ANALYSES

Où va la Tunisie?...



Fethi GHARBI
Mercredi 23 Février 2011

Où va la Tunisie?...
Une chose évidente mais souvent éludée : le monde arabe est gouverné dans
sa totalité par des régimes monarchiques. Si les uns comme ceux du Maroc et du
Golf s'assument en tant que tels, d'autres se griment lamentablement en se
prenant pour ce qu'ils ne sont pas : des républiques. Les monarchies , les
vraies, ont si l'on peut dire le mérite d'éviter à leurs sujets les
énormes dépenses consacrées aux fausses campagnes électorales et aux
élections truquées.

En destituant le Bey en 1957 et en proclamant la république, Bourguiba n'a
été pendant tout son long règne que le digne héritier du régime qu'il
venait de renverser. Trônant à la tête de sa république en monarque absolu,
il a vidé les institutions de toute leur substance. Aucune comparaison avec le
présidentialisme gaullien. Quand on reprochait à la Vème république de
n'être qu'une sorte de monarchie, De Gaulle la qualifiait d'élective. Si le
présidentialisme en France dérive actuellement vers un hyper-présidentialisme
asphyxiant, il n'en demeure pas moins que l' institution judiciaire et le
pouvoir législatif gardent l'essentiel de leur autonomie face à l'exécutif.
Dans un pays comme la Tunisie tout comme en Afrique noire et dans le monde arabe
l'empire a imposé des pouvoirs absolus déguisés en républiques fantoches
qu'il corrompt pour mieux les tenir en laisse. Le régime de Ben Ali constitue
l'illustration malheureuse d'une telle collusion. Pendant plus de deux
décennies, une dictature des plus sanguinaires et des plus corrompues
"s'épanouissait" sous le regard bienveillant et complice des États-Unis et
de la France.

Ne souffrant aucun contre-pouvoir, fasciné par sa propre image, celle que lui
renvoyait son parti unique, Bourguiba, "le combattant suprême", pris d'un
délire mégalomaniaque se fait président à vie et part à la dérive dans un
désert institutionnel. Pendant la longue maladie du monarque, les luttes
intestines pour la succession plongeront le pays dans le chaos le plus total. Le
vide politique institué par Bourguiba et son entourage finira par profiter à
un militaire anonyme mais bénéficiant du soutien des États-Unis. Le 7
novembre 1987, en fomentant un coup d'état "médical", Ben Ali réussira à
rafler le pouvoir sous l'œil médusé des apparatchiks du parti. La Tunisie
passe ainsi d'un absolutisme que l'on pourrait qualifier de narcissique vers
un absolutisme corrompu. Le père fondateur vient de céder la place au parrain
cleptomane. Cependant, le profil du dictateur tunisien n'a rien
d'exceptionnel, il est à l'image d'une bonne partie de chefs d'états
corrompus et corrupteurs membres du club Françafrique. Ce réseau né avec les
indépendances continue à piller les ressources des anciennes colonies grâce
à la complicité de dirigeants africains asservis par la métropole. Le voyage
à Tabarka puis à Tozeur de Michèle Alliot-Marie et de son compagnon et
ministre Patrick Ollier à bord d'un jet privé d'un proche de la famille
régnante prouve à quel point les dirigeants français restent fidèles à
leurs traditions gaulliennes. Trop sensible, la ministre des affaires
étrangères a préféré survoler à haute altitude la misère des
"bantoustans" de l'ouest tunisien et les massacres perpétrés par la police
de son protégé. En soutenant sa ministre, Nicolas Sarkozy montre qu'il ne
dévie pas d'un iota de la politique françafricaine, lui qui quelques semaines
après son investiture s'est empressé de décerner la Légion d’Honneur à
Robert Bourgi conseillant à ce dernier de rester fidèle à la philosophie de
Jacques Foccart.

