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Nucléaire : La donne change !‎


D'ubuesques ! Ne va-t-il pas de pair, ce qualificatif, avec ‎les allégations de l'administration Bush et du Président ‎américain, en personne, contre le programme nucléaire ‎iranien. Paradoxalement, c'est un rapport du National ‎Intelligence Estimate (NIE), document de synthèse des ‎seize agences américaines du renseignement, qui a fait ‎s'effondrer, comme un château de cartes, la tour ‎arachnéenne de mensonges que Bush et les néo-‎conservateurs avaient tramé autour du nucléaire iranien.


Jeudi 6 Décembre 2007

Nucléaire : La donne change !‎
La ‎donne a maintenant changé ! Et tous ceux qui n'ont eu de ‎cesse, pendant tout ce temps, d'accuser l'Iran, devront, ‎comme le constate le Secrétaire du Conseil suprême de la ‎sécurité nationale, Saïd Jalili, répondre à l'opinion publique ‎mondiale de tous leurs mensonges. Au tournant des ‎événements terroristes du 11 septembre 2001, ‎l'administration Bush a opté pour une politique tissée dans ‎la trame de la démagogie et du mensonge, et la chaîne du ‎militarisme et du maximalisme. Au nom de la lutte contre ‎le terrorisme et l'anéantissement des ADM, l'establishment ‎US a, délibérément, restreint les droits civiques des ‎citizens. Or, cela n'a pas été à la hauteur des ambitions ‎aventuristes du locataire de la Maison Blanche, qui visait ‎au-delà des frontières états-uniennes. Il a, donc, occupé ‎l'Afghanistan, et, en 2003, sous prétexte d'un vague ‎rapport des renseignements, au sujet des ADM irakiennes, ‎il a lancé l'action manu militari contre l'Irak. Les GI's ont ‎envahi la terre de l'Euphrate et du Tigre, mais ils ont eu ‎beau chercher, les ADM restent toujours introuvables. Or, ‎l'équipe néo-conservatrice de la Maison Blanche n'a pas pu ‎en tirer leçon : elle a repris le même scénario pour l'Iran, ‎cette fois-ci, se contentant de quelques petits retouches. On ‎parle, maintenant, du nucléaire, on ne craint pas d'exagérer, ‎d'amplifier une menace qui n'existe même pas. On se lance ‎dans de longues diatribes aux accents apocalyptiques, sur ‎les dangers d'une bombe atomique virtuelle dont l'Iran ‎chercherait à se doter, à travers son programme nucléaire, ‎et cela, sans même présenter la moindre preuve, le moindre ‎bout de papier ou document censé confirmer de telles ‎allégations. On ne se donne même pas la peine de lire les ‎rapports de l'Agence internationale de l'Energie atomique, ‎l'instance onusienne, notamment, chargée de superviser les ‎programmes nucléaires des pays signataires du TNP, dont ‎l'Iran, des rapports, qui confirment, au terme de longues ‎inspections des sites nucléaires du pays, l'absence de toute ‎dérive dans le programme nucléaire iranien. Et, maintenant, ‎avec le rapport du NIE, la Communauté mondiale est plus ‎que jamais convaincue que l'envoi du dossier nucléaire ‎iranien au Conseil de sécurité des Nations-unies était, dès le ‎début, une démarche erronée, voire, illégitime, qui ne ‎découlait que de la politique partiale de l'administration ‎américaine. Le rapport du NIE, ce document de synthèse ‎issu des travaux de 16 agences américaines de ‎renseignement sur le nucléaire iranien, montre dans quelle ‎mesure l'Iran a agi avec transparence, dans l'emploi ‎pacifique de l'énergie fissile, et comment il a été fidèle à ‎ses engagements internationaux. N'est-il donc pas arrivé le ‎temps, pour le Conseil de sécurité, de rectifier sa ligne de ‎conduite envers le programme nucléaire iranien et, en ‎interaction avec l'AIEA, de soutenir le processus légal de ‎cette affaire, en défendant le droit légitime de tous les pays ‎à bénéficier du nucléaire civil


Jeudi 6 Décembre 2007

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