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Lutte contre l’EI: la Turquie partagée entre Kurdes et islamistes


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Sergueï Drouz
Mercredi 15 Octobre 2014

Lutte contre l’EI: la Turquie partagée entre Kurdes et islamistes
La Turquie suit de près la défense de la ville syrienne de Kobané, qui revêt une importance stratégique.
Pourquoi Ankara n’intervient-il pas alors que les Kurdes de cette ville manquent de forces pour la protéger contre les islamistes ?
Kobané, important centre de l’administration autonome kurde au Nord de la Syrie, se trouve à la frontière turque (on peut suivre les combats en ville depuis les collines du côté turc). La prise de Kobané serait une grande victoire pour l’Etat islamique et un grand défi lancé à Ankara : si la ville tombait entre les mains des islamistes, la situation dans la zone transfrontalière serait à coup sûr déstabilisée. Selon Alexeï Sarabiev de l’Institut des études orientales de l’Académie des sciences de Russie :
" L’Etat islamique constitue une menace directe pour la sécurité de la Turquie. Si des mesures urgentes ne sont pas prises dès aujourd’hui, après il pourrait être trop tard. Il ne faut pas oublier que depuis des années la Turquie essaye de contrôler les séparatistes turques sur son territoire, ce qui doit pousser Ankara à agir ".
Il est à noter que les Kurdes de Kobané ne résistent que grâce à l’appui aérien fourni par l’aviation américaine. Les réfugiés syriens et les Kurdes turques demandent la permission de venir en aide à leurs frères de l’autre côté de la frontière. En guise de réponse, Ankara s’est dépêché de fermer cette dernière et d’accroitre sa vigilance afin que rien ni personne ne passe en Syrie. L’Etat islamique ou l’Etat kurde, Ankara n’en veut résolument aucun.
C’est pourquoi l’alerte rouge terroriste a été décrétée dans de nombreuses villes et provinces de la Turquie, y compris à Ankara et à Istanbul. Avec cela les Turcs hésitent à donner le feu vert à l’utilisation de la base militaire d’Incirlik, située au Sud du pays, par les forces aériennes américains afin de frapper les positions des terroristes en Syrie, même s’ils utilisent cette base ainsi que d’autres bases militaires sur son territoire pour lutter contre le régime de Bachar el Assad, explique Boris Dolgov du Centre des études arabes et islamiques de l’Institut des études orientales de l’Académie des sciences de Russie.
" Les bases militaires turques sont depuis longtemps utilisées pour l’entraînement des combattants de l’opposition syrienne. Il n’y a rien de nouveau dans tout cela. Auparavant c’était les combattants de presque tous les groupes d’opposition confondus. Aujourd’hui ce sont en majorité ceux de l’Armée syrienne libre. Après l’entraînement, les combattants sont envoyés de l’autre côté de la frontière pour combattre l’armée gouvernementale syrienne. L’utilisation des bases turques ne modifie en rien l’équilibre des forces existant ".
On a l’impression qu’Ankara vise non pas l’Etat islamique mais Bachar el Assad. C’est aussi ce qu’on peut dire à propos de Washington. Les stratégies turque et américaine se ressemblent : laisser les extrémistes s’entretuer afin de tirer ensuite les marrons du feu par quelqu’un d’autre. Cette stratégie est inefficace, affirment les experts. Le recours à la politique des doubles standards éloigne les amis mais encourage les ennemis qui estiment à juste titre que la mauvaise foi est un signe de faiblesse et de courte vue.
 
La Voix de la Russie


Mercredi 15 Octobre 2014


Commentaires

1.Posté par Adam Sa'èdi le 15/10/2014 20:53 | Alerter
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C'est toujours la même histoire, la défunte Union soviétique a été prise dans le piège de la guerre en Afghanistan depuis 1979, elle a manœuvré pour ouvrir un front "chaud" lointaine en territoire de la Turquie "Atlantiste" en 1984, le pion et allié des Soviets en Syrie était Hafez al Assad le Noussyrite, et disposé à fournir ce «service» en la personne du marxisant-terroriste Abdullah Ocalan, et son Parti" le PKK, de l'autre côté dans l'Irak voisin, il y avait depuis belle lurette un autre Kurde au Nom de mollah Barzani-père déjà «actif» dans le Kurdistan irakien depuis 1948 et un agent bien implanté au service du renseignement stalinien NKVD, plus tard il changea son allégeance aux services d'Israël , le Shah Pahlavi d'Iran , les Amérloques et les Anglais à partir de 1963 . Ces les mêmes tocards perdants , vieux chevaux de retour sur la piste au Moyen-Orient pour le démembrement de la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran peut-être aussi ... mais pour le bénéfice de qui ? . Kaka Barzani-Fils a joué un subtile jeu avec la Turquie d'Erdogan, il a renforcé son emprise clanique sur son fief dans le nord de l'Irak (Kurdistan irakien) grâce à des facilités et la coopération turque dans la construction de pipelines pour exporter "son Naphta"! ,reliant le Kurdistan au port turc de Ceyhan, puis Kaka Barzani dans son fou élan d'expansion a mis la main sur la région Arabe riche en pétrole et gaz de Kirkouk au cours de Juin dernier, après l'effondrement de l'armée irakienne sectaire chiite à la suite de l'attaque éclair des combattants de "Daash" au Nord de l'Irak. Le Chef du PKK Ocalan, emprisonné en Turquie et son parti PKK font maintenant du tapage énorme pour "ériger" et encourager l'intervention turque en Syrie pour protéger les Kurdes en Ain al arab (Compagnie: kurdisée en Kobani!) .., Mais pour comprendre tous cette "Chékchouka" ,il y a là bien sur ,les principaux acteurs, qui tirent les ficelles en l’occurrence ,les anglo-saxons pour servir les intérêts des trusts pétroliers dans la région sans tenir compte de leurs victimes, puis il y a les entités géopolitiques dans la région , "créatures" imposée par les accords secrets anglo-français a la fin de la 1er Guerre mondiale , et l'émergence du phénomène du Printemps Arabe en 2011, puis "Da'èch» en Syrie et en Irak en 2013 et enfin en 2014 la proclamation du "califat", par al-Baghdadi, qui a mis sérieusement le Statu-quo en péril. Mais certainement les milices Kurdes de Kaka Barzani-Fils et Talabani le mourant ,en dehors de leur sanctuaire montagnard en Kurdistan, ne valent pas grand chose en combat ,malgré le soutien aérien de Ali Baba (Obama) et ses 40 voleurs et cet ensemble hétéroclite ne peut pas faire le poids devant "Jund al Califat al Islamia" dans les villes et les plaines et les déserts plats .

2.Posté par reconvertis le 16/10/2014 18:54 | Alerter
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pourquoi l turquie n intervient pas?? magnifique question :)
parce que de 1 ils ne sont pas turque :)
de deux,pourquoi intervenir pour sauver des criminel du PKK communiste chien d israel qui ont du sand turque sur les mains depuis 30 ans.
et 3 ,comme l a dit erdogan lui meme,les larmes des croquodilles sur les kurdes ,ils étaient ou quand AL GHOUTA SE FAISAIT BOMBARDAIENT aux armes chimiques?

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