RELIGIONS ET CROYANCES

Quelques considérations sur le soufisme


Dans la même rubrique:
< >

Lundi 18 Juin 2018 - 12:02 Maîtres chrétiens esclaves musulmans !



Hani Ramadan
Mercredi 11 Décembre 2013

Quelques considérations sur le soufisme
 Le terme soufisme (tasawwuf)[1] a donné lieu à toutes sortes de controverses dans le monde musulman et au-delà. Certains l’ont complètement rejeté, considérant qu’il renvoie à des pratiques étrangères à l’authentique tradition musulmane.
 

Le soufisme est pour eux une innovation dangereuse qui trahit les fondements de l’Islam. D’autres au contraire l’ont pleinement admis, en limitant leur perception de la culture musulmane à une forme d’ésotérisme débarrassé d’une compréhension lourdement littéraliste de la foi.
La voie la plus sage consiste cependant à s’écarter de ces deux extrêmes : l’un nous conduirait à considérer que des maîtres musulmans comme ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî (m.561/1166) étaient des hérétiques, puisque ce dernier se disait lui-même « soufi », tout comme Abû Hâmid al-Ghazâlî ou Jalâl ad-Dîn as-Suyûtî. Or, l’ensemble des savants de notre communauté s’accorde à considérer qu’ils étaient non seulement des hommes éclairés, mais que l’héritage ou les œuvres qu’ils ont laissées témoignent d’une grande piété et d’une profonde connaissance de l’Islam. Ibn Taymiyya (m. 728 h./ 1328) manifestait ainsi la plus grande admiration pour al-Jîlânî, tout comme il avait le plus profond respect pour son contemporain Ibn ‘Atâ’i -Llâh, qu’il avait rencontré et auquel il était opposé doctrinalement sur quelques points.
L’autre extrême nous conduirait à nous écarter des fondements législatifs de l’Islam, en réduisant ses enseignements à une spiritualité sans corps et sans principes, à rejeter la lettre pour l’esprit, à effacer la loi pour ne conserver que l’amour. Attitude qui a conduit certains « soufis » à la doctrine de « l’unitude de l’Être » (wahdat al-wujûd), considérant que Dieu Seul est Existant, et que rien n’existe en dehors de Lui. Or, mal comprise, cette conception se traduit par une forme de panthéisme qui contredit le monothéisme musulman. D’autres ont affirmé que Dieu s’incarnait en l’homme (hulûl), et ont soutenu la possibilité d’une  complète fusion entre le Créateur et la créature, à l’opposé de l’orthodoxie islamique qui établit une distance et une séparation entre l’ordre divin et l’ordre humain ; différentiation fondamentale qui fonde la loi et donne au culte – c’est-à-dire à l’approche symbolique du divin – tout son sens pratique. On ne peut en aucun cas confondre l’adorateur et l’Adoré.
Le juste milieu consiste à ne retenir du soufisme que ce qui est pleinement conforme aux sources et à la tradition authentique de l’Islam. Al-Junayd (m. 297 h. / 910) disait ainsi : « Notre voie que voici est déterminée par le Coran et la Sunna. »
Un célèbre hadith nous montre que la foi et la religion musulmane comprennent trois aspects : l’islâm – la soumission –, qui consiste à témoigner qu’il n’y a de dieu que Dieu (Allah) et que Muhammad est le Messager de Dieu (000) ; à accomplir la prière, à s’acquitter de l’aumône légale purificatrice, à jeûner le mois de ramadan, et à accomplir le pèlerinage pour qui en a les moyens. L’îmân – la foi –, qui consiste à croire en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier et en la prédestination du bien et du mal. L’ihsân, – l’excellence –, qui selon la parole même du Prophète Muhammad (000) consiste à « adorer Dieu comme si tu le voyais : si tu ne Le vois pas, Lui te voit. »
A chacun de ces trois domaines correspond une science qui a été développée dans le monde musulman. Le fiqh – droit et jurisprudence islamique – traite notamment des piliers de l’Islam, comme la façon d’accomplir les ablutions et la prière. La ‘aqîda – la croyance –  ou encore ‘ilm at-tawhîd – la science de l’unicité divine – aborde l’explication des six fondements de la foi. Le tasawwuf – le soufisme – ou ‘ilm al-ihsân – la science de l’excellence indiquent comment atteindre le sommet de cet édifice par la purification de l’âme qui aspire à l’adoration de Dieu.
Or, la terminologie dont se sont servis les savants des premiers siècles de l’Islam pour désigner ces savoirs : fiqh, ‘aqîda, ‘ilm at-tawhîd,  tasawwuf  ne figure ni dans le Coran, ni dans la Sunna. Les musulmans ont utilisé des expressions nouvelles pour des raisons pédagogiques nécessitant la classification des connaissances. Prenons à titre d’exemple les règles de la langue arabe. Les termes utilisés : nahw pour la grammaire,  fâ‘il pour le sujet,  fi‘l pour le verbe n’ont pas été enseignés par le Prophète (000). Pourtant, ils sont employés aujourd’hui dans toutes les Universités du monde musulman où est enseignée l’exégèse du Coran, et c’est le Coran lui-même que les grammairiens ont pris à témoin pour justifier les règles qu’ils ont établies. Il en va de même du soufisme, qui n’est rien d’autre qu’une grammaire de la spiritualité, dont les fondements ne peuvent être que le Coran et la Sunna, et ce quand bien même les soufis utilisent une terminologie nouvelle. A titre d’exemple, les soufis parlent de maqâmât : les stations initiatiques qui permettent à l’aspirant (le murîd) de progresser dans la voie de la spiritualité. Ils affirment que le palier où l’homme parvient à se montrer pleinement reconnaissant ne peut être atteint avant de s’être hissé d’abord à celui de la piété. Ainsi, la piété (at-taqwâ[2]) vient avant la reconnaissance (ash-shukr). Ici, nous sommes en droit d’exiger une preuve de ce qui est avancé. On la trouve dans le Coran, où Dieu dit : « Craignez donc Dieu, peut-être ainsi serez-vous reconnaissants. » (Coran, 3, 123) Ce verset indique clairement que si l’homme ne parvient pas au stade de la piété, il lui est difficile d’échapper à une forme d’ingratitude vis-à-vis de son Créateur.
Il ne peut donc être question un instant de suivre des prétendus maîtres inspirés arbitrairement, qui n’appliquent pas pieusement et strictement les piliers d’al-islam, dont la foi n’est pas conforme aux fondements d’al-îmân, et qui n’agissent pas en fonction des exigences d’al-ihsân.
Certes, le mot soufisme est utilisé aujourd’hui pour désigner des sectes et des pratiques étrangères à l’Islam, comme le culte des saints et des tombeaux. Dans ce cadre, il doit être rejeté comme une forme d’imposture et de manipulation de la crédulité populaire. Mais le soufisme désigne aussi le savoir prodigieux compris dans les œuvres qui révèlent la profondeur inégalable de la spiritualité musulmane. Ignorer cette dimension, c’est faire de la brillante civilisation musulmane un corps sans âme, une écorce sans sève, une enveloppe sans contenu réel.
En tous les cas, les mots dont nous nous servons ne doivent pas nous empêcher de penser. La spiritualité, c’est toujours le sens. C’est aussi la pleine maîtrise de notre ego et de notre volonté.
Dieu fasse qu’avec ses Sagesses et ses paroles d’Ibn ‘Atâ’i -Llah, nous vivions pleinement dans l’harmonie de la lettre et de l’esprit, de l’adoration et de l’élévation, de la loi et de l’amour.

