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Quelques suggestions philosophiques aux penseurs d'un islam en marche


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Manuel de Diéguez
Samedi 26 Janvier 2013

Quelques suggestions philosophiques aux penseurs d'un islam en marche

"Interroger les grands philosophes, c'est transformer les questions qu'on leur pose en instruments d'approfondissement de la connaissance du genre humain."

Jaspers

*

1 - La pensée et son chemin
2 - La ciguë du tragique
3 - La raison et la peur
4 - Les inconnus dans la maison
5 - Le corbeau et le renard
6 - L'enclume des songes collectifs
7 - Faites honte à l'Occident
8 - Les accoucheurs du ciel
9 - L'avance philosophique de l'islam
10 - La seconde Renaissance
11 - Demain, le regard de l'islam
 
1 - La pensée et son chemin
 

Votre responsabilité intellectuelle est immense. Non seulement le monde musulman, mais la terre entière attend de votre capacité d'approfondir la connaissance rationnelle du genre humain la fécondation décisive d'une seconde Renaissance. Le fardeau qui pèse sur vos épaules est tellement pesant que vous avez besoin de poser les jalons des "grands commençants", comme disait Husserl. Depuis quarante ans, j'en ai expérimenté la fiabilité à ma très modeste échelle. Je vous en signale quelques emplacements et un début de mode d'emploi de la méthode à suivre .

En tout premier lieu, sachez que le point de départ de votre navigation d'Argonautes en direction d'Argos la Blanche sera nécessairement de peser la portée existentielle d'une réflexion de Platon qui a montré le chemin de la pensée à notre astéroïde et qui sert de guide à la raison humaine depuis vingt-cinq siècles: il s'agit de la distinction décisive, mais qu'il convient de préciser, entre une spectrographie anthropologique qui portera sur les sources nécessairement subjectives de toute connaissance qualifiée de rationnelle, d'une part et, d'autre part, sur la logique dont le cordeau de la dialectique précisera la route.

L'auteur du Théétète souligne que la géométrie repose sur des présupposés soustraits d'autorité à tout examen interne de leur pertinence, de sorte que cette discipline se trouve fatalement bâtie sur des axiomes jugés et proclamés irréfutables par nature et par définition. Mais cette infirmité résulte seulement de ce que nous manquons encore d'un regard de l'extérieur sur leur autorité apparente: le géomètre se trouve donc réduit à se placer en aval d'une enfilade de raisonnements réputés immanents à l'objet de sa discipline et située d'avance dans le cortège des principes chargés de soutenir son savoir en amont.

2 - La ciguë du tragique

La philosophie commence donc par la recherche du levier qui seul parviendra à mettre en évidence la relativité de la boussole tridimensionnelle des géomètres. Naturellement, la prise de conscience de cette disposition inversée des effectifs de la raison critique n'a pas suffi à conjurer le chaos mental dont souffre notre espèce. Il a fallu attendre vingt-cinq siècles pour qu'un Lobatchevski imagine une stratégie non moins cohérente que celle d'Euclide. Mais si vous partez de l'axiome de la physique classique selon lequel les parallèles se rejoindraient à l'infini, la géométrie traditionnelle viendra, elle aussi, à votre rencontre, elle qui se contredit d'ores et déjà à transporter les parallèles séparées du théorème de Pythagore sur le champ de bataille des abscisses et des ordonnées censées se croiser à l'infini de l'auteur du Discours de la méthode.

Il en résulte que la pensée proprement dite, qu'on l'appelle la philosophie, tente également de peser sur une balance transcendantale les propositions inaugurales de la connaissance politique, historique et scientifique que l'humanité ordinaire se partage. Cette balance ne sera pas ligotée aux a priori mythologique des révélations religieuses; mais sitôt que la pensée prétendra se dérober à la tâche qui la tient dans ses serres de dépasser le savoir banalisé qui l'attache aux tromperies du quotidien et de la coutume, elle retournera piteusement se camper en-deçà de l'appel socratique, lequel transporte la vérité au-delà des platitudes dont se nourrit le sens commun. C'est pourquoi, depuis deux millénaires et demi, l'encéphale supposé en évolution de notre espèce subit tour à tour des rétrogradations désastreuses ou bénéficie d'offensives et d'audaces accoucheuses de problématiques maïeuticiennes.

Le génie des ruptures créatrices est d'autant plus stupéfiant chez Platon qu'il l'applique à une géométrie qui, de son temps, reposait encore sur une assise tenue pour statique et consubstantielle à l'association des choses avec l'entendement "naturel" dont bénéficierait notre espèce. Il aura fallu attendre vingt-quatre siècles pour que les premières équations de la relativité restreinte de 1904, puis celles de la relativité générale de 1905 viennent précipiter dans un vide prospectif la science juridifiée de la nature et la philosophie axiomatisée par l'ordre théologique romain du monde de l'époque. Penser et calculer est devenu un saut dans le néant, une chute dans le gouffre sans fond de la solitude, une guerre avec des ténèbres dont seuls les dieux nous donnait l'illusion qu'ils en faisaient leur affaire.

Aussi les esprits craintifs sont-ils tentés de lâcher la barre de la pensée rationnelle, tandis que les navigateurs demeurés en haute mer ne se laissent pas purement et simplement intimider: jamais, disent-ils, le gouvernail ne nous glissera des mains. Raisonner, c'est se colleter avec la nuit et la mort. Le grand Athénien a bu la ciguë du "Connais-toi" dans la coupe du tragique de la connaissance véritable. Boire le poison-remède sans lequel il n'y a pas de philosophie est une science apostolique, prophétique et prométhéenne.

3 - La raison et la peur

C'est dire que si l'Occident de la pensée, qui est critique depuis Platon, vous demande de n'avoir pas froid aux yeux et d'emprunter la voie d'une lecture impavide du Coran et si les derniers apôtres de l'épouvante religieuse du Moyen Age tentaient de faire miroiter à vos yeux le combat des Saladin de votre foi contre les hérésies de la pensée rationnelle mondiale depuis la Renaissance, vous trouverez le courage de rappeler aux terroristes de votre tradition la leçon dégrisante de Platon, dont le génie recèle encore les clés de l'avenir. Rappelez aux buveurs de l'élixir de l'infaillibilité de la géométrie d'Euclide qu'il vous appartient d'enseigner aux enfants de l'Europe sommeilleuse à traquer sans peur les présupposés anthropologiques les plus cachés de la connaissance traditionnelle, donc les plus inconscients et les plus informulés; et vous apprendrez à exorciser le langage euphorisant et abstrait d'une pensée mondiale endormie dans l'évangélisation de quelques concepts universels. Gardez-vous de livrer vos élèves à une lecture candidement préqualifiée d' historique si vous ne vous êtes pas demandé au préalable et à l'école de Platon, quel est le statut de la notion même d'histoire naïvement appliquée à la biographie du genre humain d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Car vous ne savez pas encore sur quel chemin vous progressez ou reculez. Si nous n'étions pas devenus des animaux d'un genre particulier, nous ne nous demanderions pas sur quelle route nous nous trouvons et quelle raison héroïque nous délivrera des prières qui prétendaient nous raconter notre véritable histoire.

