Coup de gueule

PHÉNOMÈNE DES HARRAGA : Algérie , ne laisse pas tes enfants te fuir!


Dans la même rubrique:
< >

Vendredi 29 Juillet 2016 - 14:18 Le Père Hamel était musulman!


«Vous avez une main-d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation. (...) Ensemble, avec votre main-d’oeuvre, avec nos écoles, nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier.»
Président Sarkozy, le 29 avril 2008 à Tunis


vdida2003@yahoo.fr
Jeudi 29 Janvier 2009

PHÉNOMÈNE DES HARRAGA :  Algérie , ne laisse pas tes enfants te fuir!
Prof.C.E. Chitour

«La conjugaison, écrit René Naba, de la main-d’oeuvre arabe et de l’intelli-gence française, constitue une variation sur le thème récurrent de la pensée subliminale française, la traduction du rêve extatique d’une fraction de la population française depuis plusieurs générations qui se résume par cette formule lapidaire mais hautement expressive: "Faire suer le burnous".»(1)

Voilà pour la bonne main-d’oeuvre «choisie». Qu’en est-il de l’autre? L’indésirable, la subie? Dans l’une de ses multiples déclarations concernant l’immigration, le président Sarkozy déclarait il y a un an, le 8 janvier 2008: «J’ai demandé à Brice Hortefeux (...) d’aller jusqu’au bout d’une politique fondée sur des quotas. Cela fait trop longtemps qu’on en parle. Tout le monde sait que c’est la seule solution. Eh bien, il faut franchir le pas, et arrêter de vouloir protéger les uns, ne pas choquer les autres. Avec cela, on n’a que des problèmes». On le voit: rien ne doit se mettre en travers de la xénophobie d’État décomplexée. Puisque l’on entend trier aux frontières entre noirs, marrons, jaunes ou verts, on ne va pas se laisser embêter par une vieillerie aussi dépassée que la Déclaration des droits de l’Homme. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, constatait ainsi dans le quotidien 20 minutes: «Changer de Constitution pour y inscrire les quotas, contraires au principe d’égalité entre les hommes, revient à remettre en cause des valeurs sur lesquelles repose la société française depuis 1789. Cela n’est jamais arrivé: ce serait la première fois dans l’histoire politique française depuis cette date.»


Il n’empêche que la France donne «l’exemple» à l’Europe par cette politique du chiffre qui consiste à débusquer avec des contrôles ciblés les harraga qui ont pu, d’une façon ou d’une autre, vaincre la mer. Il vient que la forteresse Europe, véritable miroir aux alouettes pour les jeunes du Sud, se barricade plus que jamais. Notamment depuis une certaine Directive de la Honte sous la houlette du commissaire européen portugais qui, décidément, a la mémoire courte: il ne se souvient pas que ses aînés anciens immigrés dans le bas de l’échelle, étaient appelés, dit-on -suprême injure- les Arabes de l’Europe! Cette Europe qui a mis en place le Sives qui permet de surveiller les côtes espagnoles de Ceuta et Mellila et qui permet de les voir, aussitôt qu’elles quittent l’Afrique. Cette Europe qui met en place une marine et une aviation de guerre Frontex pour repérer à l’avance les embarcations maudites et les rediriger sur leur pays d’origine. Cette Europe, qui sponsorise dans certains pays d’Afrique du Nord des camps de rétention, sous-traitant ainsi sa sale besogne pour venir choisir sur place ceux qui ont le meilleur génome, le meilleur diplôme, ce qui n’est pas sans nous rappeler les négriers qui choisissaient ceux qui avaient la meilleure dentition.(2)

Il faut savoir par exemple, que la minuscule île de Malte a laissé se noyer sous les yeux de sa marine des harraga sans leur porter secours! Dans ces conditions, combien même le candidat arrive au prix de mille dangers à accoster, il est immédiatement arrêté, mis dans un centre de rétention en attendant son renvoi.

