EUROPE

Prostitution : le « modèle nordique » instauré en Europe



Andreï Fedyachine
Mercredi 12 Mars 2014

Prostitution : le « modèle nordique » instauré en Europe

 

Le Parlement Européen a décidé d’imposer à toutes les prostituées européennes « le principe nordique » de leur existence. A la majorité écrasante des voix, les députés ont décidé qu’il serait plus facile de rebuter les clients que de punir « les prêtresse de l’amour ». Il a été décidé de ne faire payer d’amendes qu’à ceux qui recourent aux services des prostituées. C’est ce que font depuis bien longtemps déjà les pays scandinaves – membres les plus avancés sur le plan social de la famille européenne. Bien que tout le monde ne soit pas d'accord avec leurs méthodes.

Les eurodéputés ont approuvé « le statut nordique » de la prostitution moins de trois mois avant les grandes élections au Parlement Européen.

Il ne suffit pas de passer au « schéma nordique » de régulation de la prostitution, il faut aussi renforcer ce schéma par les mesures policières, dit le député portugais du Parlement européen Edite Estrela.

« Il faut aligner la loi du Parlement européen sur les législations intérieures de tous les 28 pays membres. Pour cela, il faudra entre six et dix-huit mois. »

Pendant que ce processus se déroule, des choses amusantes se passent sur le marché de l'amour vénal de l'Union européenne. Ici, tout a l’air de répéter mot à mot les explications classiques des motifs incitant les femmes à se prostituer - crise économique, perte d’emploi et misère.

À Barcelone, par exemple, l'organisation « Asociación de Profesionales del Sexo », ou « Association des professionnels du sexe », a commencé à proposer à toutes les femmes au chômage « un cours accéléré d’initiation à la prostitution ».

En Suède, la loi approuvée par les eurodéputés a été introduite en 1998. Les experts reconnaissent que bien que le nombre de prostituées dans les rues ait diminué, le mérite n’en revient pas à la loi. Au cours des 10 dernières années, en Suède, officiellement, 648 personnes ont été arrêtées et frappées d’amendes, soit 64 personnes par an. La plupart des prostituées « sont parties » dans Internet et vendent leurs services sur le web.

Les partisans des nouvelles « règles scandinaves » au Parlement européen disent que la loi contribuera à assurer la sécurité des prostituées, fera peur aux maniaques et aux gens atteints de maladies mentales.

Au lieu de se soucier de la sécurité des prostituées, il faut interdire la prostitution, éradiquer ses origines économiques, changer les lois, selon Pierrette Pappe, représentante d’European Women's Lobby, l’une des plus grandes associations féminines européennes.

« Nous ne pensons pas que la prostitution soit vraiment nécessaire aux gens. Que le marché ait besoin de la prostitution. La prostitution est nécessaire aux souteneurs et à ceux qui pratiquent la traite des humains. La plupart des prostituées renonceraient avec plaisir à cette profession, si elles le pouvaient. »

Chaque pays de l’UE a le droit de définir le montant de l'amende frappant les clients contrevenants. En ce qui concerne la France, il sera élevé. Au pays de la galanterie, du vin et du parfum, on a déjà adopté l'année passée une loi punissant les clients pour « incitation » à la prostitution. Le tarif est de 1500 euros pour la première infraction et de 4000 euros en cas de récidive. Plus des cours obligatoires sur les méfaits de la prostitution, à l’instar de ceux que doivent suivre les personnes coupables de violations du code de la route.

http://french.ruvr.ru



Mercredi 12 Mars 2014


Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires