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Pacte budgétaire: du vieux vin dans une nouvelle outre


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Sergueï Gouk
Mercredi 1 Février 2012

Pacte budgétaire: du vieux vin dans une nouvelle outre
Les nouvelles règles de conduite pour les pays de l’UE, déjà surnommées chaînes dans les couloirs du sommet de l’UE, ont été adoptées avec une rapidité surprenante.

Il est vrai que, pour le moment, par 25 voix sur 27. La Grande-Bretagne annonçait depuis longtemps son refus de s’y joindre. Alors que la République Tchèque a décidé de faire passer d’abord le document par son parlement. La Pologne, qui précédemment ne voulait pas de même signer le traité, a été séduite par la promesse du droit de prendre part aux sommets de la zone euro pour les pays qui n’en font pas partie.  Que va-t-il donc changer après la signature du pacte en mars prochain? 99 % de ses dispositions sont depuis longtemps fixées dans le droit européen en vigueur. Le thème est repris par notre observateur Sergueï Gouk.

Certes, les anciennes normes ont été durcies. Mais en même temps assez d’issues ont été ménagées. Toutes ensemble, elles rappellent beaucoup l’efficacité zéro du document précédent – le Pacte de stabilité financière. En 2003 le chancelier Gerhard Schröder avait réussi à éviter à l’Allemagne des pénalités financières. A partir de là personne dans l’UE ne prenait au sérieux les engagements pris.

Aucun Pacte budgétaire n’arrêtera pas un gouvernement, s’il décide de s’en écarter en raison des difficultés économiques. Les activités de la Banque Centrale Européenne l’illustrent: n’ayant pas droit de financer des budgets nationaux, en réalité elle le fait souvent, en achetant des obligations d’Etat des pays à problèmes.

Sans une intervention chirurgicale on ne saura pas s’en sortir de l’endettement, est persuadé Alexeï Kouznétsov, qui dirige le Centre d’études européennes à l’Institut de l’Economie mondiale et des relations internationales.

«Strictement parlant, l’actuelle position stable de l’Allemagne n’est pas due à un hasard. C’est précisément M. Schröder, en partie même au prix de sa carrière politique, qui avait su mener à bien une série de réformes, ayant apporté maintenant leurs résultats positifs. Ceci a coûté alors son poste à M. Schröder, parce que la population ne soutenait pas trop ces réformes. Tandis que la plupart des pays préféraient ne rien faire dans les années propices. Et à présent ils connaissent des phénomènes de crise plus profonds que cela n’aurait pu être avec une politique plus raisonnable».

Il est peu probable que le Pacte budgétaire puisse aider à sortir de la crise d’endettement. Ne serait-ce que parce que l’UE est encore loin d’une politique financière unifiée, sont convaincus des experts européens en vue. Mais il va sûrement avoir son effet positif sur la situation dans l’UE. Avec le temps.

http://french.ruvr.ru/2012/01/31/65028718.html



Mercredi 1 Février 2012


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