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Qui au juste protège ce violeur... Brève récapitulation


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Mardi 18 Août 2015

Qui au juste protège ce violeur... Brève récapitulation
Roman Polanski interrogé par le parquet polonais
Reuters le mercredi 14/01/2015 à 21:57
 
VARSOVIE (Reuters) - Le parquet de Pologne a interrogé le cinéaste Roman Polanski, toujours visé par une plainte pour agression sexuelle en 1977 aux Etats-Unis, qui réclament son extradition, rapporte mercredi l'agence de presse PAP.
 
L'entretien a eu lieu à Cracovie (sud) et le parquet publiera sans doute un communiqué dans la journée de jeudi, selon PAP.
 
Les services du ministère public polonais avaient exprimé la semaine passée leur intention d'interroger le réalisateur après avoir reçu une demande d'extradition de la part de l'administration américaine. Roman Polanski effectue actuellement à Cracovie des repérages en vue d'un prochain film.
Le réalisateur franco-polonais, qui est âgé de 81 ans, a plaidé coupable en 1977 de relations sexuelles avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer. Il a passé 42 jours en prison dans le cadre de son accord avec les procureurs mais il a fui les Etats-Unis l'année suivante, craignant que le juge chargé de se prononcer sur sa peine revienne sur l'accord conclu et le renvoie en prison pour plusieurs années.
 
En 2009, il a été arrêté à Zurich en vertu du mandat d'arrêt lancé contre lui 31 ans auparavant et placé en résidence surveillée. Il a retrouvé la liberté en 2010, les autorités suisses ayant décidé de ne pas l'extrader vers les Etats-Unis.
 
(Pawel Sobczak; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


La justice polonaise n'a pas reçu les documents US sur Polanski
Reuters le mercredi 12/08/2015 à 11:51
 
VARSOVIE (Reuters) - La justice polonaise n'a pas reçu des Etats-Unis les documents nécessaires à l'examen d'une éventuelle extradition du cinéaste Roman Polanski.
 
Le réalisateur franco-polonais est sous le coup d'une demande d'extradition de la justice américaine dans une affaire de relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, remontant à 1977.
 
Roman Polanski, qui avait plaidé coupable et passé 42 jours en prison avant d'être remis en liberté dans l'attente d'un jugement définitif, avait fui les Etats-Unis l'année suivante, redoutant que le magistrat ne revienne sur l'accord passé à l'époque et le condamne à plusieurs années de prison.
 
Au début de l'année, le parquet de Los Angeles a adressé une demande d'extradition du cinéaste aux autorités polonaises. En mai, le tribunal de Cracovie, chargé du dossier, a reporté l'audience à la mi-septembre, sollicitant dans l'intervalle une assistance juridique des Etats-Unis avant le 8 août.
 
L'échéance est passée sans que le ministère américain de la Justice ne se soit manifesté, a déclaré mercredi à Reuters le juge polonais Waldemar Zurek, confirmant une information diffusée par l'agence polonaise de presse PAP. Il a précisé que davantage de temps avait été donné aux autorités américaines. Si le tribunal de Cracovie se prononce en faveur d'une extradition, la décision définitive appartiendra au ministère de la Justice.
 
En 2009, la même affaire avait valu à Roman Polanski d'être arrêté à Zurich et assigné à résidence jusqu'en 2010.
Le cinéaste, qui fêtera ses 82 ans la semaine prochaine, travaille en Pologne au tournage d'un film consacré à l'affaire Dreyfus. Mais ses producteurs veulent éviter que le projet soit interrompu pour des raisons juridiques.
 
Roman Polanski, qui coopère avec la justice polonaise, a été entendu à huis clos cet hiver. Il s'est fait représenter par ses avocats à l'audience du mois de mai où l'affaire a été renvoyée.
 
(Wojciech Zurawski, Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
 
 
 
Cérémonie des César : Michael Lonsdale enfin couronné, Polanski César du Meilleur réalisateur
 
AFP, V. 25/02/2011 à 23:44
 
 
Parmi les tout premiers couronnés, "Gainsbourg, vie héroïque" de Joann Sfar a reçu le César du Meilleur Premier film des mains du réalisateur franco-polonais Roman Polanski. Ce dernier, de retour parmi ses pairs alors qu'il était encore l'an passé assigné à résidence en Suisse, s'est vu décerner le César du Meilleur réalisateur pour son film "The Ghost Writer" dont le montage a été terminé alors qu'il était assigné à résidence en Suisse. Il a également reçu le César de la Meilleure adaptation.
 
