FRANCE

Pourquoi certains s'arrogent le droit de parler au nom des musulmans ?


Malek Boutih, Fadela Amara et combien d'autres encore se sentent obligés d'être la voix de leurs maîtres ?

Alain Gresh dans le Monde Diplomatique, traduit parfaitement ces agissements.

'' Vous pensez que tous les parents voudraient que leurs enfants fassent de brillantes études ? Détrompez-vous. Les familles d’origine maghrébine ne font pas les efforts nécessaires, proclame M. Malek Boutih, secrétaire national du Parti socialiste (1) : « Moi, je dis qu’il y a des parents qui sacrifient, un peu, l’avenir de leurs enfants. Je l’ai vu de mes propres yeux. ''


Alter Info
Vendredi 4 Mars 2005

'' Je vais dire ce que je pense : quand je vois des parents économiser tout leur argent, tous leurs moyens, pour aller construire un certain visage... une certaine image au bled. Je ne dis pas que c’est leur faute, car c’est lié à plein d’éléments, mais c’est une des vérités qu’il faut dire. Par exemple mettre tout leur argent dans une maison au bled, tout leur argent là-bas, à venir l’été avec une belle voiture, etc. Si on avait aidé les parents à comprendre qu’il valait mieux d’abord investir dans l’éducation, investir dans sa propre maison, ici en France, plutôt que dans celle des vacances, je crois que pour certaines familles, cela aurait aidé.''


N’accusez surtout pas M. Boutih de racisme. Il parle « vrai », répond aux « vraies questions », celles que pose le Front national. Il n’a pas besoin, pour connaître les indigènes, d’aller y voir de près – il y a longtemps qu’il ne peut plus mettre les pieds dans les cités tant il est honni par la jeunesse. Il lui suffit de reprendre le discours dominant. Jadis, dans les colonies, les représentants désignés des communautés indigènes relayaient la voix des maîtres blancs. Les temps ont-ils vraiment changé ? (1)





Voici Que notre représentante auto proclamée de la condition féminine dans la société musulmane.

Fadila Amara étale sans pudeur ses sentiments profonds et ses appétences sous couvert de dénoncer certaines pratiques de sa ''communauté''. Appartenir à cette communauté, ne justifie, ni ne cautionne ses allégations et divagations. J'aimerai savoir quel genre d'expérience théologique, sociologique, historique peut-elle se prévaloir pour ainsi imposer sa présence. La spécialiste dont elle donne l'impression d'être, historienne et sociologie, au lieu d'afficher son ignorance des sujets qu'elle croit maîtriser. Tout ce dont elle peut avoir comme prétention, c'est celle d'être la porte parole, la voix de son maître, la spécialiste ES patentée par la même frange sioniste qui est derrière toutes ses saloperies et accusations portées contre les musulmans. Et, qui dans le même temps joue les pompiers pyromanes de l'antisémitisme.

Comment rester stoïque face à une telle manipulation des esprits en amalgamant volontairement moeurs, cultures et religions. Cette conduite, reflète l'errance intellectuelle dont ils sont victimes. Qu'est-ce qui peut justifier de tels agissements ?

La notoriété facile ?

'' La défense la plus sûre contre la tentation, c'est la lâcheté'' Il vrai que pour un/une paumé de la vie et issue de la communauté musulmane, trouver des mentors, des mécènes initiateurs de cette propagande anti Islam, n'est pas la partie la plus difficile. Ce qui est le plus dur, c'est de dénicher un errant intellectuel qui sache s'exprimer, même si tout ce qu'il peut dire n'a aucun intérêt. Le simple fait, qu'un fils ou fille de musulmans puisse parler de la profonde aversion qu'il ou elle peut avoir de sa culture sans pudeur, suffit de monopoliser et occuper à outrance les médias. Mais frustré de ne pouvoir afficher à sa propre famille sa haine et son dégoût de la culture de ses parents, il cherche désespérément à crier sa haine avec un outil formidable de propagande qu'est devenue une partie la presse et qui lui donne surtout l'occasion de cautionner, à défaut de légitimer leur haine de cette culture (musulmane).

