www.lucmichel.net/2013/09/19/1373/
 
# ALLER PLUS LOIN SUR LES PROCES DE SAIF-AL ISLAM ...
 
* Video de RT sur:
https://www.facebook.com/photo.php?v=1414356765449152
 
* Comprendre le procès de Saif al-Islam et la confrontation Zintan-Tripoli-CPI :
Luc MICHEL, CPI VERSUS CNT : FARCE JUDICIAIRE ET CHANTAGE ENTRE AUXILLIAIRES DE L’OTAN AU MILIEU DU CHAOS LIBYEN !
http://www.elac-committees.org/2012/06/14/elac-et-alac-cpi-versus-cnt-farce-judiciaire-et-chantage-entre-auxilliaires-de-l%e2%80%99otan-au-milieu-du-chaos-libyen/
 
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http://www.elac-committees.org/
https://www.facebook.com/PCN.NCP.TV


Vendredi 20 Septembre 2013


Commentaires

1.Posté par Al Damir le 20/09/2013 11:52 | Alerter
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Les USA et leur alliés au sein de l'OTAN dont la France doivent être fiers de ce généreux mouvement de démocratie et de défense des droits de l'homme. Ou comment des criminels veulent rendre la justice par personnes interposées. Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, quelle utopie en notre époque du Nouvel Ordre Mondial.


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