 
 
"Le Justicier" : enquête sur Sarkozy et la justice
 
Associated Press, S. 08/01/2011 à 18:03
 
Dans "Le Justicier", la journaliste Dorothée Moisan explore les rapports entre Nicolas Sarkozy et la justice, sur laquelle le chef de l'Etat se serait employé à mettre la main dès son arrivée au ministère de l'Intérieur en 2002.
 
Ancien avocat, Nicolas Sarkozy entretiendrait avec la justice une relation qui se situe entre "brutalité et séduction", peut-on lire dans cet ouvrage par jeudi.
 
Dès 2002, comme ministre de l'Intérieur, il empiète, détaille l'auteur, sur le terrain du ministère de la Justice, forçant la place Vendôme à légiférer à chaque faits divers dramatique après avoir reçu à son ministère les victimes.
 
Dans cet ouvrage, l'ancien garde des Sceaux, Dominique Perben, raconte qu'en 2003, face à la proposition de loi sur les peines planchers soutenue par un député proche de Nicolas Sarkozy, il a menacé de démissionner.
 
Dès cette époque, le ministre de l'Intérieur commence à placer ses hommes lige aux postes stratégiques de la magistrature, selon le livre. La plupart sont d'anciens membres de l'Association professionnelle des magistrats (APM), un syndicat aujourd'hui disparu et classé à droite. En 2002, Yves Bot devient procureur de la République de Paris. En 2007, Philippe Courroye prendra la tête du parquet de Nanterre.
 
Comme président, Nicolas Sarkozy garde la haute main sur la Justice: nominations, projet de réforme, interventions... Depuis son élection en mai 2007, le paysage procédural a été modifié par plus d'une trentaine de textes, mais la principale réforme, la suppression du juge d'instruction, ne verra pas le jour avant la fin du quinquennat.
 
Derrière l'analyse de la méthode de Nicolas Sarkozy pour contrôler l'institution judiciaire, "Le Justicier" recèle de nombreuses anecdotes. Ainsi le livre raconte que lorsque le cinéaste Roman Polanski est arrêté fin 2009 en Suisse à la demande des Etats-Unis pour une affaire de viol sur mineure datant de 1978, "il ordonne à la Chancellerie de cesser toute coopération judiciaire avec la Suisse". La bouderie ne durera que quelques jours en raison de l'importante collaboration pénale entre les deux pays.
 
L'on découvre également que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a sollicité, avec huit ans de retard, le remboursement de son déménagement de Lyon à Paris. Refus du trésorier payeur général (TPG) des Yvelines. Sur ses conseils, avoue le magistrat à l'auteur, il écrit en 2008 au ministre du Budget, Eric Woerth, pour obtenir gain de cause. Le magistrat percevra finalement 2.000 euros d'indemnité forfaitaire. "Une facilité (qui) ne mettait pas Philippe Courroye dans la meilleure position pour enquêter sur Eric Woerth en pleine affaire Bettencourt", estime l'auteur. AP
 
- "Le Justicier" par Dorothée Moisan, Editions du Moment, 280 pages, 19,95 euros.
 
 
 
La Suisse n'extradera pas Roman Polanski aux Etats-Unis
 
Reuters, L. 12/07/2010 à 23:22
 
BERNE (Reuters) - La Suisse a décidé de ne pas extrader le cinéaste Roman Polanski vers les Etats-Unis, a annoncé le ministère suisse de la Justice.
 
Les mesures d'assignation à résidence et de surveillance électronique ont été en conséquence levées, a ajouté la ministre suisse de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, lors d'une conférence de presse à Berne.
 
"Monsieur Polanski est libre de se déplacer à présent. Il peut aller en France, en Pologne, dans n'importe quel endroit où il ne sera pas arrêté", a dit la ministre, qui ne pense pas que les Etats-Unis vont déposer une demande en appel.
 
Mais le département d'Etat américain a rejeté l'argumentation de la justice suisse et annoncé qu'il continuerait à saisir la justice.
 
"Une fillette de 13 ans a été droguée et violée par un adulte. Ce n'est pas une question de vice de forme", a déclaré à Washington P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat. "Les Etats-Unis pensent que le viol d'un enfant de 13 ans par un adulte constitue un crime et nous continuerons nos actions en justice dans cette affaire".
 
Pour le porte-parole américain, la décision de libérer le cinéaste "envoie un message très important sur la façon dont les femmes et les filles sont traitées de par le monde. Ecarter cette affaire sur la base de vices de forme nous semble regrettable".
 
IL AURAIT QUITTÉ GSTAAD
 
L'annonce du gouvernement suisse met fin à plusieurs mois d'incertitude concernant le sort du réalisateur de "Chinatown" ou "Rosemary's Baby", dont la justice américaine demande la comparution dans une affaire de relations sexuelles avec une mineure de 13 ans en 1977.
 
Selon son assistante, Roman Polanski a quitté son chalet de Gstaad pour une destination non précisée.
 
Le cinéaste, qui est âgé de 76 ans et possède les nationalités française et polonaise, avait été arrêté à son arrivée en Suisse le 26 septembre à la demande des Etats-Unis.
 
Début décembre, il avait versé une caution de 4,5 millions de francs suisses mais avait été assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, le temps que la procédure judiciaire américaine suive son cours.
 
"C'est une énorme satisfaction et le plus grand soulagement après la souffrance endurée par Roman Polanski et sa famille", a déclaré l'avocat du cinéaste, Me Hervé Temime, qui pense que les Etats-Unis n'ont pas la possibilité juridique de faire appel.
 
En début de soirée, l'avocat a fait diffuser une brève déclaration du cinéaste, qui remercie ses soutiens. "Je n'entends pas m'exprimer publiquement à la suite de la décision (des autorités suisses). Je veux simplement remercier du fond du coeur tous ceux qui m'ont soutenu et leur faire part de mon immense satisfaction. A tous: un immense merci".
 
La procédure judiciaire américaine est à l'origine du rejet de la demande d'extradition.
 
Le ministère américain de la Justice a refusé de faire parvenir aux autorités suisses le procès-verbal d'une audition du procureur Roger Gunson, alors chargé du dossier, arguant du caractère confidentiel du document.
 
"On ne saurait exclure avec toute la certitude voulue que Roman Polanski ait déjà exécuté la peine prononcée autrefois à son encontre et que la demande d'extradition souffre d'un vice grave. Vu les incertitudes qui subsistent quant à l'exposé des faits, la demande d'extradition doit être rejetée", a expliqué l'Office fédéral de la justice (OFJ).
 
KOUCHNER SE RÉJOUIT
 
A Los Angeles, le procureur Steve Cooley a déclaré au Los Angeles Times qu'il était "vraiment surpris et déçu" par la décision des autorités helvétiques.
 
Le secrétariat de Cooley devait publier un communiqué officiel dans la soirée de lundi.
 
Lors de son procès aux Etats-Unis, en 1978, Roman Polanski avait plaidé coupable de relations sexuelles avec l'adolescente mais il s'était enfui à la veille du prononcé du jugement, après un séjour en prison.
 
Le cinéaste redoutait que le juge ne revienne sur un accord aux termes duquel il serait condamné aux 42 jours qu'il a déjà passés derrière les barreaux pour des expertises psychiatriques.
 
En outre, l'OFJ justifie sa décision par la protection de la bonne foi.
 
"Plusieurs années se sont écoulées sans que les autorités américaines adressent à la Suisse de demande formelle d'extradition et les autorités suisses n'ont procédé à aucun contrôle à l'endroit du cinéaste à la suite de son inscription dans le registre suisse des signalements de personnes", explique l'office dans un communiqué.
 
"Roman Polanski ne se serait certainement pas rendu au Festival du film de Zurich en septembre 2009 s'il n'avait pas eu confiance dans le fait que ce voyage n'aurait pas de conséquences juridiques", ajoute l'OFJ.
 
À Paris, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui avait exprimé son soutien au cinéaste après son arrestation, "salue avec satisfaction" la décision des autorités suisses. "Voici venu le temps de l'apaisement", écrit-il dans un communiqué.
 
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a dit lui aussi se "réjouir" de la décision et s'être entretenu avec son homologue helvétique pour exprimer un "profond soulagement"." "Le grand réalisateur franco-polonais pourra désormais retrouver librement les siens et se consacrer pleinement à la poursuite de ses activités artistiques", dit-il.
 
Pascal Schmuck, Catherine Bosley et Silke Koltrowitz à Zurich, Jason Rhodes à Gstaad, Thierry Lévêque et Julien Ponthus à Paris, Christine Kearney à New York et Jill Serjeant à Los Angeles; Nicole Dupont et Jean-Loup Fiévet pour le service français
 
 
 
 
Jack Lang: «La Suisse s'honorerait en libérant Roman Polanski»
Libération, Dimanche 16 mai 2010, 10h05
 
L'ancien ministre de la Culture socialiste Jack Lang estime dimanche dans une interview au Parisien que «la Suisse s'honorerait en libérant Roman Polanski», actuellement assigné à résidence à Gstaad dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les Etats-Unis.
 
«Je n'ai pas de leçon à donner au gouvernement suisse, mais je souhaite qu'on puisse obtenir de la ministre de la Justice qu'elle se penche sur ce dossier dans un esprit de sérénité et de sagesse», déclare Jack Lang. Pour l'ancien ministre, «le dossier est mal fichu et révèle une manipulation politicienne aux Etats-Unis».
Interrogé sur les nouvelles accusations d'abus sexuels portées par l'actrice britannique Charlotte Lewis à l'égard du cinéaste, Jack Lang estime qu'«il ne faut pas se laisser gruger». «Ce nouvel épisode renforce le sentiment de manipulation», ajoute-t-il.
 
 
 
Johnny Hallyday demande qu'on "foute la paix" à Roman Polanski
 
Au Festival de Cannes, le monde du cinéma divisé sur l'affaire Polanski
 
Libération, 15/05/2010 à 17h51
 
 
 
L’actrice britannique Charlotte Lewis a relancé la polémique autour du cinéaste Roman Polanski, assigné à résidence en Suisse dans une affaire de relations sexuelles avec une mineure, en l’accusant de l’avoir «abusée sexuellement» au début des années 80, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Ce nouveau rebondissement survient au beau milieu du Festival de Cannes, où le monde du cinéma apparaît divisé sur le soutien à apporter au cinéaste franco-polonais âgé de 76 ans.
 
«Il y a le cinéaste et le citoyen. Le cinéaste est un immense cinéaste. Il y a le citoyen. Personne n’est à l’abri des lois», a déclaré samedi le président du Festival, Gilles Jacob.
 
La nouvelle accusation est venue de Charlotte Lewis, 42 ans, qui était en 1986 à l’affiche du film de Polanski «Pirates». L’actrice a affirmé vendredi à Los Angeles avoir été «abusée sexuellement» par le cinéaste dans son appartement parisien au début des années 80, alors qu’elle avait 16 ans. Elle a déclaré à la presse, au côté de son avocate Gloria Allred -une habituée des affaires impliquant des personnalités- qu’elle avait été «abusée sexuellement de la pire façon possible» par le cinéaste. «Tout ce que je veux, c’est que justice soit faite», a-t-elle affirmé.
 
Roman Polanski est actuellement assigné à résidence en Suisse dans l’attente d’une éventuelle extradition, après son arrestation en septembre dernier sur mandat américain pour une affaire de «relations sexuelles illégales» avec une mineure, survenues en 1977. Mme Allred a précisé que sa cliente avait fait une déposition auprès de la police de Los Angeles (LAPD) et du bureau du procureur, espérant que son témoignage serait pris en compte par les autorités suisses au moment de rendre leur décision sur l’extradition du cinéaste.
 
Les avocats de Roman Polanski ont immédiatement menacé de poursuivre l’actrice britannique en justice. Me Georges Kiejman s’est déclaré «absolument ahuri par les déclarations» de Charlotte Lewis. «Si elle (les) réitère et quand j’en saurai un peu plus, a-t-il ajouté, il est probable que nous la poursuivions en justice».
 
L’avocat a en outre estimé «assez troublant» que Mlle Lewis ait tourné dans «Pirates», en 1986, c’est-à-dire près de trois ans après les faits présumés. «Trop c’est trop», a déclaré un autre des avocats du cinéaste, Me Hervé Témime. «Tout ce qui est dit est un tissu de mensonges», a-t-il ajouté.
 
Ce nouveau rebondissement n’a pas ébranlé le philosophe Bernard-Henri Lévy, fervent soutien de Roman Polanski depuis son arrestation. L’accusation de Charlotte Lewis «ne change pas un iota à ma position et à ma colère contre les méthodes de la justice californienne», a-t-il déclaré. Vendredi, il avait déploré le soutien insuffisant apporté, selon lui, au cinéaste par le président du jury du Festival de Cannes, l’Américain Tim Burton.
 
