Philosophie politique

Méditations sur la guerre civile syrienne



Paul Lestrem
Jeudi 16 Août 2012

Méditations sur la guerre civile syrienne
Tous les hommes ont par nature le désir de savoir disait Aristote au début de sa Métaphysique. C'est en méditant sur cette phrase et en voyant la situation syrienne qu'un français, jeune ami de la philosophie, s'est interrogé sur la situation actuelle en Syrie. Pourquoi cet État ? L'invasion de l'Irak il y a huit ans, la condamnation à mort de Saddam Hussein, la venue de Mouammar Kadhafi en France en 2007 et le Printemps Arabe lui ont donné envie de comprendre « pourquoi cela se passait en Syrie » ?

Si on prend cette formule du Philosophe, on comprend que ''savoir, c'est aussi « voir »'' mais en France, il n'est pas facile de saisir l'ensemble des enjeux sur ce qu'il se passe en Syrie, comme il n'était pas facile de comprendre les enjeux de la guerre en Irak et du Printemps Arabe dans le nord de l'Afrique.

Cet article vise à donner quelques réflexions sur la manière dont est traitée l'information sur la guerre civile syrienne, en se basant à la fois sur les témoignages d'un journaliste syrien, mais également sur des méditations personnelles.

Combien de « clans » faut-il compter dans cette guerre civile ? Cette question difficile peut se résoudre en ébauchant un schéma tripartite :

D'un côté, il y a les partisans de Bachar el-Assad, de l'autre il y a ceux que la presse occidentale appelle « les rebelles » et sur un troisième plan, il y a les civils qui se retrouvent pris en sandwich entre les deux clans.

Ce schéma servira « d'axiome » pour la suite de nos méditations.

Que veulent chacune des trois parties ? Les partisans de Bachar el-Assad veulent le maintien au pouvoir de leur chef, les rebelles veulent le départ de Bachar et les civils veulent la paix et la démocratie.

Comment parvenir à prouver cela ?

La page Facebook des partisans de Bachar el-Assad donne des photographies mettant le chef de l'État syrien en valeur, triomphant, tantôt militaire, tantôt proche de la population et toujours souriant, ayant près de lui un drapeau syrien portant son nom.

Une page Facebook n'est pas une réalité mais celle-ci contient plus de 300.000 « fans ».

D'un autre côté, les rebelles dépeints par la télévision française brûlent des portraits de Bachar, capturent les loyalistes quand ils le peuvent et arborent des armes tout en criant à la fin du chef de l'État.

Enfin les civils, qui semblent plus nombreux, se plaignent de manques de moyens pour répondre aux besoins premiers.

Quelle solution peut-on proposer, d'un point de vue philosophique, pour répondre à ce problème ?

C'est peut-être utopique, mais cette issue est celle de la discussion et de la médiation, en faisant en sorte que la société civile puisse s'exprimer librement. La société civile contient à la fois les O.N.G, les syndicats... et défend la démocratie tout en rejetant le conflit militaire.

Les révolutions se font du côté de l'ensemble de la population et non d'une partie du peuple, tout en défendant un idéal qui est autre que celui de renverser le pouvoir. Tous les hommes ont le désir de savoir et il est du devoir de cette sorte d'article de faire connaître d'autres points de vue sur la situation syrienne, tout en faisant réfléchir sur ces problématiques.

Paul Lestrem, 15 août 2012


Jeudi 16 Août 2012


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