Sciences et croyances

Lesbos, Homère et la guerre des mondes



Peter Mungo Jupp
Vendredi 6 Mars 2015

Lesbos, Homère et la guerre des mondes

L’activité électrique a-t-elle dévasté la Terre dans un passé récent ?


The Thunderbolts Project, Peter Mungo Jupp, 4 mars 2015


    L’Odyssée d'Homère raconte le chaotique voyage de retour du champ de bataille dévasté de la Troie antique.


    Le héros, le débrouillard et rusé roi Ulysse, quitte une Troie fracassée, non seulement par la guerre, mais par les dieux vindicatifs du panthéon grec. Bien que des héros troyens et grecs aient participé à la victoire et à la défaite, c’est en fin de compte la bataille entre les dieux eux-mêmes qui décida du sort de ces nations.


    Nombre de défenseurs de l’Univers électrique soutiennent que ces dieux étaient des dieux du ciel, des planètes en réalignement cosmique. Pour le moins, d'autres croient que de formidables événements de décharge cosmiques se produisirent au-dessus du champ de bataille. Ils se manifestèrent sous la forme de météores et de gigantesques coups de foudres cosmiques du dieu Zeus (identifiés à des phénomènes plasmatiques connues sous le nom d’instabilités de Peratt), de séismes répétés, d’énormes inondations et de tsunamis (causés par le dieu Poséidon), de fléaux et de feu du ciel (initié par le dieu Apollon), de fracassement de villes et de massacre d’hommes (dus aux dieux Aries et Athéna).


    Le dantesque voyage de retour d'Ulysse fut compromis maintes années durant par de curieux obstacles, qui seront au-delà de la superstition pour le lecteur moderne. Cyclopes géants, Harpies voleuses d’âmes, métamorphose d’hommes en animaux ! Mais y a-t-il du vrai dans ces légendes ? Beaucoup d'Homère est avéré. L’exactitude de ses connaissances en géographie lui valurent les éloges du rationnel Strabon. Sa description du « catalogue de navires » montre une connaissance approfondie des villes et de la marine de la civilisation mycénienne grecque. Sa compréhension des faiblesses humaines égale celle de Shakespeare. Les éléments fantastiques dans ces légendes, reflètent-ils seulement un baptême mondial dans des événements célestes jamais vus par l'homme moderne ? De toutes façons, les écrits homériques reflètent un monde dans le chaos. Examinons et séparons la confirmation factuelle, qu’il y a 3000 ans, cette ère mycénienne fut exceptionnellement catastrophique pour l'humanité ! Voyons si l'Univers électrique peut éclaircir cette ancienne « mythologie » !


    Claude Schaeffer, archéologue français, a établi que l’ascension et la chute des civilisations de l’Âge du bronze furent le fruit d’une série de six cataclysmes naturels imparables. Ils s’étagèrent sur une période de mille ans ! Leur chronologie relative fut enregistrée avec précision. Répétition de séismes à l’échelle continentale, tsunamis, volcans, peste, sécheresse, dépôts de matériaux et dramatiques et chaotiques conditions météorologiques extrêmes, s’acharnèrent ensemble à anéantir les civilisations. Par rapport à notre ère chrétienne moderne, ces catastrophes furent la frontière ! Certaines répercussions de ces catastrophes épouvantables décimèrent encore plus la race humaine. Peste, famine, guerre, fléaux et déplacements de peuplades d’une ampleur chaotique !


    À l’époque où Homère écrivit l'Odyssée (700 ans avant notre ère), le bassin méditerranéen, et bien au-delà de lui, venait juste de subir une longue série d’événements de ce genre. Je soupçonne Homère d’avoir campé l’Iliade et l'Odyssée autour de l'un de ces derniers drames. (En réfléchissant à la preuve du révisionniste Schorr, 850 ans avant notre ère est assez précis.)


