Propagande médiatique, politique, idéologique

Questions dérangeantes sur le Covid-19


Dès que l'on sort des sentiers battus et du bavardage cloné d'une chaîne d'info à l'autre, on est directement taxé de "complotiste". Chaque homme libre est en droit de poser les questions dérangeantes autour, non pas du caractère périlleux du virus, bien réel, mais de l'exploitation qu'on fait de cette épidémie trop rapidement qualifiée de "pandémie"...


Mâamar Farah
Vendredi 20 Mars 2020

Questions dérangeantes sur le Covid-19

Semer la peur et récolter la résignation

Mes amis lecteurs ont mal réagi à ma chronique du jeudi 12 mars 2020, trouvant que je me suis laissé aller trop facilement aux thèses circulant sur les sites «complotistes». Faut-il rappeler que je n'ai pas remis en cause l'existence de ce maudit virus ? J'ai simplement posé quatre questions que ces lecteurs ont le droit de ne pas prendre en considération mais qui interpellent ma conscience d'homme libre n'ayant aucune attache officielle ou un quelconque intérêt politique ou financier :

1. J'ai cherché à comprendre d'où venait ce virus.
2. Devant l'hécatombe des grippes des saisons 2009-2010 et 2018-2019 qui ont fait des centaines de milliers de morts, j'ai posé la question de savoir pourquoi on avait presque occulté ces épidémies alors que le battage autour du Covid-19, beaucoup moins meurtrier, tourne à la panique générale !
3. J'ai également relevé que, comme par hasard, le discours et les décisions prises par beaucoup de pays vont dans le sens d'une dissimulation des problèmes socio-économiques posés par l'aggravation de la crise du capitalisme, comme elles tendent à étouffer les voix qui réclament la justice sociale et le partage des richesses.
4. Enfin, je me suis inquiété de l'atmosphère orwellienne qui s'installe partout. J'ai d'ailleurs prévu que les casquettes allaient surveiller les citoyens dont le moindre des mouvements serait étroitement contrôlé.

Il est clair que ce virus reste extrêmement dangereux et que le bon sens nous impose prudence et vigilance et un respect scrupuleux des instructions émanant des autorités sanitaires. Néanmoins, chercher à comprendre d'où vient ce virus n'est pas un crime. Je continue de croire que notre métier, c'est aussi d'éclairer l'opinion en posant parfois les questions qui dérangent. Comme nous l'avons écrit jeudi dernier, le coronavirus qui se propage très vite par le simple contact humain est sorti d'un laboratoire. Ce passage à l'air libre s'est-il fait volontairement ou accidentellement ? Il n'y a pas de réponse immédiate à cette question ! Au cours des derniers jours, un officiel chinois a clairement montré du doigt les États-Unis d'Amérique comme origine du virus mais il ne dit pas que cette puissance a sciemment visé son pays. En fait, beaucoup de sources citent l'existence d'une souche particulièrement périlleuse du virus grippal qui aurait muté aux États-Unis pour donner le Covid-19. On attribue le «voyage» du virus au déplacement en Chine d'un soldat américain porteur de la maladie et participant à des jeux militaires se déroulant à... Wuhan ! C'est la version la plus plausible. D'autres avancent qu'il s'agit d'une attaque bactériologique d'un type nouveau, en citent l'Iran, autre ennemi des États-Unis, comme destinataire du virus. Mais cette thèse est contrariée par le fait que l'Italie soit aussi dans la même situation.

Quand on voit la frénésie des gouvernements et le battage médiatique qui l'accompagne, on peut comprendre que l'heure est grave et que la première mission des pouvoirs est de préserver la vie des citoyens. Mais alors, pourquoi avoir ignoré ces grippes qui tuent dix fois, voire cent fois plus que le Covid-19 ? En 2008-2009, le H1N1 a fait des ravages et en 2018-2019, une nouvelle souche de la grippe (H1N1 circulant avec le H3N1) a causé des centaines de milliers de morts. Et, hormis la vaccination, pas de mesures exceptionnelles, ni de mobilisation médiatique ! Il y a quelques jours, j'ai relevé un fait tout à fait normal dans les circonstances actuelles, mais qui m'a interpellé parce qu'il montre à quel point nous sommes conditionnés. Toutes les télévisions s'étaient mises instantanément à relayer la grande information du jour et les gens autour de moi accouraient pour mieux lire le bandeau défilant en bas de l'écran. Une vieille dame de 84 ans venait de mourir du coronavirus à Blida ! A cet âge-là, on peut aussi mourir de tout ! Comment et pourquoi donc cette mort, si habituelle et ordinaire en temps normal, a-t-elle pris cette importance-là ?
Alors, j'ai pensé aux 20 morts de la grippe saisonnière, chiffre arrêté chez nous en février 2020, et j'ai eu une pensée émue pour toutes ces victimes anonymes, disparues par la faute d'un virus de seconde zone, un virus qui n'a pas l'honneur des plateaux télé, ni des feux de l'actualité destinés au Covid-19 ! Ces deux virus ont probablement la même origine et, à quelques différences près, les mêmes évolutions et ils tuent tous les deux, sauf que leurs victimes ne sont pas traitées de la même manière !
Citons également le cas de la France qui est à l'arrêt pour cause de coronavirus mais qui n'a accordé aucune attention à la grippe de la saison 2018-2019. Là aussi, les 8 100 décès d'il y a deux années n'avaient mobilisé ni les autorités, ni les médias ! Oui, bien sûr, quand un virus comme le Covid-19 se propage très rapidement et qu'il n'a ni remède, ni vaccin, le premier réflexe est de l'annihiler ou, à défaut, de le retarder par les fameuses mesures barrières. Oui, bien sûr, l'autre virus avait son vaccin mais un vaccin n'est jamais sûr à cent pour cent car le germe peut muter et échapper totalement à l'effet préventif de la vaccination.

Par ailleurs, et à bien analyser les bilans, on s'aperçoit que 80% des personnes atteintes du Covid-19 s'en tirent après un simple repos. Sur les 20 % restants, une bonne partie guérira après un court séjour à l'hôpital. Une autre partie devra subir des soins intensifs mais s'en sortira aussi. Au bout du compte, seuls 2 à 3% risquent de mourir. Et encore, ces bilans ne tiennent pas compte des très nombreux cas de porteurs du virus qui ne présentent pas de symptômes et qui ne seront jamais déclarés. Ce qui réduirait encore davantage le pourcentage de 1 à 2%. En 2009-2010 et en 2018-2019, les grippes de type A présentaient des taux de létalité beaucoup plus élevés !
Par ailleurs, le coronavirus tombe au moment où le monde capitaliste subit la crise la plus grave de son existence. Après avoir tout essayé, après avoir apeuré les gens avec le terrorisme et justifié les tours de vis successifs aux libertés par les mesures anti-terroristes, le capitalisme agonisant utilise le Covid-19 de la même manière pour occulter les tares du système qui profite aux riches et écrase les travailleurs, les chômeurs et les retraités. Ce virus est brandi comme un épouvantail pour faire peur aux peuples, stopper les mouvements sociaux et briser les colères populaires contre les oligarchies dominantes.

La semaine dernière, j'ai parlé d'atmosphère orwellienne par rapport à l'œuvre majeure de George Orwell, 1984, qui raconte un monde étroitement contrôlé et des peuples surveillés par l'œil du maître absolu, Big Brother. Regardez les images du monde. Ne riez pas à la vue de ces flics français ou espagnols qui s'en prennent à ceux qui sortent de chez eux pour… déposer la poubelle ! Sommes-nous à l'orée d'une sombre saison de résidence surveillée pour tous ? Heureusement que nous, Algériens, sommes encore libres de circuler dans nos villes et villages. Et sans aucune fanfaronnade, reconnaissons que, pour le moment, la situation semble maîtrisée grâce aux efforts surhumains d'un corps médical et paramédical souvent décrié à tort.

Dans sa chronique du 3 mai 2009 parue dans l'hebdomadaire l'Express, Jacques Attali, célèbre économiste et journaliste français, écrivait «... une bonne petite pandémie pourrait précipiter nos dirigeants à accepter la mise en place d’un gouvernement mondial ! L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs) (...) On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. » Cet écrit date de onze années déjà !

Sans commentaire...


Mâamar Farah , journaliste au Soir d'Algérie


Vendredi 20 Mars 2020


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