Assurées de l'impunité que leur garantit leur allégeance à l'empire, les
dictatures se livrent à toutes sortes d'exactions, s'enfonçant d'une année
à l'autre dans des pratiques criminelles et mafieuses. Un sentiment de
pérennité s'empare alors de certaines d'entre elles qui finissent par
s'empêtrer dans des paradoxes insurmontables. De la présidence à la
présidence à vie voilà que nous assistons depuis quelque temps à
l'apparition d'un phénomène incongru, celui des "dynasties
présidentielles", celle des Bango, des Moubarak etc...Ben Ali, lui, dont le
fils n'a que six ans pensait léguer son héritage à sa femme, la régente de
Carthage qui assurerait la transition jusqu'à ce que le prétendant au trône
atteigne la majorité. Tout ceci n'a pas l'air, bien entendu, d'offusquer
outre mesure les grandes puissances qui préfèrent la continuité à travers
des monarchies corrompues et dociles.

Ceux qui parlent de l'avènement de la deuxième république en Tunisie
ignorent que ce pays n'a jamais eu réellement de première république.
Malgré les apparences, la destitution du bey correspondait plus à un coup
d'état qu'à un changement de régime. Au lieu d'œuvrer à la
démocratisation du pouvoir, Bourguiba n'a fait que renforcer l'autoritarisme.
Ignorant des lois de l'Histoire, il s'est cru en mesure d'inventer une
idéologie. Il a commencé alors par se tailler une histoire nationale sur
mesure, se présentant comme le père fondateur de la Tunisie post-coloniale,
excluant du coup tous ceux et celles qui ont contribué depuis le 19ème siècle
à la lutte anti-coloniale. S'inspirant probablement de la "modernité"
occidentale qui a gommé deux millénaires d'histoire pour accoler la
civilisation grecque aux temps modernes, le combattant suprême s'aventure loin
dans l'antiquité pour s'inventer son mythe fondateur. Après le règne de la
légendaire Elissa, princesse de Tyr et fondatrice de Carthage, le temps s'est
arrêté et le pays a sombré dans un "moyen âge" obscur qui n'a pris fin
qu'avec l'avènement du sauveur au beau milieu du vingtième siècle. Cette
vision mythomaniaque martelée pendant des décennies par le "clergé" du
parti, par les médias et dans les manuels scolaires n'a presque jamais eu
d'impact sur une population bien ancrée dans sa culture. Cependant , lorsque
l'idéologique chancelle il finit toujours par céder le pas à la coercition.
Le choix du parti unique constitue l'autre volet ayant servi à asseoir
l'absolutisme et à exclure toute voix dissonante. Toutes les sensibilités
politiques ont été systématiquement éradiquées quelques années après
l'indépendance. Le despote n'a pas hésité à commanditer l'assassinat de
personnalités politiques et syndicales réfugiées en Europe tels que Salah ben
Youssef ou Ahmed Tlili. Le Néo-Destour, ayant servi d'abord de caisse de
résonance aux délires du président mégalomane s'est petit à petit emparé
de tous les organes de l'état et même de la puissante centrale syndicale.
Devenu l'incarnation du pouvoir, le Parti-Etat a vu gonfler ses rangs par des
gens guidés plus par leur esprit mercantile que par une quelconque conviction
politique. Une masse considérable de privilégiés prendra l'allure d'une
classe parasitaire contrôlant le pays sur le plan économique, politique et
sécuritaire.  Livrée à la délation et aux violences policières, la
société tunisienne s'enfonce dans la médiocrité et la paranoïa. Le
parti-Etat, cet édifice échafaudé par Bourguiba évoluera avec Ben Ali vers
un pouvoir mafieux. Au-delà de l'ex-président, de sa famille et de celle de
sa femme, la mafiocratie s'étend à toute cette classe parasitaire formée par
les cadres du parti disséminés dans les organes de l'état et de la société
civile. A partir des années 90, la société sombre dans la corruption , le
népotisme et le racket pratiqué d'une manière systématique par le
président déchu et sa famille élargie. Un jeune diplômé doit payer cinq
mille dinars et plus pour "s'acheter" un emploi alors qu'un homme d'affaire
doit accepter de partager avec l'un des membres de la famille régnante pour
pouvoir réaliser un quelconque projet . Je crois qu'à ce niveau-là, il faut
au moins reconnaître à Ben Ali et au RCD le mérite d'avoir devancé de
plusieurs longueurs Condoleezza Rice en instaurant en Tunisie bien avant l'Irak
"le chaos créateur". Seule la coercition permet à toute cette faune
prédatrice de contrôler la population en érigeant la terreur en système :
Près de deux cent mille policiers doublés d'une armée de délateurs
surveillant les cafés, les mosquées et les administrations quadrillent
systématiquement l'ensemble du territoire.