    Mais au-delà de ce précédent, il y a la question plus importante du nombre de civilisations en détresse ayant fait l’objet des caprices de la nature. Quelle fut la cause première de tout ce tohu-bohu terrestre ? Et subsiste-t-il vraiment de moindres exemples aujourd'hui, et modèlent-ils peut-être la race humaine ? Lui-même perplexe, Schaeffer recherchait inlassablement cette cause originelle. Il a aussi noté qu’avant et après ces séries apocalyptiques, d’autres répercussions plus tardives, mais de moindre importance, pouvaient être détectées dans les archives archéologiques. Est-ce que l'Univers électrique explique de quelque façon les caprices et l'ampleur des changements fréquents de la nature ? Si les tremblements de terre sont des décharges électriques souterraines, est-ce que les énormes séismes à l’échelle continentale documentés par Schaeffer furent dus à la décharge d'une instabilité de Peratt ? Par ailleurs, si c’est bien le cas, ces décharges déclenchèrent-elles d’une façon ou d’une autre la peste, la famine, la guerre et les fléaux ? Allons sur l'île grecque de Lesbos en quête de réponses.


    Pour se préparer, jetons un œil sur les indispensables enseignements de Schaeffer, tirés de ses nombreuses années de travail sur le terrain, à travers le Moyen-Orient, l'Inde et l'Europe. Dans son ouvrage complexe, « Stratigraphie Comparée », il conclut qu'il y avait six couches de destructions à travers cette région entière. Le principal instrument de la destruction fut des séismes répétés à l’échelle continentale, mais tout aussi violents fut ce qui les accompagna : tsunamis, volcans, changement climatique, déplacements de peuples, destruction par le feu et inexplicable formation de masses de dépôts de cendres et de till [*]. Bien que la chronologie soit toujours controversée chez les archéologues révisionnistes, il y a entre 3500 et 2500 ans semble le datage le plus juste. En d'autres termes, de l’aube de l’« Âge du Bronze » au début de l’« Âge du fer ».
[* Ndt : Le till désigne en général un dépôt glaciaire laissé directement par la glace, et consistant en argile, sable, gravier et blocs rocheux mélangés dans n'importe quelle proportion. Dans cet article, le till n’est pas glaciaire, mais un dépôt similaire laissé par les tsunamis et les volcans.]


    Schaeffer note : « Les grandes perturbations qui ont laissé leurs traces dans la stratigraphie des principaux sites de l'Âge de bronze dans l'Ouest de l'Asie, sont au nombre de six ... Dans la plupart des pays, le taux d’occupation a subi une réduction notable, dans d'autres, les occupants sédentaires ont été remplacés par des nomades. En Palestine et dans l'île de Chypre, la situation semble avoir été compliquée par des épidémies ... Notre recherche a démontré que ces crises successives, qui ouvrirent et clôturèrent la période fondatrice du troisième et deuxième millénaire, n’ont pas été provoquées par l'action de l'homme. Au contraire, par rapport à l'amplitude de ces crises globales et leurs profonds effets, les exploits des conquérants et les machinations des hommes d'État de l'époque se montrent modestes. »


    Important exemple des découvertes de Schaeffer, l'ancienne ville syrienne d'Ougarit, sur le littoral méditerranéen. Elle ne fut redécouverte qu’avant la Seconde Guerre mondiale. Ses magnifiques ports connurent finalement une fin irrévocable, lorsqu’un immense tsunami l’enfouit entièrement sous du till et des décombres. Ce scénario se répéta à proximité de Byblos. Est-il possible que la Troie d'Homère ait subi le même sort ? Quand Schaeffer a étudié les sites autour de l'emplacement présumé de Troie, telle a été sa conclusion. J’ai toujours douté de la localisation de Hissalrick en Turquie, comme de la Troie à l’origine de la légende. L'emplacement réel de Troie pourrait-il être sous la mer, comme le soutenait l’ancien géographe Strabon ? Ou bien est-elle profondément enterrée, comme Ougarit ? Nous laisserons ces questions pour un autre jour, mais avant de partir pour Lesbos, il nous faut relever un autre commentaire de Strabon. Il est instructif car il apporte une preuve avérée de la part des anciens à la réalité de ces crises.


