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Qui oserait croire au marchandage de l’hypothétique retrait des troupes coloniales françaises du Tchad ?


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Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum
Lundi 18 Juillet 2011

Qui oserait croire au marchandage de l’hypothétique retrait des troupes coloniales françaises du Tchad ?
Le peuple tchadien, supplicié depuis 21 ans sous la férule d’une des dictatures les plus criminelles au monde, se
réjouirait d’un hypothétique retrait des troupes d’occupation françaises du Tchad. Cela serait une perspective heureuse
pour le peuple tchadien qui lutte les armes à la main contre le dictateur Déby. En effet, le Ministre français des Affaires
étrangères Alain Juppé a déclaré mardi 05 juillet, lors d’une audition devant la commission des affaires étrangères de
l'Assemblée nationale : « Nous sommes en train de discuter avec le Tchad d'un nouvel accord de coopération. Nous
avons un dispositif là-bas, Epervier, avec plus d'un millier d'hommes, dont la présence ne se justifie pas, que nous
avons (...) à rapatrier » [Cf. Le Monde du 5 juillet 2011 ].

Notre parti, ACTUS/prpe demeure sceptique face à cet effet d’annonce qui a suivi bien d’autres sans lendemains. Nous
réclamons depuis de nombreuses années, le retrait immédiat et inconditionnel des troupes françaises et la fermeture de
toutes leurs bases du Tchad car la présence des troupes étrangères sur notre territoire, constitue un danger et une
violation de la souveraineté nationale. Si le Général De Gaulle en son temps, avait exigé en 1966 la fermeture des
bases étatsuniennes en France, c’est qu’il aurait pressenti le danger que faisait peser sur la politique d’indépendance de
l’hexagone ces troupes. Pourquoi ce cas d’école ne serait-il pas valable pour le Tchad ? Considère t-on encore notre
pays comme une colonie ou un territoire français d’Outre mer ?

Les troupes françaises au Tchad n’ont jamais contribué à une quelconque défense du moindre frémissement de la
démocratie au Tchad.Elles n'ont jamais protégé les populations civiles des bombardements des troupes
gouvernementales. Le peuple tchadien est plutôt victimes des multiples interventions de ces Gobis (dénomination en
arabe locale des militaires français) aux côtés des troupes gouvernementales des différents régimes dictatoriaux depuis
1966. Toutes les révoltes populaires furent ainsi matées, noyées dans le sang.

Les masses populaires tchadiennes étaient bien en avance sur ce que les occidentaux appellent aujourd’hui « le
printemps arabe ». Il est un fait incontestable : les gouvernements français si soucieux de « défendre la démocratie et
de protéger les populations civiles » avaient plutôt prêté mains fortes aux tyrans pour massacrer les populations, asseoir
et consolider les dictatures au Tchad et dans les autres pays d’Afrique du pré carré. Ce soutien multiforme aux
dictateurs contredit les promesses non tenues du candidat Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007 où il
martela : « Je veux lancer un appel dans le monde à tous ceux qui croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la
démocratie, de l'humanisme ; à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures, je veux dire à tous les
enfants à travers le monde, à toutes les femmes martyrisées dans le monde, que la fierté et le devoir de la France sera
d'être à leurs côtés (...) La France sera du côté des opprimés du monde ! C'est le message de la France, c'est l'identité
de la France, c'est l'histoire de la France ! » http://www.youtube.com/watch?v=shn0ne2Vm60http://www.youtube.com/watch?v=shn0ne2Vm60

Quatre années plus tard, le président élu Sarkozy, dans son discours, à l’occasion de la fête nationale française du 14
juillet 2010 a déclaré. « Nous ne soutiendrons ni les dictatures, ni les pays dirigés par des régimes corrompus. ». Il a
repris cette année, 14 juillet 2011, la même phrase dans sa version nouvelle dans l’interview accordée à la télévision
française à la fin du défilé : «Chaque dictateur qui fait couler le sang, aura à rendre compte devant le Tribunal pénal
international » [http://videos.letelegramme.com/player.php?sig=iLyROoaf2VZo

Le maintien, voire le renforcement du soutien inconditionnel militaire, financier, économique et diplomatique de Sarkozy aux présidents dictateurs de la Françafrique, témoigne si besoin en était, de l’absence totale de volonté de rupture du pacte d’asservissement. Ce dernier serait signé aux lendemains des indépendances, entre les dirigeants françafricains et français au détriment des peuples. Malgré ces constats terrifiants, certains africains n’ont toujours pas pris conscience de l’avenir sombre du continent sous les « Gouverneurs délégués » de la France, imposés en qualité de présidents aux peuples. Ces nostalgiques de la domination du pouvoir colonial des « bienfaits » et de la mission
Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS /prpe )


« civilisatrice » de la colonisation, implorent la France de continuer à maintenir ses troupes au Tchad afin de mater toute velléité des soulèvements populaires contre le tyran Déby. Cette abomination et négationnisme sont insupportables.
Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique ( ACTUS /prpe )
En 21 ans de tyrannie, trois interventions des troupes françaises ont permis de sauver le trône du dictateur Déby. La
dernière en date fut celle de février 2008 où les forces de résistance nationale, venues de l’Est du pays, avaient
encerclé le palais rose présidentiel de N’Djaména. Les heures du despote étaient alors comptées. Cependant, hélas,
l’espoir du peuple fut brisé par l’intervention du Commandement d’opérations spéciales (COS), composé de troupes
d’élites de l’armée française. On dénombra plusieurs centaines de morts et blessés parmi les patriotes résistants.
Une armée d’un pays démocratique, la France, qui installe et consolide une dictature contre la volonté d’un peuple, n’est
ce pas là un crime contre l’humanité? Où sont les vraies valeurs humaines incarnées par la révolution de 1789, que les
héritiers français devraient continuer à défendre ?

Ces expéditions coloniales punitives françaises en Afrique, trouvent malheureusement quelques infimes partisans.
Certains hommes politiques tchadiens et africains à l’instar de M. Acheick Ibn Oumar, ancien ministre des Affaires
étrangères d’Hissein Habré et aujourd’hui opposant, militent pour le maintien des troupes françaises au Tchad et en
Afrique [ Cf. lire son interview à la PANA du Lundi 11 juillet 2011] .

Comment comprendre qu’un opposant puisse regretter et faire l’apologie du maintien au Tchad des troupes coloniales
françaises dont les multiples interventions pour sauver le dictateur Déby et ses prédécesseurs, ont coûté la vie à
plusieurs milliers de patriotes résistants depuis 1966 ? Implorer le maintien des bases françaises au Tchad, parapluie
du tyran Déby, c’est faire l’apologie consciemment ou inconsciemment de la pérennité du despote au pouvoir. Ce
paradoxe pour un opposant serait-il élucidé un jour ?

