Reflexion

Omar Mazri : Quelques aspects sur la Post Modernité (partie 1)


Dans la même rubrique:
< >

Mercredi 29 Août 2018 - 11:56 De la grandeur d'un athéisme pensant

Mercredi 23 Mai 2018 - 22:18 L'Europe s'initie au jeu de Go



Omar Mazri
Jeudi 10 Juin 2010

Omar Mazri : Quelques aspects sur la Post Modernité (partie 1)

Nous allons éclairer quelques recoins sombres et quelques pistes pour se faire une opinion sur les nouveaux enjeux, les nouvelles exclusions et les nouvelles formes de luttes sociales et politiques qui se profilent derrière les nouvelles technologies de l’information et de la communication.  Nous reviendrons sur le sujet dans d’autres articles pour éclairer d’autres voies et d’autres problèmes liés à la Post Modernité. La tradition prophétique a raison de dire que celui qui maitrise une langue (une technologie, un phénomène) a pris des assurances contre ses nuisances.


 La Post Modernité et ses corollaires  Net économie, Net Socialité ou Net Urbanité reposent sur la capacité de fabriquer de l'interaction sociale, de générer des comportements de microcosmes ou de nébuleuses sociales, de mettre en relation des individus, des groupes et des communautés autour de nouveaux services et de nouveaux intérêts.
Cette capacité de créer de l’interaction sociale, économique et culturelle est de l'intermédiation. L’économique a pour champ l’étude, la planification, l’organisation et la gestion de la production des biens et services, leur répartition, leur consommation et leur accumulation en épargne ou en investissement. Le sociologique a pour champ l’étude, l’expérimentation, la modélisation et l’action sur les comportements des groupes sociaux dans la socialisation (rapports sociaux  fondés sur les valeurs d’échanges économiques) et dans la socialité (rapports sociaux fondés sur les rapports d’usage des biens et services). L’économique est le champ de configuration sociologique. Le sociologique est à la fois le champ d’expression de l’économique et le levier de reconfiguration de l’économique. L’intermédiation est le concept par excellence de la post modernité qui transcende le sociologique et  l'économique pour devenir l’outil capitaliste de marchandisation de la socialisation et de la socialité. L’intermédiation n’est plus limitée à la capacité du marchand ou du marché entre la production et la consommation, entre l’offre et la demande, mais  devient une compétence singulière : fédérer l'ensemble des activités de l'homme (la production et la répartition des richesses en biens et services, de l'information, de la culture, de l'éducation, du social, de la médecine...) et des communautés humaines qui gravitent autour de ces activités.

 


L’intermédiation de la Post Modernité fait appel à plusieurs domaines d'intervention qui relèvent de l’intelligence économique, mercatique et sociologique :


-                  La Stratégie : Analyse à long terme sur les possibilités, les pertinence et les opportunités  que révèle la tendance sociale, économique, politique et culturelle pour l’anticiper, la bloquer, la contourner ou la modifier selon les intérêts majeurs fixés au niveau idéologique et doctrinale ou selon les actions ou objectifs décidés.


-                  Audit : écouter les différents acteurs de la stratégie pour comprendre et faire comprendre le système (organisation et procédures) dans lequel ils évoluent, ils aimeraient y évoluer ou à leur mettre en place pour qu'ils y évoluent selon le schéma établi à leur insu.


-                   Veille : acquérir et actualiser l'information stratégique pertinente et fiable. Comme pour l’Audit la Veille, en matière sociale, l’expertise se mène par la collaboration de  compétences (théoriciens et de praticiens expérimentés) en matière de psychologie sociale, de sociologie, de sémiologie, de phénoménologie, de droit, de finance, d’économie, de psychologie, de philosophie, de théologie, d’histoire…


-                   Influence : agir sur les socio codes et les géo codes pour les rendre vulnérables et pénétrables en propageant dans les milieux ciblés   les informations ainsi que les  normes de comportement et d'interprétation qui favorisent la stratégie mise en œuvre tout en adaptant l'environnement de prise de décision ou de réaction aux effets escomptés. Par environnement on entend l'ensemble des facteurs qui font subir notre action sur les autres ou que nous subissons par l'action des autres.


-                  Protection des informations : ne pas laisser connaître ses secrets et ses intentions véritables tout en découvrant celles des autres et en se protégeant de la manipulation


-                  Médiatisation : Amplification de l’audience de la publicité faite autour d'une idée, d’un  concept, d'une organisation, d’un projet, d'une personne ou d’un produit


 


L’intermédiation est une ingénierie complexe  de création d’une  communauté d’adhérents, d’adeptes, de sympathisants, de militants, de consommateurs, de bénévoles, puis  fidéliser cette communauté, l'animer, la conserver et la vendre en tant qu'information. En tant qu’information elle devient une unité mesurable et modélisable de documentation, d’archivage, de traitement de l'information,  de gestion dynamique des bases de données, de gestion électronique de  documents, de simulation par la méthode des scénarios et des tests heuristiques.  L’intermédiation qui est devenu l’industrialisation du service et de l’information  n’a été rendue possible que par l’Informatique, la Connectique et la Communicatique.  


