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Nikki, un artiste qui se cache derrière ses oeuvres


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JM.P
Dimanche 2 Octobre 2011

Et si l'art était plus important que celui qui le crée ?

Nikki, un artiste qui se cache derrière ses oeuvres
Les œuvres de Nikki entrent dans un cadre qui lui est personnel. Il fait de ses sensations une restitution par la forme et la couleur, les effets de matières, les lignes et les brisures. Si on devait mettre des étiquettes, on pourrait définir son art à la frontière du conceptuel et de l’abstrait.
Ces deux mouvements font partis de l’art dit contemporain qui est en lui seul un concept abstrait et flou.
L'art conceptuel serait né dans les années 1960 mais sa conception vient de plus loin. Ses fondements et son essence s’apparentent avec le Ready-Made de Marcel Duchamp au début du XXe siècle. L'art n’est alors plus défini par les propriétés esthétiques des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de l'art.
L’art abstrait trouverait ses origines vers 1910. Michel Seuphor donne une définition de ce mouvement « J'appelle art abstrait tout art qui ne contient aucun rappel, aucune évocation de la réalité observée, que cette réalité soit, ou ne soit pas le point de départ de l'artiste6. ».
Nikki suit les traces de ses précurseurs, Kandinsky, Mondrian, Malevitch, en conceptualisant ses idées et sensations à travers ses œuvres, en leur donnant leur caractère, leur valeur, leur lumière. Il utilise ainsi son propre langage absolu, pictural et sensible pour créer une composition indépendante du rapport aux références visuelles existantes dans une réalité qu’il transcende. Il est ainsi libéré des contraintes de la représentativité. Pour lui-même et pour son travail. Il prend toutes les libertés, en donnant couleur et forme visibles et englobées dans une essence faite d’abstraction impure. Les références et le reconnaissable sont affaire de chacun.
Si ses œuvres sont si fortes c’est que Nikki est un artiste contemporain qui ne veut exister qu’à travers elles. C’est pourquoi il garde jalousement son image en faisant des apparitions uniquement le visage masqué et en accordant des interviews au compte-goutte en troublant sa voix. Cette stratégie de non-communication peut avoir des origines diverses mais d’après Nikki, il s’agit surtout d’éviter d’entrer dans le star système, dans un milieu où chacun doit jouer une comédie du paraître frisant l’absurde et dans lequel il ne se reconnait pas, un milieu où les connaissances et le réseau, l’importance d’avoir exposer dans telle ou telle galerie qu’importe le prix, est plus important que le talent. Il veut se séparer de cette vie publique emprunte selon lui de fausseté et garder l’anonymat en mettant l’accent sur ses œuvres, qui elles aussi sont mystères. Elles n’ont pas de titre, elles n’ont pas toujours de lien avec la réalité. Elles sont sensations, émotions, matières. Elles parlent à ce qui nous dépasse. Il suffit de se laisser porter.
Cacher son identité est pour lui la clé pour assurer sa liberté. Son art n’est en rien masqué, il est brut, et il dévoile l’artiste bien plus qu’un visage.
Pour préserver cette liberté, il s’est aussi affranchi des mouvements et n’hésites pas à ajouter parfois des mots, des objets, des visages pour ne pas se limiter par ses propres contraintes. Il fait simplement ce qu’il ressent.
Partant de la peinture en tant que matière, il s’est mis à créer des reliefs et s’inscrit aujourd’hui dans une démarche où les trois dimensions s’imposent comme un aboutissement.
JM. P
Les œuvres de Nikki entrent dans un cadre qui lui est personnel. Il fait de ses sensations une restitution par la forme et la couleur, les effets de matières, les lignes et les brisures. Si on devait mettre des étiquettes, on pourrait définir son art à la frontière du conceptuel et de l’abstrait.
Ces deux mouvements font partis de l’art dit contemporain qui est en lui seul un concept abstrait et flou.
L'art conceptuel serait né dans les années 1960 mais sa conception vient de plus loin. Ses fondements et son essence s’apparentent avec le Ready-Made de Marcel Duchamp au début du XXe siècle. L'art n’est alors plus défini par les propriétés esthétiques des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de l'art.
L’art abstrait trouverait ses origines vers 1910. Michel Seuphor donne une définition de ce mouvement « J'appelle art abstrait tout art qui ne contient aucun rappel, aucune évocation de la réalité observée, que cette réalité soit, ou ne soit pas le point de départ de l'artiste6. ».
Nikki suit les traces de ses précurseurs, Kandinsky, Mondrian, Malevitch, en conceptualisant ses idées et sensations à travers ses œuvres, en leur donnant leur caractère, leur valeur, leur lumière. Il utilise ainsi son propre langage absolu, pictural et sensible pour créer une composition indépendante du rapport aux références visuelles existantes dans une réalité qu’il transcende. Il est ainsi libéré des contraintes de la représentativité. Pour lui-même et pour son travail. Il prend toutes les libertés, en donnant couleur et forme visibles et englobées dans une essence faite d’abstraction impure. Les références et le reconnaissable sont affaire de chacun.
Si ses œuvres sont si fortes c’est que Nikki est un artiste contemporain qui ne veut exister qu’à travers elles. C’est pourquoi il garde jalousement son image en faisant des apparitions uniquement le visage masqué et en accordant des interviews au compte-goutte en troublant sa voix. Cette stratégie de non-communication peut avoir des origines diverses mais d’après Nikki, il s’agit surtout d’éviter d’entrer dans le star système, dans un milieu où chacun doit jouer une comédie du paraître frisant l’absurde et dans lequel il ne se reconnait pas, un milieu où les connaissances et le réseau, l’importance d’avoir exposer dans telle ou telle galerie qu’importe le prix, est plus important que le talent. Il veut se séparer de cette vie publique emprunte selon lui de fausseté et garder l’anonymat en mettant l’accent sur ses œuvres, qui elles aussi sont mystères. Elles n’ont pas de titre, elles n’ont pas toujours de lien avec la réalité. Elles sont sensations, émotions, matières. Elles parlent à ce qui nous dépasse. Il suffit de se laisser porter.
Cacher son identité est pour lui la clé pour assurer sa liberté. Son art n’est en rien masqué, il est brut, et il dévoile l’artiste bien plus qu’un visage.
Pour préserver cette liberté, il s’est aussi affranchi des mouvements et n’hésites pas à ajouter parfois des mots, des objets, des visages pour ne pas se limiter par ses propres contraintes. Il fait simplement ce qu’il ressent.
Partant de la peinture en tant que matière, il s’est mis à créer des reliefs et s’inscrit aujourd’hui dans une démarche où les trois dimensions s’imposent comme un aboutissement.


Dimanche 2 Octobre 2011


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