Les défenseurs des prétendus « bienfaits et apport économique dans le développement du Tchad » de la présence des
troupes françaises au Tchad, font preuves des contre vérités ahurissantes. En effet, ils ne produisent aucune données
économique afin d’étayer leur thèse saugrenue. C’est une plaisanterie de mauvais goût.
Quelques questions et réflexions de bon sens, aussi élémentaires soient-elles, permettraient de battre en brèche les
arguments économiques et sociaux des avocats du maintien des troupes françaises au Tchad :
1-    Sur plus d’un million d’habitants que compte la capitale N’Djaména, les 3/4 des employés appartiennent à la
fonction publique. Le reste est constitué des commerçants, pêcheurs, paysans et chômeurs. Dans ces
conditions, il est trivial que les quelques rares employés civiles tchadiens (principalement les domestiques,
appelés « boys » de surcroît surexploités et mal payés) de la base militaire française, n’ont aucun impact sur
l’économie nationale.
2-    Si quelques privilégiés appartenant au sérail bénéficient des soins médicaux à l’hôpital militaire français de
N’Djaména, il serait exagéré de faire une extrapolation au niveau national. En effet, la majorité absolue des
masses populaires tchadiennes, meurt à domicile de maladies faute de soins ou pour les quelques rares à
l’hôpital Général de Référence Nationale ironiquement appelé par les N’Djaménois le « Mouroir national de
référence» qui manque de tout. Quelle honte pour un pays pétrolier dont le dictateur Deby et son clan sont
des rentiers du pouvoir !
3-    Si l’apport de la présence des troupes françaises, était significatif dans le développement économique et social
du Tchad, le peuple l’aurait dûment déjà constaté dans son niveau de vie et dans sa vie quotidienne. Force est
de constater que depuis l’indépendance son niveau de vie est en chute vertigineuse.
4-    Au demeurant, rappelons que tous les ravitaillements alimentaires des troupes françaises proviennent de la
métropole. C’est un sérieux manque à gagner pour les petits paysans, éleveurs et autres petits artisans
tchadiens.
5-    Mieux encore, le tyran Déby s’était indigné de la non rentabilité économique et financière des bases françaises
au Tchad. Il l’a exprimé dans une interview à RFI en août 2010 : « La France ne paye rien au Tchad, à part
quelques marchandises qui entre sans douane». Dans ce cas, nous avons un sérieux manque à gagner pour
le trésor public.
6-    Est-il besoin de rappeler que la misère instituée par les pouvoirs dictatoriaux prédateurs, a conduit certaines
jeunes filles à se prostituer auprès de ces Gobis? Pourquoi pourrait-on regretter le départ de ces Gobis et la
disparition de ce drame social de « Maras Gobis » (littéralement en arabe tchadien« Femmes des Gobis ») ?
Enfin, certains enfants métis de ces soldats français, abandonnés à leurs mères tchadiennes sont parfois mal
acceptés. Ils sont souvent injuriés ou ont leur rappelle en cas de disputes qu’ils sont des « Oual Farak » ( ce
qui signifie littéralement en arabe tchadien : fils de putes, fils de bâtards ou sales bâtards).
7-    Au niveau de la sécurité, la présence des troupes françaises n’a jamais éradiqué l’instabilité politique au Tchad.
Elle a au contraire radicalisé la colère et les rancœurs du peuple à l’encontre du dictateur contre lequel il se bat
depuis 21 ans.
8-    Dans le domaine des relations internationales, il est insupportable qu’après 50 années d’indépendance, le
Tchad doit encore abriter les bases des troupes coloniales françaises. Cette épée de Damoclès empêcherait
tout pouvoir quel qu’il soit, de mener une politique indépendante et de faire jouer la libre concurrence tant
prônée par les mêmes partisans du libéralisme économique, entre les différents partenaires européens,
asiatiques, américains, africains du Tchad.

A titre d’exemple récent sur la présence des bases françaises en Afrique, citons celui de la Côte d’Ivoire où
les soldats français basés dans le pays, ont déclenché une croisade contre le président légitime Laurent
Gbagbo marquée par son kidnapping puis l’intronisation d’Alassane Ouattara. La base française en Côte
d’Ivoire a soutenu le coup d’état des rebelles depuis 2002 jusqu’à la prise du pouvoir par Ouattara. Il serait
utile de rappeler que ces troupes se comportent comme en terre conquise. En effet, selon Direct Scoop du 5
avril 2011, le président Sarkozy a ordonné aux troupes d’occupation de l’armée française de bombarder les
camps militaires, le palais présidentiel, la résidence du chef de l’état et la télévision ivoirienne qui sont pourtant
protégées par un bouclier humain civil. D’autres cibles civiles ont été prises sous un déluge de feu de l’aviation
française. C’est le cas notamment du Centre Hospitalier Universitaire de Yopougon où se trouve la résidence
des internes des hôpitaux. Le bilan fut très lourd : au moins 2307 civils tués et des milliers autres blessés.
Ce terrorisme de l’état français devrait servir de leçon à tout patriote africain soucieux de l’avenir de notre
continent de militer contre le maintien des bases étrangères sur le sol africain.
Pourquoi le peuple tchadien s’opposerait ou regretterait-il l’émancipation du Tchad, c'est-à-dire au retrait des troupes
françaises du territoire national? Pourquoi notre peuple accepterait-il volontairement d’être sous domination coloniale
française, 50 ans après l’indépendance? Combien de tchadiens et africains ont été tués pendant toutes les
interventions militaires françaises pour soutenir les dictateurs sur le continent (Tchad, Centrafrique, Cameroun, Gabon,
ex Zaïre...) ou pour imposer une marionnette (Ouattara en Côte d’Ivoire) ou encore mener actuellement une guerre
coloniale de rapine pour changer le régime insoumis du Colonel Kadhafi par celui des Talibans du CNT de Benghazi ?
Il est criminel de soutenir et de faire l’apologie du maintien des bases militaires françaises et étrangères sur le sol
africain.

Dans ces conditions de parapluie de la tyrannie au Tchad, le peuple tchadien n’exprimera aucun regret pour
l’hypothétique retrait des troupes françaises du territoire national. Au contraire il se réjouirait de voir se réaliser son
rêve. Ceux qui regrettent le retrait des soldats français du Tchad sont du côté des oppresseurs. Ils profaneraient ainsi
les tombes des milliers de tchadiens qui furent tués au cours de leurs interventions.
Un autre avenir radieux pour les masses populaires du Tchad et d’Afrique, d’indépendance véritable, de développement
au service du bien-être populaire, est possible. Cela exige de rompre avec cette culture de servitude coloniale, qui
hélas, trouverait encore de relais chez une ultra minorité d’africains inféodés à l’impérialisme. Ce noyau est en effet
constitué d’une frange de petits politiciens et d’intellectuels africains, qui, dans leur subconscient collectif ont le
complexe d’infériorité de l’homme noir face au colon occidental ou l’homme blanc. Ces hommes, avides de pouvoir à
tout prix, voudraient s’attirer la bonne grâce du colonisateur, qui devrait les imposer aux pouvoirs dans nos pays. À cet
effet, ils chantent les louanges et font l’apologie de la servitude coloniale, en suppliant les troupes françaises de rester
au Tchad et en Afrique. Cette minorité soutient les frappes des puissances impérialistes contre la Libye, un pays
africain, elle applaudit le terrorisme d’état de la France en Côte d’Ivoire par le kidnapping du président insoumis Laurent
Gbagbo.

Pour ces africains collabos des puissances impérialistes, rien n’est plus important à leurs yeux que le pouvoir personnel
ministériel ou présidentiel dont le brevet leur serait décerné par les puissances occidentales et non par les peuples qu’ils
aspirent gouverner. Ils cautionnent pour cela les massacres des peuples ivoiriens et libyens par les interventions
coloniales punitives de la France et de l’Otan.
Ces défenseurs du maintien des bases impérialistes et de leurs interventions en Afrique, se seraient réjouis
certainement de la « victoire » du tyran Déby sur les Forces de résistance nationale. En effet , l’intervention des troupes
françaises au Tchad en février 2008 contre les patriotes résistants a permis de sauver in extremis le trône du dictateur
Général président Déby [ La croix du 10/02/2008 ].
Savourant diaboliquement sa « victoire », il profita du parapluie des troupes françaises pour assassiner le Leader de la
coalition de partis politiques de l’opposition démocratique, Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh. À ce jour, le gouvernement
français si soucieux de la « défense de la démocratie et de la protection des populations », demeure curieusement
aphone et aveugle.


Notre parti, ACTUS/prpe ne croit pas à ce retrait des troupes françaises du Tchad tant les enjeux géostratégiques, la défense des intérêts de l’hexagone et enfin le dur combat de la France pour maintenir son rang de puissance moyenne face aux puissances émergentes (Chine, Brésil, Inde...), sont importants. La déclaration du ministre français des affaires étrangères, est à verser au chapitre de la division du travail dans cette campagne qui sert à faire monter les enchères politico médiatiques entre les gouvernements tchadien et français. En effet, dans une interview à RFI d’août 2010, le dictateur Déby avait déjà évoqué une révision de l'accord de siège de « l’opération épervier » entre la France et le Tchad. Il ajouta l’idée d’un éventuel retrait des troupes françaises ou la location du territoire national pour les bases françaises, moyennant finances. L’appétit insatiable du despote tchadien pour l’argent est proverbial. Il s’accommode des indélicatesses indignes d’un Chef d’état, lesquelles jettent de l’opprobre sur notre pays et son peuple. En effet, le tyran Déby s’était lancé dans des activités illégales de délinquance pour remplir ses coffres forts : falsification des faux billets de dollars du Bahreïn, trafic de drogues [Le Canard enchaîné du 09/09/1998].
Les gouvernements français successifs soutiennent un criminel dictateur et délinquant notoire contre la volonté du peuple tchadien. Selon les rapports des associations des droits de l’homme, en 21 ans de pouvoir, le tyran Déby auraient tué environ 31000 tchadiens. Ces crimes contre l’humanité ne suscitent aucune compassion du côté gouvernemental français et moins encore des médias hexagonaux qui saturent les tympans et les yeux en stigmatisant les insoumis de la Françafrique, en l’occurrence Laurent Gbagbo et le Colonel Kadhafi.
Circulez y a rien à voir. Silence sur le Tchad. C’est le dictateur Général Président Déby, un allié et soumis de la France qui est au pouvoir. Il est bon pour l’hexagone. On ferme les yeux, on bouche les oreilles, car il défend les intérêts français par conséquent il à le droit de tuer en toute impunité les tchadiens qui luttent contre sa tyrannie. La CPI serait même l’alliée du dictateur tchadien car elle aussi n’a rien vu et rien entendu.

L’imposture intellectuelle et diplomatique française, qui entoure la tragédie tchadienne en protégeant le despote Déby depuis 21 ans, est injuste et insupportable. À quand la fin de cette hypocrisie institutionnalisée?
La déclaration du Ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé est un non-évènement, car elle participerait à ce concert de douce musique lyrique anesthésiante afin d’endormir et de démobiliser les masses populaires tchadiennes qui veulent à tout prix en découdre avec la dictature de Déby, protégée par les troupes françaises. Nous assistons incontestablement à un marchandage comme à l’accoutumée entre les deux parties. En effet, en octobre 2007 ce fut le dénouement rocambolesque et humiliant pour le peuple tchadien de l’affaire « Arche de Zoé ». Le despote tchadien aurait monnayé le soutien et la présence de l’armée française face à la puissance de feu et à la détermination des Forces de résistance nationale, qui menacent dangereusement sont pouvoir chancelant. Aujourd’hui, en 2011, c’est au tour de la France d’exiger du tyran tchadien, davantage de contreparties pour continuer à le maintenir au pouvoir. En effet, l’engagement militaire croissant de la France en Libye, la place à la première loge contre le régime du Colonel Kadhafi, qui entretient d’excellents rapports avec le dictateur Général-Président Déby. Le quai d’Orsay ne forcerait-il pas le despote tchadien à changer d’alliance contre son allié Kadhafi? La France n’exercerait-elle pas des pressions sur Déby afin d’utiliser ses bases et troupes au Tchad pour bombarder la Jamahiriya ? Au mieux, la France ne demanderait- elle pas la participation directe de l’Armée tchadienne aux côtés des Talibans du CNT de Benghazi afin d’ouvrir un front sud contre Kadhafi ?

L’hexagone ne pourrait-elle pas pour des raisons géographiques, demander au dictateur Général-Président Déby de permettre à certaines troupes des présidents françafricains (par exemple le Président Wade a reconnu les Talibans du CNT) de se servir du Tchad comme base arrière d’une offensive franco-sénégalaise sur le front sud libyen? Ces pistes seraient plausibles et ce d’autant plus que la « prolongation des bombardements » de la Libye, fut adoptée par l’assemblée nationale française le 12 juillet 2011, en violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Le despote tchadien accepterait-il d’éventuels marchandages pour continuer à bénéficier du parapluie des troupes françaises ?
Nous avons une seule certitude : sans le soutien des militaires français basés au Tchad, le dictateur Général président Déby serait déjà un lointain souvenir dans la mémoire collective des victimes tchadiennes. Il sait aussi par ailleurs, dans son fort intérieur que les Forces de résistance nationale sont à même de l’anéantir pendant les heures qui suivraient le départ du dernier soldat français du sol tchadien. En dépit de cette trivialité, Déby aurait-il l’audace de prendre le risque de demander le retrait des troupes françaises ?    Wait and see.
Dans l’émission « Débat de France 24 » du 12 juillet 2011 sur l’intervention française en Libye, le député UMP, Nicolas Dhuicq affirma que la France a l’opportunité de marquer sa présence en Afrique du Nord. La perte de l’Algérie française aurait laissé une rancœur tenace. La revanche au relent colonialiste justifierait le va t’en guerre du président Sarkozy, qui vient par ailleurs, d’être adoubé par le vote de la majorité des parlementaires sur la prolongation des
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bombardements de la Libye par l’aviation hexagonale.
A-t-on besoin de tel tintamarre pour le retrait des troupes françaises au Tchad ? Le peuple tchadien n’est pas dupe car
si le dictateur Déby avait la volonté politique de fermer les bases françaises au Tchad, il l’aurait fait il ya plusieurs
années. Il en de même pour la France, puissance colonisatrice qui contrôle le pays militairement, politiquement et
financièrement. Si elle voulait effectivement retirer ses troupes, elle l’aurait fait rapidement sans avoir besoin de
demander le feu vert du tyran tchadien.
Le peuple tchadien n’est pas dupe face à ce tournoi habituel de Ping pong où les deux parties évitent de se neutraliser
car elles ont des intérêts communs indissociables. Cependant, ces derniers sont diamétralement opposés à ceux des
masses populaires tchadiennes qui se battent pour conquérir la véritable indépendance du Tchad, la démocratie au
service du développement et du bien-être et la justice sociale pour tous.
Ces africains, qui, pour leurs seuls intérêts d’accéder au pouvoir sont devenus des collabos des impérialistes, en
regrettant le retrait des troupes françaises et impérialistes du Tchad et d’Afrique, ceux là même qui applaudissent les
bombardements des pays africains par les troupes étrangères occidentales , se trouveraient un jour jugés par l’histoire
de notre continent pour avoir contribué à leur échelle à l’asservissement du continent et des peuples.
Notre Parti, ACTUS/prpe réitère ses exigences de l’arrêt de soutien multiforme au dictateur Déby, du retrait immédiat,
inconditionnel des troupes françaises du Tchad et la fermeture de toutes leurs bases du territoire national.
Les peuples tchadiens et africains ont le droit de choisir librement leurs dirigeants (défenseurs de leurs intérêts et non
ceux des impérialistes), et leurs modèles politiques de développement. À cet effet, ils ont aussi le droit et le devoir de se
débarrasser par tous les moyens des criminels dictateurs qui leurs sont imposés par l’impérialisme. C’est une question
de survie.
Face aux refus maintes fois réitérés du dictateur Déby, d’une solution négociée issue d’une conférence inclusive de
paix (réunissant gouvernement, partis politiques démocratiques, Mouvements politico militaires et la société civile), face
aux hold up électoraux permanents qui intronisent à vie le Général président Déby, le peuple tchadien n’aurait pas
d’autres alternatives que celle de la lutte armée. Les victimes de la tyrannie, de l’oppression et d’exploitation, doivent
appliquer le droit à la légitime défense, reconnu par ailleurs aux peuples, pertinemment énoncé dans le préambule de la
constitution tchadienne de 1996, et dans la charte de la déclaration d’Alger de 1976 sur les droits des peuples à
l’autodétermination.
Notre parti, ACTUS/prpe se battra toujours aux côtés des peuples tchadiens et africains en lutte pour la véritable
indépendance, la souveraineté, la justice, la démocratie, le développement au service des africains, pour la défense
des intérêts des africains.
Nous militons pour la création des Etats-Unis d’Afrique(EUA), unique alternative objective afin de défendre la
souveraineté et d’assurer la pérennité du continent face aux agressions répétées de tentatives de recolonisation du
continent par les impérialistes.

Le 16 Juillet 2011
Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique
Chadian Action for Unity and Socialism/Popular and Ecological Revolutionary Party
(ACTUS / prpe)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum


Lundi 18 Juillet 2011


Commentaires

1.Posté par Hammel Rahan le 18/07/2011 16:02 | Alerter
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j'ai travaillé deus ans et demi au Tchad pour une ONG entre 93 et 96. et j'y ai gardé des contacts, vivant en afrqieu de l'ouest depuis 89.

je soutien sans aucune réserve cette belle description que Djimadoum nous fait de la situation.

je remercie le peuple tchadien de m'avoir ouvert les yeux, car depuis ce séjour à N'djaména et mon travail dans toute la zone sahélienne jusqu'à l'est, j'ai vu clair sur les réalités de la politique française en Afrique, sur la cooruption de l'information, sur le cynisme qui a accompagné la "démocratisation" de l'Afrique, sur les doubles langages permanents.
le Tchad a été mon éveil politique, car j'ai vu les gens se faire détrousser et tués par la garde républicaine, chaque jour, chaque nuit.
j'ai suivi la 1er campagne électorale de 96 durant laquelle les autres candidats étaient assignés à résidence, et le seul opposant crédible, Helbongon, présidium de la conférence nationale, empêché de se présenté pour des motifs absurdes (fonctionnaire du BIT).

je n'y suis plus retourné, j'attend le départ du criminel de guerre qui se trouve à sa tête.

si els français retire leur base militaire, il suffira d'envoyer 3 gendarmes arrêter Déby, tant il est impopulaire, tant son armée ne le protège que pour accéder aux pillages et corruptions diverses.
les petits chefs de bandes se sont parfois affronté en ville pour prendre le contrôle de la Douane...(93, 94)

et on nous joue un cirque autour de l'arrestation d'Hissène Habré ????? mais à l'époque d'Hissène Habré, qui était ll'officier qui faisait les sales besognes ? , qui éxécutait les gens, qui rasait les villages d'opposant....... ? le seul à l'âme assez noire pour massacrer des innconcents sans trembler ni se rebeller ????





2.Posté par Never Again le 18/07/2011 16:38 | Alerter
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Il faut que tout les pays AFRICAINS sans Exeptionse libére du joug impérialiste, sinonl'Afrique n'y arriveras jamais

3.Posté par eco le 18/07/2011 16:57 | Alerter
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" Qui oserait croire au marchandage de l’hypothétique retrait des troupes coloniales françaises du Tchad ?"

Personne. Il faut le voir, le retrait des troupes coloniales françaises du Tchad pour le croire.

4.Posté par abdelkader le 18/07/2011 22:42 | Alerter
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la france spolie 15 pays de l´afrique de plus de la moitié des richesses que leur reviennent par biais de la monnaie comme, l´allemagne nazi a l´époque ou elle occupait la france, cette derniére a inventé une monnaie coloniale qu´elle peut dévaluer a sa guise, l´esclavage consiste a vivre du produit du travail d´autrui par la seule volonté du maitre.

5.Posté par abdelkader le 18/07/2011 22:49 | Alerter
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le grand combattant nationaliste congolais piérre mulele disait: on hait le chien qui te morde chaque jour et on aime le maitre qui le dresse pour te mordre chaque jour. (hachakoum)

6.Posté par AFRIK le 19/07/2011 00:16 | Alerter
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La CI et l’Afrique rencontrent deux problemes majeurs dans leur course pour l’auto determination donc le progress:
1st probleme: Les occidentaux qui sont les maitres de ce monde, que nous le voulons ou pas n’espèrent pas que des noirs aient le genre de connaissance et de compréhension des choses de ce monde tel que Gbagbo, Lumumba et la nouvelle classe d’intellectuels africaines le demontrent. Les occidentaux ( les gouvernements et la majorite d’abrutis que constituent leur populations) savent qu’il ya des universitées ou vont des noirs, ils savent aussi qu’il ya des livres partout et l’internet que pouraient utiliser les noirs pour s’instruire mais ils sont programmés spsychologiquement pour ne pas accepter qu’un noir soit capable d’avoir la connaissance/le savoir. Alors quand un noir ou un group de noirs (Africains) montre qu’ils ont la comprehension des choses de ce monde ils devienent une ménace pour eux, donc il faut s’en débarasser. C’était parreil pendant le communism d’alors en Russie oú tout individu qui n’acceptait le communism était pris pour un détraqué mental et était traité dans des hopitaux specialisés. Bien enttendu les occidentaux ne peuvent pas enfermer les noirs qui sont differents d’alasane dans des hopitaux, mais ce qu’ils ont et qui joue le même role est leur média. Leur média sont utilisés pour exposer ceux qui comprennent les choses et qui veulent une nouvelle direction pour l’avenir de leur peuple comme les problemes meme de leurs peuples. Aujourd’hui Gbagbo est percu comme le probleme de la CI, celui la meme qui est á la base des problemes que rencontrent le pays ( ce ne sont pas alasane et les rébelles qui ont coupé le pays en deux depuis 2002 et ce n’est pas non plus alasane qui a refusé le recontage des voies qui même pour les plus péssimistes ne peuvent pas imaginer les consequences qui allaient découler du recontage aussi dramatiques que ce que le non recontage des voies a apporte a la CI). Tous ceux qui ont épousés idées de Gbagbo et le supportent sous appelés miliciens par les medias occidentaux. L’occident a peur du noir/ Africain nouveau, celui qui a grandi, qui est intruit, qui comprend le fonctionement des choses de ce monde et qui veut voler de ses propres ailes tout simplement parce qu’en accomplissant ce qu’il souhaite, le noir nouveau risk de leur arracher le beau gateau qu’ils ont gratuitement acquis dépuis des ciècles
-2eme probleme: La CI et l’afrique en general sont rempli de trop d’analphabets, d’intéllectuels non intélligents ou simplement de méchants pour comprendre ce que veulent Gbagbo et la nouvelle vague d’intellectuels Africains.
-Les analphabets some ceux qui ne savent ni lire et ecrire ou avec un tout petit peu d’éducation
-Les intectuels non intelligents sont ceux qui n’ont que la capacitée d’étudier dans un domaine précis, des gents mécaniques incapables de comprendre ce qu’ils n’ont pas étudie et qui donc rejetent le discours nouveau d’emamcipation.
-Les mechants sont simplement ceux qui ne comprennent et n’acceptent pas qu’après des ciecles d’umiliations et de domination, le noir doit aspirer a se prendre en charges et arreter d’etre manipule.
Pour toute ces categories de personnes, ce que veut Gbagbo et les nouveaux intellecuels Africains a savoir exposer la francafrique et reclamer une reelle auto determination ne peut etre que mensonge, imagination et rêve.
A lire ce premier minister francais et beaucoup d’intellectuels sur ce cite et ailleur on se rend compte que le probleme de la CI sera tres difficile a resoudre ainsi que le problem de beacoup de pays africains. Voyez tout simplement le cas de la Libie.
L’ex president Brezilien n’a pas manqué de rapeller aux autres chefs d’états africains lors du sommet de ‘UA que la méchancetée de l’africain était la cause de son retard sur le monde.
Conclusion:
Les gens comme Gbagbo ( pas necessairement l’homme mais ses disciples et il y en a des millions car il est probable que la france une fois de plus cautione qu’on s’en debarrasse) qui mettent l’ivoirien au centre de leur programme de gestion et qui ont une passion véritable de l’auto gestion de l’Afrique sont la solution pour la prosperite et le progress de la CI et de l’Afrique.
La solution aux deux problemes que nous avont cité plus haut, je ne la connait pas, même Gbagbo n’a pas pu trouver une solution a ces deux problemes autrement la CI serait aujourd’hui a un niveau trés avancé de son progres écomonique, social et politique. Mais la solution n’est certainement pas la francafrique autrement le Gabon (petrole et uranium), le Niger (uranium),Congo Braza (petrole) et d’autres pays seraient aujoud’hui developes. Le premier minister francais raconte des balivernes, la france n’aidera jamais la CI a devenir ce que certains supporteurs d’alasane pensent. Autrement pourquoi la france financerait le development de la CI et non celui du Gabon, Niger,Togo et Congo ou elle a bien des interests enormes.. Ou bien est ce la france est maintenant prete a soutenir le development de toutes ces anciennes colonies? Arretons de rever car cela est en contradiction avec la conception occidentale- demandez aux Algeriens et autres africains qui vivent en Europe pour comprendre ce que nous disons.

Cette gestion que alasane veut de pour la CI n’est quelque chose de geniale. Gbagbo aurait put le faire, il voulait quelque chose de mieux pour les ivoiriens: la reelle indepedence. Car qui est decrit dans ce text va certainement enchanter les ignards qui ne comprennent rien du reel future d’un pays car ce qui arriver a la CC est ce qu’on appelle la colonosation. car tout appartient au colon et vous les natifs vous n’etes qu’employer sans une mais mise reelle sur votre economie et le future de votre pays.

Merci.

7.Posté par mahamoud le 19/07/2011 00:22 | Alerter
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Le pantin en place combattez le ils ne seront pas neutre de toute façon ils sont là pour le maintenir attaquez les aussi chassez les, prenez exemple sur les afghans, il ne faut pas discuter avec eux ils ne connaissent qu'un seul langage c'est celui de la force..

8.Posté par joszik le 19/07/2011 16:55 | Alerter
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De quel droit parlent les esclaves?

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