-          L’informatique c’est à la fois  l'expansion exponentielle de fabriquer de la puissance de calcul (les processeurs),  le gigantisme des mémoires pouvant stocker les données,  la  vitesse et la fiabilité du calcul permettant une complexité croissante des modèles mathématiques et des possibilités de modélisation des phénomènes. Les  lois de Moore (ingénieur d’Intel dans les années 50) énoncent un certain nombre de conjonctures empiriques vérifiées : la vitesse de calcul va en en progression avec des prix en réduction sur des périodes de temps d’innovation de plus en plus court ; l’informatique en simplifiant,  en automatisant et en démocratisant une technique complexe fait émerger dix nouvelles techniques inédites et complexes dans une spirale d’innovation qui ne connaitra de bouleversement majeur qu’après avoir atteint les limites de la matière. L’informatique introduit un facteur nouveau dans la civilisation humaine : le stockage et la réinitialisation du temps.


-          La connectique c’est la technologie de connexion et de liaison qui permet d’atteindre une vitesse inouïe de transport des données et du travail collaboratif


-          La communicatique c’est la technologie de  facilitation des réseaux et des liaisons de communication et de déplacement à la fois des idées, de l'information, des hommes et de l'argent).  La loi de Metcalfe  (fondateur de la société 3Com et à l'origine du protocole Ethernet) énonce empiriquement que « L’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs ». La loi de Metcalfe  ou la loi de rendement croissant des  réseaux met en évidence que  chaque création d'un nœud dans un réseau décuple au moins la richesse et l'efficacité du réseau. Il faut voir cette loi à travers Facebook, Twiter et autres réseaux sociaux ainsi que dans la mutualisation des idées, de l’argent, des organisations et du travail collaboratif dans lequel les américains excellent et les mettent en avance de 20 ans au moins sur l’Europe.


 


L'harmonisation et l’expansion du marché capitaliste va passer par l'ingénierie d'intermédiation sociale et intellectuelle et non plus par l’économique agraire ou industrielle du secondaire ou du tertiaire. L’ère de la quaternisation, celle de l’intermédiation, va être facilité par les réductions des distances, la vitesse de connexion et la réinitialisation du temps qui échappe aux divinités gréco romaines  Chronos et Saturne grâce à l’informatique,  à la connectique et à la communicatique. L’intermédiation et son support technologique ont dans la Post Modernité la même finalité que celle de la Modernité ou de l’Antiquité : la domination et le profit pour les uns et le pain et les jeux pour la plèbe. Par contre dans leur utilisation ils font intervenir un nouveau facteur d’exclusion, autre que l’argent et le pouvoir,  par le technologique comme ils font intervenir un nouveau capital l’intelligence. La bataille de domination du Nord sur le Sud, du Centre sur la Périphérie a commencé à se jouer sur la formation et la spécialisation des intelligences, leur mobilité et leur flexibilité d’une part et d’autre part sur l’appropriation des T.I.C et de la Connectique comme instruments de puissance technologique et non de simples gadgets pour oisifs ou mordus du téléchargement de films et de musiques.


 


Créer, fédérer et animer une communauté virtuelle repose sur une ingénierie alliant la sociologie, la psychologie, la prospective, la mercatique, la technologie, l'économie, la finance, l'informatique, la statistique, l’expertise et l’édition de contenus, la communication et la publicité pour attirer et maintenir des communautés qui sont appelés dans la mondialisation à ne devenir que des isolats de tribus nomades, mutantes, anonymes, sans centre et sans Dieu. Le principe est simple mais efficace : disposer de l’information sur le client pour le satisfaire sinon créer son désir dans une spirale mimétique de désir. Le slogan est simple et redoutable : dis moi qui tu es je te dirais ce qui convient à ton désir et si tu n’as pas de désir je te dirais comment et quoi désirer. Le style est simple mais foudroyant : la foule anonyme en délire qui s’assemble comme un kit jetable et interchangeable selon la règle : nous sommes ensembles car nous consommons ensemble ou nous avons le même désir. Il reste donc à « ficher » les individus et à modéliser leur comportement et leur désirs et répondre à ce qu’ils croient être leurs désirs, leurs attentes, leurs envies, leurs intérêts… Dis moi ce que tu es je te dirais ce que tu vas consommer, dis moi ce que tu consommes je te dirais qui tu seras et chez qui tu seras. Les faux prophètes, les Nabis, qui ont  détourné le peuple du Prophète Jérémie ne faisaient pas plus ni mieux. Ils maniaient le boniment et manipulaient la cupidité, la convoitise, la lâcheté, la gourmandise, la paresse et le désir de vivre à n’importe quel prix des ignorants et des insouciants…


S'il est vrai que la communauté se crée, se gère, se développe et se soumet à la loi du marché comme un objet de transactions qui peut donc être mis aux enchères, cotés en bourse il appartient aux élites conscientes des enjeux de ce nouveau millénaire de faire en sorte qu'on ne passe pas de la réalité de pays à vocation social de pays en submersion financière et technologique sous la loi du marché de l'information et des services hyper industrialisés où la société serait engloutie sous le déluge de l’information, de la spirale galopante de l’essor des nouvelles technologies, et de la nouvelle division du travail et de répartition des richesses de plus en plus inégalitaires par l’iniquité dans le statut social, l’accès à l’argent et la maîtrise de la technologie. La puissance technique de moins en moins chère et de plus en plus facilitée et démocratisée n’est qu’un leurre qui traduit la suprématie du libéralisme pur et dur qui peut apparaitre à visage humain et social ou à visage de monstre. La réalité monstrueuse de la conjugaison du capital cynique et de l’intelligence nihiliste  est un fait qui n'exclut pas l’existence du gisement virtuel de socialité et de richesses qui peut être exploité dans un cadre mutualiste, coopératif, associatif , dans un horizon d'humanité et se substituer là où l'humanisme moderniste a failli en devenant totalisant et sans réponses aux défis du troisième millénaire.


 


Nous ne devons pas continuer à vivre en marge de l’histoire comme du temps de la colonisation mais nous mettre à proximité du débat philosophique sur ce nouveau millénaire et des enjeux économiques, financiers et sociaux qui caractérisent l'ère nouvelle : On ne peut se voiler la face derrière la technicité ou l'esthétisme des apparats du numérique. Il est plus facile de trouver du travail comme assistant de dessin technique en faisant valoir un CV où il est question de maitrise d’Autocad ou de SolidWorks que d’ingénieur en mécanique des fluides ou docteur en aérospatiale.  L’Université continue à délivrer des diplômes inutiles et sans perspectives. Les grandes écoles payantes et ouvertes aux élites forment  dans l’esprit des perspectives offertes aux nouvelles technologies. Une formation de qualité sur Autocad qui garantie l’employabilité sollicite de l’exclu un cout dépassant plusieurs milliers d’euros pour quelques heures de formation.


 


Faute de maitriser la haute technologie pour en faire un gagne pain ou un levier de promotion de la communauté des exclus nous ne devons pas trouver dans l’Internet un défouloir de nos rancunes ou de nos frustrations. Dans chaque site ou page  que nous initions ou réalisons nous devons nous investir d’une vocation : contribuer à la construction d'un sens qui fait émerger la conscience vivante, d'un contre sens pour nous libérer de la manipulation et de l’aliénation, ou de la négation du sens quand celui-ci devient un poison mortel qui tue le peu d’intelligence libre  qui nous reste. Par la lutte idéologique nous voyons se profiler la bataille d’acquisition ou d’utilisation technologique. Nous devons donc connaitre quelques concepts et quelques enjeux pour que nos écrits et nos images ne soient pas des mots vides de contenus mais des conteneurs de sens qui parlent à l'imaginaire et à la sensibilité humaine pour que l’auteur et le lecteur se rencontrent comme  «constructeurs de mondes ».  


 


Le philosophe français Michel Serres dans « la société pédagogique »  pose avec acuité hors normes la question de l'orientation du savoir institutionnel vers une industrie de la connaissance. J’invite les acteurs de la formation professionnelle et les animateurs du mouvement associatif à se pencher sur ce problème menaçant la dignité  politique, sociale et intellectuelle de l’homme : l’exclusion par le savoir et la technologie. Nous avons mené et perdu cette bataille de sensibilisation tant auprès de la formation que de certains pays sous développés pour que la  formation comme l'éducation et l’enseignement supérieur s’inscrivent dans les espaces de liberté et d’opportunités encore disponibles dans un monde soumis de plus en plus aux exigences de la post modernité agonisante  en opérant, mutadis mutandis, les réajustements structurels, idéologiques, technologiques, financiers et didactiques adéquats. En terme de technologie, si l'entreprise de production de biens et de services est en cours de validation de l'actif des connaissances au détriment de l'actif du marché traditionnel qu'en sera-t-il des temples du savoir et de l'intellectualité quand la technologie dominante est qualifiée de technologie intellectuelle. Par technologie intellectuelle on entend la conjugaison des connaissances intellectuelles et artistiques cristallisées en software, du potentiel de messagerie et d'échanges électroniques de données textuelles, imagières, sonores, des gigantesques et éparses bases de données scientifiques, des compétences humaines chargées de la recherche, de l'acquisition, de la gestion, du traitement, de la mise en œuvre, de la maintenance et de la mise à jour des informations stratégiques, tactiques et opérationnelles pour le redéploiement de la connaissance humaine sans frontières linguistiques, topographiques et sociales.


 


Cette conjugaison de connaissances pour être accessible au plus grand nombre doit impérativement être  démocratisée dans ses accès et socialisée dans ses objectifs et son fonctionnement. Ce processus de démocratisation dépasse le cadre d’un centre de formation ou d’une association. Il s’agit de travailler dans le même état d’esprit post moderne : l’échange et le partage. Sinon la technologie intellectuelle y compris l’écriture traditionnelle serait définitivement sous la dictature des appareils  financiers et militaro sécuritaires. Cette démocratisation technologique exige donc de travailler en réseau, de mutualiser la connaissance et les moyens tout en  favorisant  la boite à idées et l'horizontalité de la décision sans tomber dans les  préoccupations de convivialité et de festivité des manipulateurs  du progrès technologiques qu’ils sont  en train d'opérer dans les réseaux sociaux via le net.


 


Un changement de paradigme sociologique et pédagogique est en entrain de se mettre en place : Le savoir va se déplacer vers l'apprenant au lieu que l'apprenant se déplace vers le lieu d'apprentissage pour la simple raison est que les réseaux étant amortis les couts d’accès par la téléphonie, la vidéo à grand débit vont être  plus rentables que les plateaux pédagogiques construit sur le présentiel d’autant plus qu’il est moins couteux de dupliquer un cours que de multiplier le nombre d’enseignants ou de formateurs.  Par ailleurs avec la flexibilité et la spécialisation la formation n'est plus une étape préliminaire  pour rentrer dans la vie active mais un parcours individualisé pour apprendre tout le temps, en tout lieu, et n'importe quoi. La société de consommation va donc  consommer de l'information et du savoir et transformer l'école qui va perdre son monopole pour devenir un réseau parmi tant d'autres dans le transfert non plus de connaissances linguistiques ou mathématiques ou professionnelles mais de l'art de la rhétorique sur le plan multimédia. La technologie intellectuelle telle que redéfinie va reconfigurer la pédagogie et la didactique en jouant un rôle prépondérant en qualité de techniques adjuvantes ( facilitation) de l'écriture, du calcul, du dessin, des signes, des symboles, des codes, de la simulation et de l'expérimentation.


 


Cette dynamique à double sens va non seulement influer sur le logos (discours) mais aussi sur le pathos (comportement) et l'ethos (psychisme) individuel et social à la fois par le changement des supports didactiques et de communication non plus centrée sur la relation formateur stagiaire mais tout azimut et par le changement des capacités de la mémoire qui va permettre comme l'a fait l'agriculture et les transports de libérer davantage l'individu du ici et maintenant en offrant des forums, des archives, des bibliothèques comme des écoles virtuelles, certes, mais de proximité accessibles en tout lieu et en tout temps et sur n'importe quel sujet.


Dans cet ordre d'idées l'ingénierie pédagogique ne va plus différer de l'ingénierie d'affaires et de projets des nouvelles technologies dans le sens où il faut construire de l'audience pédagogique, la fidéliser, l'organiser en communauté communicante qui participe elle-même à la production de la connaissance mais aussi à la production d'informations sur elles mêmes ( dites moi qui vous êtes et je vous offrirais le meilleur programme de formation à la carte et dans les meilleurs conditions de performances et de qualité des contenus et des intervenants en tutorat virtuel ou en présentiel. Il ne s'agit plus de s'entourer de formateurs mais de louer des compétences mobiles, spécialisées et polyvalentes rémunérées pour leur capacité de mise en scène de l'apprentissage ou leur capacité de produire du contenu d'auteur pédagogique (produire un cours devient un acte de création intellectuelle mis sur le marché des actifs de la connaissance).


 


Dans la compétition nouvelle le marketing pédagogique et social va devenir la préoccupation majeure :


-                  Quelles sont les demandes de savoir ?


-                  Quelles sont les offres de savoir ?


-                  Quelle pédagogie sachant que par étymologie la pédagogie c'est l'art de déplacer l'enfant pour favoriser sa croissance ? Le concept d'andragogie ou d'auto déplacement vers le savoir ou d'attente du savoir sans y être conduit par un médiateur, un tuteur ou un formateur qui est le centre de l'apprentissage est peut être celui qui va radicalement changer la perception de la formation et ses méthodes docimologiques (notations et évaluations) et didactiques (la nature des connaissances à enseigner).


 


De la même manière que la mondialisation ou ce qu’on appelle la globalisation va entrainer la dérégulation pour insérer les économies locales et régionales dans le marché mondial la scolarisation, la formation et l’enseignement vont prendre le formatage anglo-saxon dans les programmes et l’idéologie  éducative et formative. C'est donc la connaissance désinstitutionnalisée, déterritorialisée et détotalitarisée qui va se déplacer vers un citoyen dont l'école dure toute la vie. Les besoins de formation vont s'exponentialiser comme les ressources d'investissement vont se limiter et les sources de financement vont se démultiplier il sera plus facile, plus rapide et moins onéreux de construire des écoles et des universités virtuelles en louant des programmes que de construire des campus ou des écoles en dures. Le principe d'économie d'échelle et des rendements décroissants va jouer à fond. Nous assisterons donc à la prolifération des entrepreneurs de la connaissance et à l'émergence d'une économie de la connaissance. Elle revêtira la forme capitaliste impériale ou  revêtira les formes de coopératives virtuelles ou de pédagogies solidaires. Dans un cas comme de l’autre  à coté des actifs du marché (fixes et circulants) il y aurait des actifs intellectuels (propriété intellectuels transformées en actifs de la connaissance et compétences humaines : études, documentation, ingénierie, brevet) cotés en bourse et faisant l'objet de spéculation.