Voilà que les médias et les dirigeant occidentaux, scandalisés , sortent
soudain de leur longue amnésie pour étaler au grand jour les forfaitures du
dictateur, de sa famille et même de son parti. Ils oublient toutefois que les
crimes de Ben Ali ne se limitent pas à la corruption, aux rapines et à la
torture. Ce grand architecte du miracle économique tunisien est félicité par
Dominique Strauss-Kahn en personne. Décoré en 2008 par le dictateur, ce
dernier déclare : "... l'économie de la Tunisie est saine, c'est un exemple
à suivre par les pays émergeants..." Comment peut-il parler autrement d'un
chef d'état qui a ouvert toutes grandes les portes de l'économie tunisienne
aux ajustements structurels exigés par le FMI et la Banque Mondiale! Moins
nationaliste que les autres collaborateurs de Bourguiba, Ben Ali s'avère être
L'homme de la situation : un pantin aux mains du néo-libéralisme; son rôle a
été d’appliquer la médecine économique mortelle du FMI, laquelle, sur une
période de plus de 20 ans, n'a servi qu'à déstabiliser l’économie du
pays et à répandre la pauvreté et la désolation. Les émeutes sanglantes du
pain de 1984 consécutive au doublement du prix du pain imposé par le FMI ont
constitué le point de départ de cette politique meurtrière. A partir de 1990,
le capitalisme d'état qui pendant trois décennies a assuré aux classes
pauvre et moyenne la gratuité de l'enseignement et des soins a subitement
cédé la place au capitalisme le plus sauvage. L' accumulations des emprunts
depuis l'indépendance et la hausse subite des taux d'intérêt pendant les
années quatre vingt a fini par provoquer une crise de la dette. Pour l'obliger
à honorer le service de ses dettes, la Tunisie fut soumise par le FMI et la
Banque mondiale à des Programmes d’ajustements structurels (PAS) :
privatisation à outrance du domaine public, compression de la main-d'œuvre à
tous les échelons de l'économie. L'exemple des mines de phosphate de Gafsa
qui il y a quelques années employaient seize mille ouvriers n'offrent plus
aujourd'hui que cinq mille emplois illustre bien cette dérive. De son coté,
le syndicat ferme l'œil depuis deux décennies laissant toute la latitude à
la mafiocratie, aux entreprises nationales et internationales de disposer comme
elles l'entendent des masses laborieuses. La sacro-sainte flexibilité devenue
dans la bouche de tous ces gens synonyme de précarité. En Tunisie, la «
flexibilité » n'est autre que la destruction de l’emploi protégé; elle
consiste à donner davantage de pouvoir aux employeurs pour imposer des salaires
plus bas par le biais de formes de travail atypiques tels que les CDD et
l'intérim. Les sociétés étrangères ont sauté sur l'aubaine qui leur est
offerte, profitant sans vergogne de ces masses de semi-esclaves. C'est ce
vivier de main-d'œuvre taillable et corvéable à merci qui allèche tant tous
ces prédateurs occidentaux. Vient s'ajouter à tout cela la convertibilité du
dinar tunisien qui depuis les années quatre vingt dix permet aux investisseurs
de rapatrier tous leurs bénéfices, provoquant une hémorragie de capitaux
intenable. Pour compléter le tableau Ben Ali n'a eu de cesse de brader à
tours de bras tous les secteurs de l’économie tunisienne au profit d'
investisseurs étrangers. La majorité des Hôtels touristiques ont été
privatisés au profit du Groupe ACCORD, club Med, etc, alors que les secteurs
des banques, de la santé, de l'agriculture, de la pêche, de l’enseignement,
de la presse, de l’internet, des télécommunications, du textile sont tombés
entre les mains d'acquéreurs étasuniens, européens et même israéliens. On
ne peut donc que comprendre l'affolement de M. Feltman et de M. Sarkozy surpris
par cet élan révolutionnaire. Le chef d'état français, toujours en retard
d'une décennie, a même eu l'idée de génie de gratifier les tunisiens d'un
ambassadeur d'une rare originalité. Le tact de M. Boris Boillon nous a
littéralement ébloui...


