Sciences et croyances

Mystère magnétique



Stephen Smith
Mercredi 2 Avril 2014

Mystère magnétique

Image radio des nuages de gaz proches du centre de la Voie Lactée.
Crédit : NRAO/AUI


Thunderbolts, Stephen Smith, 31 mars 2014


    Que se cache-t-il près du centre de notre galaxie ?


    Selon un récent communiqué de presse, une « étoile magnétique à neutrons », autrement connue sous le nom de « magnétar », tourne à une vitesse incroyable à proximité de Sagittarius A* (Sgr A*), près du centre de la Voie Lactée. Sagittarius A* serait un trou noir supermassif habitant le centre de la Voie lactée, à environ 26.000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire. Comme c’est le trou noir supermassif le plus proche, il est utilisé pour les hypothèses de base à leur sujet. Comme les spectres provenant des gaz et de la poussière du centre de plus de 95% de la totalité des galaxiescentre présentent des caractéristiques similaires, elles hébergeraient un ou plusieurs trous noirs supermassifs.


    Sgr A* attirerait la matière de l'espace environnant, vers laquelle elle est accélérée à grande vitesse. Cette vitesse et la compression génèrent soi-disant des faisceaux de rayons X, de lumière ultraviolette, et des émissions d'ondes radio qui sont détectées sur Terre par des télescopes comme le Very Large Array (VLA).


    De précédentes déclarations de la communauté astronomique indiquent qu'un nuage de gaz et de poussière se rapproche du trou noir supermassif de la Voie lactée, où il devrait être « spaghettifié » par l’attraction intense du champ de gravité entourant Sgr A*. Stefan Gillessen, spécialiste en physique extraterrestre de l'Institut Max Planck, a écrit : « Le nuage est si étiré que son arrivée très près n'est pas un événement unique, mais plutôt un processus couvrant une période d'au moins un an... Depuis la tête du nuage, le gaz s'étire sur plus de 160 milliards de kilomètres, juqu'au point le plus proche en orbite autour du trou noir. » C’est cet étirement de matière qui est communément appelé spaghettification.


    Or, comme le rapporte l'équipe du VLA, les rafales radio qu'ils détectent ne sont pas dues à la mise en pièces du nuage de gaz par la gravité, mais aux effets d'une « étoile à neutrons dotée d’un champ magnétique intense », qui tourne si vite que son signal radio bat toutes les 3,76 secondes.


    Les magnétars sont des étoiles anormales se présentant comme des pulsars à rayons X ou des répartiteurs de rayons gamma mous. Ils seraient créés par des étoiles à neutrons dotées de champs magnétiques de plus de 1015 gauss. À titre de comparaison, le champ magnétique de la Terre fait environ un demi-gauss, de sorte que ces pulsars « magnétiques » sont des sources étonnamment puissantes. Il faut toutefois souligner que les preuves de ceci sont indirectes, aucune étoile à neutrons n'ayant jamais été observée.


    Certains magnétars émettraient aussi des rafales de rayons gamma, attribuées à des « tremblements d’étoiles » sur la surface ultra-dure des étoiles à neutrons. La masse par unité de volume étant très grande, tout mouvement rapide de la croûte génère une intense « reconnexion magnétique », produisant ainsi des rayons gamma. Il n'est pas nécessaire de rappeler les problèmes soulevés par la reconnexion magnétique, sauf pour dire qu’il s’agit encore d'un concept de catégorie imaginaire, pondu par les astrophysiciens.


    Un fait bien établi est que les champs magnétiques sont induits par la fluctuation de charge électrique. Par conséquent, un courant électrique générant les champs intenses doit exister dans tout présumé magnétar. Il est également incontestable que le courant d'alimentation doit faire partie d'un circuit, puisqu’un courant électrique persistante fait nécessairement partie d'un circuit complet.


    L'hypothèse de l'Univers électrique n’a nul besoin d’étoile effondrée, ni de vitesses de rotation si grandes que la matière ordinaire ne pourrait jamais se maintenir. Les oscillations dans les magnétars (ou pulsars, en général) sont dues à des effets de résonance dans des circuits électriques. La libération soudaine de l'énergie électrique stockée dans une double couche explique l’irruption occasionnelle de rayons gamma. Le flux commence par un pic soudain d'énergie, puis diminue progressivement, comme un coup de foudre.


    Dans l'espace, les rayons X et gamma ne sont pas créés dans des champs de gravité. Aucune gigantesque masse compressée dans un petit volume n’est nécessaire, et ce genre de rayonnement électromagnétique intense est facilement généré par les modèles expérimentaux appropriés. Des expériences de laboratoire créent de la lumière à ondes courtes (comme les rayons X), en accélérant des particules chargées dans un champ électrique.


    Il n'existe aucune preuve expérimentale montrant que la matière peut se comprimer à une « densité proche de l’infinie ». À quel point proche de l'infini doit parvenir exactement la densité de l’objet ? Dans les filaments de plasma, la striction longitudinale ou Z-pinch de Bennett forme des plasmoïdes, et quand l’intensité du courant devient trop grande, les doubles couches du circuit libèrent leur énergie excédentaire de façon catastrophique, et apparaissent alors comme les jaillissements de rayons gamma ou X, ou des flamboiements de lumière ultraviolette.


    Des télescopes pour infrarouges et rayons X ont confirmé l'existence d'une masse (plasmoïde) de plasma concentré dans la partie centrale de la Voie lactée. Cette formation électrique de haute énergie est le cœur du circuit galactique. Les électrons, accélérés à haute vitesse, tournent en spirale dans les champs magnétiques en émettant des rayons X. Dans tout circuit galactique, l’énergie électrique circule vers l'intérieur le long des bras spiralés, et est concentrée et stockée dans le plasmoïde central. Quand la densité électrique du plasmoïde atteint un seuil, il se décharge, en général le long de l'axe de rotation de la galaxie. Ce processus est reproductible en laboratoire, grâce à un dispositif permettant de concentrer le plasma.


    Une bonne connaissance de l'électromagnétisme est plus à même d'expliquer les phénomènes observés dans l'espace, sans devoir recourir à de surnaturels trous noirs ou à des pulsars aimantés, dont l'existence théorique viole les lois de la physique.



Original :https://www.thunderbolts.info/wp/2014/03/31/magnetic-mystery-3/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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Mercredi 2 Avril 2014


Commentaires

1.Posté par Pier le 03/04/2014 14:46 | Alerter
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Je lis toujours avec attention les articles sur l'univers électrique.
Ce qui m'a amené à lire Velikovsky et Zillmer.
Fascinant!

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