Croyances et société

Que l’Eglise avec son Plan de Salut cesse d’être missionnaire ?


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Kader Tahri
Vendredi 8 Décembre 2017

Que l’Eglise avec son Plan de Salut cesse d’être missionnaire ?
Le spectacle du missionnaire chrétien prêchant en terre musulmane la figuration vaticane de la religion de Jésus est absolument absurde.
L'absurdité est double: d'abord, l’Eglise, d'où vient le missionnaire, qui le soutient dans son élan a cessé pendant des décennies de trouver un sens à une évangélisation (un acte d’adulation trompeur), car dans le pays même du missionnaire l'église est vide le Dimanche, seule une poignée de fidèles d'un âge certain assistent encore à la messe peut-être plus par habitude que par conviction et chantent très près du célébrant, des refrains qui rappellent certainement "Quand trois poules vont aux champs".
C'est un acte liturgique essentiellement communautaire auquel chacun participe pour former l'assemblée eucharistique.
Les raisons qui poussent les fidèles à remettre en question leur adhésion à une Eglise locale sont nombreuses. Aujourd’hui plus que jamais, le nombre de chrétiens sans Eglise augmente.
En effet, pour le missionnaire lui-même, cette mission ecclésiastique ne détermine qu'une petite partie de sa propre conscience, le reste tombant sous le même laïcisme corrosif si habituels dans la pensée et la culture occidentales. On l’adule quelques temps, puis on réalise qu’il n’est pas parfait.
Deuxièmement, le missionnaire prêche cette evangilisation aux musulmans qui, en Afrique du Nord et au Proche-Orient sont très confortés dans la foi musulmane qu ils ont accueilli et embrassé l'Islam, qui savent pertinemment que la da'wah islamique est œcuménique par excellence en sachant également que les premiers missionnaires que l'Islam a envoyés à la Chrétienté ont été rencontrés avec des épées tirées et ont été massacrés à Dhat al Talh en 629 AC.
L’histoire nous a appris que le missionnaire chrétien, que ce soit des monastères ou autre, s'est associé à jouer le rôle de gouverneur colonial, commerçant, colon, militaire, médecin et éducateur par le passé et aujourd’hui encore, il a trouvé le rôle d'expert ou étudiant qui sont invariablement pris comme des occasions d'évangélisation par Dieu pour crier avec force :
«Le salut de Jésus, la vie éternelle, c’est gratuit pour tous ! »
En outre, on sait qu’un tel expert missionnaire est employé direct de, l'agence d'aide du gouvernement occidental; avec une juste harmonisation de ses tactiques et de ses objectifs avec ceux de ce gouvernement qui le sponsorise.
Un cas bien illustrant cet utopie de missionnaire celui d’Albert Schweitzer, le lauréat d’un prix Nobel de la Paix, de l'Occident moderne se faisant dans le don de soi chrétien aux africains leur refusant le droit de toute recherche de la liberté pour avoir demander publiquement au Président Eisenhower d'empêcher un débat des Nations Unies sur l'Algérie.
La mission chrétienne occidentale au monde musulman n'a jamais été une mission de Jésus, mais une mission de la figuration Vaticane du christianisme affirmée avec arrogance, rarement exprimée en actes, l’établissement d’une relation éthiquement respectable avec la société musulmane a été négligé. Puisqu'il n'a apporté que peu de conversions significatives et aggravé l'aliénation des deux communautés et que les musulmans, ainsi que les chrétiens du monde musulman, le considèrent comme déversant un venin idéologique doctrinale dans le dos de l’Islam et les musulmans.
L’amusement missionnaire de l'histoire chrétienne, tel que nous le connaissons jusqu'à présent, devait cesser, la chasse annulée et la mission de l'Église catholique et du Conseil œcuménique des Eglises sont à retirée définitivement des pays Musulmans..
Du côté catholique, on peut sans risque prendre le compte rendu de Vatican II non seulement comme représentatif, mais comme déterminant dans la déclaration :
«Quelle que soit la bonté ou la vérité qui se trouve parmi eux est regardé par l'Église comme une préparation à l'Évangile»
Les non chrétiens ne connaissent même pas Dieu; ils ne le servent pas non plus !
Le plan du salut comprend aussi ceux qui reconnaissent le Créateur ... les Musulmans ... [et] ceux qui sont dans l'ombre et les images cherchent le Dieu inconnu, les subvertissent sous l'appel de Dieu
Les documents de Vatican II
Si Dieu a appelé tous les hommes, il va sans dire que les musulmans sont inclus. Les exclure équivaut à ne pas compter parmi les humains. S'il s'agit d'une provision sur la première position où le musulman était considéré comme un sous-homme, c'est un dogme qui pue en vertu de ce rapport. Une telle norme est exemplaire de l'ancienne phrase latine: Quod licet Iovi non licet bovi - ce qui signifie "ce qui est permis à Jupiter n'est pas permis au bétail". S’en servir comme argument n’est donc pas très honnête..
De plus, le même document souligne que parmi les pieux parmi ceux qui «ne connaissent pas l'Évangile du Christ ou de son Église», seuls ceux qui «parviennent au salut éternel» le font «sans faute de leur part».
Pour la morale chrétienne, les bonnes actions que peuvent faire les musulmans ne sont pas des conditions préalables à la bonté de Dieu.
Le christianisme comme archétype d’un fanatisme de la morale et les autres religions comme approximations déficientes ne peut être qu’incompréhensible, irrationnel, hermétique et détourné, surtout que la foi chrétienne ne propose aucune certitude sur cette question.
En ce qui concerne l’Islam, une telle défense à 14 siècles de retard en cela, nous pouvons conclure que l'Islam ne condamne pas le christianisme mais en reproche à certains religieux qu'il accusait d'avoir dévié du vrai chemin de Jésus. En effet, les chrétiens ne reconnaissent pas comme vraie la “révélation” coranique et ne peuvent pas de plus prétendre être les justes interprètes du Coran la révélation finale de Dieu, présentant la sagesse et la vérité rationnelle.
Pourtant, le christianisme n'a jamais reconnu l'islam comme un mouvement légitime et rentable. Il n'a jamais considéré l'Islam comme faisant partie de sa propre tradition, la notion de salut par la mort de Jésus dans la croix et que c’est par cet acte, tous les péchés des chrétiens sont censés être pardonnés ou encore faire croire que nous avons un même Dieu est une fausse piste car cela les conforte dans la véracité de leur religion et accentuer une hostilité cachée ou déclarée vis-à-vis de ce Islam dont la Rationalité n’est pas à prouver, elle s’inscrit dans la simplicité de son culte.
La religion est une chose, le salut en est une autre et surtout c’est rarement un si mince glissement de sens qui a eu des conséquences aussi spectaculaires et toute similitude doctrinale doit toutefois être relativisée.

De quelle vérité l’église se réclame t-elle en disant:
«Je suis en possession de la vérité, qui n'est pas avec moi est dans l'erreur ».?

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Vendredi 8 Décembre 2017


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