 


De la même manière que la mondialisation du capital va se traduire par une concentration de capitaux et une sociologie mondialiste avec en opposition et de façon parcellaire et en isolats des particularismes locaux idéologiques, économiques et agricoles, la mondialisation du know how va se traduire par la concentration des compétences avec des ilotismes intellectualistes (langues régionales, mathématiques à l'égyptienne, médecine traditionnelle, ésotérisme, écoles de sectes...).


 


Il nous faut donc aborder l'autre versant « démoncratique » des nouveaux concepts de la mondialisation tels que « société du savoir », « technologie intellectuelle », « économie du savoir » et nous préoccuper de la question : Quel est l'enjeu de la formation des adultes peu instruits et des jeunes en difficulté ou en marginalisation sociale et pédagogique dans le contexte de la mondialisation et qui va soulever la question du comment concilier «économie» et «savoir » et dans le pire des cas comment protéger le faible citoyen de la « financiarisation du savoir » ? Comment veiller à ce que les règles d'éthique et d'esthétique humanistes ne soient pas subordonnées exclusivement à la logique comptable et à la domination des marchés financiers dans tous les compartiments de la vie sociale ? Comment la formation de base, l’enseignement universitaire et la formation continue doivent - elles répondre à la pression exercée sur les individus qui doivent exercer des professions de plus en plus soumises aux normes internationales de compétences ? Un véritable débat qui ne semble pas, pour l'instant, constituer une priorité pour « les fonctionnaires de la formation et de l'activisme syndicaliste revendicatif»


 


Le capitalisme a compris l'importance des nouvelles technologies dans la restructuration des institutions pédagogiques et andragogiques et sans attendre il part conquérir les espaces de liberté et de ressourcement intellectuel pour les transformer en espaces marchands. Le libéralisme se prépare à occuper un marché potentiel de 90% de la population adulte qui a déjà quitté l'école aujourd'hui (selon les sources de l'OCDE). Il se prépare sans états d'âme à mettre en place un système d'enseignement et de formation post éducation ou para éducation concurrentiel et compétitif pour un marché andragogique qui constitue un cas unique d'hétérogénéité sociale car sa clientèle proviendra de tous les groupes d'âge, de toutes les couches de la population, de toutes les ethnies, de toutes les langues, de toutes les cultures et de toutes les formes de qualifications ou de pré qualification professionnelle sous une seule condition : payer la facture ou consommer de la publicité. Le système ne cherche pas la réussite mais l’efficacité selon le vieil adage «  beaucoup sont appelés mais peu sont élus ».


 


Il sait qu'il doit aussi se préparer à répondre aux besoins en formation de recyclage / perfectionnement et en besoins ludo ortho éducationnels didactiques d'une population dont une partie importante est vieillissante et le reste est confinée dans l'adolescence. Il sait puisqu'il le pratique que le «dégraissage » des effectifs par les entreprises s'intègre dans la logique des vases communicants et qu'il faut le prendre en charge comme demande de formation : demande «résiduelle » des     « survivants » des exercices de réduction des effectifs qui devront enrichir leurs compétences et bénéficier de formation continue pour maintenir leur productivité, tout particulièrement à mesure que s'élargira le volet technologique de leur travail. Ensuite, les demandes « victimaires » des exercices de réduction des effectifs qu'il faut transformer en consommateurs de formation puisque certains devront acquérir de nouvelles compétences pour décrocher un emploi ou pour se lancer à leur compte dans la périphérie de la sous-traitance internationale et d'autres inscriront l'acquisition de nouvelles connaissances au nombre des objectifs à poursuivre au moment de leur chômage  longue durée, préretraite et retraite ( un moment de repositionnement ou de redéploiement sur les métiers délaissés, sur les métiers de proximité sociale ou sur des métiers à inventer ou reformuler pour améliorer le pouvoir d'achat dans une logique aliénante qui consiste à créer du pouvoir d'achat fictif par l'endettement pour relancer une consommation vitale et réaliser des profits dans un contexte infernal où d'un côté l'espérance de vie ainsi que les besoins de consommation augmentent et de l'autre côté les revenus sociaux comme les revenus du travail sont de moins en moins garantis).


Certains vont trouver nos propos déplacés et pessimistes et hors sujets en nous focalisant sur la formation. La formation n'est ni en dehors de la société ni en dehors du monde du travail ni de la consommation ni du façonnage des idées et de la personnalité. Nous invitons les sceptiques à s'interroger pourquoi les universités anglo-saxonnes et depuis peu les universités françaises s'investissent elles de plus en plus dans la formation continue : Est-ce par philanthropie sociale ou est ce parce qu'elles ont compris que subissant elles mêmes les dures lois du marché elles se préparent à devenir des entrepreneurs pour garantir leur pérennité et l'exercice de leurs missions ? L'université, les entreprises et toute autre entité qui se considère comme entrepreneur vigilant la mercatique lui désigne la formation comme un marché potentiel avec une clientèle rentable et avec une immersion dans la post modernité qui a banalisé la culture de  changer de vocation au nom de la sacro sainte loi du marché. Par ailleurs le capitalisme est suffisamment adroit et manœuvrier pour financiariser et s'approprier les fruits des avancées et des luttes sociales. Ainsi l'alternance études-travail, une pratique normalisée dans les entreprises, l'alphabétisation en entreprise, la formation aux nouvelles technologies et aux nouvelles formes d'organisation du travail sont perçus comme des ressources qui vont alimenter davantage le marché de « l'économie du savoir » que le savoir ou la compétence de l’individu qui reste maintenu dans la précarité de l’économie de marché.


 


Le concept « économie du savoir » est donc plus une réalité capitaliste qu'une conceptualisation d'intellectuels : elle est inscrite dans la durée, la performance, le profit et le monopole. Ce sont les mêmes concepteurs qui manient avec excellence les réseaux et manipulent avec casuistique les mots qui produisent les noms et les concepts comme « économie de la dévotion » pour parler du Ramadhan et « tourisme de dévotion » pour parler de la ‘Omra et du Hajj.


La mobilité des capitaux et des investissements dans le cadre de la mondialisation et son corollaire la déréglementation vont remettre en vogue la problématique du développement du « sous développement économique et social » non plus dans les pays du Sud mais dans les pays du Nord appelés devenir des banlieues des empires financiers et condamnés à accroître leur compétitivité technologique et les performances de leurs systèmes « d'éducabilité » qui garantissent une employabilité bon marché et de bonne technicité aux NTIC, flexibles et adaptable aux nouvelles formes d'organisation du travail sans cesse accélérées et reconfigurées par la conjugaison capital/technologie . La mondialisation va modifier donc de façon irréversible et profonde le sens de plusieurs notions dont celles d'État, d'éducation et de formation. La mondialisation de « l'économie du savoir » va drainer une mondialisation de la pauvreté et un fossé sans précédent des inégalités technologiques et intellectuelles. Ce n'est pas sans raison qu'on assiste dans l'analyse de l'OCDE sur les disparités à l'inclusion de «l'éducation» au nombre des indicateurs mondiaux de la richesse sociale. L'éducation et la formation deviennent des indicateurs économiques et des valeurs « économiquement » sûres qui, à l'instar des nouvelles technologies vont être financiarisés par un marché boursier des compétences.


 


Dans ce scénario hollywoodien que vont faire les « marchés de la formation » ? Ils vont bien entendu coter les compétences et en faire des objets de transactions pour maintenir et fructifier cette richesse cérébrale incorporée dans de l'ingénierie pédagogique, gestion de projets, logiciels et didacticiels...? L'école anglo-saxonne depuis longtemps libéré du mythe des diplômes va imposer sa loi et permettre de réduire le fossé et la divergence entre les travailleurs sans diplôme et les travailleurs diplômés en plaçant la barre sur les compétences sachant qu'avec les nouvelles technologies, la production repose non plus sur la force musculaire ou sur les machines, mais sur les ressources intellectuelles. Ces ressources intellectuelles ne sont plus nécessairement de type scolaire même si les diplômes et la formation vont continuer à avoir encore en France des répercussions sur les statuts et les salaires des travailleurs mais il faut s'attendre à voir le chômage frapper davantage les moins scolarisés et les moins culturellement et intellectuellement ouverts aux nouvelles technologies. La communauté musulmane et les populations issues de l’émigration seront les premiers touchés par l’exclusion car ils sont les moins conscients, les moins dynamiques, les plus pauvres mais aussi les plus aliénés par la réussite mondaine dont ils ont été privés.


 


La formation « symbole de progrès social et de prospérité culturelle » va devenir un levier économique et social dans la compétition internationale pour l'implantation des capitaux transnationaux et un marché d'affaires pour les businessmen de l'économie et de l'andragogie dans le cadre de l'enseignement à distance. Le Maroc et la Tunisie ont des économies ouvertes ont des élites offertes au capital mondial : ils se sont préparés à construire une assise en termes de réseaux, de communication et d’informatique pour devenir la périphérie du Nord pour les nouveaux métiers à risques (santé mental, auditive et visuelle) comme les techniciens hot line et les télé opératrices. Ces pays sont allés plus loin : ils ont bradé leur foncier immobilier et agricole pour offrir des lieux de résidence de rêve aux télé travailleurs de l’Occident qui savent manier la loi de Moore, de Metcalfe, du loisir et du profit. Au lieu de la délocalisation traditionnelle on assiste à une nouvelle délocalisation, une nouvelle bourgeoisie compradore et à un nouveau Lumpenprolétariat…


 


Quelque soit la face démoniaque ou angélique du regard du libéralisme porté sur les enjeux et les objectifs de la formation, « l'économie du savoir » serait de plus en plus pertinente, de plus en plus opportune et de plus en plus percutante comme  la lutte pour la domination de l'offre et de la demande de formation serait plus impitoyable. En effet pourquoi recruter un formateur de mathématique par exemple et bâtir des classes en dur, avoir des frais de salaires et des coûts de structures s'il est possible de disposer d'une énorme base de données, de cloner virtuellement en mille fois le meilleur professeur de mathématique et d'offrir l'interface graphique la plus esthétique, la plus ergonomique et la plus « contrôlable » à distance. Dans ces conditions le formateur comme le centre de formation traditionnel sont appelés à être conjugué au passé ou au conditionnel.


 


Le concept de société du savoir qui surgit dans un discours dominant à gauche comme à droite de reddition des comptes que doivent s'imposer les États dépossédés de tous les attributs symboliques d'autorité et les acteurs sociaux dépossédés de tout humanisme ne peut donc pas cacher les miroirs antagonistes de deux volontés : Celle visant l'asservissement de l'humain à l'économie et celle visant la promotion de l'humain comme détenteur de la richesse universelle en l'occurrence le savoir. Mais dans la logique libérale mondialiste dominante nul être n’échapperait à l'évaluation comptable qui fait fi des idées nobles et généreuses humanistes de l'éducation gratuite pour tous. La question majeure est : Quel est le retour sur l'investissement en éducation ou en formation? L'engouement pour les nouvelles technologies et « les compétences » comme moyen de réhabilitation parascolaire ou post scolaire ainsi que la résolution de l'équation compétence = insertion sociale et professionnelle ne seront pas partagées par tous les acteurs sur le plan philosophique, éthique, économique et social. Les contradictions du capitalisme vont revêtir d'autres formes. Et ce n'est pas en qualifiant le libéralisme mondial de capitalisme à visage humain ou social ou prétendre le réguler par une déontologie ou une éthique que le caractère prédateur et sauvage du capitalisme va disparaître. Quelque soit le vocable utilisé, la « société du savoir » ou l' « économie du savoir » vise un objectif parfois décrié, souvent occulté : Former et fournir de la main-d'œuvre compétitive non plus à un secteur industriel et tertiaire mais à un secteur quaternaire celui de l'industrialisation des services et de la connaissance.


 


Quelle est la position, aujourd'hui, du musulman s'il se donne la peine de se poser la question : Que faire  dans un monde où la formation des hommes est  condamnée à devenir un « bien de consommation » voire une valeur boursière alors que la charia de l’islam accorde à  la défense et de la promotion de l’intellect la même valeur que la sauvegarde de la vie. Promouvoir la société pédagogique ou la société du savoir libérée de la financiarisation et fondée sur les droits de l'homme est une autre forme de mondialisation qui se veut une passerelle pour l'humanité pour accéder au savoir universel, à la culture des autres peuples et à l'économie mondiale solidaire. Sur le plan islamique c’est l'expression d'un droit d'homme libre qui ne veut pas être confiné dans un territoire délimité par des frontières géographiques fermées ou des préjugés ethniques, culturels ou idéologiques sectaires et chauvins. L'école mondialiste au sens islamique c'est la multiplication des valeurs communes et l'accès libre a des valeurs à diffuser par chaque nation ou communauté. Cette vision doit être un trait d'union entre tous les partisans de la citoyenneté, de la paix, de la justice et de la liberté. Le combat des musulmans et des hommes épris de liberté et de justice est semblable : ils  ne refusent pas la mondialisation mais la veulent différemment pour l'intérêt des peuples et des hommes. En qualité de musulmans  notre combat permanent et au quotidien est, entre autres, celui qui remet au centre du débat la question de l’homme dans sa dimension de vicaire de Dieu qui exige la qualité et le sens du contenu des prestations éducatives et formatives et qui refuse de limiter l'apprentissage et la formation sous la seule perspective normative du fordisme mondialiste. Si le musulman reste hors de ce débat comme dans les autres débats on verrait une fois de plus, sans danger pour l'hégémonie ultra libérale,  l'émergence d'une élite pédagogique, formative et éducative « écologique » ou « écologiste » qui se cantonnerait à dénoncer les nuisances didactiques et la production de déchets humains de la mondialisation comme on dénonce aujourd'hui les nuisance sonore, les risques du nucléaire et les déchets industriels.