4 - Les inconnus dans la maison

En vérité, la philosophie d'école dont la bancalité sous-tend la notion scolastique d'historicité explicative s'applique à des marmots effarouchés et qui ignorent dans quelle direction ils courent. Car le concept occidental de devenir repose sur un axiome qu'il s'agit précisément de réfuter et selon lequel tout ce qui se révèle soi-disant historique ressortirait à une humanité d'ores et déjà devenue adulte en tous lieux, donc sur le présupposé indéfendable selon lequel l'humain en tant que tel se révèlerait pensant par définition chez les spécimens d'âge mûr de notre espèce. A partir d'un tel postulat, l'histoire dite scientifique se heurterait à deux rivaux clairement identifiés et à terrasser conjointement, le sous-humain, qui serait demeuré vagissant, et le surhumain, qui menacerait à chaque instant de retomber dans la mythologie.

Mais comment négocier avec le fantastique religieux d'un côté et avec la bête dont la raison est demeurée puérile de l'autre si la raison et le mythe demeurent des "inconnus dans la maison", comme disait le Commissaire Maigret? Du coup, l'adjectif "critique" accolé d'avance à l'adjectif "historique" dont usent les modernes se branche à titre préjudiciel sur la démonstration de deux tautologies aussi vaines l'une que l'autre : le mythe est mythologique, n'est-ce pas, et la raison est rationnelle, le sacré est vaporeux, il va sans dite et la pensée est concrète et campée sur ses jambes, comme chacun sait.

5 - Le corbeau et le renard

Voyez combien est grande la tentation du séraphisme intellectuel : la bête vocalisée fait l'ange avec des mots sitôt qu'elle a lâché le timon de l'interrogation socratique - et l'Europe entend se cacher cette vérité à elle-même sous le constat piégé de la gémellité naturelle qu'elle voudrait afficher entre la notion d'histoire et son bras droit, l'esprit critique. Mais qui commande cette étrange complicité langagière? Ne tombez pas dans cette magie verbale, mais demandez-vous résolument et courageusement si la notion d'historicité appliquée d'avance aux semi-évadés actuels de la zoologie est valide. Car la raison occidentale commence par mettre sous le boisseau l'évidence qu'elle est un renard et qu'elle se forge des interlocuteurs rusés, donc de mèche avec sa tanière et qu'elle convie ensuite les disciplines de l'intelligence à des entretiens aussi interminables que platement intéressés.

Une historicité préconstruite sur cette duplicité est nécessairement de type onirique, que je sache. Mais quelle irrationalité privée de vaillance que d'amputer un animal des délires de l'enfance qui le constituent précisément en tant que personnage appelé à se promener sur la scène de "l'histoire", quelle déraison que celle d'une raison embryonnaire et qui commence par retirer à son objet l'essentiel de son historicité spécifique, donc son infantilisme. Quelle est la panique d'entrailles qui sous-tend un édifice aussi verbifique et quelles sont les secrets anthropologiques des boucliers qu'on appelle des scolastiques.

6 - L'enclume des songes collectifs

L'islam des philosophes de demain est appelé à accoucher de la notion même de "raison maïeuticienne". Un Occident demeuré inconsciemment irrationnel y est réticent à l'école même de la prétendue raison qu'il brandit. Voyons de plus près sur quels sentiers de la pensée votre vocation philosophique vous appelle à tenir d'une main ferme le timon de la logique socratique. Car si la raison occidentale commence par priver la raison de son champ d'investigation naturel et universel, qu'en serait-il d'une intelligence transcendantale et devenue spectatrice de ses propres tares ? Qu'en est-il de l'animal demeuré pseudo rationnel et qui se déplace sur les planches de son faux théâtre? Platon vous le dit: ce maïeuticien vous rappelle à chaque pas qu'une science qui tire à la queue leu leu des conséquences d'axiomes soustraits d'avance et arbitrairement à la pesée anthropologique n'est pas encore philosophique, Platon l'accoucheur vous fait dire à chaque enjambée que l'espèce de raison dont un Occident infirme vante la forgerie est demeurée un enfant en bas âge.

Mais alors, quelle est la panique irraisonnée qui ordonne à l'Occident semi-pensant de s'arrêter en chemin et de courir à la panne ? Voyez combien vous êtes mieux armés que l'Europe pour vous demander de quelle espèce d'entendement vous devez apprendre à faire usage afin d'entrer dans les méandres d'un animal dont l'encéphale politique, donc le comportement "intelligent" a besoin de se donner des vis-à-vis fabuleux, loquaces en diable et censés lui " parler raison " en retour, mais toujours seulement sur le seul modèle que requiert la défense et illustration de son historicité pré-fabriquée. Une espèce branchée de naissance sur le besoin qui la tenaille de se donner l'identité collective et truquée que lui impose la spécificité de sa présence semi-animale dans la durée, une telle espèce, dis-je, doit demander à Socrate pourquoi la vérité est à la fois un remède et un poison mortel - car le mot pharmakon en grec présente toujours cette double acception.

7 - Faites honte à l'Occident

Non seulement vous n'êtes pas en retard sur la raison dont l'Occident se vante mais, au contraire, vous devez vous montrer les pédagogues attentionnés d'une civilisation épouvantée par le spectre de sa demi compréhension de la condition simiohumaine. Car si nous sommes des animaux politiques par nature et par définition - et cela du seul fait que notre historicité spécifique nous contraint à gérer notre destin à l'école des songes collectifs de notre "raison" ou de nos religions - alors vous êtes déjà des maïeuticiens éprouvés, et cela à l'image, encore une fois, de Platon, qui a voulu que la philosophie fût une radiographie du cerveau moyen des Athéniens de son temps, donc une anthropologie de la bête qui ne survit qu'à se forger son identité de masse sur l'enclume de ses dieux ou le marteau à la main. Faites honte à l'Occident d'adorer trois idoles qui promettent à leurs servants de les doter d'un squelette immortel dans les nues et de torturer éternellement leurs ennemis sous la terre, dites aux enfants qui vous écoutent que leurs parents sont demeurés des bêtes à la fois apeurées et féroces.

8 - Les accoucheurs du ciel

Vous vous camperez à la fois hors de l'enceinte zoologique de l'histoire et hors du faux esprit critique dont cet animal se nourrit encore: car les trois dieux faussement indulgents entre lesquels une humanité affolée partage son pauvre encéphale sont demeurés des acteurs politiques de second ordre, des législateurs et des moralistes chargés seulement de vous rappeler par la torture qu'il n'est pas de loi et d'autorité qui ne se fondent en dernière instance sur une force habillée en éthique.

Le monde attend de vous des textes inouïs. Il vous appartient de remédier à l'immoralité des trois souverains actuels du ciel, il vous appartient d'enseigner votre propre élévation spirituelle à la raison et à l'intelligence qui pilotent ces animaux célestifiés par leur enfer. Vous êtes mieux armés qu'une Europe sans souffle pour comprendre la profondeur de la parole de Nietzsche qui disait: "Le christianisme périra de son immoralité". Car il s'agit d'une immoralité inscrite dans la psychophysiologie cérébrale qui sert de fondement même à l'intelligence politique de notre civilisation. Conséquence: si Jahvé, Allah et le dieu-homme sont des copies de leurs créatures, si tous trois se révèlent des forgerons des identités cérébrales primitives entre lesquelles notre espèce se divise, si nos sols et nos climats se placent sous le sceptre de divers Jupiters construits sur le modèle des boîtes osseuses de l'endroit, alors, la philosophie est appelée à transcender l'entendement naturel des bimanes détoisonnés et de leurs idoles; et seul le regard de haut que l'histoire transcendée portera sur sa propre immoralité permettra à l'esprit critique d'un Occident moralisé par l'islam d'emprunter l'itinéraire qui rendra Clio plus intelligible.

Vous êtes des ouvriers chargés de fabriquer et de meubler la boîte à outils de la pensée de demain - et pour cela, il faut que vous compreniez comment les prophètes enfantent des dieux de plus en plus sages. Songez donc que vous ne sauriez vous trouver à la fois dûment informés de ce que les trois Célestes actuels sont estropiés et difformes, mais perfectibles, et renoncer à vous demander qui sont les accoucheurs souverains des dieux supérieurs. Votre vocation philosophique et celle de l'islam est de vous élever au rang de généalogistes de l'âme et de l'esprit des grands maïeuticiens de l'absolu. Il vous faudra une étincelle de génie pour comprendre le génie des donateurs d'un dieu nouveau aux fils d'Adam; et votre échelle de Jacob sera une philosophie appelée à s'élever au rang de la sage-femme qu'évoquait le suicidaire athénien. A l'islam de la pensée de rédiger le Discours de la méthode des obstétriciens de l'Allah de demain.

9 - L'avance philosophique de l'islam

Deux boulevards s'étendent à perte de vue devant les futurs martyrs de la pensée critique. Mais voyez comment tous deux sont appelés à attirer le regard des géants de l'islam à venir. Le premier est celui de la découverte de l'identité véritable des nations - car c'est précisément de consciences nationales authentiques que l'islam de la raison a besoin d'armer l'Occident.

Qu'est-ce qu'une nation, sinon un personnage intérieur, donc mental et sommital, qu'est-ce qu'une nation, sinon un acteur surréel et désincarné, qu'est-ce qu'une nation, sinon un souverain tellement cérébral qu'il n'existe que dans les esprits, et cela non point à force d'accumuler des preuves soit-disant matérielles de son existence propre, mais exclusivement à lui fournir des signes et des symboles plus parlants que les alambics de la scolastique. Naturellement, la haute spiritualité de l'islam rappelle aux petits enfants que la gendarmerie, la magistrature, les palais de justice ne substantifient pas la France en tant que telle, le Coran enseigne sur les bancs de l'école que les robes noires des avocats et les képis dorés des généraux ne sont que des signes impuissants à incarner la France, le Coran enseigne qu'une vraie nation est à elle-même un personnage chargé de véhiculer l'identité surréelle, donc seule véritable , d'un peuple et d'une patrie de l'esprit.

Vous enseignerez donc à un Occident encore dans son berceau et dont le Dieu est censé s'être incarné dans une ossature, qu'un territoire, un climat, une histoire et des millions d'habitants auront beau s'échiner à observer la France en laboratoire - une vraie nation naît du fiat lux qui la fait habiter sa parole et sa tête. Les personnages qui servent d'assise aux identités élévatoires sont des acteurs qu'il est impossible de revêtir de chair et de muscles. L'islam est platonicien, l'islam enseigne que ni les nations, ni les dieux n'ont des pieds et des mains - c'est cela votre immense avance cérébrale sur la civilisation du mythe de l'incarnation de l'esprit.

10 - La seconde Renaissance

Mais l'islam enseigne également qu'il est inutile de seulement tenter de faire naître Allah des mains d'un clergé ou des rites d'un sacerdoce. Voyez comme l'Occident chrétien s'est épuisé à rendre son dieu visible et palpable: non seulement, ses prêtres et ses autels offrent le spectacle d'une vaine agitation autour d'une pierre d'où coule le sang réel, mais déclaré invisible de leur sacrifice; mais cette civilisation est allée en toute logique jusqu'à diviniser la rate, le foie, les poumons, l'estomac et les neurones d'un homme -dieu.

Vous rappellerez à nos laïcs que la France des vrais patriotes n'a pas de poumons, de reins et de vessie. Je vous entends déjà apostropher l'Occident des philosophes d'école: "Vos uniformes, vos édifices, vos perruques, vos bannières, vos broderies et vos banderoles ne sont pas davantage des accoucheurs d'une Europe de l'esprit que vos ciboires et votre pain bénit ne font exister un Zeus braillant dans son berceau". Mais si les seuls allumeurs inspirés de l'identité "divine" des humains sont les âmes de feu des prophètes, alors le sacré se répartira en vain entre des champs fertiles, des climats favorables et des langues innombrables et vous dégénèreriez irrémédiablement de vous priver de votre historicité surréelle. Je salue en vous les maîtres encore cachés de la civilisation de la pensée à venir, je vois en vous le creuset de la raison des incandescents qui génèreront les deux Verbes fondateurs de l'Occident, l'histoire et l'esprit. Puisse la géopolitique contemporaine recevoir de votre lecture ascensionnelle du Coran les prémices philosophiques d'une seconde Renaissance, celle qui délivrera les verbes expliquer et comprendre d'un christianisme qui tentait, depuis deux millénaires, de donner des cellules de chair à la vie spirituelle de l'humanité.