Qu’est-ce qu’un harraga? Mot originaire de l’arabe maghrébin harrâg, ´´qui brûlent´´ (les papiers) migrant clandestin qui prend la mer depuis l’Afrique du Nord. Ce phénomène que l’on peut qualifier de planétaire existe de ce fait sous d’autres cieux, notamment entre le Mexique et les Etats-Unis avec la séparation du Rio Grande. Les migrations se sont toujours produites depuis la nuit des temps. Cependant, elles ne concernaient pas des mouvements d’individus d’une façon aussi importante, aussi fréquente et nouvelle que la migration par la mer vers l’Europe. S’il ne faut pas imputer exclusivement tout aux puissances européennes qui ont rendu exsangues les économies des anciennes colonies quand le mouvement de décolonisation du début des années soixante était inévitable, force est de constater que ces décolonisations furent pour la plupart, bâclées! On se souvient de la pertinente phrase d’Aimé Césaire: «La lutte pour l’indépendance: c’est l’épopée, l’indépendance acquise, c’est la tragédie!» Résultat des courses, les gouvernants des pays indépendants, pour la plupart, adoubés par les anciennes puissances qui y placent leurs relais, furent incapables d’offrir une alternative à leur jeunesse!

On comprend sans peine le désespoir de ces migrants qui font des milliers de km pour venir, pour certains, du fond de l’Afrique, mourir d’une façon tragique, noyés et restant sans sépulture ou encore enterrés d’une façon anonyme parce que rejetés sur une plage. On se souvient avec colère et impuissance de l’image de cette harraga gisant sur une plage espagnole, couverte d’un carton, pendant que des jeunes filles et garçons s’ébattaient dans l’eau à quelques mètres de là. Non, le monde n’est pas juste. Un article de Florence Beaugé décrit plus que mille discours la tragédie. La journaliste fait parler un harraga, un dénommé Kamel Belabed. Ecoutons sa détresse qui...chaque fois qu’il apprend qu’en Espagne ou en Italie, on a incinéré des corps d’inconnus retrouvés sur une plage sans pratiquer des tests ADN, se dit avec amertume: «Voilà encore des familles qui ne pourront jamais faire leur deuil.» Il se désespère qu’on parle tous les jours, dans ces conditions, de coopération méditerranéenne. Son voeu le plus cher? «Qu’on commence par donner un visage humain à cette Union pour la Méditerranée dont on nous parle tant!»(3)

Mais me dira-t-on pourquoi l’Algérie- censée être riche- est touchée elle aussi par ce phénomène qui a pris de l’ampleur depuis quelques années, à tel point que le pouvoir a mis en place un dispositif judiciaire tentant d’endiguer cette fuite?. Les harraga risquent deux à six mois de prison et une amende allant de 20.000 à 60.000DA. C’est ce que recommande l’avant-projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n°66 du 8 juin 1996 portant Code pénal. Entre les griffes de la prison et les dents de la mer, les harraga «s’offrent» une troisième alternative. L’Etat leur a accordé le choix de ne pas passer en prison. Parallèlement, le ministère de la Justice a proposé un avant-projet de loi portant l’insertion du travail d’intérêt général, non rémunéré, comme peine de substitution à celle de l’emprisonnement. Il faut savoir en effet que «de janvier à octobre 2008, les Forces navales algériennes ont intercepté, dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, 1533 émigrants clandestins. Durant l’année 2007, 1530 harraga ont été interceptés, dont 1485 Algériens. En 2006, pas moins de 1016 personnes ont été arrêtées contre 335 harraga et 29 corps repêchés en 2005. Ces statistiques indiquent clairement que le nombre des harraga enregistre une courbe ascendante».(4)

Le jugement des harraga est illégal» clame Me Benbraham au forum d’El Moudjahid, lors d’une conférence sur le thème des harraga. L’avocate Fatima-Zohra Benbraham a jugé «scandaleux» le fait de condamner les jeunes harraga à des peines de prison ferme. Le phénomène des harraga n’est pas correctement pris en charge. «Quel crime ont-ils commis? Au lieu de sanctionner, il faudrait essayer de comprendre les sources du mal», estime Me Benbraham. Les harraga devraient, selon elle, être considérés comme des victimes et non pas des criminels. «Cet enfant qui avait 10 ans en 1992, qu’a-t-il vu, qu’a-t-il entendu? La politique de l’enseignement n’a pas été convenablement orientée. La fermeture d’usines a entraîné le chômage. Nous sommes en pleine phase de paupérisation. Et quand on devient très pauvre, tout est permis pour survivre», affirme-t-elle. Et d’ajouter: «Pour ces jeunes, il y a généralement trois options. Ils ont le choix entre le terrorisme, le crime organisé et la prostitution. Mais il y a des jeunes qui, malgré la misère, préfèrent garder leur honneur. Pour prétendre à une vie meilleure, ils ont choisi la harga. Ils n’ont fait aucun mal à leur pays.» Cheikh Chemseddine a estimé que la «hogra» et la harga sont intimement liés. En réponse aux «fetwas» contre les harraga, il affirme: «Ce jeune qui a bravé les dangers de la mer n’a rien du profil du suicidaire. Au contraire, il s’agit d’une personne qui aspire à la vie.»(5)

Qui s’occupe du phénomène des harragas? Le ministère de la Jeunesse? Les ministères du système éducatif qui ont chacun refilé la patate chaude au suivant, notamment à celui de la formation professionnelle qui prend en charge une petite cohorte non significative des armées de jeunes dirigés -doux euphémisme- vers la vie active, c’est-à-dire la rue et plus tard, la mer pour certains? Le ministère de la Solidarité? on peut s’interroger sur sa réelle valeur ajoutée, si ce n’est dans le couffin du Ramadhan, prouvant a contrario que la paupérisation s’étend...Celle d’offrir des aires de jeux aux enfants d’émigrés pour qu’ils prennent leur mal en patience pendant que leurs parents- pas habitués à cela en Europe- font la chapine pour s’acquitter des formalités d’entrée. Ces mêmes émigrés -dont «il s’occupe»- qui contribuent allègrement à couler l’économie du pays: sur les 3,2 milliards d’euros que les émigrés envoient au pays, une grande partie passe dans l’informel et alimente la deuxième Bourse d’Alger, celle de Port Saïd!

Une conférence nationale présidée par le président devait en principe proposer des pistes de réflexion qui devaient aboutir à des mesures opérationnelles. Un vent d’espoir avait circulé maintenant que tout le monde avait compris que c’était un phénomène qui touche les départements ministériels et que la manne pétrolière pouvait contribuer à impulser financièrement des projets articulés. Le réveil est brutal! En l’espace de quelques jours, deux ministres avouent officiellement leur impuissance. Ecoutons d’abord, M.Belkhadem, ancien chef de gouvernement: «S’il y a des solutions miracles pour les harraga nous sommes preneurs», a répondu M.Belkhadem à un confrère qui l’interrogeait sur les ondes de la Chaîne III. Voilà ce que nous apprend, écrit Nadia Benakli, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, à propos de l’un des plus graves phénomènes qui touche la plus importante frange de la population: «Nous n’arrivons pas à identifier les raisons qui poussent les jeunes à partir ailleurs», a-t-il déclaré, hier. «La Commission interministérielle qui travaille depuis plusieurs mois sur ce dossier n’a pas abouti réellement à cerner les véritables causes qui sont à l’origine de ce phénomène».(4)

En clair, les jeunes continueront à être abandonnés à eux-mêmes. Imaginons «La Kaddara Allah», l’Algérie dans vingt ans, plus assez de pétrole pour l’exportation, un Sahara désert, pas de devises car la rente n’est plus là. Une population de 45 à 50 millions d’âmes et des pénuries planétaires d’eau, d’énergie et d’alimentation agrémentées de changements climatiques avec des désastres de grandes amplitudes. Que restera- t-il du pays de 1 million de chahids maintenant que eux qui l’ont géré ne sont plus là pour vivre le désastre? Il va nous arriver ce qui arrive maintenant dans certains pays dits de la «zone grise» où toute possibilité d’un Etat organisé est exclue où c’est la loi de la jungle. Certains pays vivent cela et sont à vendre.

Doan Bui écrit à ce propos: «Comment nourrir son peuple quand on a trop d’habitants et trop peu de terres cultivables? Il suffit d’aller les chercher où elles sont. C’est ainsi que la Chine, la Corée du Sud ou les Etats du Golfe se sont lancés dans une véritable course à la terre. Ce ne sont pas seulement des récoltes qu’ils achètent mais des régions entières, dans des pays qui ont déjà du mal à alimenter leur propre population.» Doan Bui raconte les premiers épisodes de ce qui sera une des grandes batailles du XXIe siècle: celle de la nourriture: «Le Soudan, j’achète!, Et moi, le Kazakhstan! Imaginez un monopoly où l’on n’achèterait plus des rues, mais des pays entiers. Evidemment, comme au monopoly, les gagnants seraient ceux qui amasseraient le plus de terres, bref, les plus riches à la banque. Les perdants? Eh bien, ce serait les fauchés, obligés de céder leur bout de terrain pour renflouer les caisses. (..)La terre! Pour elle, les pays se sont déchirés en guerres meurtrières. Pour elle, les conquistadors ont bravé les mers inconnues, décimé les populations locales afin d’y planter leur drapeau. La ruée vers les terres n’est pas un fait nouveau. Mais c’est peut-être la première fois dans l’histoire que le phénomène est complètement mondialisé.»(6)

En conclusion, quand un arbre perd sa sève, c’est qu’il est malade. Il est injuste de baisser les bras! Voilà un pays qui a tout pour réussir et qui dans les faits est en panne. Les solutions existent, le problème des harraga concerne tous les départements ministériels et naturellement la société tout entière. Il faut un moteur pour le développement. A l’instar de ce qu’a fait Franklin Roosevelt avec le New Deal et qu’ambitionne de faire Barack Obama, il nous faut une «armée du développement national», une réelle politique de grands travaux qui donnerait du travail et des opportunités de création de richesse à ces dizaines de milliers de diplômés qui pour certains fuient le pays légalement, avec la complicité des pays réceptacles qui leur donnent un visa et profitent de ce fait d’un diplômé qui ne leur a rien coûté. C’est toute la politique du pays qu’il faut réétalonner tous azimuts. Il est à espérer que les programmes des candidats à la présidentielle prennent en charge réellement cette tragédie et que réellement l’imagination soit au pouvoir. Rien n’est plus trompeur qu’un matelas de devises qui invite à la paresse et compromet dangereusement l’avenir du pays qui pourrait subir le sort tragique des «pays à vendre».


1.René Naba:Union pour la Méditerranée: Un «ORNI», objet remuant non identifié? 7.07.2008

2.Florence Beaugé Les Harraguas. Le Monde 17/05/2008

3.Chems Eddine Chitour: La nouvelle immigration: errance et body shopping. Ed. Anep. 2002

4.Nadia Benakli: «Le phénomène des harraga nous dépasse» L’Expression du 27 Janvier 2009

5.http://elharraga.wordpress.com/2008/04/29/%c2%ab-le-jugement-des-harraga-est-illegal-2%bb/

6.Doan Bui:A vendre: pays pauvres Nouvel Observateur 23-12-2008


Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

Ecole Polytechnique Alger


Jeudi 29 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par Abdelghani le 30/01/2009 01:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

c'est vraiment un DRAME !

A qui la faute ???

Tout simplement à nos dirigeants cupides , débiles, véreux et incompétents qui ne pensent qu'à se servir au lieu d'assurer le bien être de la population en lui offrant du travail, des loisirs, ses droits...au lieu de la mépriser et la pousser à l'éxil !

Beaucoup de jeunes partent sans le moindre regret en disant " préférer être bouffés par des poissons que rester dans son pays et être bouffé par les vers" !

La société occidentale porte une très lourde responsabilité sur cet état de fait et ces drames quotidiens !

2.Posté par david b le 24/02/2009 14:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

petit conseil d'un feuj eclairé,et au courant : mes chers demi-freres... faites des provisions (pates -riz-semoule-sucre....) et achetez de l'or, beaucoup d'or.
le compte à rebour à bien commencé, armez-vous de patiente , le combat risque de faire mal , surtout en europe.
le monde glisse, le royaume de satan s'eclair à l'horizon, choisissez votre camp, et ne defendez paz l'indefendable.
avec votre religion, votre petrole, et les milliers de milliars de dollars en circulation, nous on aurait un royaume qui s'etendrait jusqu'à pluton...
tant de malédiction s'acharnent sur vous, REVEILLEZ VOUS!!!, si vous etes vrai, il est temps de proclamer votre Jihad!!!

3.Posté par Tarik le 21/03/2009 19:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Cher Mr ChemsEddine Chittour ?
Je vous lis tres souvent quand il m'est possible de trouver un article de votre part .
Cependant cher monsieur et pardonnez moi mon " arrogance" , vous qui etes au pays et partagez pour ainsi dire "la vraie misere du peuple " , je n'arrive pas a vous comprendre en effet je me dis : " en voila un monsieur universitaire prof de par sa fonction , donc rationnel et pouvant discerner le vrai du faux , pouvant analyser en detail pas mal de parametres inherents à la mal vie qui s'est abattue sur l'Algerie mais ô paradoxe il reste de marbre et adopte la position la plus statique qui soit et s'en remet aux "AUTRES" ( MSP -FLN-RND )!!!!! CEUX LA MEME QUI ONT MIS LE PIED A GENOUX PAR IGNORANCE !
En effet cher monsieur , pourquoi ne pas consacrer une demi heure chaque jour à chaque cours que vous donnez pour initier vos eleves à la politique à l'analyse , et surtout qu'est ce qui vous empeche de creer un PARTI POLITIQUE !!!!!!!
c'est à ne rien comprendre dans la façon dont vous raisonnez : dans votre article vous ecrivez que vous faites confiance aux candidats à la presidence pour prendre en charge certains parametres mais :::::: CE SONT TOUS DES IGNORANTS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
En effet comment peuvent ils apprehender un probleme economique qui se resume à peu pres à cela : " LA BANQUE NATIONALE " ...... NE DOIT PAS preter de l'argent aux importateurs .
l'argent de la banque nationale NE DOIT SERVIR QU A DES PROJETS EN ALGERIE tels les grands travaux d'infrastructures ou des projets de developpements militaires ou pharmaceutiques ou des centres de recherches seuls secours pour hisser le developpement d'un pays permettant ainsi la creation d'une industrie nationale dans tous les secteurs vitaux ............VOUS REGLEZ TOUS LES PROBLEMES DE L 'ALGERIE "
il n'y a aucun secret pas besoin d'un super president .
le petrole et le gaz ainsi que les minerais ne seront vendus qu'en fonction des besoins du pays : L'ALGERIE ETANT EN SOI UN SCANDALE GEOLOGIQUE ...PAS BESOIN DE DEVISES ...VOUS AVEZ TOUT DEVANT VOUS !
Vous recuperez la banque nationale et le dinar se verra du jour au lendemain devise !
Devant tant d'incomprehensions il ne reste alors qu'une troisieme explication c'est que :
les Algeriens aiment " ZBEL EUROPA " et dans ce cas de figure : qu'ils aillent au diable


4.Posté par eolenovo le 18/01/2010 22:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Nous tenons à vous informer de la sortie, le 24 février prochain, du très beau film HARRAGAS, de Merzak Allouache.

Le film sortira dès le 24 février dans une vingtaine de villes.

5.Posté par Saber le 19/01/2010 00:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Aucun pays musulman arabe ou pas ne laissera passer l'expression de l'islam politique, alors, fonder un parti libre, ça relève de l'illusion.
Il y a les droits de l'homme selon la philosophie maçonnique arabe ( Hilf-al-fudul) le pacte des vertueux conclus dans le dos des premiers croyants musulmans comme l'allégeance faite à l'ONU et ses ramifications.

Pour ce qui est de l'exportation des ressources énergétiques, un minimum de bon sens refuserait de les vendre à des spéculateurs privés comme G. S et compagnie mais bon.

Quand ça discute politique c'est toujours entre élites et profiteurs mais qui se soucie du commun des citoyens, ce qui fait l'avenir du pays, c'est sa jeunesse ?

Tout ces merdeux de politiciens donnent le sentiment qu'il y a une classe de vainqueurs et leurs progénitures qui prospèrent et une autre catégorie de vaincus qui souffre ainsi que leurs descendance comme des damnés par ce qu'ils sensés être de bons musulmans qui doivent cultiver la patience uniquement .

C'est pourtant facile de créer des centres de formations accessibles à tous les jeunes selon les moyens intellectuels et physiques de chacun et en cela non, il faut légiférer des lois encore plus dures et injustes pour étouffer une nombreuse jeunesse perdue.

Il faut arrêter cette sacralisation de la pensée politique et accepter un débat ouvert avec des arguments de part et d'autre et que celui qui n'a rien dans le cigare qu'il se casse et qu'il cède la place aux non seulement compétents mais aussi et surtout le dévouement pour le grand nombre ne privilégiant pas les intérêts particuliers au détriment des sans voix.

Les prix des denrées alimentaires au même prix qu'en Europe avec des salaires de misère quand il y a du travail c'est consternant tout autant que ces malheureux naufragés.

Ce titre qui dit: "Algerie ne laisse pas tes enfants te fuir" évoque en moi un conte arabe algérien qui dit comme ça:

Il était une fois une vielle dame sans mari ni ressource ni aliments à donner à manger à ses enfants, alors devant l'insistance de ses enfants à réclamer du manger et sa douleur face à son impuissance à satisfaire ce désir naturel, elle avait pris une marmite (gadra ) qu'elle a rempli d'eau et de cailloux et l'a mise sur le feu et à chaque plainte de l'un de ses enfants, elle répondait patiente mon enfant bientôt le met sera cuit et tu sera servi et toute la nuit elle leur chantait cette rengaine jusqu'au matin et après s'être assoupi de tant de fatigue, elle découvrit les visages du fruit de ses entrailles et découvrit qu'ils sont tous morts par une nuit de patience.

LA HAWLA WALA QOUWATA ILLA BILLAH.

6.Posté par Merzak OUABED le 15/04/2011 10:43 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


HARRAGA* … OU LES RAISONS DE LA COLERE !

Mais pourquoi t’obstines-tu à partir
A traverser les mers en nous laissant
Tu t’aventures à mettre en péril ta précieuse vie.
Pour t’exiler, en renonçant à nous
Ce voyage n’est pas légal
Et sa fin peut être malheureuse
L’embarcation est petite et en bois pourri
Et tu risques de te noyer sans pouvoir nous revenir

Ne me blâme pas, et laisse moi partir
Je tente ma chance, même dans le désert
Ton gars a le cœur meurtri,
S’il vit, il ne possède rien, et s’il meurt, il n’aura rien à léguer.
Depuis l’âge où j’étais bébé dans le berceau
La réussite ne m’a jamais rendu visite
Que je vive dépecé ou égorgé
Il n’y a pas de différence, les deux sont des calamités

Même si tu arrives à partir loin
En te retrouvant errant en étranger
Qui peut garantir que tu sois heureux
Alors que tu n’auras ni être cher, ni compagnon, ni proche
Tu vivras alors malheureux, seul en solitaire
Tu sais que ce temps est traître et difficile
Tu ne trouveras aucune pitié, et les cœurs sont en fer
Reste avec nous et sois brave

Je pars, je m’exile en traversant les mers
Même si je dois le faire à la nage
Je ne peux plus tenir, car j’en souffre bien
Alors, je pars même si c’est sur une planche
Ce qui m’importe, c’est d’arriver et de voir
Les pays de l’abondance, la paix et la quiétude
Là, je vivrai dans la joie et heureux
Dans quelque villa, avec jardin et cour

Même si tu es gavé de peine
Et même si le vase en déborde
Tout passe, et tout n’est qu’éphémère
Mais l’essentiel, c’est la volonté
Reste toujours dans l’attente, ou même dans l’espoir
Mais ne désespère jamais
Demain, si Dieu le veut tu trouveras la quiétude
Et tu fonderas un foyer, comme tous les gens

Je n’ai pas trouvé ici, le bout du fil
Je ne fais que tourner en rond inutilement
J’en suis fatigué et las de monter et descendre
Si j’ai le dîner, le déjeuner je n’en n’ai pas
Tous mes voisins et les gens des alentours
Comme les gens du quartier, sont témoins
Toute la journée, je ne fais que soutenir les murs
Alors là, si je me marie, c’est la catastrophe

Cesse de pleurnicher et de te lamenter
Toi tu vis toujours dans les chimères
Tu es trop gâté, et tu aimes être bercé
Comme tu regardes trop quelques films
Qui te poussent à dire : je pars
Vivre là-bas, une vie de rêve
Admets-le et arrête de tricher
Car ton pays, n’a aucun reproche

Tu veux que je sois franc
Au fait, si tu comprends l’arabe
Ici, dans mes poches, il n’y a que de l’air et du vent
Et pour moi, la tourmente a perduré
Dans ma nature, je veux vivre bien
Et j’aime l’argent, sans modération
A chaque fois que je me relève, je retombe à nouveau
Alors, laisse moi partir. Fais-moi plaisir

Tu sais que la vie est un long combat
Il y a le riche, et il y a le pauvre
Juste un peu de dynamisme et d’actions
Ne sois pas avide, et ne dis pas : c’est peu
Et Dieu y mettra sa baraka
Et tu peux ici même, te faire une situation
Notre destin est commun et nous le partageons
Et puis celui qui veut réussir, il a tout le temps

Laisse moi partir, ö créature
Jusqu’à quand faudra t’il se fatiguer à attendre
Tu sais bien que les portes me sont toutes fermées
Et plus je tarde ici, et plus augmente mon obstination
Les autres en haut, mènent la vie de château
Et moi au fond, je me gave de tourments
Ils ne vivent que grâce aux tromperies et aux dols
Et moi, les bras croisés je reste dans mon p’tit coin.

Ne me trouve aucune excuse
Il n’y a pas de meilleur pays que le tien
Tu dis qu’il ne reste plus que le « sauve qui peut » d’ici
Mais fais comme les jeunes, de ton âge. Regarde tes seigneurs
Ils ont réussi ici même, et sans difficulté
Mais toi au fait, tu es juste fainéant ; ce n’est pas de ta faute
La pente, tu peux la voir en rampe
Alors, quant à moi désormais, je n’en ferai plus cas de toi

Merzak OUABED
Alger, 2005
Nb : Opérette au texte écrit en arabe en vers rimé pour un duo d’interprètes, mixte. Il est traduit à la langue française par l’auteur lui-même.
* Harraga : un terme du parler de l’arabe Algérien, populaire et familier, et qui dans le jargon des jeunes, veut dire : « brûleur » Initialement, il était utilisé pour désigner, quelqu’un qui brûle un feu rouge. Par la suite, et par extrapolation, il devient un terme désignant spécialement, celui qui brave les interdits des lois, et la légalité concernant les frontières (maritimes surtout), pour les traverser clandestinement, généralement en groupe (parfois à l’aide d’embarcation de fortune) afin de tenter de rejoindre l’autre rive de la méditerranée du Sud de l’Europe. Harraga veut textuellement dire : Brûleur, Harga : c’est l’opération elle-même, de la traversée clandestine.


7.Posté par cheyenne le 15/04/2011 13:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ouallahi vous allez me prendre pour "maboul" mais ma vérité je l'éxposerais:
Haragas c'est quoi cette merdique formule : vous croyez que ces jeunes de chez nous vont à l'étranger pour travailler mon oeil si ce n'est pour autre chose.
Ces jeunes veulent se la couler douce , ils n'ont qu'une idée en tête se pavaner en voiture le portable collé aux oreilles à longueur de journée et la cigarette collée sur leur sale bec
J'ai mon garçon premiere année universitaire ( architecture ) plus les 3/4 ont déserté les bancs des classes , ils se sont inscrits sur la liste des chomeurs vont vers les banques et retirent la somme de 100 millions s'achetent une voiture et font le beausur de sâles artères , quand aux reste ils font greve , il s'est trouvé seulement avec 2 étudiants qui viennent au cours qui ne sont plus dispensés pour 3 élèves
Pourqui vouloir copier que coute sur cet occident merdique , nous avons des valeurs propres à nous
Le pret fait rage en Algérie et à cette cadence le pays est voué à des jours sombres et une véritable catastrophe
Il manque un homme à poigne et ouallahi je voterais s'il le faut pour un dictateur , pourvu que chacun reprenne sa place

8.Posté par Lihidheb mohsen le 17/07/2013 07:59 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

http://www.amorbenhamida.ch/de-ch/buecher.html?productid=25

9.Posté par Lihidheb mohsen le 02/08/2013 00:36 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

« Mamadou et le silence de la mer », Livre de constats et témoignages poignants sur la condition humaine des émigrés clandestins Africains et autres, vue par un activiste écologique sur vingt ans de combat.

Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires