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Livni a reconnu l’échec du plan consistant à monter les Arabes contre l’Iran



Mercredi 16 Avril 2008

Alors que, selon les récents sondages de l'Université du Maryland et de l'Institut "Zogby", Bush et Olmert sont les plus dangereux et les plus répugnants des leaders du monde, la ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tzipi Livni, s'est rendu à Doha, au Qatar, pour présenter l'Iran comme une menace sérieuse. Un jour avant cette visite, le journal sioniste, "Ha'aretz", a écrit que Tzipi Livni se rendrait au Qatar pour transmettre ce message aux leaders arabes qu'Israël n'était plus leur ennemi, mais que c'étaient l'Iran, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, qui étaient leurs ennemis. Livni avait déclaré que l'objectif de cette visite était d'obtenir le soutien des Arabes contre le programme nucléaire de l'Iran. La visite de Livni, dans un pays arabe, qui s'effectue, dans une conjoncture où le peuple palestinien fait l'objet de la politique de génocide et d'assassinats ciblés de Tel-Aviv, est une démarche inappropriée qui pourrait susciter les réactions négatives des peuples musulmans du Moyen-Orient et du golfe Persique. Dès le début des attaques de ces derniers mois des forces israéliennes contres les Palestiniens de la Bande de Gaza, les hommes d'Etat arabes n'ont entrepris aucune démarche sérieuse pour arrêter les crimes des Sionistes. Khaled Machaal, Chef du bureau politique du Hamas, en critiquant, récemment, les leaders arabes, a qualifié de mortel leur silence, devant les crimes du régime usurpateur. L'invitation, par le Qatar, à la ministre des Affaires étrangères d'Israël de participer au Forum de « la démocratie, du développement et du libre échange », montre que certains pays arabes, non seulement, ignorent, par leur silence, le malheur du peuple palestinien et les crimes israéliens, mais encore, qu'ils tentent, en fait, de préparer le terrain à la réalisation de l'objectif américano-israélien de faire sortir le régime sioniste de l'isolement régional. La participation officielle de la patronne de la diplomatie israélienne à un forum dont un pays islamique est l'hôte est une démarche bien calculée. Les Etats-Unis fondent de grands espoirs sur leurs alliés traditionnels, dans la région, pour faire avancer leurs politiques et assurer la sécurité du régime sioniste. Pourtant, les conditions actuelles du Moyen-Orient sont telles que les hommes d'Etat arabes sont obligés de prendre en considération les demandes de leur peuple, car le réveil islamique est devenu un phénomène général chez les peuples, au Moyen-Orient et dans le golfe Persique. Pour cette même raison, Tzipi Livni a avoué qu'elle n'avait pas réussi, à Doha, à créer un consensus contre les activités nucléaires de l'Iran. En outre, il existe de fortes divergences, au sein du régime sioniste, au sujet de l'Iran, entre le Premier Ministre Olmert et le ministre des Affaires stratégiques de ce régime, Lieberman, ce denier s'opposant à la dissolution de son ministère qui surveille l'Iran.


Mercredi 16 Avril 2008

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