11 - Demain, le regard de l'islam

Quand les Descartes de l'islam auront pris la relève d'une raison européenne encore privée du survol qui l'attend, votre regard d'aigle embrassera toute l'étendue des siècles qui se sont écoulés entre la Renaissance et le début du IIIe millénaire; et vous direz aux apprentis des rétines du ciel de demain: "En vérité, les déboires de vos nations découlent logiquement des relations que la redécouverte des Lettres, des sciences et des arts de l'antiquité vous a contraints d'entretenir avec votre histoire mal ressuscités : car vous avez placé au cœur de votre civilisation de l'humain le miroir que vous tendait l'histoire d'un monde soi-disant retrouvé - et vous avez cru regarder du dehors les croyants de votre religion. Mais aussitôt vous avez oublié que le véritable esprit historique devait vous faire rencontrer la "vraie vie", et vous avez parié que cette vie-là serait aussi simple et joyeuse que celle des athlètes de la Grèce dans leurs stades - mais vous n'avez capturé qu'un éclat emprunté et superficiel de la lumière du monde et vous avez pris les pâles chandelles d'Olympie pour l'âme même des choses.

Mais, dans le même temps, le tohu-bohu des évènements ne cessait de vous rappeler que l'histoire est tragique. Avec Toynbee, vous avez appris que les civilisations répondent à des défis mortels, avec Spengler, que le déclin des nations s'inscrit dans l'agonie de leur génie, avec Marx, vous vous êtes rués l'épée à la main dans une alliance sanglante de l'évangélisme avec l'utopie politique, avec Hitler, vous avez hypertrophié votre identité raciale et territoriale, avec Washington, vous vous êtes asservis à l'apostolat d'une liberté mise au service d'un vassalisateur de la terre et vous avez découvert combien une civilisation se laisse rapidement habiller d'une livrée.

Alors l'islam de la pensée vous dit: "Si vous apprenez à vous regarder sur la rétine d'"Allah", ne penserez-vous pas que l'œil de ce géant de l'esprit plongera plus loin dans vos âmes et vos têtes que vos petits historiens de l'"esprit des choses"? Ne penserez-vous pas que l'heure a sonné d'apprendre à vous regarder de haut et de loin, ne penserez-vous pas qu'une espèce énigmatique se rendra déchiffrable à l'écoute des prophètes qui se sont installés dans l'encéphale d'un roi de l'univers et qui lui ont appris à parler"? Alors vous apprendrez à changer de cervelle et à vous installer dans l'encéphale d'"Allah".



Samedi 26 Janvier 2013


Commentaires

1.Posté par raimane le 26/01/2013 14:26 | Alerter
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Votre sourire, une bonne action
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ابتسامة الخاص بك، وعمل صالح
Prophet Mohammed

2.Posté par Abdelkader Dehbi le 26/01/2013 20:09 | Alerter
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M. le Pr Manuel de Diéguez,

"""Quand les Descartes de l'islam auront pris la relève d'une raison européenne encore privée du survol qui l'attend, votre regard d'aigle embrassera toute l'étendue des siècles qui se sont écoulés entre la Renaissance et le début du IIIe millénaire ;..."""

Je viens de lire avec une grande émotion, la dernière livraison de cette infatigable et combien féconde pensée, toujours en éveil, qui est la vôtre et qu'en toute modestie je vous envie.
Mais permettez-moi cependant, de souligner toute la contradiction qu'il y a, à parler de "Descartes de l'Islam" quand on sait que musulman le plus humble, dénie à tous les Descartes du monde, le droit de porter des jugements sur tel ou tel des attributs de Dieu, ainsi que l'a osé M. René Descartes, à propos de son concept de l'irréversibilité du Temps, opposable à Dieu-Même. Je crois avoir attiré votre attention sur cette question dans la réponse que je vous avais adressée ici-même le 24 Septembre 2012 :
http://www.alterinfo.net/Le-Temps-de-Dieu-et-le-ton-des-hommes_a81723.html, à la suite des échanges – quelque peu polémiques des deux côtés – qu'avait soulevés entre nous, la publication de votre article publié sur ce même Site :
http://www.alterinfo.net/L-Iran-et-la-nouvelle-pesee-de-l-humain_a79075.html

Je voudrais vous réitérer ici, toute l'admiration que j'ai, pour l'immense érudition qu'irradient vos chroniques, dont nous sommes certainement des milliers à attendre les publications régulières. Si je regrette pour ma part, que ma modeste formation universitaire ne m'habilite nullement hélas, à me sentir concerné par vos "suggestions philosophiques" à l'adresse des "penseurs de l'Islam en marche", je regrette davantage que vous ne vous vous octroyiez pas vous-même, une pleine légitimité morale d'appartenance – à travers votre simple proclamation de foi en Le Dieu Unique de l'Islam – à la grande Communauté de l'Islam en marche pour la reconquête d'elle-même c’est-à-dire de son Identité, de ses Valeurs, de son Histoire, de son Devenir.

3.Posté par Al-muriid le 28/01/2013 23:29 | Alerter
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Bismi l-Làhi r-Raxmàni r-Raxiim.

NON , LA PHILOSOPHIE N’A PAS SA PLACE EN L’ISLÀM !

Dans le but de partager un savoir, li l- Làhi ta^àlà, avec ceux qui savent et d’éclairer ceux qui ne savent pas, je poste cette contribution suite à la parution de cet article qui fait état de « suggestions philosophiques » à l'adresse des « penseurs de l'Islam en marche ».

Il est vrai que la démarche Manuel de Diéguez n’est pas du tout solitaire. Loin de là, car certains penseurs comme le philosophe Souleymane Bachir Diagne(professeur à l’université de Columbia aux U.S.A.) s’est aussi permis de faire l’apologie de ce qu’il appelle « la philosophie islamique». J’ai eu l’honneur et le privilège de l’apostropher suite à la sortie de sa vidéo. Mais, mon interpellation est restée sans suite. Je vous en propose la teneur dans les lignes qui vont suivre.


LES PHILOSOPHES.

Des individus, à la croyance hérétique et aux mœurs souvent légères, qui se font appeler philosophes se sont érigés en spécialistes d’ une prétendue "sagesse" voulant ainsi passser outre , pire remettre en cause, l’enseignement des Prophètes ^alayhimu ç-çalàtu wa s-salàm qui sont envoyés par Le Créateur, Le Sage(Al- Xakiiim), qu’Il soit vénéré et exalté.


Ces libres-penseurs philosophes qui avec leur « pourquoi Dieu a dit ou a fait ceci ou cela ña ña ña ña…pourquoi le Prophète a dit ou a fait ceci ou cela ña ña ña ña… » insultent éhontément Dieu subxànahu wa ta^àlà, les Prophètes- que les bénédictions de Dieu soient abondantes sur eux- les Textes(Coran et Sunnah honorés), les Savants(^Ulamà)’ et les Saints(Al-‘Awliyà’).