Bons nombres de décideurs politiques aimeraient voir disparaître de ce pays cette culture et ses pratiques contraires aux sacro-saintes valeurs républicaines. Mais l'arsenal juridique qu'ils ont mis en place pour servir la cause de cette autre minorité responsable de cette ambiance nauséeuse. La crainte de cette autre minorité, c'est de perdre leurs privilèges dont ils ont mis des siècles accumuler et à imposer, si nécessaire par des coups tordus comme les accusations d'antisémitisme porté à tout va

Voilà comment Amara parle de certains qui osent dénoncer certaines pratiques politiques récurrentes en France, cet héritage du passé colonial de ce pays, fait encore des ravages dans les esprits coloniaux que sont beaucoup d'élites de cette nation :



Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises, dénonce l’appel, «Nous sommes les indigènes de la République», lancé par des fractions islamistes soutenues par l’extrême gauche.
En effet, d’après elle, « les obscurantismes et leur soutien se déchaînent contre l'esprit des Lumières. Les femmes sont les premières à en faire les frais ici et ailleurs (…) Le communautarisme est le cache-sexe de l'islamisation des esprits » estimant qu’il « il faut casser cette logique et rétablir celle de la laïcité et de la République ».
Elle ajoute : « Je sais que la mémoire n'est pas un congélateur. Elle travaille et il faut la travailler. Bien sûr qu'il faut des films sur le 17 octobre... Le travail de mémoire doit se faire, mais cela ne doit pas participer à la construction identitaire. Que veulent les instigateurs de l'appel «Nous sommes les indigènes de la République» ? Des excuses publiques de la République française pour les guerres coloniales ? Mais, parce que je connais l'histoire, je sais aussi que cela ne se compare pas avec la rafle du Vél d'Hiv. La guerre d'indépendance algérienne n'est pas l'équivalent de la Shoah. Le programme de l'Algérie française, ce n'était pas l'extermination totale d'une population. » (2)


Elle déclare dans Libération:

'' Aujourd'hui, dans la France des quartiers populaires, la mixité des espaces publics est une peau de chagrin. Trop souvent, il n'y a plus que le hall d'immeuble pour se rencontrer et, hélas, ce sont les mecs qui tiennent les cages d'escalier. Il suffit de trois mecs qui terrorisent l'animateur en exigeant «on ne veut pas de filles» et ils gagnent : la pression est telle que les animateurs sociaux reculent. Pour un Abbès, animateur à Epinay, qui tint bon et qui réussit à amener camper des filles et des garçons, combien ont renoncé faute de soutien, faute de moyens, faute de volonté politique clairement affichée ? En une dizaine d'années, les activités pour la jeunesse sont devenues des loisirs sexués au seul profit des garçons.

Pourtant, ce rétrécissement de la liberté des femmes ne suscite pas une dénonciation unanime chez les féministes. Quelques-unes font silence sur les violences commises au nom de l'obscurantisme. Or, si l'actualité éclaire largement le sort des jeunes filles touchées par le prosélytisme religieux, on passe largement sous silence la loi du nombre : pour se soustraire à cette pression, certaines filles préfèrent se voiler... Dans les années 70, c'est au cri du Manifeste des 343 salopes qu'elles ont imposé le droit à disposer de leur corps à la société, et notamment dans une lutte déterminée contre l'intégrisme religieux de l'époque. N'est-il pas triste que certaines de ces pionnières recherchent aujourd'hui la respectabilité des commentateurs zélés des Livres sacrés'' (3)Pour mieux comprendre comment une personne issue de cette communauté peut-elle à ce point méconnaître sa propre culture et histoire.A moins que cela soit le fruit d'une volonté préméditée, en échange d'un post à responsabilité ou autre avantage. Quoi qu'il en soit nous avons vu le même scénarion avec la naissance de SOS Racisme, et les intentions non avouées cachés derrières les origines de ce mouvement.

Et, si on s'intéressait un peu à ''L'histoire secrète de SOS racisme'' (4) ?

Dans les années 83-85 le racisme était à son comble : bavures policières, meurtres d’arabes et d’antillais, alliance RPR -FN à Dreux et vedettariat de Le Pen. Serge Malik croyait au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales. L’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Pollac « Droit de Réponse » a été un véritable tremplin pour lui. Enfin, il a trouvé un espace au sein duquel il pourrait s’exprimer et aider les jeunes à comprendre et à se faire comprendre. Sans la moindre hésitation, il laissa tomber son métier de comédien et s’engagea à fond dans SOS.

Pendant des années, comme d’autres militants, Serge donna de tout son temps et de toute son énergie à SOS. Naïf, il n’avait pour seul moteur que le rejet de l’intolérance et du racisme.

Puis au fil des années, quand les masques tombèrent, il se rendit compte qu’il a été abusé, manipulé et utilisé au service de politiciens avides pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique.

Touche pas à mon pote n’était qu’un slogan, une valise vide. Pourtant pour des milliers de gens, c’était la promesse d’une vie différente, l’espoir de la tolérance et du changement.

Les pseudos antiracistes étaient essentiellement des organisateurs de spectacles politiques, médiatiques et musicaux. Ils ont triché et menti. Pire, ils ont contribué à la banalisation du fait raciste et ont apporté de l’eau au moulin puant de Le Pen et tout cela pour des besoins alimentaires et des ambitions personnelles.

Profondément écoeuré, l’auteur nous confie dans ce livre l’histoire de ce mirage.

Le grand patron et fondateur de SOS est Julien Dray. Au début des années 80, ce dernier était trotskiste ; il fonda le Mouvement d’action syndicale (MAS). Dans les facs et les cités, Julien Dray plus connu alors sous le sobriquet de Juju, brandissait fièrement son trotskisme pour donner l’image d’un révolutionnaire. Le MAS n’était pour lui qu’une passerelle ; en réalité il se sentait coincé dans les coulisses du monde politique, il voulait prendre un raccourci et éviter le long parcours du combattant comme n’importe quelle « limace » militante. Il troqua la casquette trotskiste peu rentable contre l’habit du militant socialiste en y apportant un formidable cadeau au PS : SOS Racisme, l’association championne de la jeunesse.

Mitterrand accourut pour donner sa bénédiction à la création de la nouvelle association. Il était heureux de rencontrer de « vrais » gauchistes et de « vrais » jeunes dont la présence à la cour témoignerait de son humanisme et montrerait à quel point ce dernier est à l’ « écoute du peuple et concerné par les problèmes sociaux » surtout qu’on était à l’époque des désillusions de l’après mai 81 et que les indicateurs socio-économiques du gouvernement Mauroy étaient catastrophiques.

Le Président mit alors tous les moyens matériels et humains du parti à la disposition de SOS. Avec le soutien de l’appareil du PS, il fallait pallier la carence médiatique et institutionnelle des mouvements beurs et vite récupérer la lutte des jeunes des cités. L’idée donc de créer une association jeune animée par des jeunes et pour des jeunes dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toute ses formes tomba à pic.

Juju commença par annihiler ses concurrents potentiels. L’action entreprise par les beurs au début des années 80 fut réduite à néant. Sans appareil national pour les soutenir, les association beurs ont vite été mis K.O. par SOS.

Pour le lancement de la spectaculaire assoce, il fallut trouver des slogans et des discours se rapprochant le plus possible des préoccupations quotidiennes des immigrés.

Une histoire montée en toute pièce que les potes vont répéter à satiété va devenir la légende de la création de SOS. Elle met en scène Diego, un black de l’assoce, présent dans une rame de métro. Une horrible vieille dame blanche cherchait son porte monnaie en jetant des regards accusateurs sur Diego. Puis tous les autres voyageurs fixèrent méchamment le pauvre Diego et des relents de lynchages se firent sentir. Heureusement que la vieille retrouva son porte monnaie ; cette histoire traumatisa le malheureux Diego qui annonça à ses potes son intention de rentrer au Sénégal. Les potes, pour garder Diego en France ont décidé de créer l’association des potes en la baptisant « Touche pas à mon pote Diego ».

Après les slogans et la légende, il fallut constituer le bureau et distribuer les rôles.

SOS fut hiérarchisée en trois niveaux. Le premier était le « palier des beurs » constitué de tâcherons : ménage, préparation des victuailles, gardiennage, tri des badges, réception, etcetera.

L’échelon d’au-dessus fut composé des « fondateurs » formant le bureau national (BN) où figuraient certains « beurs officiels ».

Enfin la tête de pyramide, triée sur le volet par Dray, fut constituée principalement par la garde prétorienne ayant fait le même parcours que Juju : la fac, la ligue, le MAS, le PS et enfin SOS.

Le choix du président n’a posé aucun problème pour Juju ; Harlem possédait toutes les qualités : il est black, sérieux, combatif et surtout malléable, obéissant et très dévoué au boss.

En effet, Harlem a suivi à la trace son maître à penser. Tous ses mouvements étaient entièrement contrôlés et maîtrisés par Juju. Les désirs de Dray étaient des ordres pour Désir. Sa supposée spontanéité lors des émissions télévisées n’était que le résultat d’un coaching intensif mené par le grand chef.

Petit à petit, Harlem le « gauchiste » sombra corps et âme dans le star system ; il découvrit les résidences secondaires et les chalets de montagnes, il rencontra le gratin mondain et tout ce qui compte dans le pays : des riches industriels, des décideurs, la « véritable » politique, le pouvoir et ses enivrants parfums ; à ce moment, l’apparat prit le dessus sur les idées.

Si le choix du président fut facile, le recrutement des beurs au sein de SOS s’avéra un vrai casse-tête et tournait carrément au casting. Il fallait que les beurs sélectionnés ne soient pas politisés et fassent « banlieues », ou, si ce n’est pas possible, il convenait de les choisir parmi les fidèles du PS d’Ile-de-France.

Ce qui rendait la tâche plus difficile encore est que Juju avait placé à la tête de SOS des membres de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), ultra-sionistes pour la plupart et très provocateurs. L’UEJF qui, pourtant n’avait aucun projet et ne s’intéressait à aucune action antiraciste monopolisa SOS. D’ailleurs, dans un article publié dans le monde du 14 juin 1985, Philippe Bernard s’étonna de la composition de la direction de SOS qu’il trouvait un peu accaparée par des juifs.

Avec cette réputation d’association sioniste et anti-palestinienne, Juju a bien réussi à tenir les beurs indésirables à distance.

Après Paris, vint le tour de la province. Les comités locaux étaient constitués de petits groupes et le schéma de recrutement était le même qu’à Paris. La section locale devait toujours être chapeautée par des amis sûrs de Dray, fidèles et soumis. En cas de difficulté, SOS dépêchait des « commissaires politiques ». Ces derniers insufflaient « l’esprit du bureau national » aux militants, et réorganisaient les bureaux des comités en y nommant les membres sur mesure recrutés sur place. En tant qu’association du PS supervisée par l’Elysée, SOS a systématiquement utilisé les implantation locales du PS et de la Ligue en combattant durement les initiatives provenant du PCF, parti pour lequel Dray voue une haine viscérale (d’ailleurs c’est l’une des raison pour lesquelles Dray déteste le MRAP, association proche du PC).

Le « centralisme démocratique » de la SOS faisait que l’information ne circulait que dans le sens Paris-province et jamais entre les différents comités. Tout devait transiter par Paris, enfin disons par Dray.

Les fonctions des militants se limitaient à organiser des actions spectaculaires, des manifs, des grèves, des « dîners parrains » et autres, à prendre contact avec la galaxie médiatique, artistique et intellectuelle, à préparer le journal Touche pas à mon pote, à toujours donner à manger aux médias et provoquer des « affaires » même avec des éléments peu fiables...

Les potes ne devaient poser aucune question ni sur le fonctionnement politique, administratif et financier de SOS, ni sur les manipulations électorales, ou la fabrication des adhérents en nombre presque illimité, et encore moins sur les rapports, mandats et titres bidons. Le chef a bétonné son Bunker avec tant de soins que tout contestataire était vite isolé et sa tentative était par avance vouée à l’échec.

Le carnet d’adresses bien rempli de Juju, son réseau bien établi et ses soutiens nombreux rendaient son bastion intouchable.

Les francs-maçons furent parmi les premiers alliés de SOS. Il y avait aussi des grands industriels proche du PS comme Christophe Riboud ou Pierre Bergé ; ils firent des dons et introduisirent SOS dans le monde des affaires. Mais l’aide la plus précieuse fut celle des trois organisations proches du PS : la MNEF, la FEN et la CFDT.

Les principaux collaborateurs de l’Elysée à SOS étaient Jean-Louis Bianco, Jacques Attali, Jack Lang et d’autres. Ils fournirent à SOS les « parrains » : Guy Bedos, Yves Simon, Simone Signoret, Coluche, Pierre Bergé, et cætera. De plus, SOS avait profité largement des services offerts par Gérard Colé et Jacques Pilhan, principales figures de communication de Mitterrand.

Dès le début, Le Matin de Paris et le Nouvel Obs étaient acquis à la cause. Le mensuel Globe a été le plus fervent supporter des potes. Dirigé par Georges-Marc Benamou, un proche de Bernard Henry Levy (BHL), le mensuel a lourdement fardé l’assoce pour l’aider à ne pas être perçue comme une officine du PS.

BHL fut l’un des tout premiers à se précipiter pour proposer « spontanément » ses services aux potes. Le « philosophe » et Marek Halter ont joué un rôle décisif dans la médiatisation en profondeur de SOS. BHL parrain, puis initiateur de l’agence de presse SOS, a ouvert l’association sur d’autres mondes de la politique et a provoqué sa rencontre avec beaucoup d’intellectuels.

Au début, le quotidien Libération était très critique vis-à-vis de SOS. Les deux journalistes Favereau et Beau confirmaient l’antinomie SOS-Beur. Ils dénonçaient l’absence de légitimité de SOS vis-à-vis du mouvement beur et l’influence grandissante de l’UEJF dans les instances dirigeantes de l’assoce. Ne voulant pas changer de ligne éditoriale, les deux journalistes furent donc priés de s’intéresser à d’autres sujets ! Et deux autres journalistes tout « neufs » sortis du chapeau magique, prirent la relève.

Depuis, les liens avec Libé changèrent radicalement et le quotidien devint l’un meilleurs soutiens de l’assoce.

Le premier concert fut produit par Sylvain Moustaki et Eric Basset. Le choix n’était pas un hasard ; en effet, Erik Basset était socialiste et ami de Jean-Marie Le Guen, alors premier secrétaire de la fédération de Paris du PS. Pour la réussite du concert, le Président de la République et son Premier ministre vont faire intervenir leurs collaborateurs auprès des grands donateurs potentiels : des entreprises publiques et certaines grosses sociétés privées furent sollicitées d’apporter leur aide à SOS.

D’émission en émission, de spectacle en spectacle et de concert en concert, SOS a réussi à s’imposer comme une icône de la vie politique française.

L’immigration et l’intégration n’ont jamais été une cause pour SOS et ses promoteurs mais seulement une couverture pour un certain nombre d’activités moins nobles et plus politiques : L’antiracisme étant une affaire juteuse, un bon filon.

Les fanfaronnades de SOS contre le FN n’ont jamais empêché ce parti de prospérer ; au contraire l’assoce fut un tapis rouge emprunté par le parti d’extrême droite pour passer de l’ombre à la lumière. L’émergence du FN dans le champs politique a affaibli le RPR ce qui facilita la réélection de Mitterrand.

L’UEJF fut rassurée : le « danger » de l’émergence d’une élite politique beur autonome susceptible d’être sympathisante de la noble cause palestinienne est écarté.

Dray, Harlem, Boutih et toute la garde prétorienne furent largement récompensés : des postes et des prébendes furent distribués par le PS sans compter.

Par contre, les beurs sur le dos desquels ce mirage s’est monté, moisissent toujours dans leurs cités délabrées et se débattent encore dans leurs problèmes récurrents. (5)

L'actuel président de SOS racisme, est aussi au-devant de la scène, pour désavouer et jeter l'anathème sur Dieudonné, là aussi sous prétexte qu'il est lui aussi noir, pensent que ces paroles seront légitimer par la couleur de sa peau. Et, lui aussi remet en cause l'esprit colonial toujours persistant dans notre monarchie républicaine. Il dénonce avec hypocrisie le collectif à l'origine de la pétition pour que la France présente des excuses pour son passé colonial.

Tous les opportunistes issues des minorités n'hésiteraient point à vendre mère et père. A défaut de grimper les escaliers de la pyramide sociale (par facilité sans doute), Ils préfèrent être parachuté proche des cimes du régime, et cela arrive de temps à autre en remerciement de leur corruption intellectuelle. Cela a aussi l'avantage de prouver à la grande majorité déversée par les minorité vivant dans le désespoir, que rien n'est impossible, ''toi aussi tu peux espérer... un jour en arrivé là'' (au sens propre et figuré) Quoi de plus simple que de faire appel à l'espoir, montrer quelques privilégiés proche du pourvoir politique ou médiatique, et les écervelées à qui on continu faire rêver encore et encore l'instar de celles qui pense devenir chanteuse ou mannequin.

Prostitution de l'intégrité morale pour les uns et physique pour les autres... Tout est une question de tempérament et de personnalité, si à ce niveau on peut encore parler de personnalité ?




1) http://www.monde-diplomatique.fr/2005/01/GRESH/11813


2) http://www.crif.org/index02.php?type=revue_de_presse&id=4358&menu=4
3) http://www.liberation.fr/page.php?Article=279300
4) Histoire secrète de SOS-Racisme, Serge Malik, 1990, Albin Michel
5) http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1697


Vendredi 4 Mars 2005


Commentaires

1.Posté par utopia le 07/03/2005 15:48 | Alerter
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Près de 10 000 personnes ont manifesté dimanche à Paris à l'appel du mouvement féministe des banlieues déshéritées "Ni putes Ni soumises" (NPNS) et du Planning familial. Présidée par Fadela Amara, "Ni putes ni soumises" appelle à "un nouveau combat féministe". Elle a reçu le soutien le 4 février 2005 du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF

Quel est l'intérêt pour le Crif de soutenir ses mouvements ''féministes" qui pour leur majorité sont l'émanation d'une volonté politique...

2.Posté par hartemisse le 07/03/2005 17:02 | Alerter
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SOS racisme, et tous les mouvements similaires dont la raison même de leur existence est le reflet d'une machination politique, d'une manipulation communautaire. A l'instar des ''MI'' putes et ''MI'' soumises, ses mouvements ne représentent nullement la réalité du terrain. Cela ne sert juste à dénoncer les pratiques de certaines communautés, dont le pouvoir ne veut pas prendre de risques en dénonçant ou en légitiment ces pratiques. Maintenant, les putes et les soumises de la république veulent en se pavanant dans les rues, trouver des solutions miracles aux problèmes de leur propre communauté, au lieu de dénoncer les vrais responsables de ces maux de sociétés. Dénoncer les responsables reviendrait à se tirer une balle au pied. A partir du moment elles commenceront à voir les vrais responsables, elles seront traitées comme elles le méritent par ceux qui aujourd'hui derrière ou sur elles les orientent (au sens propre comme au figuré...)

3.Posté par pascal le 08/03/2005 12:49 | Alerter
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Nouvelle égérie de cette politique hypocrite, Sofia Otokaré affirme : '' Ceux sont les valeurs de la république qui m'ont permis d'arriver là où je suis'' rhétorique bien huilée.L'image véhiculée par cette tromperie est toute simple : ceux qui sont exclus de cette société, le sont uniquement par leur propre volonté, ou non volonté ?Chose étonnante, c'est à nouveau le PS qui met en exergue cette méthode abjecte.

4.Posté par morad le 02/09/2005 12:09 | Alerter
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sont trop pufs les "très putes - très soumises" !

5.Posté par tania HEBBAR le 02/10/2007 11:35 | Alerter
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au nom des musulmans toujours musulmans. Tous ces musulmans français justement sont que des musulmans??, un musulman ne doit-il respecter tout ce qui touche au pays où nous mangeons, vivons etc..où nous évoluons et passons plus de jours que dans certains de nos pays. d'origine D'abord Française avant tout, pourquoi?? parce que je vis de la manne française. Tiens parlons de nos droits, nous autres qui avons choisi justement ce Pays??? Nous convient-il?? Que dirions nous des droits dans nos pays d'origine?????
Soyons collés à ce pays, et ainsi nos petits sauront que nous l'aimons et dons nous avons le droit d'être Français TOUT SIMPLEMENT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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