Lobbying et conséquences

Minorité écrasante. Menace majeure.


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Djeha
Lundi 1 Octobre 2012

Minorité écrasante. Menace majeure.
Le premier ministre israélien s’est immiscé de manière spectaculaire et très singulière, dans les élections américaines, en prenant fait et parti pour le candidat républicain et en s’opposant publiquement et ostensiblement au locataire actuel de la Maison Blanche. (Lire quelques extraits joints plus bas).

Ce serait une grave offense dans la plus accommodante et plus avenante république bananière.

Le fait que le premier ministre israélien soit aussi un citoyen américain ne change rien à l’affaire.

Ces faits sont relatés comme si cela allait de soit. Il semble "normal", comme disent mes neveux, qu’Israël interfère ainsi, de manière ordinaire et banale, dans les affaires intérieures d’un État étranger. Personne n’a noté ce que ces faits présument et entraînent. Djeha en pointe l’essentiel :

1.- Rappelons que les Etats-Unis sont la première puissance militaire, économique, financière, technologique… du monde, quelles que soient les conséquences catastrophiques que produit cette puissance sur elle-même et sur le reste du monde, sur la paix du monde et sur le fragile équilibre de la biosphère.

2.- Les Etats-Unis sont particulièrement chatouilleux pour tout ce qui concerne leur domination sur la planète et leur liberté d’action (tout ce qui se passe sur Terre relève de leur sacro-sainte sécurité nationale), et ne permettent à quiconque de lui porter atteinte. Des pays ont été rasés pour moins que ça...

3.- La question qui viendrait immédiatement à l’esprit de la plus modeste intelligence, est naturellement celle-ci : comment tout cela est-il possible ? D’où vient donc que Netanyahu se permette de narguer le Premier des Américains, de surcroît chez lui ?*

L’« Election » est une auto-mystification hébraïque. Obama et ses concitoyens ne sont pas tenus de plier devant les élucubrations et pouvoirs imaginaires qui lui sont conférés.

Ce constat induit des conclusions élémentaires.

1.- Il s’ensuit dans ces conditions que l’image colportée par les réseaux d’information et de propagande mondiaux, fermement contrôlés ainsi que nous le savons, d’un petit Israël, fragile, peuplé de génies descendants des victimes fuyant l’holocauste, jalousé et chroniquement menacé par le reste du monde et en particulier par les hordes barbares musulmans incultes et assoiffés de sang des alentours, est une image qui ne tient plus.

Voir ainsi le « nain » israélien (quelques millions d’habitants) menacer avec forfanterie, en totale impunité, la plus grande nation de l’histoire sur son propre sol, implique au minimum la révision des images d’Epinal.

Ces images qui envahissent quotidiennement les écrans de toutes les chaînes de télévisions européennes et nord-américaines, au point que les écoliers de ces pays se demandent si toute la dernière guerre mondiale n’a pas eu comme unique objet la destruction du peuple juif et que les 60 millions de morts (hypothèse basse) entre 1939 et 1945 ne sont que des victimes collatérales sur la mémoire desquelles il n’est pas utile de s’arrêter plus que cela.

2.- Ne serait-il pas temps que les peuples européens (dirigés comme on le voit par des « élites » sous influence) tirent les conclusions qui s’imposent ?

* A l’évidence, Israël ne menace pas seulement la région dans laquelle il est enkysté depuis des décennies, à laquelle il n’a jamais appartenu et vain de croire qu’il y appartiendra un jour. Les rapports de forces à l’échelle mondiale qui permettent cette situation ne sont pas éternels. Penser le contraire reviendrait à entretenir de dangereuses illusions.

* A observer ce qu’il se permet aux Etats-Unis, on peut dériver les pouvoirs qu’Israël exerce encore plus facilement sur la souveraineté des pays européens.

* Il serait alors opportun de se pencher sérieusement enfin sur les conflits au Proche-Orient, en commençant par s’interroger sur leurs origines et l’impossibilité manifeste (l'actualité nous le montre) de leur résolution.

Après tout Obama a reçu un Nobel en gage d'actions de paix dont son mandat est totalement vide. Est-il possible d'imaginer que les promesses qu'il a exprimées lors de sa prise de fonction pourraient être réalisées lors d'un second mandat, probable si l'on s'en tient aux sondages et l'insondable bêtise de son concurrent? (sachant que la bêtise aussi profonde soit-elle, n'est absolument pas un handicape dans l'accession à la plus haute des fonctions aux Etats-Unis et aussi dans de nombreux autres pays: elle a fait des centaines de milliers de victimes de morts dans le dans le nôtre au cours des années '90.)

Il y va de l’intérêt de la paix mondiale : celle des pays méditerranéens et aussi de l’Occident. Tout porte à exciter les peuples les uns contre les autres, dans un contexte de crise économique et financière et d'inégale répartition internationale des forces productives.

Djeha,
D. 30 septembre 2012.


*En mai 2011, le premier ministre israélien avait infligé un camouflet public à M. Obama dans le Bureau ovale, en refusant net la proposition du président américain de baser les frontières d'un futur Etat palestinien sur les lignes de 1967.

Israël: Netanyahu joue Romney contre Obama

AFP, D. 16/09/2012 à 23:3

Benjamin Netanyahu est-il allé trop loin en s'immisçant dans la campagne américaine en faveur du républicain Mitt Romney? C'est ce que lui reproche l'opposition et des commentateurs qui mettent en garde contre des représailles de Barack Obama en cas de réélection.

"Barack Obama va-t-il punir Israël, s'il est réélu le 6 novembre ?", s'interroge ce week-end le Yédiot Aharonot.

Comme nombre de ses confrères, ce quotidien populaire reproche au Premier ministre israélien d'être devenu "l'adversaire d'Obama" et d'avoir brisé un tabou en optant pour Mitt Romney, rival du président démocrate sortant, plutôt que d'observer une stricte neutralité.

Netanyahu "s'est ingéré grossièrement, vulgairement et sans réserve dans la campagne électorale" américaine, accuse le quotidien de gauche Haaretz.

Bondissant sur l'occasion, le chef de l'opposition Shaul Mofaz a benoîtement demandé au Premier ministre: "Expliquez-nous: quel régime est-il le plus important de renverser, celui de Washington ou de Téhéran?"

"C'est absurde", s'est défendu "Bibi" Netanyahu, soulignant qu'il continuerait d'exiger des Etats-Unis qu'ils fixent à Téhéran des "lignes rouges" à ne pas franchir dans son programme nucléaire.

Barack Obama ne veut pas d'un tel ultimatum et privilégie la diplomatie ainsi que des sanctions internationales, tandis que Benjamin Netanyahu fait planer la menace d'une frappe contre les sites nucléaires iraniens, malgré les mises en garde de pays amis, comme les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France.

"La question qui me guide, ce ne sont pas les élections aux Etats-Unis, mais les centrifugeuses en Iran", a insisté le Premier ministre.

Il n'empêche qu'il est désavoué au sein même de son gouvernement, notamment par le ministre de la Défense Ehud Barak, pour qui le linge sale avec les Américains doit être lavé en famille, "dans des forums à huis clos" et non étalé sur la place publique.

- "Bibi l'Américain" -

Pour la plupart des analystes, au delà de sa rhétorique belliqueuse, M. Netanyahu veut arracher à M. Obama un maximum de concessions avant le scrutin américain, en espérant jouer du poids de l'électorat juif.

Tout glissement de cet électorat, traditionnellement démocrate, pourrait s'avérer déterminant en cas de course au finish comme ce fut le cas lorsque George W. Bush l'emporta d'un cheveu en 2000 face au démocrate Al Gore.

Mitt Romney --qui a été chaleureusement reçu à Jérusalem par M. Netanyahu fin juillet, en pleine campagne électorale -- a carrément accusé son rival d'avoir "laissé tomber" Israël face à l'Iran.

"Bibi l'Américain" se pique d'être un fin connaisseur des Etats-Unis où il a longtemps vécu. Il s'est entouré de conseillers partageant sa "sensibilité" pro-républicaine.

Et un de ses plus proches, le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, propriétaire de l'influent quotidien gratuit Israël Hayom, est l'un des bailleurs de fonds de la campagne de M. Romney.

Autant dire que le courant n'est jamais passé avec l'actuel hôte de la Maison Blanche. En mai 2011, M. Netanyahu lui a infligé un camouflet dans son bureau ovale et devant les caméras de TV, en rejetant sa proposition de baser les frontières d'un futur Etat palestinien sur les lignes de 1967.

Selon le Yédiot Aharonot, c'est pour cette raison --et non à cause des divergences sur l'Iran-- que le chef du gouvernement israélien mise sur M. Romney.

"Si ce dernier l'emporte, il lui faudra des mois avant de mettre son administration en place... En revanche, doté d'un second mandat, Obama serait ipso facto opérationnel pour exiger de très importantes concessions d'Israël sur le volet palestinien", explique l'éditorialiste du journal, Nahum Barnéa.

"Obama a essayé et a échoué (à relancer le processus de paix). Mais il est entouré de conseillers qui sont persuadés qu'il doit réessayer", relève M. Barnéa.


Lundi 1 Octobre 2012


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