Pris sous les tirs croisés du pouvoir mafieux et des finances
internationales, les tunisiens ont fini par exploser après vingt trois ans de
misère et de terreur érigée en système. Toutes classes confondues, des plus
déshérités à la bourgeoisie d'affaires, ils se sont tous unis pour abattre
le monstre. L'ayant décapité, beaucoup ont tendance à s'endormir sur leurs
lauriers oubliant ses tentacules qui continuent à étouffer dangereusement le
tissu social. La révolution n'a pas encore abouti malgré ce que prétendent
certains médias. La Tunisie est en situation révolutionnaire menacée par des
forces contre-révolutionnaires parfaitement organisées. Le gouvernement
provisoire imposé par les français et les étasuniens mais subissant les coups
de boutoir incessants des forces révolutionnaires continue depuis plus d'un
mois à s'adonner à des exercices de funambulisme éreintants. Cette révolte
selon Sarkozy et Feltman ne doit nullement se transformer en révolution. Il
s'agit pour eux de maintenir coûte que coûte la constitution de Ben Ali et de
hâter des élections en vue d'une reconduite du régime présidentiel .
C’est la raison pour laquelle Feltman s’est implicitement opposé à une
remise à plat de l’ensemble des institutions politiques tunisiennes. Il faut
dire qu'avec un régime parlementaire, les États-Unis risquent de perdre le
contrôle de la situation. Quand le pouvoir n’est plus concentré entre les
mains d’un seul homme (le président-monarque) et qu’il est disséminé
entre les divers représentants du peuple, il est plus difficile pour les forces
néo-libérales d’établir les alliances et de dicter une ligne de conduite
politique. Cependant, la contre-révolution se trouve par ailleurs renforcée de
l'intérieur. En effet, la grande bourgeoisie, une fois débarrassée de la
mafia Ben Ali tente depuis quelque temps de mettre un frein au mouvement. Le
patronnât tremble à l'idée que la révolution n'emporte toute la panoplie
de lois d'asservissement de la classe ouvrière promulguées pendant le règne
du dictateur.

Tous les atermoiements du gouvernement provisoire illégitime avec ses
commissions d'enquête ne servent en réalité qu'à noyer le poisson. Le seul
objectif de cette équipe se limite à précipiter les élections d'un nouveau
président-roi, d'un nouveau dictateur entièrement acquis à la cause
néo-libérale.

Tout ce que les tunisiens auront à faire...tout ce que les tunisiens font
aujourd'hui est de descendre dans la rue pour déblayer les restes de
l'épave!  
Tous pour un seul mot d'ordre : imposer au nom de la légitimité
révolutionnaire l'élection d'une assemblée constituante!  
Tous pour une constitution républicaine!
Tous pour des institutions républicaines authentiques!   

Tous pour l'avènement de la première république tunisienne!