Quelques heures plus tard, l’acteur Michael Douglas avait annoncé qu’il ne signerait pas la pétition en faveur de Roman Polanski initiée par le philosophe à la veille de l’ouverture du Festival et signée notamment par Jean-Luc Godard, Agnès Varda ou Bertrand Tavernier. «Je crois que ce ne serait pas juste pour moi en tant qu’Américain de signer une pétition pour quelqu’un qui a violé la loi», avait-il déclaré.
 
La présidence helvétique a par ailleurs annoncé samedi que le président français Nicolas Sarkozy s’était enquis par téléphone auprès de son homologue suisse Doris Leuthard, du sort du cinéaste et de la question de son extradition.
 
 
 
 
Le soutien contre-productif de Finkielkraut à Polanski
 
 
20minutes.fr, 11 octobre 2009
Maître Hervé Temime l'avocat de Roman Polanski a rendu visite à son client vendredi dernier et il a déclaré qu'il l'avait trouvé "très abattu". Roman Polanski est "touché" par les soutiens qu'il reçoit, mais conscient que certains sont "contre-productifs" a rappelé l'avocat. Contre-productifs? Il pensait peut-être à Alain Finkielkraut. On connaît Alain Finkielkraut, et ses positions sulfureuses sur les minorités en général et sur les Noirs en particulier. Il avait déclaré en 2005 au journal Haaretz, en parlant de l'équipe de France de football "L'équipe nationale est aujourd'hui 'black-black-black', ce qui en fait la risée de toute l'Europe".
 
Alain Finkielkraut s'est encore distingué vendredi dernier, justement, en apportant un étonnant soutien à Roman Polanski qui a été arrêté en Suisse pour répondre devant la Justice américaine de l'accusation de relations sexuelles illégales avec une fille de 13 ans. Alain Finkielkraut a déclaré "Polanski n'est pas pédophile. Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n'a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits."
 
 
 
 
Finkielkraut ne sait pas que Polanski est né en France
 
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5775, 09/10/2009
 
Les philosophes Alain Finkielkraut et Yves Michaud étaient invités à débattre du cas Polanski sur France inter ce matin. Pas forcément avec toutes les cartes en main...
 
"Depuis le déclenchement de cette affaire infernale, je vis dans l'épouvante. La France est en proie à une véritable fureur de la persécution, et toute la planète Internet est devenue comme une immense foule lyncheuse. Je pense comme tout le monde que l'enfance est sacrée, mais précisément parce que ce crime est grave, on ne doit pas accuser à tort et à travers (...) Polanski n'est pas le violeur de l'Essonne, Polanski n'est pas pédophile, sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n'a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n'était pas une fillette, une petite fille au moment des faits, c'était une adolescente qui posait nue ou dénudée pour Vogue homme, qui n'est pas une journal pédophile", dit notamment Finkielkraut. Yves Michaud, qui le rejoint quelques minutes plus tard, exprime son désaccord. Pour lui il y a bien abus sur mineur.
 
Mais dans le débat, Finkielkraut trahit sa méconnaissance de l'affaire : suite à la question d'un auditeur, ancien magistrat, il évoque une France qui a "accordé la nationalité française" à un Polanski en fuite. Erreur, Polanski est né en France, et la France n'extrade pas ses ressortissants, rappelle Michaud.
 
NB : une internaute nous fait remarquer que la situation est plus compliquée. Polanski est bien né à Paris en 1933, mais ce n'était alors, selon la loi, que lors de sa majorité qu'un enfant né de parents étrangers pouvait acquérir la nationalité française. Or, il a quitté la France à 4 ans. C'est plus tard, en 1976, que Roman Polanski a été naturalisé Français. Il s'est enfui des Etats-Unis pour venir en France en 1978. L'argumentation de Michaud tient malgré tout : la France n'a pas donné la nationalité française à Polanski pour le protéger lors de sa fuite en 1978, puisqu'il l'avait déjà.


Mardi 18 Août 2015


Commentaires

1.Posté par alain le 06/12/2016 16:38 | Alerter
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c'était bien la peine de le clouer au pilori : toutes les poursuites sont arrêtées aujourd'hui. occupez vous de vos fesses au lieu de divulguer de fausses infos sur facebook (téléthon), un jour vous paierez tout cela trés cher bande d'escrocs

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