C’est ainsi que, le Savant( Al- ^Alim), le Saint(Al- Waliyy ), le Maître çuufiyy l’Imam ‘Abuu Xamiid Al-Ghazàliyy-raxiimahu l-Làh- a dit dans son livre "Al-Munqidh mina d-dàlàl " ( Le sauveur de l’égarement) en parlant des dangers de la philosophie ( falsafia en arabe) :

« Aristote a longuement réfuté les allégations de Platon, de Socrate et de ses devanciers, dont il s’est séparé, tout en gardant des traces de leurs hérésies et de leurs inventions. Tous doivent être tenus pour hérétiques, y compris leurs successeurs, les prétendus philosophes musulmans comme Avicenne( Ibn Siinà), ou Al-Faràbiyy.

[…]

Les prétendus philosophes musulmans se sont emparés des propos des savants çuufiyy, qu’ils ont incorporés aux leurs, pour mieux répandre leurs erreurs sous ces brillantes couleurs.»


En outre,l’Imam Al-Ghazàliyy,raxiimahu l-Làh, a écrit un livre au titre fort évocateur : " Tahàfutu l-falàsifah " (L’écroulement des philosophes) .


LA SCIENCE (AL-^ILM) ET LES SAVANTS (AL-^ULAMÀ’)


À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH

4.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 07:39 | Alerter
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LA SCIENCE (AL-^ILM) ET LES SAVANTS (AL-^ULAMÀ’)

L’éminent savant du Salaf( 3premiers siècles de l’Hégire), l'Imam ‘Abu l-Xasan Al-Ach^ariyy a dit :

«La première obligation qui incombe à tout esclave de Dieu est la connaissance de Dieu, de Son Prophète et de Sa Religion qu’Il agrée.»

l' Imàm ‘Abuu Xamiid Al-Ghazàliyy, raxiimahu l-Làh, a dit que l'adoration n'est valable qu'après avoir connu Celui Qui mérite d'être adoré. Et l'Imàm Ar-Rifà^iyy raxiimahu l-Làh de préciser :

«L'extrême connaissance de Dieu est la certitude de Son Existence sans référence à un lieu ni à une manière d'être.» Autrement dit, s’interdire au sujet de Allàh de se poser les questions : Où et COMMENT !


QUELQUES RAPPELS DE TAWXIID ET DE TANZIIH

Dieu dit dans Le Coran Honoré

• [V.11 ; S. n°42] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui. »


• [V.16 ; S. n°60 ] ce dont l’exégèse est : «Et à Allàh appartient les attributs de perfection qui sont dignes de Lui et qui sont sans pareils. » ?!


• [V.74 ; S.n°16] ce qui signifie : « N'attribuez pas des semblables à Allàh ! »

La croyance des anthropomorphistes(les wahhabites et les soi-disant salafistes) se refuse de faire le ta’wiil(interprétation) des versets mutachàbihah(équivoques)au sujet de Allàh. Le résultat en est qu’il leur donnent des sens apparents et indignes de Lui, Qui est exempt d’imperfections. De la sorte, ils en arrivent à localiser Dieu dans le ciel, à Lui donner des membres ou des organes (mains, yeux, oreilles, etc.) et même à Lui donner la position assise et la mobilité. Ce qui est bien entendu de la mécréance(kufr).

LA SCIENCE (AL-^ILM)


Dieu, Lui Qui est très vénéré, dit dans le Coran honoré


• [V.28 ; S. n°35] ce qui signifie: « Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allàh ! »


• [V.36 ; S. n°17] ce qui signifie: « Et ne poursuis pas ce en quoi tu n’as pas de science ! »


• [V.43 ; S. n°16] ce qui signifie: « Demandez à ceux qui détiennent la Science si vous ne savez pas ! »

• [V.9 ; S. n°39] ce qui signifie: « Dis : "Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? "»

Le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam nous apprend les paroles du Prophète ^Iisà (Jésus fils de Marie) ^alayhi s-salàm concernant la ‘Ummah, ce qui signifie : « Des savants indulgents, bienfaisants et pieux, comme s’ils étaient des prophètes ; et ce, grâce à leur connaissance approfondie des lois révélées. »

LES SAVANTS (AL-^ULAMÀ’)

À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH

5.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 07:45 | Alerter
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LES SAVANTS (AL-^ULAMÀ’)

Les Savants (^Ulamà’ ; ^àlim au singulier) sont les gens qui ont acquis toute la connaissance obligatoire et une grande partie de celle qui ne l’est pas.

La base des connaissances obligatoires, est celle qui est relative à la Croyance. La base indispensable pour la validité de l’adhésion à l’Islàm et à la Foi, c’est bien la connaissance au sujet de Allàh tà^àlà et de Son Messager Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam. Sans cette base-là, la personne n’est ni croyante ni musulmane.

Celui qui a eu cette connaissance et y croit fermement, sans hésitation et sans aucun doute, est musulman et croyant. Cependant, il devient un musulman parfait, un croyant accompli que lorsque par l’accomplissement de tout ce que Allàh lui a rendu obligatoitre et par l’éloignement de tout ce qu’Il lui a interdit.

C’est ainsi que le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam a dit ce qui signifie: « La recherche de la Science est une obligation pour tout musulman.»

Allant dans le même sens que le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam , certains Savants ont dit la parole dont le sens est : « D’abord la science, ensuite l’action.» Autrement dit, la science est avant l’adoration, car l’adoration n’est pas valable sans la connaissance.

Ainsi donc, parmi ce que Allàh a rendu obligatoire à Ses créatures, il y a l’apprentissage de cette partie su savoir que Allàh leur a ordonnée en tant que devoirs. Il s’agit de la connaissance au sujet des Fondements de la Religion(Al-Usuulu d-Diin), de la connaissance au sujet des lois pratiques telle que la connaissance des lois de la prière, afin de l’accomplir de façon valable et conforme à ce que Allàh a ordonné, et du reste des actes dont le musulman ne peut se passer, car elles sont des obligations individuelles pour toute personne responsable (mukallaf).

Celui qui apprend les Fondements de la Croyance et apprend la partie nécessaire de la connaissance religieuse concernant les rituels, les adorations gestuelles telles que la prière, ses piliers et ce qui l’annule ; les lois du jeûne, ses piliers et ce qui l’annule. Celui-là aura accompli une partie de ce que Allàh a rendu obligatoire.

La Science religieuse permet, en général, de distinguer ce qui est licite (xalàl) de ce qui est illicite (xaràm) ; et aussi de savoir quelles sont les lois qui régissent les différentes activités dans lesquelles on s’engage (mariage, commerce, etc.)

En effet, Dieu dit dans le Coran honoré [V.36 ; S. n°17] ce qui signifie : « Et ne poursuis pas ce en quoi tu n’as pas de science ! »

En résumé, cette Science permet d’accéder au salut dans l’Au- delà ; en ce sens que la vie terrestre est remplie de pièges dans laquelle tombent les âmes des ignorants.


LA SCIENCE DE KALÀM(^ILM AL-KALÀM) ET LE SOUFISME (AT-TAÇAWWUF)

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6.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 14:01 | Alerter
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LA SCIENCE DE KALÀM(^ILM AL-KALÀM) ET LE SOUFISME (AT-TAÇAWWUF)

Non, la philosophie ( al-falsafia en arabe) n’a rien à voir avec l’Islam et avec le Soufisme(At-Taçawwuf).

Alors, qu’est-ce le Soufisme (At-Taçawwuf) ?

C’est une science noble qui consiste d’abord à appliquer la Loi de l’Islam et à suivre le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam.

Le Soufisme prône le bon comportement, un combat contre soi-même et contre les passions ; tout en s’empêchant de s’étendre dans les plaisirs licites (xalàl). Aussi, le Soufisme, c’est la pureté (aç -çafà’) du comportement à l’égard de la Loi de Dieu. C’est également la vérité dans la parole et dans l’acte d’adoration.

Le çuufiyy véridique est celui qui évite les interdits(le xaràm) et s’attache à la pratique des devoirs, à la multiplication des actes surérogatoires. Le cœur du çuufiyy est attaché à l’Au-delà et non à ce bas monde. Le çuufiyy éprouve de la pitié envers les pauvres et les nécessiteux. Le çuufiyy prend exemple sur le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam.

En effet, Al- Muçtafà (l’Élu) çalla l-Làhu ^alayhi sallam excelle dans la modestie, dans la préservation de ses organes, dans l’indulgence, dans la politesse, etc. Dieu en parlant de lui qui est Sa meilleure créature çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam, a dit dans le Coran honoré [V.21;S. n°33] ce qui signifie :

« Vous avez en le Messager de Allàh un exemple parfait à suivre ; ceci est pour celui qui espère l’agrément de Allàh et espère réussir dans la vie de l’Au-delà. »


LA SCIENCE(Al-^ILM) DE KALÀM, POURQUOI LA SCIENCE(Al-^ILM AL -KALÀM ?

La défense de la Religion contre les hérésies des mauvais innovateurs implique obligatoirement et nécessairement la connaissance des preuves rationnelles. La connaissance des sujets de la Croyance est liée aux preuves selon la raison et les Textes (Coran et Sunah honorés).
Parmi ceux qui veulent semer le doute, d’aucuns n’acceptent pas qu’on leur dise : « Dieu- Lui Qui est très vénéré- a dit ; le Messsager çalla l-Làhu ^alayhi sallam a dit » . Ils ont tendance à répondre : « Nous, nous ne croyons pas à votre Livre , ni à votre Prophète, donnez-nous plutôt des preuves tirées de la raison ! »

Alors, comment combattre intellectuellement ces derniers ? Comment les contrer si on n’a pas appris des arguments selon la raison ?

• Si l’on ne présente pas un argument rationnel pour prouver l’existence de Dieu, Sa Toute-Puissance et le reste de Ses attributs dont la connaissance est obligatoire .

• Si l’on ne présente pas des arguments logiques de la véracité de la mission de prophète, du message de notre maître Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam et de l’obligation de suivre les Prophètes et les Messagers, que les bénédictions de Dieu soient abondantes sur eux.


Alors, comment débattre avec eux ? Comment peut-on donner aux hérétiques et aux athées les arguements selon la raison si on ne connaît que : « Dieu- Lui Qui est très vénéré- a dit et le Messager de Dieu çalla l-Làhu ^alayhi sallam a dit » , ainsi que le sens apparent des versets du Coran et des paroles prophétiques ?

C’est ainsi que pour apporter une riposte appropriée aux hérétiques, les grands savants et théologiens de l’Islàm- notamment depuis l’Imàm ‘Abuu Xaniifah radìya l-Làhu ^anhu - ont appuyé la Croyance de l’Islàm tirée des Textes ( Coran et Sunah honorée) en se servant des arguments rationnels et logiques.
D’où la confusion entre al-kalàm en tant que sophisme employé par les hérétiques pour contrer les Textes(Coran et Sunnah honorés), et al-kalàm en tant qu'argumentation rationnelle et logique pour prouver la véracité des Textes(Coran et Sunnah honorés).
La Science de al-Kalàm est l’argumentation sur la Croyance à partir des principes de la logique . En effet, les hérétiques se servaient beaucoup des "ahwà’ "pour contrer les Textes (Coran et Sunnah honorés). Le mot "ahwà’ " est le pluriel de "hawà"qui veut dire "passion".

Les "ahwà’", qui relèlent plus de la passion que des Textes ou de la raison saine, sont les croyances tel que "al-‘i^tizàl " qu’avaient les hérétiques mauvais innovateurs comme les Mu^tizilah(Mu^tazilites).

LES SAVANTS ET LES THÉOLOGIENS (AL-^ULAMÀ’) SPÉCIALISTES DE AL-KALÀM.

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7.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 16:55 | Alerter
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LES SAVANTS ET LES THÉOLOGIENS (‘AL-^ULAMÀ’) SPÉCIALISTES DE AL-KALÀM

Parmi les savants et théologiens qui ont excellé dans la science de al-kalàm, figurent l’Imàm ‘Abuu Xaniifah radiya l-Làhu ^anhu ainsi que plusieurs Imàms de référence qui l’ont précédé.
On peut citer : ^Umar Ibnu ^Abdi l -^Aziiz radiiya l-Làhu ^anhu,le Calif bien -guidé qui a écrit un livret en réplique contre les Qadariyyah (Qadarites)qui sont les Mu^tazilah (Mu^tazilites). Dans ce livret, il a répliqué contre eux à l’aide de preuves rationnelles et non pas seulement à l’aide de verserts coraniques.

Il en est de même pour Al-Xasan Ibnu Muxammad bin Al-Xaniifiyyah, le petit-fils de notre maître l’Imàm ^Aliyy radìiya l-Làhu ^anhu qui a écrit des arguments rationnels pour répliquer contre les Qadariyyah (Qadarites).

L’Imàm Ach-Chàfi^iyy radiiya l-Làhu ^anhu, l’illustre fondateur de l’une des quatre Écoles de Jurisprudence, et dont l’École (Madh-hab) est suivie par des millions de Musulmans( Égypte, Indonésie, Arabie, Commores, etc.) maîtrisait parfaitement la science de al-kalàm.
À propos de la science de al-kalàm, l’Imàm Ach-Chàfi^iyy radìya l-Làhu ^anhu a dit :

(’axkamnà dhàlika qabla hàdhà ), ce qui signifie :
« Nous avons maîtrisé l’autre domaine avant celui-ci.»
Lorsqu’il dit : « Nous avons maîtrisé l’autre domaine. », il veut dire la science de la Croyance acccompagnée par les preuves rationnelles et textuelles.

Et lorsqu’il rajoute : « avant celui-ci », il veut dire avant la science des lois pratiques(^ilmu l-furuu^), c’est -à-dire les détails et les branches de la Charii^ah (la Loi musulmane honorée).

Par conséquent, il est injustement attribué une parole à l’Imàm l’Imàm Ach-Chàfi^iyy radìya l-Làhu ^anhu selon laquelle :
« Si la personne se présente au Jugement de Allàh avec n’importe quel péché autre que l’association à la divinité ce sera mieux pour elle que de se présenter à Son Jugement avec al- kalàm »

En vérité l’Imàm Ach-Chàfi^iyy radiiya l-Làhu ^anhu a réellement dit :

« Si la personne se présente au Jugement de Allàh avec n’importe quel péché autre que l’association à la divinité ce sera mieux pour elle que de se présenter à Son Jugement avec les ahwà’ »

QUE DIRE À PARTIR DE CE QUI PRÉCÈDE ?

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8.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 17:00 | Alerter
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QUE DIRE À PARTIR DE CE QUI PRÉCÈDE ?

Beaucoup de philosophes, à l’instar de Souleymane Bachir Diagne, se sont lourdement trompés en voulant mettre injustement dans la même catégorie le Savant( Al- ^Àlim), le Saint(Al- Waliyy ), le Maître çuufiyy l’Imam ‘Abuu Xamiid Al-Ghazàliyy-raxiimahu l-Làh- et les prétendus philosophes musulmans comme Avicenne( Ibn Siinà) ainsi qu’ Averroès (Ibn Ruchd) .

Averroès (Ibn Ruchd) est un philosophe dont le Savant, le Xàfidh, l’Imàn Ibn Xàjar Al-‘Asqalàniyy-que Dieu l’agrée- a condamné la croyance, pour avoir dit tout comme les philosophes Avicenne (Ibn Siinà) et Al-Faràbiyy, que le monde est de toute éternité. Tout musulman sincère sait que le monde est créé par Dieu et qu’il a une fin. D’ailleurs, l’Imàn Ibn Xàjar Al-‘Asqalàniyy les a justement traités de zinàdiq(pluriel de zindiq) qui veut dire mécréants hypocrites.


Les philosophes Averroès(Ibn Ruchd),Al-Faràbiyy et Avicenne(Ibn Siinà), qui après s’être abreuvés aux sources nauséabondes de la philosophie gréco-latine, ont essayé de souiller la Croyance de ‘Ahlu s-Sunnah wa l-Jamà^ah avec des théories hérétiques, mais en vain.

Et c’est justement contre ces prétendus philosophes musulmans que le Maître çuufiyy l’Imam ‘Abuu Xamiid Al-Ghazàliyy-raxiimahu l-Làh- a dit dans son livre "Al-Munqidh minad-dàlàl" ( Le sauveur de l’égarement) en parlant des dangers de la philosophie (al- falsafia en arabe) :

« Aristote a longuement réfuté les allégations de Platon, de Socrate et de ses devanciers, dont il s’est séparé, tout en gardant des traces de leurs hérésies et de leurs inventions.


Tous doivent être tenus pour hérétiques, y compris leurs successeurs, les prétendus philosophes musulmans comme Avicenne( Ibn Siinà), ou Al-Faràbiyy.

[…]

Les prétendus philosophes musulmans se sont emparés des propos des savants çuufiyy, qu’ils ont incorporés aux leurs, pour mieux répandre leurs erreurs sous ces brillantes couleurs.»


L’HÉRÉSIE DE L’UNICITÉ DE L’EXISTENCE (Al-WAXDATU L-WUJUUD).

L’Unicité de l’existence(Al-waxdatu l-woujuud) est une croyance grecque qui y apparue dans la communauté musulmane au nom du Soufisme. Cette croyance n’a rien à voir avec l’Islàm, car elle contredit le croyance à l’Unicité divine(^Ilmu t-tawxiid).

C’est ainsi que le maître çuufiyy véridique Al-Junayd al-Baghdàdiyy a dit à propos de cette hérésie : «La croyance de l’Unicité divine est le fait de distinguer Celui Qui est exempt de début de celui qui a un début d’existence . »

Autrement dit, Dieu Lui Qui n’a pas de début, ne ressemble pas à Ses créatures ; ce qu’ont confirmé les éminents savants du Salaf( 3 premiers siècles de l’Hégire) Imàm ‘Axmad Ibn Xanbal et Dhu n-Nuun Al-Miçriyy qui ont dit : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Dieu en est différent .»

QUE VET DIRE L’HÉRÉSIE DE l’UNICITÉ DE l’EXISTENCE (Al-WAXDATU L-WUJUUD) ?

La croyance de l’unicité de l’existence(Al-waxdatu l-wujuud) veut dire que Dieu aurait été unique, puis Il serait devenu plusieurs en s’incarnant dans les créatures. Pour les adeptes, dont Al-Xallàj, de cette hérésie-là, l’Homme serait une partie de Dieu, et il en serait de même pour l’ensemble des animaux.

Ce soi-disant çuufiyy dénommé Al-Xallàj qui vécut à Bagdad au 3ème siècle de l’Hégire(10ème siècle de l’ère grégorienne), dans ses prédications en public, il affirmait que : « Dieu existe, mais qu'Il s'identifie à la somme totale de tout ce qui est. Il s'identifie au monde. Tout ce qui existe est divin. L'être humain ne peut échapper à la divinité, parce que, tout comme le monde dans lequel il baigne, il est une partie de Dieu, il est une partie du Grand Tout, de la Grande Chose. » Que Dieu nous préserve de pareilles hérésies !

Évidemment, l’écrasante majorité des çuufiyy de l’époque ont renié Al-Xallàj, alors que seuls quatre d’entre eux ont considéré qu’il avait perdu la raison.

LA FALSIFICATION DES LIVRES DES SAVANTS(AL-^ULAMÀ’) SOUNNITES.

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9.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 17:02 | Alerter
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LA FALSIFICATION DES LIVRES DES SAVANTS(AL-^ULAMÀ’) SOUNNITES.

Bien avant la colonisation, les ennemis de l’Islàm en vue de l’affaiblir, ont entrepris la satanique besogne qui a consisté à falsifier les livres des savants (Al-^ulamà’).

C’est ainsi que des juifs ont ajouté des phrases dans le livre "Fususu l-Xikam" de Chaykh Ibnu ^Arabiyy, appelé Ach-Chaykhu l-‘akbar, le grand chaykh. Ces juifs-là y ont calomnieusement inséré des hérésies relatives à l’unicité de l’existence (al-waxdatu l-wujuud).

Al-xamdu li l -Làh, le savant Ach-Charaniyy qui avait conservé l’exemplaire du manuscrit d’origine a innocenté Ibnu ^Arabiyy de toutes ces hérésies qu’on lui a injustement attribuées.

QUE DIRE POUR CONCLURE ?

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10.Posté par Al-muriid le 29/01/2013 17:04 | Alerter
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QUE DIRE POUR CONCLURE ?


Louanges à Allàh subxànahu wa ta^àlà, Lui Qui a permis aux Musulmans sunnites qui prônent la modération et le juste milieu, à savoir les ‘Ach^ariyy et les Màturiidiyy (‘Ahlu s- Sunnah wa l-Jamà^ah) d’avoir les moyens de défendre d’hier à aujourd’hui cette religion qu’Il agrée avec la Science de al-Kalàm.

Ces savants (^ulamà’) se sont toujours dressés contre les gens qui rêvent d’une religion qui s’accorderait avec leurs désirs égoïstes. De même, ils se sont dressés contre leurs fantasmes et leurs réalisations, défendant ainsi l’orthodoxie contre toutes leurs hérésies.


Donc, tout musulman doit suivre et préserver l’Islam que le Prophète Muxammad ^alayhi salàm a enseigné et qui est arrivé jusqu’à nous par une chaîne de transmission ininterrompue ; depuis les Compagnons (Çaxàbah) en passant par leurs disciples (Tàbi^iin), les Savants des trois premiers siècles de l’Hégire(Salaf) et ceux des siècles suivants(Khalaf).

Cela revient à adorer Dieu tout en se gardant de tous les extrémismes (les wahhabites, les soi-disant salafistes d’Al-Qà’idah -A.Q.M.I.- Ançaru d- Diin, MUJAO, le Xizbu t-Takfiir, le Xizbu t-Taxriir, ceux qui se font appeler Ançàru s-Sunnah, Frères musulmans, tout comme les ^Iibadu r-Raxmàm, Front Al-Nostra et d’autres sectes hérétiques, etc.), les mauvaises innovations(bid^ah sayyi’ah) des faux çuufiyy et du laxisme.


Raison pour laquelle, j’exhorte tous ceux qui ont fait le bon CHOIX tout comme ceux qui ne l’ont pas encore fait, d’aller apprendre dans les Mosquées, Zawiyah, et Centres ‘Ahlu Sunnah /ou de s’attacher davantage à la Croyance (Al-^Aqiidah) de ‘Ahlu s- Sunnah wa l-Jamà^ah(Majorité des Musulmans sounnites) qui est la seule à même de nous garantir le viatique pour l’Au-delà. Et c’est cela LE DROIT CHEMIN(AÇ-ÇIRÀTU L-MUSTAQIIM).

Al-xamdu li l -Làhi Rabbi l-^àlamiin, wa ç-çalàtu wa s-salàm ^alà Muxammad, wa bàraka l-Làhu fiikum ! Mawlid mubàrak à tous !

11.Posté par Columbo le 29/01/2013 20:19 | Alerter
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Il était une fois , un imam qui avait 7 disciples .Il préférait l'un d'eux .
Les 6 autres lui firent la remarque .
-Soit , dit l'imam , je vais vous faire passer un test .Prenez chacun un poulet , et allez l'égorger dans un endroit ou personne ne vous verra.
Chacun pris son poulet , et alla l'égorger dans un endroit caché .
Tous revinrent avec le poulet égorgé , sauf le septième .
L'imam lui dit -pourquoi n'as tu pas égorgé ton poulet ?
L'elève lui dit : impossible de trouver en ce monde , et meme ailleurs un endroit ou je sois seul .Là ou je vais , je sens la présence d'Allah .
C'est de la philosophie Islamique .

.Philosophie = Amour de la Sagesse .Manière de voir , de comprendre , d'interpréter le monde , des choses de la vie qui guident le comportement , ou la recherche du "connais toi ".
Les néo philosophes s'apparentent plus à des sociologues qu'a des chercheurs de la sagesse .Khrishnamurti était le dernier vrai philosophe.

12.Posté par décadence le 31/01/2013 23:25 | Alerter
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"Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût
changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son
produit, le christianisme, est une chose si fade!)
il eût beaucoup mieux valu que l'islam triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme,
elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animés par un tel
esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme
qui les en a empéchés."
Adolf Hitler, 28 août 1942, Libres propos sur la guerre et la paix
recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, vol. 2, 1954, p.297.

aucune comparaison entre Nazisme et islamisme , un simple constat qui ne porte aucun jugement sur les commentaires précédents.
ce n'est pas l'homme qui nous intéresse ici , c'est la vision qu'il a.
et je lis qu'au travers des siècles l'islam prend toute sa place dans les coeurs et dans les esprits justement grâce à cette philosophie que souligne Columbo , la grandeur de la foi est dans la Sagesse , dans la perception divine et dans la transmission de l'Amour d'Allah.
à ceux qui colportent des messages de haine envers les infidèles , les hypocrites , les mécréants ou les ignorants , pensent-ils que le septième poulet ne fût pas sauvé par Allah ?

13.Posté par redk le 01/02/2013 01:31 | Alerter
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Salutation décadence et a tous,

Premièrement , décadence, Le testament politique de Hitler livre dont Martin Bormann a soit disent recueillis les propos, est un faux, Robert Faurisson et Arthur Butz l'ont décortiquées, c'est une manip anglo-us-sionistes!!

Secondo, Charles Martel n'a riens arrêtez du tout autres qu'une bande de pilleurs qui venais faire une razzia dans son coin et non une armée arabo-musulmane, il a défendu avec de lourde perte son petit coin et basta, toute les conquêtes autours son rester des décennies aux mains des arabo-musulmans et leurs peuplades se sont enrichies des diverses connaissances musulmanes, médecine, astronomie, inventions....

Deux livres pour ceux qui veulent en savoir plus:

Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants Germains (1836), Claude Fauriel, éd. Paulin

La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy,

14.Posté par décadence le 01/02/2013 03:08 | Alerter
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Merci à toi Redk pour cette information capitale.

précisions ré-affirmées donc sur ce que la Civilisation Arabo-musulmane a transmis à nos ancêtres dans divers domaines dont l'architecture, n'oublions pas, est aussi un bien fait.

Al-muriid , merci pour vos écrits très complets , pouvez-vous apporter l'éclairage sur le matérialisme ?

la paix soit sur vous.

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