    Strabon cite Damoclès : « qui se souvient des grands tremblements de terre avérés sous le règne de Tantale, dont certains se déroulèrent il y a longtemps autour de la Lydie et de l’Ionie, aussi loin au nord que la Troade (en Gallipoli), et qui par leur action, non seulement engloutirent des villages, mais fracassèrent aussi le Mont Sipylos. Et des lacs s’élevant des marécages, et du raz de marée qui submergea la Troade. »


    Curieusement, le survivant de cette catastrophe, Pélops, s’enfuit en Grèce et fonda de nouvelles villes d’où Agamemnon, chef de l'expédition grecque, fit voile vers Troie.


    Lesbos est très proche de la Troie de la légende. En fait, l’un des héros de la guerre de Troie, Achille, mit à sac les villes de Lesbos qui appartenaient à Hercule une génération plus tôt. Le château de Molivos, qui existe toujours, est dit être l’un des endroits où se déroulèrent ces sièges. Ce fut une époque que nous qualifierions aujourd'hui « de grande piraterie ». Non seulement Troie était assiégée, mais Homère nous raconte qu’environ vingt-trois autres villes et villages furent pris et saccagés par Achille seul. En d'autres termes le chaos régnait dans le bassin méditerranéen.


    Lesbos compte deux intéressantes curiosités qui, je pense, peuvent nous éclairer sur la cause cachée de ce tohu-bohu. Une forêt d'arbres pétrifiés ! Des arbres transformés en pierre ! Et une ville engloutie dans une mer intérieure. Le plus grand drame se produisit à Lesbos. Ces deux curiosités ont-elle un lien de causalité et de chronologie ?


    Près de la côte nord-ouest de Lesbos, là où descend doucement le pied d’une montagne, il y a les restes pétrifiés d'une forêt de séquoias. Les souches de pierre sont recouvertes de minces couches de galets roulés, de roche et de till ! Elles sont dans l’ensemble brisées à cinq pieds au-dessus du système racinaire. Leurs énormes troncs, environ 60 pieds de long, sont couchés en bas de la colline, comme coupés par une faux géante. Tous de pierre compacte aux couleurs brillantes, la fine structure du bois délicatement conservée avec leur système racinaire. Dans d'autres parties de Lesbos, il est effectivement possible d’en voir d’autres sous la mer bordant le rivage. Quelle force de la nature a non seulement transformé le bois en pierre, mais a projeté leurs débris et ainsi modifié la profondeur du rivage ? Dans la vidéo dont le lien est indiqué ci-dessous, Wal Thornhill montre [vers 20:40] qu’une forte décharge électrique dans le sable forme des fulgurites. Est-ce la décharge d'une instabilité de Peratt qui a transformé ces arbres en pierre ?


    À quarante miles de distance, l’antique ville de Pyrrha est désormais entièrement engloutie sous une mer intérieure, manifestement créée en même temps ? Dans d'autres parties de l'île, des fortifications et des routes sont aussi immergées. Il en est de même tout au long des côtes égyptiennes, syriennes et turques de la Méditerranée et de la mer Noire, où des ruines antiques immergées ou enfouies sont découvertes. Dans ses « géographies », Strabon documente effectivement les grandes villes de cette époque, Bura et Rhypes, désormais disparues. Il raconte que, frappées par la foudre, elles furent ensuite avalées par la Terre ! En plus du nombre incalculable de villes abandonnées, peut se discerner aujourd'hui ce qui trahit l’ancienne présence d’une population animée. Des villes mégalithiques, comme Mycènes, furent détruites et abandonnées à cause de forces incroyables que l’on ne voit plus de nos jours.


    Maîtrisons-nous nos destinées ? Ou bien, comme un lancer de dés, la vie est-elle pur hasard ? Ou sommes-nous le jouet d'un cosmos chaotique, ou peut-être bien intelligent ?


Vidéo « Ancient destructions » sur le site de Peter Mungo Jupp



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2015/03/04/lesbos-Homère-and-the-war-of-the-worlds/
Traduction Petrus Lombard



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Vendredi 6 Mars 2015


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