L'urgence consiste dans un humanisme post moderne centré sur l'homme et ses besoins de connaissances à se préparer à affronter  l'inévitable changement dans l'appel de Jung « Si tu ne veux pas décevoir la vie, deviens ce que tu dois devenir ». Cet accomplissement de soi devient de plus en plus difficile non seulement du fait de la précarité sociale et éducative de plus en plus grande et de plus en plus étendue mais aussi du fait de l'émergence de la technologie intellectuelle qui rend les moins préparés de plus en plus nombreux sur le chemin de la marginalisation. Une marginalisation facilitée par la polysémie et le pluralisme des langues et des langages (verbe, écrit, image, geste, son, animation, hyper texte) qui implique une charge cognitive et imaginative plus forte que par le passé et surtout une insertion technologique et culturelle précoce qui se fait en faveur des élites et des nantis.


 


Les acteurs sociaux et les centres de formation doivent s’impliquer dans le débat technologique et les concepts de la Post modernité pour que former dans les nouvelles conditions ne soient pas meurtrier. C’est un crime que de mettre un stagiaire devant un ordinateur pour lui faire écrire son CV, lui faire découvrir un cédérom ludoéducatif ou le connecter à Internet via un accès haut débit dans une démarche  abstraite voire un choséïsme c'est à dire entassement de gadgets technologiques. Pour celui qui est socialement en situation d'inégalité sociale, culturelle et technologique il est plus important pour son avenir de citoyen de se faire sa propre idée sur les outils et nouvelles technologies de l'information et de la communication dans sa vie futur et immédiate que d’utiliser un clavier ou un écran. On ne compense pas une carence cognitive et alphabétique par la chose technologique mais par l’idée qui est derrière la création de la chose ou du moins dans l’usage de la chose. L’usage de la chose ne peut être entrepris sans connaissance de l’environnement de l’utilisation, de ses effets et de ses conséquences. Dans ces conditions l'enjeu n'est pas dans l'apprentissage mécaniste et procédurier il est davantage dans le rapport individuel à entretenir avec la technologie, et la découverte ainsi que l'appropriation sociale de la Post Modernité et son transfert extra pédagogique pour qu’elle devienne culture. Il ne faut pas avoir du mépris pour l’humain et supposer que sa condition sociale et intellectuelle  est un handicap insurmontable pour la compréhension. Plus fort que la loi de la technologie il y a la loi de l’adaptation que l’individu mis face à ses responsabilités met en application et il y a la loi de l’amour que le croyant met en œuvre face à chaque être en désarroi devant les difficultés de la vie et les dures lois du changement.


Le fin mot pour les musulmans qui s'engagent dans le montage d'écoles alternatives pour répondre à la demande croissante de la communauté musulmane qui veut une école, un collège ou un lycée ouverts aux jeunes filles portant le voile et à dispensant un enseignement sur le Qur'àn, le hadith et la civlisation musulmane : votre préoccupation ne doit pas être le report de l'école française faillitaire dans sa pédagogie, sa didactique et son système progammatique de bourrage de cranes  et d'exclusion. Elle doit se construire sur une stratégie pédagoqique qui transforme le rapport au savoir, à la connaissance et à l'effort de l'apprenant
pour qu'il construise à son tour une stratégie d'apprentissage qui le rend partenaire du processus transfert acquisition du savoir. Ce processus devrait être du type kantien fondé sur l'apprentissage de l'art de formaliser des connaissances que d'apprendre des formalismes prêt à l'emploi comme la pensée unique. Cet enseignement personnalisée et individualisée doit rompre avec la démarche programmatique de l'école. La formation musulmane, citoyenne et cognitive fondée sur la découverte, l'expérimentation et le contrat de formation entre le maitre et le disciple est un retour à l'esprit de l'école musulmane qui a produit les mouwahidites qui n'avaient aucune limites à la raison, au plaisir d'apprendre et à cette cométence imaginative celle du projet d'évocation qui met l'apprenant dans une demarche de s'imaginer dans le futur producteur de valeurs, de savoirs et de compétences pour l'amour de Dieu, de la vérité, de la connaissance
Ce dispositif ne perd pas de vue la préparation et l'emergence des vocation pour faciliter la réussite par la bonne orientation au plus près, au plus tôt et au plus vrai. Cette école doit être en immersion dans les nouvelles technologies pour bénéficier de la culture du travail en réseau, en travail collaboratif, en quête documpentaire, en traitement de l'information, en portofolio de thématiques transversales, en ateliers suivant la demande et les besoins par groupe de niveau qu'en classes traditionnelles fermées. Les ateliers comme les langues, les arts, la technologie, les sciences ou les mathématiques travaillent en chantier école pour un enseignement intégré où chaque thème sera le travail de transfert des connaissances pluridiscplinaires. Il s'agirat davantage de préparer les vocations de demain que de préparer des perroquets versés dans le respect stricto sensu de la démarche programatique qui passe outre le rythme individuel et les attentes de chacun.


Jeudi 10 Juin 2010


Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires