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Les troupes françaises occupent le Mali


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salah sakhri
Lundi 21 Janvier 2013

Les troupes françaises occupent le Mali
Les troupes françaises occupent le Mali.

La France est entrée en guerre au Mali pour la cinquantième fois depuis 1960 en Afrique. Le chef d’Etat français nous dit que l’intervention militaire au Mali était rendue nécessaire pour trois raisons : appel à l’aide des autorités maliennes ; autorisation de l’ONU et lutte contre le fanatisme et le terrorisme. Or, la France ne peut s’ériger en donneuse de leçons elle qui a eu le deuxième empire colonial au monde derrière l’Angleterre. Le colonialisme français ne fut ni moins barbare, ni moins sauvage, ni moins violent que les autres colonialismes. L’intervention militaire française au Mali n’a rien à voir avec la culture, la démocratie et la lutte contre l’obscurantisme et la barbarie. Non. Elle est la continuation par la violence de la politique de rapine et de spoliation des richesses naturelles du continent africain. On ne peut s’arrêter à la dénonciation de l’intervention française il faut analyser l’ensemble de la politique française en Afrique depuis de longues décennies. Si on s’arrête à la question pour ou contre la guerre on élude les phénomènes formant l’ensemble de la chaîne des relations franco-africaines.
La cinquantième intervention française en Afrique répond soi-disant à l’appel des autorités maliennes en lutte contre le «séparatisme» des Touaregs. Mais, ce n’est pas pour cette raison que les troupes françaises occupent le Mali. Le sous-sol de ce pays regorge de matières premières et pour cela il présente un intérêt stratégique pour la France. L’accaparement des richesses naturelles du pays par les entreprises françaises n’est plus à démontrer ; les principales branches de l’économie malienne sont entre leurs mains. A vrai dire le pays est depuis longtemps sous la coupe de l’impérialisme français et de son enveloppe intellectuelle, la francophonie.
Avant l’agression du 11 février 2012, l’Algérie conduisait une médiation entre les protagonistes maliens (le gouvernement de Bamako, la rébellion touareg et les islamistes maliens) pour trouver une solution pacifique à la crise, sans ingérence étrangère. Est-ce que le gouvernement malien était intéressé par un dénouement pacifique de la crise ? Apparemment non ! Ce gouvernement n’a jamais cessé de défendre la feuille de route que lui a tracé son maître. Il reste beaucoup de zones d’ombres dans cette affaire, mais une chose paraît évidente : depuis la dislocation de l’armée malienne au nord du pays en mars 2012, on ne peut dire que le développement des évènements ai servi à consolider la confiance entre les populations noirs et les populations touaregs et arabes. Les semi colonies françaises de la Cedeao répétant comme des perroquets la voix de leur maître appelèrent à l’intervention militaire française. Pire ! Ils accompagnent cette intervention en envoyant leurs soldats comme chaires à canons pour servir les intérêts des entreprises françaises. Le 11 janvier 2012, le plan d’occupation du Mali entre en application. Combien de blessés, de morts et de destructions les bombardements français ont causés dans le nord Mali ? Seul l’avenir nous le dira ! On évoque déjà des exactions et des exécutions sommaires contre les populations touaregs et arabes. Dans cette affaire, l’Algérie qui était en pointe pour éviter une guerre à ses frontières…a fini par tourner casque en s’alignant sur la position française. Elle a ouvert son espace aérien aux avions militaires français pour aller bombarder les villes et les villages du nord Mali.
Le chef de l’Etat algérien, ce francophile invétéré doublé d’un politicien aux petits pieds, n’a même pas eu le courage d’annoncer à «son» peuple la scandaleuse décision. Les Algériens ont appris l’information par la bouche du ministre français des Affaires étrangères. Ce servilisme obséquieux de Bouteflika envers l’impérialisme français, lèse gravement les intérêts d’importants secteurs de la petite bourgeoisie algérienne, suscite une opposition grandissante dans le pays. Cette opposition grandissante n’est pas canalisée, fédérée par un mouvement anti-impérialiste conséquent. Nous savons que pour désarmer toute opposition conséquente, démocratique, le gouvernement algérien utilise l’arbitraire et l’illégalité. En se ralliant à la position belliciste française, l’Etat algérien a trahi non seulement son principe, juste, de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, mais il pactise également avec le diable ! Nous savons quand ces choses commencent, mais jamais comment elles se terminent.

Salah sakhri


Lundi 21 Janvier 2013


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