Fethi GHARBI


Mercredi 23 Février 2011


Commentaires

1.Posté par Altaïr le 23/02/2011 12:57 | Alerter
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OUI à la Democratie Tunisienne tenant compte de son Identité, son Histoire et sa Religion, NON au mimétisme et/ou la singerie du modéle "républicain" et son modele de societe, qui aujourd'hui, la revolution industrielle passée, est juste porteur de corruption et de dépravation.
La Tunisie est une Terre d'Islam, il va faloir que certains intellectuels occidentophiles matérialistes qui planent plus qu'autre chose le comprennent, entre Jules Ferry et le Prophéte Muhammad (SAWS) le choix est vite fait...

2.Posté par nebuleuse le 23/02/2011 13:27 | Alerter
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La tunisie ne doit pas tomber aux mains ou plutôt rester aux mains du grand Satan cad les usionistes. La france et les autres pays occidentaux gettent ou s'agittent ,mais le peuple ne doit pas baisse la garde et descendre encore dans les rues pour les faire dégager tous!!!!
Le travail vient tout juste de commencer. Le chemin sera dur et long mais si le peuple baisse les bras aujourd'hui il ne se relevera pas avant tres tres longtemps s'il se reveille jamais.

Tunisiens soyez tenaces! Dieu est avec les patients et les déterminés. La victoire est au bout de la lutte!

3.Posté par Fethi GHARBI le 23/02/2011 15:07 | Alerter
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Restons tous unis malgré nos divergences. Battons-nous pour notre dignité spoliée et pour les droits des plus déshérités.

4.Posté par Mr dégage le 23/02/2011 15:09 | Alerter
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D'ailleurs les manifs et les sit-in en Tunisie ont repris de plus belle, il y a même des milliers de manifestants qui squattent et dorment en bravant le froid sous les tentes à la Kasbah là ou siège le gouvernement transitoire, car les tunisiens ne font pas du tout mais alors pas du tout confiance à ce gvt provisoire de Mohamed Ghanouchi, bref, les tunisiens ne veulent pas qu'on leurs confisque leurs révolutions acquis au prix du sang et de la terreur, gloire aux martyrs tunisiens, égyptiens, libyens, bahreïnis et yéménites.. qui se battent pour leur dignité ( El KARAMA) et leur indépendance!!

5.Posté par claudio le 23/02/2011 15:39 | Alerter
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@ Fethi GHARBI,

Merci pour cet articles édifiant. En quelques paragraphes, vous nous avez brossé un tableau très réaliste de votre cher pays. Nous sommes loin en effet du verbiage insignifiant que nous a asséné notre presse pendants des années.
N'ayant connu la Tunisie qu'en tant que touriste, je ne me doutais absolument pas de la situation d'extrême précarité de la société tunisienne, mais j'avais une certaine idée de la fiction de son économie. Certains aspects étaient visibles malgré le voile dont ils étaient affublés.
Enfin, ne perdez pas courage. Vous avez maintenant les choses en main et je suis convaincu que le Grand Peuple Tunisien ne se laissera pas spolier une seconde fois.

6.Posté par Altaïr le 23/02/2011 18:56 | Alerter
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@ Fethi GHARBI

Oui à l'union mais pas au prix de nos valeurs et notre identité. Le Peuple Tunisien n'a aucun compte à rendre ni aucun complexe à avoir vis à vis de l'occident. C'est à eux de s'adapter pas à nous, La Colonisation puis la colonisation des esprits qui lui à survecu sont FINIS, et si il sont pas content c'est pareil, on commercera et on ira se fournir chez d'autres Turquie, Chine, Inde, Bresil etc...c'est pas ce qui manque...

7.Posté par Heavenseeker le 23/02/2011 21:44 | Alerter
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la Démocratie est contraire a l'islam, les francs-maçons ont réussi a nous faire rentrer le crane l'idée fausse que démocratie= liberté, alors que c'est en fait = ANARCHIE, car la démocratie c'est quoi ? le pouvoir au peuple, et c'est contraire a l'Islam dont le pouvoir revient entièrement a Dieu, de même que la laïcité est une aberration mise en place pour détruire la religion, et ils y sont parvenus dans le monde occidentale. Un Homme quel qu'il soit si on lui dit qu'il est libre de faire ce qu'il veut, ne fait que suivre en faite le premier commandement du satanisme : "fais ce que tu veux !"....(voir bible satanique, crowley)

Pour que tous ces sacrifices ne soient pas faits pour rien, il faut éviter de suivre a la lettre ce que nous dictent les hypocrites, qui hier soutenaient ces mêmes dictateurs, et se cramponner a la religion de Dieu qu'il nous a légifère il n'y a que comme ca que l'on se réunira comme il faut une bonne fois pour toute et que Dieu nous accordera la victoire inchaa Allah. Nous vivons la fin des temps comme bon nombre de savants le pensent et je suis de leur avis, il faut réfléchir a son avenir, surtout du jour ou on aura a rendre des comptes, sur ce que nous faisions et pourquoi nous le faisions...


8.Posté par abir le 24/02/2011 02:00 | Alerter
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Tous pour l'avènement de la première république tunisienne!
Tous pour l'élection d'une assemblée constituante!
Tous pour un régime parlimentaire!
Tous pour la liberté d'expression et contre le monopole sioniste!
Tous contre le système neolibéral,néocolonial et la globalistion !
Tous pour un système économique sociale et solidaire!
Tous pour le miracle tunisien made in tunisia!

9.Posté par gjingis le 24/02/2011 02:13 | Alerter
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vers la patience

10.Posté par Png le 24/02/2011 02:38 | Alerter
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Article bien écrit et bien documenté mais idéologiquement loin de moi aussi , je rejoins l'avis d'ALTAIR et de HEAVENSEEKER.

11.Posté par abeilles le 24/02/2011 07:18 | Alerter
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heavenseeker
Vous avez raison ,ils n'ont que ces mots Démocratie= Liberté .Alors que nous ne sommes ni l'un, ni l'autre ,qu'ont' ils apporté en Irak ;il faut regarder ,Comme en France (dégage Sarkosy agent de la C I A °) OUI MAIS pour mettre QUI nous sommes incapable de nous entendre pour mettre Un Président qui aura des Valeurs pour son Pays ,et non pour sa clientèle,le N O M ont su diluer toutes les Valeurs ,je souhaite que tous ces Pays qui se révoltent ne tombent pas dans un Ruanda ,déjà pourquoi tous ces Tunisiens quittent ,leur Pays au lieu de se battre ,ils reviendront comme les Irakiens qui ont quitté leur Pays pour ne pas subir l'embargo ,la guerre ,sont au Pouvoir aujourd'hui ,Nous avons fait la Révolution la Loire était rouge de sang avec Robespierre ,Danton ,pour en arrivé aujourd'hui en Faillite ,la Ruine de notre PAYS
je suis de tout coeur avec ces Peuples ,mais gros DANGER ?
abir
combien nous coûte ces Assemblées de Bon à RIEN ,qui pour avoir leur investiture crachent sur leur électoral ,nous sommes devenus Matérialiste ,sans une once de bon -sens ,d'honnêteté ,Dignité on votent pour ceux qui sont condamné,sortent de prison ,

12.Posté par Fethi GHARBI le 27/02/2011 17:17 | Alerter
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Le premier ministre du gouvernement provisoire, Mohamed Ghanouchi vient de démissionner il y a une heure.

Les manifestations d’hier ont provoqué la mort de cinq personnes tuées par balles.

Pendant sa conférence de presse,Ghanouchi a accusé les forces contre-révolutionnaire d’être derrière le désordre que vit le pays et reconnu que la constitution de l’ancien régime est nulle et non avenue et que la Tunisie doit élire une assemblée constituante


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