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Macron/Trump : 1 chêne et 2 glands


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georges zeter
Mardi 11 Juin 2019

L’a crevé le chêne planté par les deux glands du nouvel ordre mondial, l’a pas résisté à « l’amitié » des deux hommes, des deux pays. En fait Macron aurait dû planté un coulevrier, arbre à couleuvres, vu ce qu’il a avalé avec Orange-man.
Censé symboliser la ténacité de l’amitié franco-américaine, le chêne planté en avril 2018 par Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump dans les jardins de la Maison Blanche n’est plus ...Par contre, eux, sont encore...
Pourtant, tout avait commencé comme un coup de foudre : Trump invité d’honneur du défilé du 14 juillet 2017, n’arrêtait pas de mettre des claques dans le dos au tout nouveau président fraîchement élu, qui, tel un fan de Céline Dion envoyait des messages énamouré à l’ex-promoteur immobilier – «rien ne nous séparera jamais» - «la présence aujourd’hui du président Donald Trump et de son épouse est le signe d’une amitié qui traverse les temps» , de son coté Donald, barbotait dans le laudatif «je veux une parade comme en France, c’était l’une des parades militaires les plus formidables que j’ai vues. C’était deux heures à fond et c’était une démonstration de puissance militaire. Nous pourrions faire quelque chose comme ça le 4 juillet à Washington sur Pennsylvania Avenue» Orange-man était «éblouie» selon ses dires...Par la démonstration de puissance militaire...Ne se foutait-il pas un peu de nous en disant ça ? Et le diner à quatre en haut de la tour Eiffel, et la galerie des glaces, rien n’était trop beau pour le Líder du monde «libre»...Mais les nuages allaient s’amonceler...Et, éclater.
Trois étapes à cette relation : Une lune de miel qui ira jusqu’en avril 2018 et la plantation de ce fameux chêne. Mais, suite cette visite à Washington, Emmanuel se rendra compte qu’il n’aura rien à tirer du grand rouquin, sinon des petites et grandes humiliations : L’épisode des pellicules sur sa veste : «Nous avons une relation très privilégiée, d'ailleurs je vais retirer ces quelques pellicules. Nous devons le rendre impeccable, il est impeccable» ; la 3eme phase c’est maintenant, que l’on pourrait nommer : le match des popularités, où Trump cartonne en avis positifs chez lui, et où macron est au fond des sondages.
Phase 1 : Macron a dû croire aux démonstrations personnelles d’amitié de la part de son homologue, sauf que ; dans le monde anglo-saxon, tout est basé sur l’hypocrisie et l’apparence ; toujours siffler dans le sens du vent, et comme macron a un ego surdimensionné et un besoin maladif d’être aimé, il a cru à toutes ces foutaises en ne soupçonnant pas une seule seconde que l’autre le prenait au mieux pour un petit rigolo, au pire, pour son caniche (sarkozy avait aussi ce même travers, être aimé). Il a oublié que tout ces grands fonctionnent comme une meute. Macron a voulu jouer au loup dominant, alors, il s’est fait mordre et punir par le loup plus puissant.
Phase 2 : Dans un contexte géostratégique à la visite de la Maison Blanche, qui intervenait quelques jours après les frappes tripartites contre de prétendus sites clandestins de production d’armes chimiques en Syrie. Malgré les échanges d’amabilités et les belles photos, la relation entre Donald Trump et Emmanuel Macron dite : «bromance» pour «Brother» et «romance» restera marquée par plusieurs désaccords sur des sujets internationaux et économiques. L’Iran, traité sur le nucléaire et son embargo, commerce, surtaxes sur l’acier et l’aluminium, sortie de la COP21 concernant le climat, décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Au bout du compte, ce qu’il en ressorti de cette visite d’État fut la soumission la plus complète du président français face au complexe militaro-industriel américain et les délires d’un président autoritaire. Peut-être le président de la République aurait-il dû commencer à comprendre que la diplomatie est une exigeante leçon de modestie et d’humilité. Macron gagnerait à méditer cet avertissement de Georges Bernanos : «l’humilité épargne les affres de l’humiliation». À Washington, Macron devint micron. A l’inverse à la maison, le courtisanat se portait bien : tel un Bruno le Maire qui expliquait à qui voulait l’entendre qu’Emmanuel Macron «a même réussi à devenir le seul interlocuteur de Trump en Europe. Une belle prouesse». Et comme « Jupiter » vit tout seul en haut de son olympe, il n’entend que ça, des louanges, des louanges sur fond de blablas lénifiants... Pas étonnant qu’il soit hors sol et que en face de lui, un president pragmatique américain joue de sa sensibilité naïve et ridicule, et se contre-fout de sa diplomatie tactile..
Phase 3 : Le temps des tweets assassins. Après sa visite à Paris pour les célébrations de l'Armistice du 11 Novembre 2018, Trump, deux jours après, se fendit à son réveil d'une volée de tweets dézinguant son hôte français. «Emmanuel Macron suggère de créer sa propre armée pour protéger l’Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais ça c’était l’Allemagne pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale - Comment ça a tourné pour la France ? A Paris, ils commençaient à apprendre l’allemand avant l’arrivée des Etats-Unis». Il le sait peut être pas notre égocentriste national, mais dans les pays Anglos on n’a jamais oublié la collaboration de la plupart des français durant l’occupation, et donc, c’est un coup de pied de cheval de cowboy dans les naseaux du petit. Et de railler la popularité du français «Le problème c'est qu'Emmanuel souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%». Le pensionnaire de la Maison Blanche ironisa aussi sur les décisions prises par Emmanuel Macron et son gouvernement concernant le moratoire sur la hausse de la taxe carbone qui suscita le mouvement des gilets jaunes. «Je suis heureux que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants à Paris soient tombés d'accord sur la conclusion à laquelle j'avais abouti il y a deux ans. L'accord de Paris est fondamentalement mauvais car il provoque une hausse des prix de l'énergie pour les pays responsables, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs au monde».
Le psychanalyste Michel Schneider dit que Emmanuel Macron aurait «un besoin absolu de séduire. Ce besoin absolu de séduire par la parole et cet appel répété à la reconnaissance révèlent, sinon une faille narcissique, du moins une fragilité». Sans faire des études de psy, il est évident que les français, qui eux même ont un besoin vital d’être aimés, ont installé sur le trône un narcisse à ego suuuuurdimentionné. En face de lui, macron s’est frotté à un Trump défini par des experts en psychologie comme étant d’un comportement théâtral, narcissique, dénué d’empathie, avec trop d’impulsivité et de réactions imprévisibles. En fait, ce qui rapproche ces deux là est un sur-moi hypertrophié, quant à leur différence fondamentale : macron est un technocrate froid, digne d’être banquier et l’autre, un être bouillonnant capable de vendre des réfrigérateurs à des esquimaux.
Selon Eckhart Tolle : La plupart des gens sont amoureux de leur « drame » personnel. Leur histoire à eux est leur identité. L’ego dirige leur vie. Sauf qu’en ce qui concerne Donald, le pouvoir qu’il détient fait que, sa personnalité et ses actions pourraient constituer une menace réelle pour tout être vivant sur la planète. Macron n’étant qu’un second couteau, avec les mêmes tares, il ne peut que nuire à son peuple, les français, et c’est ce qu’il fait avec application.
Ces deux démoniaques qui jouent à «j’en ai une plus grosse que toi», devaient se dire plutôt : «Quand y’a d’la chêne, y’a pas d’plaisir man !» Le chêne est mort, vive le chêne !!!

Georges Zeter/juin 2019



Mardi 11 Juin 2019


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