Sciences et croyances

Ouf ! Blitzar, hypernova et agonie de trou noir sauvent la théorie du Big Bang



Stephen Smith
Lundi 20 Octobre 2014

Ouf ! Blitzar, hypernova et agonie de trou noir sauvent la théorie du Big Bang

Localisation de 4 « blitzars » sur une carte d’émissions radio célestes.
Crédit : MPIfR/C. Ng ; Science/D. Thornton et autres.
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Thunderbolts, Stephen Smith, 15 octobre 2014


    De la radio jaillit de l'espace intergalactique.


    Plusieurs articles de notre chronique Picture of the Day résolvent les problèmes des rafales de rayons gamma (Gamma Ray Bursters). Dites être des émissions électromagnétiques incroyablement puissantes, elles seraient [selon les astronomes,] produites par des collisions d'étoiles à neutrons, des explosions de supernovae ou les « douleurs de l'enfantement » des trous noirs. Les premières rafales de rayons gamma détectées par le satellite SWIFT ont été localisées dans des galaxies à haut redshift : certaines sont dites distantes de 12 milliards d'années-lumière. Si elles sont vraiment à ce point lointaines, les énergies observées surclassent toute supernova. Une entité cosmique hypothétique, connue sous le nom d’« hypernova », a donc été invoquée pour préserver la théorie du redshift indicateur de distance.


    D’après les spéculations des astrophysiciens, les hypernovae apparaissent dans des étoiles ayant plusieurs fois la masse du Soleil. Les théories classiques racontent que, du fait de leur masse extrême, dès que le noyau en fusion de ces étoiles implose, leur champ gravitationnel intense les fait s’effondrer en formant un trou noir. Ce qui reste de l’enveloppe de gaz et de poussière rebondit sur le noyau effondré en formant une hypernova. Quel que soit le processus, on ne sait toujours pas comment l'embrasement d'une hypernova, et l'effondrement ultérieur en trou noir, produisent une rafale de rayons gamma.


    Il y a six ans, des radioastronomes ont découvert une autre étrange rafale de puissante énergie : un violent pic radio (FRB). La puissance de ce premier événement de cinq millisecondes a été décrit comme dépassant l'énergie libérée par le Soleil en un mois. Quelle est la cause d'un signal radio d’une telle puissance ? Ironiquement, au lieu des douleurs de l'enfantement d'un trou noir, c'est sa mort qui a été subodorée produire ces pics radio.


    Dorénavant, les théories modernes sur les trous noirs leur donnent le droit de « se dissiper » à travers un processus appelé « rayonnement de Hawking ». Selon Stephen Hawking, si un trou noir contient M masses solaires, il existera un « rayonnement » de corps noir de 6X10^-8/M Kelvin. Cela signifie qu'un trou noir « à jeun » devrait rayonner sa masse et finalement détoner comme une bombe H. Toutefois, un trou noir de masse solaire M devrait durer 10^71(M^3) secondes, aussi est-il « problématique » d’en détecter un. Même les astronomes auteurs de l'idée la jugent « spéculative ». À sa place, la théorie la plus à la mode compte sur l'invocation d'une autre entité hypothétique, le « blitzar ».


    D’après une annonce relativement récente de l'université de Manchester, la découverte de quatre autres pics radio avec le radiotélescope de 64 mètres de Parkes, en Australie, porte leur nombre total à six. Le blitzar est supposé être une étoile à neutrons dont la masse devrait normalement la ratatiner en trou noir, mais tournant si vite que son moment angulaire l’en empêche. Les pics radio sont si puissants et dits provenir de si loin, plus de 11 milliards d'années-lumière, que le blitzar, ou « étoile à neutrons en surpoids », est nécessaire (une fois de plus) pour sauver la théorie du redshift.


    Concept communément admis, le redshift sert à placer les objets dans l'espace à leur distance particulière. La mesure de la parallaxe permet de déterminer la distance des astres proches, mais au-delà de quelques années-lumière, les angles deviennent si petits qu'elle n’est plus applicable. En conséquence, le redshift entrant en scène, la distance des astres les plus lointains a pu être déterminée.


    Par l’analyse, avec le télescope de 100 pouces de l’observatoire du Mont Wilson, Edwin Hubble a cru observer des galaxies s'éloignant de la Voie Lactée. Le plus étonnant dans ses notes n'est pas la récession elle-même, mais les vélocités élevées associées à ses mesures. D’après ses calculs, certaines galaxies s’éloignaient de son observatoire à des milliers de kilomètres par seconde.


    Adaptant l'effet Doppler (d’après le nom du physicien autrichien Christian Doppler, qui a présenté cette notion en 1842) aux spectres lumineux des différentes galaxies, Hubble pensa que le déplacement des signatures d’éléments particuliers, appelées raies de Fraunhofer (du nom du physicien allemand Joseph von Fraunhofer), indiquait que les ondes lumineuses étaient décalées vers l'extrémité rouge du spectre par une apparente vitesse de récession.


    Les raies de Fraunhofer, dues aux éléments qui absorbent la lumière, sont censées se produire à des fréquences identifiées précisément dans le spectre. Si elles sont à une place différente, elles ont été décalées par l’effet Doppler dû à l'accélération de l'élément. Cela forme l'épine dorsale des calculs de distance à l’échelle galactique et montre la vitesse de récession supposée des galaxies. Les problèmes du redshift et leur résolution par le Dr Halton Arp, ne sont pas le sujet de cet article. Il suffit de dire que les idées de Doppler sont indûment appliquées à la distance des astres.


    Le blitzar est à présent censé être un moyen pour sauver cette théorie, car, comme l’indique le communiqué de presse à propos des pics radio, leurs ondes sont ralenties par les électrons dans l'espace. On en conclut donc que les signaux radio doivent avoir parcouru des milliards d'années-lumière. Du coup, les pics radio doivent émettre « en quelques millisecondes autant d'énergie que le Soleil en un million d'années ».


    Toutefois, d’après la conclusion des spécialistes de l’Univers électrique, l’autre explication à l'intensité des pics radio est qu’ils se produisent dans le voisinage galactique proche, car le redshift n'est pas un vrai indicateur de distance. Les pics radio ne sont pas incroyablement puissants, ne proviennent pas de la limite de l’hypothétique continuum espace-temps en expansion, et ne sont pas le cri d'agonie des trous noirs.


    Si ces pics radio sont en réalité produits à proximité, leur énergie est moindre. Ainsi, les décharges de plasma sous forme d'explosions de doubles couches pourraient pousser les astrophysiciens sur des pistes analysables à travers des expériences de laboratoire. Plutôt que de compter sur des fantômes mathématiques du genre trou noir, étoile à neutrons obèse et blitzar, pourquoi ne pas établir de vraies hypothèses vérifiables et s’occuper des véritables modèles physiques ?


    Les théories cosmologiques standards ont du mal à accorder les modèles aux observations. Les ondes radio, les rayons X issus de l'excitation des ions, et toute une gamme d'énergies, sont des propriétés de la foudre. Les simulations sur ordinateur montrent que les phénomènes plasmatiques sont évolutifs sur plusieurs ordres de grandeur : Se comportant à l’identique, ils illustrent les principes de base, tant dans les atomes que dans les galaxies.


    Autre coup de théâtre ironique, le mot « blitzar » * est tiré d’un terme allemand désignant la foudre. Peut-être, les pics radio sont en réalité des éclairs cosmiques à immense échelle, surgissant des nuages de plasma électrisé.
[* Ndt :
The Free Dictionary donne Biltzar pour racine les mots allemands désignant les notions de foudre, éclair, coup de tonnerre…
    Ce choix de mot surprenant – qui rappelle un cas antérieur, le mot WHIM, signifiant caprice, … lubie, utilisé à la place du mot plasma –, dont il est difficile de croire qu'il soit dû au hasard, soulève moult interrogations au sujet des instances supérieures de l’astrophysique : Sont-ce des somnambules, comme l'écrivait Arthur Koestler ? Font-elles savoir qu’elles se moquent ouvertement du public par l’intermédiaire des pauvres astronomes qu’elles obligent à pondre des romans de science-fiction avec parfois cet accent québécois qui captive tant la gente féminine ? Envoient-elles un signe amical ou un bras d’honneur grossier aux spécialistes de la Plasma Cosmology de l’IEEE et de l’Univers électrique ? …]



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/10/15/on-donder-on-blitzar-2/
Traduction Petrus Lombard



Dernier article apparenté traduit

Une vague étoile brûlante : Vénus est une jeune planète, électriquement active.




Lundi 20 Octobre 2014


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