Hani Ramadan (extrait de l’Introduction aux Sagesses d’Ibn ‘Atâ’i -Llâh, à paraître in shâ Allah aux éditions Tawhid, Lyon)
 
 


[1] Tasawwuf : soufisme. Le mot viendrait de l’arabe sûf, « laine », matière grossière dont étaient composés les vêtements que portaient ceux qui avaient choisi de vivre dans le dénuement. Mais il a été aussi rattaché au mot safâ : qui désigne la pureté, parce que la pratique des soufis consistent essentiellement à purifier le cœur. D’autres ont évoqué les gens d’al-suffa, les Compagnons du Prophète (000) qui avaient émigré à Médine et s’étaient entièrement consacrés à l’adoration de Dieu, vivant sans habitation propre dans le voisinage du Messager de Dieu (000). D’autres interprétations ont été données quant à l’étymologie de ce terme. Notons que bien des polémiques inutiles auraient pu être évitées, si au lieu d’utiliser cette expression, on avait évoqué simplement la science d’al-ihsân, comme nous l’expliquons plus loin.
 
[2] At-taqwâ : la piété ou la crainte.

http://haniramadan.blog.tdg.ch/


Mercredi 11 Décembre 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 12/12/2013 10:26 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Excellent article de Hani Ramadan. Effectivement le soufisme, (taçawwuf), n'a rien d'une excroissance hétérogène venue se greffer arbitrairement sur l'Islam, mais bien une partie intégrante de cette religion.

On peut même dire que la pratique de l'Islam n'est vraiment complète que lorsqu'elle inclus les trois fondements : Islam, Imân et Ihsan.

Le fait de se cantonner uniquement dans le premier fondement et de nier implicitement ou explicitement les deux autres, est la voie "royale" à tous les intégrismes et toutes les dérives contemporaines comme le wahhabisme et le salafisme qui en est dérivé. Avec toutes les horreurs qui peuvent découler de cette dérive, comme on a pu le voir en Syrie et en Libye.

Fondamentalement l'Islam est éducation de la personnalité en vue de se rapprocher de Dieu et de recevoir Son agrément. Ce n'est pas et n'a jamais été un formalisme rigide, et sectaire.

Lorsque l'on bâti une maison , on commence par les fondations, mais il paraitrait absurde à quiconque de considérer les fondations comme la maison ! A l'inverse, il est tout aussi absurde de considérer que puisque nous avons les murs et le toit, nous n'avons plus besoin des fondations !

La différence est que quand on a le toit, on sait clairement à quoi peuvent servir les fondations et leur importance. On ne les rejettent pas.

Les fondations correspondent à l'Islam, le murs à l'Imân, (la foi), et le toit, à l'Ihsan. (L'excellence)

Pour être tout à fait juste, il faudrait dire que la réalisation de l'Ihsan, dans cette métaphore, correspond non seulement au toit , mais à tout l'aménagement et la décoration intérieure et extérieure de la maison.

Chacun choisi ce qu'il veut, il n'y a rien à redire à cela, mais qu'au moins, ceux qui se contentent des fondations ou des murs, ne critiquent pas ceux qui veulent la maison complète !

2.Posté par Al-muriid le 15/12/2013 20:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bismi l-Làhi r-Raxmàni r-Raxiim

LE SOUFISME (AT-TAÇAWWUF).

D’hier à aujourd’hui, le Soufisme(At-Taçawwuf) continue de passionner différemment. Si pour les véridiques qui craignent Dieu, c’est une science noble ; pour les hypocrites, le Soufisme (At-Taçawwuf) rime injustement avec égarement, insincérité, perversion, etc.

Alors, qu’est-ce le Soufisme (At-Taçawwuf) ?

C’est une science noble qui consiste d’adord à appliquer la Loi de l’Islam et à suivre le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam.
Le Soufisme prône le bon comportement, un combat contre soi-même et contre les passions ; tout en s’empêchant de s’étendre dans les plaisirs licites (xalàl). Aussi, le Soufisme, c’est la pureté (aç -çafà’) du comportement à l’égard de la Loi de Dieu. C’est également la vérité dans la parole et dans l’acte d’adoration.

Le çuufiyy véridique est celui qui évite les interdits(le xaràm) et s’attache à la pratique des devoirs, à la multiplication des actes surérogatoires. Le cœur du çuufiyy est attaché à l’Au-delà et non à ce bas monde. Le çuufiyy éprouve de la pitié envers les pauvres et les nécessiteux. Le çuufiyy prend exemple sur le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam. En effet, Al- Muçtafà (l’Élu) çalla l-Làhu ^alayhi sallam excelle dans la modestie, dans la préservation de ses organes, dans l’indulgence, dans la politesse, etc. Dieu en parlant de lui qui est Sa meilleure créature çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam, a dit dans le Coran honoré [V.21;S. n°33] ce qui signifie :

« Vous avez en le Messager de Allàh un exemple parfait à suivre ; ceci est pour celui qui espère l’agrément de Allàh et espère réussir dans la vie de l’Au-delà. »

De même, pour honorer Sa meilleure créature le Prophète Muxammad çalla l-Làhou ^alayhi wa sallam, Dieu a dit dans le Coran honoré [V.4;S. n°68] ce qui signifie : «Et tu possèdes un caractère éminent ! »

Les Califes bien-guidés (‘Abuu Bàkr, ^Umar, ^Uthmàn et ^Aliyy ) et les honorables Compagnons(les Çaxàbah)- que Dieu les agrée- ont suivi ses nobles traces çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam. Ceux qui les ont suivis ont fait de même.

Donc, le çuufiyy est comme l’a décrit le maître des çuufiyy, l’Imàm Al-Jounayd Al-Baghdàdiyy, que Allàh l’agrée :

« Nous n’avons pas reçu le Taçawwuf par les « on dit » rapportés des uns et des autres, mais nous l’avons pris en nous affamant, en veillant, en délaissant les choses habituelles et les choses appréciées. »

LES TARIIQAH / TURUUQ.


À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH

3.Posté par Al-muriid le 15/12/2013 20:12 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

LES TARIIQAH / TURUUQ.

La naissance des Tariiqah est une bonne innovation (bid^ah xaçanah). Les Saints et Savants qui les ont innovées étaient préoccupés par l’enseignement de la Croyance de ‘Ahlu s-Sunnah wa l-Jamà^ah dont les sources sont les Textes (Coran et Sunnah honorés). On peut citer, entre autres : Chaykh ^Abdul-Qadr Al-Jiilàniyy, Chaykh ‘Axmad Ar-Rifà^iyy, Chaykh Chàdhiliyy, Chaykh Naqchabandiyy, Chaykh Axmad Tijàn Ach-Chariif et Chaykh Axmadu Bàmba MBakké- Sëriñ Tuuba Xàdimu r-Rasuul , etc.

Ainsi dans les Tariiqah, par l’enseignement et par le dhikr des wird, les maîtres çuufiyy oeuvrent pour faire prendre conscience aux muriid (aspirants) afin qu’ils s’éloignent de ceux qui embellissent ce que la Loi divine a enlaidi et de ceux qui enlaidissent de que la Loi divine a embelli.

C’est ainsi que déjà au IVème siècle de l’Hégire (XIème siècle G.) l’Imàm Al-Quchayriyy- que Dieu lui fasse miséricorde- dans l’introduction à sa " Risàlah " qui est une lettre adressée aux çuufiyy disait : « Sachez -que Allàh vous fasse miséricorde- que les véridiques de cette Communauté, c’est-à-dire les çuufiyy ont pour la plupart disparu. Ainsi, à notre époque il n’est resté de ce groupe que leurs traces.

Peu nombreux sont les jeunes qui ont, pour leur conduite et pour leur tradition, un modèle. Il n’y a plus d’ascèse, ni de piété. La cupidité et l’ambition se sont renforcées. Le caractère sacré de la Loi a presque disparu des cœurs. De même, ils ne s’intéressent plus à la Religion. Ils ont rejeté la distinction entre le licite et l’illicite ; ils ont délaissé le respect et la pudeur.


Ils ont négligé l’accomplissement des actes d’adoration, ils ont négligé le Jeûne et la Prière ; ils se sont précipités sur le terrain de l’insouciance. Comme l’époque est difficile, le relâchement et l’insouciance de la plupart des gens d’ici et de maintenant n’ont fait qu’augmenter ; j’ai de la compassion pour les cœurs. Je crains qu’ils ne pensent que c’est ainsi qu’est la Communauté et que c’est ainsi que sont les Salafs [Savants des trois premiers siècles de l’Hégire]. C’est pour cela que je vous envoie cette lettre.Que Allàh vous honore ! » Fin de citation de l’introduction à la " Risàlah " l’Imàm Al-Quchayriyy- que Dieu lui fasse miséricorde.

À SUIVRE IN CHÀ’ ALLÀH

4.Posté par Al-muriid le 15/12/2013 20:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Xàdimu r-Rasuul Sëriñ Tuuba - que Dieu lui fasse méséricorde- dont l’œuvre monumentale tant par la quantité que par la qualité, a consacré sa vie à l’adoration et à l’exaltation de Allàh ta^àlà, suivant ainsi les nobles traces du Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam. Il a écrit un ouvrage intitulé " Maçàliku l-Jinàn" (Les voies qui mènent au Paradis) tout en style poétique consacré au Soufisme (At-Taçawwuf).
Dans cet ouvrage d’une très grande richesse, Sëriñ Tuuba dit à la page 33 :

« Les pilliers du Soufisme (At-Taçawwuf) sont au nombre de sept : le silence, la faim (par le jeûne), l’éloignement par rapport aux mauvaises innovations, le repentir, les veillées nocturnes, l’isolement et la droiture. Et notre Chaykh Al-Yadàli en a ajouté un huitième qui de craindre Allàh pieusement.

[…]

Aujourd’hui, beaucoup de gens ignorent le Soufisme (At-Taçawwuf) ; et ainsi ils se privent d’un grand bien. »

À la page 36, Sëriñ Tuuba, pour définir les caractères du çuufiyy, le fait en ces termes :

«Il en résulte en fin que le çuufiyy est un savant qui agit sans lassitude conformément à son savoir … »

Après avoir énuméré ce qui caractérise le vrai çuufiyy, Xàdimu r-Raçuul, le maître çuufiyy en tire la conclusion qui s’impose, à savoir : « Celui qui est ainsi est un çuufiyy, sinon il est un prétentieux.»

QU’EST-CE QUI SE PASSE DE NOS JOURS ?

À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH.

5.Posté par Al-muriid le 22/12/2013 18:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

QU’EST-CE QUI SE PASSE DE NOS JOURS ?


Le Savant(^Àlim), le Saint( Al-Waliyy), le maître çuufiyy véridique sénégalais, Chaykh ‘Axmadu Bàmba Mbacké Sëriñ Tuubà -raxiimahu l-Làh- s’est donné le surnom de Xàdimu r-Rasuul(le serviteur du Messager ^alayhi salàm). Il a fondé la tàriiqah muriidiyyah. Les Mourides se réclament de cette tariiqah.
Mais malheureusement, comme toutes les autres tariiqah à l’exception de la tariiqah rifà^iyyah, la tàriiqah muriidiyyah est gangrénée par des hérésies.

Il ya plus de cinq ans, un gourou qui se réclamant tariiqah et qui s’appelle BéthioThioune, a sorti de sa bouche des paroles de mécréance (kufr) et d’association à la divinité(chirk ou bokkàle Allàh), du genre :

« Sëriñ Tuubà mooy ya Allàh[…] kune xamna ne kë moo féete kaw Yóoneenti bi. ( Sëriñ Tuubà est Allàh[…] tout un chacun sait qu’il est au-dessus du Prophète-Messager)»

‘A^udhu bi l-Làhi mina ch-chaytàni r-rajiim !!!

C’est terrible !!!Comment ose-t-il dire pareilles hérésies alors que Dieu, en parlant de Sa meilleure créature çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam, a dit dans le Coran honoré [V.21;S. n°33] ce qui signifie :

« Vous avez en le Messager de Allàh un exemple parfait à suivre ; ceci est pour celui qui espère l’agrément de Allàh et espère réussir dans la vie de l’Au-delà. »

De même, pour honorer Sa meilleure créature le Prophète Muxammad ^alayhi salàm, Dieu a dit dans le Coran honoré [V.4;S. n°68] ce qui signifie :

«Et tu possèdes un caractère éminent ! »

Et pourtant, le Savant(Al-^Àlim), le Saint( Al-Waliyy), le maître çuufiyy, Chaykh ‘Axmadu Bàmba Mbacké Sëriñ Tuubà -raxiimahu l-Làh- s’est donné le surnom de Xàdimu r-Rasuul(le serviteur du Messager ^alayhi salàm) ; signe très fort de son attachement aux deux témoignages de la Foi( Ach-Chahadatayn) qui sont :

«Je témoigne qu'il n'est de dieu que Allàh (Ach-hadu allà ilàha ‘illa l-Làh) et je témoigne que Muxammad est Son prophète-messager (wa achhadou anna Muxammadan rasuulu l -Làh).»

Béthio -dont le prénom signifie petit pagne ou jupon érotiques en wolof- se comporte comme un gourou hérétique qui pratique de la sorcellerie(sixr) sur des femmes jeunes et belles pour les kidnapper après un faux mariage. En outre, il marie ses adeptes illicitement avec un procédé qui se résume à dire 7 fois : « ci barké Sëriñ Sàliu(par la barakah de chaykh Sàlui) », » et 1 fois « ci barké doomi Sëriñ Sàliu ( par la barakah du fils du chaykh Sàliu) !
En plus, il se permet de vivre maritalement avec 7 femmes, alors que la Loi musulmane honorée(la Charii^ah) en autorise quatre !

Depuis quelques mois , ce gourou est arrêté et emprisonné pour « meurtre et barbarie » sur deux de ses adeptes qui ont été sauvagement tués et enterrés en catimini. Aujourd’hui, il bénéficie d’une liberté provisoire et est sous contrôle judiciaire.


À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH.

6.Posté par Al-muriid le 22/12/2013 18:04 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Dans la tàriiqah muriidiyyah, des individus qui se font appeler Bày Fày disent : « Nous ne prions pas et nous ne jeûnons ne pas ; et si nous mourons, nous irons au Paradis ».

Pourquoi ?

Selon eux, ils font comme Màm Chaykh ‘Ibra Fàl, étant donné qu’ils se réclament de lui.
En fait, Màm Chaykh ‘Ibra Fàl, le compagnon de Sëriñ Tuubà n’était pas saint d’esprit. Donc, il était une personne non -mukallaf, non-responsable ; il n’était pas obligé d’accomplir ses obligations (prière, jeûne, etc.)

En effet, le Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi sallam a dit ce qui signifie:


« Le qalàm n’écrit pas dans trois cas : sur celui qui dort jusqu’à ce qu’il se réveille, sur l’enfant jusqu’à ce qu’il devienne pubère, sur le fou jusqu’à ce que la raison lui revienne.» Xadiith rapporté par L’Imàm Axmad.

Il s’agit du qalàm de l’Ange ^Atiid ^alayhi s-salàm chargé de noter les mauvaises œuvres des créatures.
Dès lors, pourquoi des personnes mukallaf (responsables) sous-prétexte qu’ils sont des disciples de Màm Chaykh ‘Ibra Fàl s’approprient-ils un statut dont ils ne emplissent pas les critères selon la Loi musulmane?


Ces bày fàl mentent du coup sur l’enseignement de Sëriñ Tuubà qui, dans aucun de ses très nombreux livres, n’a demandé à ceux qui se réclament de son compagnon de ne pas prier, de ne pas jeûner ; et il qu’il leur garantissait le Paradis !

En outre, ce sont des gens comme Béthio Thioune qui sont visés par les vers suivants extraits du livre de Chaykh ‘Axmadu Bàmba Mbacké Sëriñ Tuuba -raxiimahu l-Làh- dont le titre est : " Masàliku l-Jinàn " (Les voies qui mènent au Paradis) :

« […]
1434- Car c'est un fait évident que la plupart des "Cheikh" de notre époque sont des fourbes, des coquins

[…]

1345- Il y en a parmi eux qui ont une propension à dominer, cherchant sans scrupule, à subjuguer les esprits par leurs ascendants .

[…]


1449- Tu vois certains faux chefs religieux (assoiffés de fortune et de prestige) la tête enturbannée et la figure soigneusement voilée.

[…]

1451- Ces aigrefins-là évoquent très souvent Dieu par leur langue alors que leur cœur reste parmi les plus corrompus de ce monde

[…]

1467-N'accorde point ta confiance à quiconque se présente sous les apparences d'un cheikh à notre époque
[…] .»
Fin de citation du livre de Sëriñ Tuubà :" Masàliku l-Jinàn " (Les voies qui mènent au Paradis)


À SUIVRE ‘IN CHA’ ALLÀH


7.Posté par Al-muriid le 22/12/2013 18:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Au Maroc, les Tijàniyy- encouragés par l’Administration coloniale soucieuse de ses intérêts- ont non seulement collaboré avec elle, mais ils ont semé de la discorde dans la Tariiqah du Saint (al-Waliyy), le Savant(Al-^Alim) Ach-Chaykh ‘Axmad Tijàn Ach-Chariif, que Dieu lui fasse miséricorde.

Un ignorant, dans son livre "Jawàhiru l-ma^ànii wa buluu^u l-‘amànii ", a inventé beaucoup de corruptions parmi lesquelles l’histoire d’une personne qui aurait demandé au Prophète Muxammad çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam ce qu’il pensait de Aç-çalàtu l- Fàtix. Prophète lui aurait répondu que cette invocation vaut six cent mille prières. Regardez cet audace et ce mensonge inventé et attribué faussement au Messager de Allàh çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam !

Par ce mensonge, ces personnes-là incitent les gens à négliger la Prière pour se satisfaire d’une formule qui n’est même pas rapportée dans la Tradition prophétique.

Shaykh Nazim al-Haqqani, le chef spirituel , le guide de l'Ordre soufi Naqshbandi et grand mufti de Chypre: a dit le 20 Octobre 2010, à Lefke, Chypre (cf. http://www.haqqanifellowship.com/suhbats/index.cfm) :

«
[…]

Oh `ulamas, tous les ulamas, les érudits, les saints du Judaïsme et du Christianisme! Tous les prophètes ainsi que le Sceau des prophètes, Sayyidi 'l-Awwaleen wa ’l-`Akhireen, Sayyidina Muhammad (s), (Mawlana Shaykh se lève et s’assied), n’ont pas appelé leur communauté en disant : "Oh les serviteurs de mon Seigneur!"
O Salafi `ulamas et les `ulamas Azhar! Tendez l’oreille et écoutez, saints du Judaïsme et du christianisme!

[…]

Voici ce qu’Allah Le Tout-Puissant désire pour Ses députes. Il ne disait pas : "Je vais créer des serviteurs."

[…]

La déclaration de ce soir est spéciale, différente des autres, dans le sens où elle met de la satisfaction dans le cœur de toutes les nations. Ils le disent, ils envoient des ondes d’inspiration, bien que je ne sois rien; mais ils envoient (ces inspirations) pour parler à tout le monde islamique.
A partir de maintenant, je ne parlerai plus de Christianisme ou de Judaïsme. Ils me demandent de clarifier les choses pour le monde islamique, pour tous les musulmans.

[…]

Le Sceau des Prophètes (s) dit (Mawlana se lève):

« Ma nation sera divisée en 73 sectes. »
Ce soir, nous devons changer ces 73 firqah, sectes, et les transformer en un groupe car chaque secte dit quelque chose à propos d’elle, "Nous sommes ceci, nous sommes cela. "

Nous nous éloignons des gens qui ont reçu le livre, nous nous en éloignons à cause de cela. Ils me font parler d’un sujet important ce soir, pour la première fois pendant toute la période islamique.

[…]

Maintenant, nous sommes dans l’année 1431 et ce soir c’est le 13 ou 14ème de Dhul-Qa`dah, tout le monde islamique, tous les `ulamas et tous les hommes arrivent à regarder et comprendre quelque chose! Ils m’ont fait parler de tasawwuf et maintenant ils mettent une barrière pour stopper le tasawwuf. Le Seigneur des Cieux n’a jamais donné l’ordre à Son bien-aimé député, Sayyidina Muhammad (s), (Mawlana Shaykh se lève et s’assied): "Dis à ta nation que vous êtes des sufis". Vous ne parlerez plus de tasawwuf et il n’y aura plus de mutasawwif, de disciples suivant le sufisme, dès cet instant jusqu’à la du fin du monde! Le mutasawwif n’existera plus à partir de cet instant car le Saint Prophète, que la paix soit sur lui, n’en a jamais parlé et le Saint Coran non plus.

[…]

Tout le monde islamique doit accepter ce soir, qu’il n’y a plus de tasawwuf, car le Saint Coran nous désigne ce que nous devons dire, ce que nous devons iqrar, admettre, à nous-mêmes. Telle ou telle chose n’existe pas, non! Nous devons suivre les livres sacrés et le dernier livre Sacré, que disait-il? Qu’est ce que le Seigneur des Cieux a ordonné aux chrétiens et aux juifs? Il ne dit pas que les serviteurs peuvent prétendre : "Je suis un tel ou un tel", non. Eux tous sont sous mes pieds à présent! Le Seigneur des Cieux dit (Mawlana Shaykh se lève): "Oh Mes Serviteurs! Koonoo Rabbaniyeen! Soyez ceux qui établissent l’adoration divine". Soyez un Rabbani. Ceci est le plus grand honneur pour nous.
Ceci est destine aux chrétiens, aux juifs et pour tout le monde islamique, d’enlever la nifaaq, l’hypocrisie et shiqaaq, la division. (Mawlana Shaykh S’assoid). Cet ordre vient ce soir. Ne dites pas « (Nous sommes) Naqshbandi-Haqqani». Il appartient aux Rabbani! Wa koonoo Rabbaniyeen! Ceci est un ayatu 'l-kareemah (un verset du Généreux)!

[…]

Oh `ulamas! Si quelqu’un vous demande quelle est votre voie, dites : "J’essaie d’être Rabbaani" ou "Je suis Rabbani", c’est tout! Laa ilaaha illa-Llah. C’est un bombardement sur la forteresse de Satan. C’est fini! Ne dites pas: "Je suis Chrétien", "je suis juif", je suis "maronite", je suis "orthodoxe", je suis "catholique”, je suis "protestant", "je suis shi`a" ou je suis ceci ou cela. Non!

[…]

Il n’y a plus de Shi`a, plus d’autres secrets, plus de sectes chrétiennes, plus de sectes juives. Qu’Allah nous pardonne, pour l’honneur du Sceau des Prophètes (s).

[…]

Ceci n’a jamais été entendu auparavant; vous ne l’entendrez pas une seconde fois, c’est fini. Le Jour de la Résurrection est à la porte. » Fin de citation des paroles de Shaykh Nazim al-Haqqani, le chef spirituel , le guide de l'Ordre soufi Naqshbandi et grand mufti de Chypre

Manifestement, ce gourou remet en cause les enseignements évidents des textes coraniques et prophétiques suivants :

En effet, Dieu dit dans le Coran honoré :

• [V.56 ; S. n°51] ce qui signifie : « Je n’ai créé les jinns et les humains que pour leur ordonner de M’adorer.»

• [V.67;S. n°3] ce qui signifie: « ‘Ibràhiim(Abraham) n’était ni juif, ni chrétien, mais il était plutôt musulman. Il n’était pas associateur à la divinité. »

• [V.3 ; S . n°85] ce qui signifie: «Quiconque choisit autre chose que l’Islàm, elle ne sera pas acceptée de lui, et il fera partie des perdants au Jour dernier.»

Le Compagnon pieux et vertueux ^Awf bin Màlik radìya l-Làhu ^anhu a dit :

« Le Messager de Dieu çalla l-Làhu ^alayhi sallam a dit ce qui signifie: (( Al-Yahuud se sont scindés en 71 groupes, un seul ira au Paradis et les 70 iront en Enfer. An-Naçàrah se sont scindés en 72, un seul groupe ira au Paradis et les 71 iront en Enfer.
Par Celui Qui détient l’âme de Muxammad en Sa Puissance, ma Communauté sera scindée en 73, un seul groupe ira au Paradis et les 72 iront en Enfer. )) On a dit : " Yà Rasuula l-Làh, il s’agit de qui ? " Il a répondu : (( Al- Jamà^ah)).


Donc, ce Nazim al-Haqqani, le chef spirituel , le guide de l'Ordre soufi Naqshbandi et grand Mufti de Chypre se permet de remettre en cause l’évidence ! Il le fait au profit de qui ? Allez savoir en suivant mon regard qui se dirige vers ceux qui qui veulent «créer un Vatican de l’Islam pour modifier l’Islam et le rendre assimilable à l’esprit du commerce.»
Et aujourd’hui, ceux qui se font appeler « Frères musulmans » sont devenus les chouchous des Illuminati avec notamment Yuuçu Al-Qaradàwiyy et Tariq Ramadan. Ce dernier a été qui est récemment nommé directeur du Centre de recherche pour la législation islamique et l’éthique (CRLIE) basé au Qatar. Comme le fut Muxammad Bin ^Abdi l-Wahhàb avec le Wahhabisme, Tariq Ramadan, avec sa « Réforme radicale » va contribuer à mettre en place un « modernisme islamique ou « un Islàm modéré ». Il veux en réalité réformer l’Islàm sunnite selon ses goûts,ses penchants et les intérêts de ses maîtres illuminati. Du coup, l’enseignement prophétique, que suivent des millions de musulmans à travers le monde, est dénaturé au profit de ceux qui veulent « créer un Vatican de l’Islam pour modifier l’Islam et le rendre assimilable à l’esprit du commerce.»

En définitive, Chaykh ^Abdul-Qadir Al-Jiilàniyy, Chaykh Chàdhiliyy, Chaykh Naqchabandiyy, Chaykh Axmad Tijàn Ach-Chariif et Chaykh Axmadu Bàmba MBakké Xàdimu r-Rasuul Sëriñ Tuuba, etc.- que Dieu leur fasse miséricorde- qui ont fondé des tariiqah pures et sunnites sont innocents, donc ne pas responsables des hérésies que des gens égarés et tordus racontent sur leurs enseignements!


QUE DIRE POUR CONCLURE ?

À SUIVRE ‘IN CHÀ’ ALLÀH.

8.Posté par Depositaire le 23/12/2013 09:38 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Les propos de @ Al muriid méritent d'être repris sur certains points. Toutefois, je voudrais juste revenir sur un élément de l'article de Hani Ramadan, quand il dit que certains font dériver le mot "soufi" des Ahl es-Sofa, les "gens du Dais" qui étaient un groupe de compagnons du Prophète qui se vouaient exclusivement à l'invocation et à l'adoration de Dieu et pour qui le Prophète avait une attention spéciale et leur livrait un enseignement qui n'était pas destiné aux autres.

Si ces gens étaient, avant la lettre, les premiers "soufis" si l'on peut dire, il n'est pas, par contre possible de faire dériver le terme "soufi" de "sofa", pour la raison simple que la première lettre du mot "soufi" en arabe est un "sin" et que celle du mot "sofa" est un "çâd". Lettre emphatique. De sorte que la dérivation ne tient pas. Par contre, oui, on peut faire dériver le mot de "suf", la laine ou de "safa", la pureté. Je m'étonne, d'ailleurs que Hani Ramadan qui connait bien la langue arabe n'ait pas relevé cette contradiction !

Pour revenir au commentaire de Al muriid, il cite une parole du cheikh Nazhîm maître de la tariqah Naqshabandiya, et là effectivement, ces propos sont surprenants. Toute la problématique tient dans le fait de savoir ce que cet homme a vraiment dit, et s'il n'y a pas eu déformation des propos avec erreur de traduction, puisque aussi bien ce cheikh ne parle pas français.

Dire que ni le Coran ni la Sunna n'emploient le mot "soufi" est une absurdité. Ni le Coran, ni la Sunna n'emploient le mot "savon", est-ce pour autant que l'on va cesser d'utiliser du savon, que l'on ne va même plus le nommer ?

On dira que ce n'est pas la même chose. Mais à la limite, n'employons pas ce terme, après tout le mot n'est pas la chose qu'il désigne. Mais ce qui est beaucoup plus important, c'est quelle est la nature de la doctrine et des pratiques employées par les soufis ? Sont-elles en contradiction avec le Coran et la Sunna ? N'ont-elles aucune source dans ces deux éléments fondateurs de l'Islam ?

Il est facile de répondre à ces questions. Les soufis dans leur doctrines et leurs pratiques se vouent exclusivement, sur le côté rituel, cultuel si l'on veut, à l'adoration et en vue du rapprochement avec Dieu. Ils utilisent essentiellement trois pratiques fondamentales, en plus de celles communes à l'ensemble des musulmans, à savoir la pratique des cinq piliers de l'Islam : L'invocation des Noms divins, (dhikr) selon des modalités spécifiques et une science issue par transmission du Prophète lui-même, la méditation ou réflexion profonde (tafakkur) et le jihad el akbar, c'est à dire la lutte ou l'effort contre les défauts de son ego. Sur ce dernier point, il y a un hadith bien connu où le Prophète (SSP) au retour d'une bataille a dit à ses compagnons : "Nous sommes revenus du plus petit combat vers le plus grand combat" ! Et quand ils lui demandèrent de quelle nature était ce "plus grand combat", il répondit "le combat contre son ego" ,(jihad en-nafs).

A partir de ces éléments, il est très facile de trouver, tant dans le Coran que dans la Sunna les fondements de ces pratiques. Et à moins de faire preuve d'une mauvaise foi absurde, il est impossible de les nier.

Concernant les dérives que citent Hani Ramadan, on ne peut que le déplorer. Et effectivement, si quelqu'un se prétend soufi et n'applique pas et ne respecte pas les cinq piliers, il y a lieu, à tout le moins de s'en méfier. Ceci dit, il convient aussi de relativiser les choses. Beaucoup de musulmans vont sur les tombeaux des saints mais ce n'est pas pour les adorer, mais parce qu'ils avent qu'ils sont des intercesseurs auprès du Prophète ou de Dieu. Bien sur, là comme partout, on trouve des dérives. Mais elles sont marginales. Si on veut, c'est un peu comme une forme de soufisme populaire. Cela existe dans toutes les grandes traditions spirituelles et n'est pas spécifique à l'Islam.

Une autre manière de repérer les imposteurs et de chercher à quelle chaîne spirituelle ils se rattachent et de qui ils ont reçus, (pour ceux qui se disent "maîtres"), l'investiture. Ensuite de vérifier leur enseignement et surtout l'effet de cet enseignement sur ceux qui les suivent. Enfin on notera que les maîtres authentiques sont d'une grande humilité et totalement désintéressés sur le plan financier, à l'image du Prophète, (SSP), toujours.

9.Posté par Al-muriid le 29/12/2013 18:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

QUE DIRE POUR CONCLURE ?

De nos jours, on constate que- hormis la tariiqah rifà^iyyah- les autres tariiqah connaissent en leur sein de mauvaises innovations que des individus mal-intentionnés y ont injustement introduites.


En définitive, Chaykh ^Abdul-Qadr Al-Jiilàniyy, Chaykh Chàdhiliyy, Chaykh Naqchabandiyy, Chaykh Axmad Tijàn Ach-Chariif et Chaykh Axmadu Bàmba MBakké Xàdimu r-Rasuul Sëriñ Tuuba, etc.- que Dieu leur fasse miséricorde- qui ont fondé des tariiqah pures et sunnites sont innocents, donc ne pas responsables des hérésies que des gens égarés et tordus racontent sur leurs enseignements!

Al-Xamdu li l-Làh! Lui Qui a fait que cette Communauté (‘Ummah) compte en permanence des Savants(^Ulamà’) des Saints (Al-‘Awliyà’ qui est le pluriel de Al-Waliyy) et des guides religieux pieux, sincères, justes, respectables et fiables qui suivent les nobles traces du Prophète çalla l-Làhu ^alayhi wa sallam, sur qui nous pouvons compter.

Contre les imposteurs renégats, Allàh subxànahu wa ta^àlà a soutenu les Savants (Al-^Ulamà’) et les Saints (Al-‘Awliyà’ qui est le pluriel de Al-Waliyy) par le Discernement, par des Firàçah ou par des Kachf. Ces manifestations de la Miséricorde de Dieu ont permis aux gens de ‘Ahlu s-Sunnah wa l-Jamà^ah (Majorité des Musulmans sounnites) de mettre en déroute les manœuvres diaboliques des suppôts de Satan.



Donc, tout musulman doit suivre et préserver l’Islam que le Prophète Muxammad ^alayhi salàm a enseigné et qui est arrivé jusqu’à nous par une chaîne de transmission ininterrompue ; depuis les Compagnons (Çaxàbah) en passant par leurs disciples (Tàbi^iin), les Savants des trois premiers siècles de l’Hégire(Salaf) et ceux des siècles suivants(Khalaf).

Cela revient à adorer Dieu tout en se gardant de tous les extrémismes (les Wahhabites, les soi-disant salafistes d’Al-Qà’idah -A.Q.M.I.- Ançaru d- Diin, MUJAO, le Xizbu t-Takfiir, le Xizbu t-Taxriir, ceux qui se font appeler Ançàru s-Sunnah, Frères musulmans, tout comme les ^Iibadu r-Raxmàm et d’autres sectes hérétiques etc.), les mauvaises innovations(bid^ah sayyi’ah) des faux çuufiyy et du laxisme.


Raison pour laquelle, j’exhorte tous ceux qui ont fait le bon CHOIX tout comme ceux qui ne l’ont pas encore fait, d’aller apprendre dans les Mosquées, Zawiyah, et Centres ‘Ahlu Sunnah /ou de s’attacher davantage à la Croyance (Al-^Aqiidah) de ‘Ahlu s- Sunnah wa l-Jamà^ah(Majorité des Musulmans sounnites) qui est la seule à même de nous garantir le viatique pour l’Au-delà. Et c’est cela LE DROIT CHEMIN(AÇ-ÇIRÀTUL L-MUSTAQIIM).

Al-xamdu li l -Làhi Rabbi l-^àlamiin, wa ç-çalàtu wa s-salàm ^alà Muxammad, wa bàraka l-Làhu fiikum !

10.Posté par Depositaire le 30/12/2013 14:46 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Les propos de @ Al Muriid méritent d'être repris quelque peu, et en même temps, je me dois de corriger une erreur commise dans mon précédent commentaire. Je vais d'ailleurs commencer par ce dernier point.

En effet dans ce précédent commentaire j'avais indiqué que la première lettre du mot "soufi" était un "sin" contrairement au mot "Sofa" venant des "ahl es-sofa" qui était un "çad". L'erreur tient dans le fait que c'est exactement l'inverse. Le mot "soufi" pouvant effectivement dérivé de "çuf" la laine en référence à des habits de laine dont se revêtaient les premiers soufis. Mais le mot "çuf" est composé, dans sa première lettre, d'un "çad" et non d'un "sin". Par contre, le mot "sofa" est bien constitué, dans sa première lettre d'un "sin" et non d'un "çad".

D'aucuns diront que cela n'a pas d'importance sur le fond. Certes, mais puisque l'on parle d'une dérivation étymologique, autant être correct et affirmer des choses justes. N'importe quel arabisant verra tout de suite l'erreur. Toutes mes excuses pour ceux qui auront lu ce commentaire et qui auront constaté l'erreur.

Pour revenir au commentaire de @ Al Muriid, pour affirmer que seule la tariqah Rifayah est la seule qui a conservé les valeurs authentiques du soufisme il faut , pour le moins avoir étudié de près les pratiques des autres turuq pour affirmer une chose pareille. Par ailleurs, puisque ce monsieur se permet d'affirmer une telle chose, et d'ailleurs, manifestement, il n'est pas bien difficile d'admettre qu'il est affilié à cette tariqah vu son affirmation, il faudrait qu'il nous dise en quoi les autres turuq ont pu dévier de la pure doctrine des soufis d'origine !

Pour mon humble part, j'ai pu vérifier par moi-même que les grandes turuq, ou du moins les branches dont j'ai pu avoir un contact, sachant qu'il peut y avoir des différences, voire des déviations dans d'autres branches, dans certains pays dont je n'ai pas connaissance, que pour ce qui est de la tariqah Qadiriya, butshshiya, 'Ibriya, muridiya, Shadiliya, Darqawiya, et sa dernière branche contemporaine la tariqah "Alawiya, la Naqshabendiya et la Tidjaniya, qu'elles respectaient toutes les principes fondamentaux de l'Islam, que les pratiques, qui certes diffèrent selon les voies, mais qui respectent toutes à la fois les règles des grands maîtres fondateurs, et dont les pratiques ne sont en aucune façon en contradiction avec le Coran et la Sunna.

De ce fait, @ Al Muriid, il serait faire preuve d'un minimum de courtoisie spirituelle que de démontrer en quoi toutes les turuq, (turuq est le pluriel de tariqah dans le cas où certains n'auraient pas compris), que je viens de nommer peuvent s'être éloignées des principes fondamentaux. Il faut faire attention quand on dénigre des gens, surtout dans le milieu soufi de ne pas dire des choses gratuitement sans preuves.

Ceci posé, il convient de donner deux précisions importantes.

La première est de ne pas confondre les pratiques de certains individus, même affiliés à une tariqah, qui peuvent dans certains cas n'être que des fantaisies individuelles. C'est un fait tellement connu dans n'importe quel milieu qualitatif, qu'il est inutile d'insister sur ce point.

La deuxième précision à apporter concerne le cheminement spirituel. Il est bien évident que ce cheminement se déroulera dans las conditions optimum à la condition expresse que les maîtres actuels de ces turuq que j'ai mentionné plus haut soient à la fois des maîtres réalisés et capables d'emmener leurs disciples aux plus hauts degrés de la réalisation spirituelle. Étant entendu que sur ce point, pour pouvoir affirmer les choses dans un sens ou dans l'autre il faut soit, soi-même être réalisé spirituellement, ce qui ne courre pas les rues, comme on dit, soit connaître de façon assez intime les turuq en question et des disciples de ces confréries, réalisés pour pouvoir admettre cette chose.

Par ailleurs, il importe également de bien prendre en considération que même si le maître est pleinement réalisé, cela ne signifie pas automatiquement que les disciples accèdent rapidement à cette réalisation. Il est bien connu que les pièges de l'ego peuvent éloigner longtemps, voire définitivement celles et ceux qui s'y laissent prendre. D'ailleurs, il y a des histoires qui circulent chez les soufis qui relatent ce genre de choses. On raconte, par exemple qu'un grand maître du passé interrogé par une personne qui trouvait qu'il avait beaucoup de disciples au vu du grand nombre fréquentant les réunions spirituelles de la confrérie, lui a affirmé que non, il n'en avait pas beaucoup. Essentiellement : un disciple et demi ! Pour le démontrer il invita ses "disciples" à venir chacun à son tour dans sa chambre pour y être ...égorgé ! Dès qu'il entra dans sa chambre il appela le premier qui voulait bien venir, aussitôt un disciple se précipita et entra dans la chambre du maître Au bout d'un moment, voyant du sang qui s'écoulait dessous la porte, (en fait, c'était un mouton que le maître avait égorgé, mais les disciples ne le savaient pas), tous les autres sauf un, se sont enfuis.

Quand le maître sorti de sa chambre pour voir qui voulait être le suivant il constata qu'il n'en restait qu'un , et lui demanda où étaient les autres. Ce dernier répondit : je ne sais pas, il sont partis, mais s'il vous plait, tout ce que vous voulez, mais ne m'égorgez pas ! Le maître se tourna vers le monsieur venu lui rendre visite qui examinait la scène avec curiosité et lui dit : Vous voyez ? Un disciple et demi ! Et le premier disciple à être entré dans la chambre du maître sorti de cette chambre parfaitement vivant...

En conclusion, comme dit sidna Aisa dans les évangiles : Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus ! Beaucoup de gens sont affiliés à des turuq, mais combien réalisent les implications des enseignements diffusés dans ces milieux ? Et combien aussi, ce que l'on ne peut que déplorer, déforment, voire dévient, complètement de ces enseignements ? Il ne faut pas juger les choses superficiellement, mais examiner avec une grande attention ce qu'il en est. Enfin une dernière question , @ Al Muriid : Selon vous, qui est et où est le pôle suprême du soufisme aujourd'hui ? El qutb el ghauth en arabe. sachant qu'il s'adapte toujours à l'époque où il est. Et qu'il est obligatoirement présent à chaque génération. Mais, s'il vous plait, ne nous dites pas que c'est le maître de la tariqah Rifaiya à laquelle vous êtes affilié de toute évidence, car dans ce cas, il faudrait qu'il soit capable de répondre à une série de question que le célèbre pôle Abu el Hassan Esh_Sadhli a rédigées concernant le pôle. Certaines sont compréhensibles , d'autres pour le moins énigmatiques. Ne peut les comprendre, justement, que le pôle. Si votre maître est le pôle, il répondra avec aisance à ces questions. S'il ne l'est pas et qu'il est un homme sincère, ce dont je ne doute pas du tout, en toute sincérité et en toute humilité il dira qu'il n'est pas le Maître du temps, comme on appelle le pôle, et également où il se trouve et qui il est.

Je pense avoir quelque peu éclairci les choses concernant cette question. A propos des questions de Abu el Hassan Esh-Sahdhili, je ne les ai pas mentionnées dans ce commentaire, (elles sont au nombre de douze, si je ne me trompe pas), pour ne pas trop rallonger ces propos. Selon la réponse éventuelle de @ Al Muriid, je les rédigerai, ou non, lors d'une autre occasion, inch'Allah.

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires