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Les répercussions de l'arrestation des diplomates étrangers au Zimbabwe



Samedi 7 Juin 2008

Les répercussions de l'arrestation des diplomates étrangers au Zimbabwe
L'arrestation des diplomates américains et britanniques par la police zimbabwéenne a suscité de vastes réactions. Washington et Londres demandent la réunion urgente du Conseil de sécurité pour examiner cette affaire. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a souhaité que le Conseil de sécurité ne considère pas cette question comme une affaire intérieure. Le secrétaire britannique au Foreign Office David Miliband a qualifié de sérieuse et d'offensante cette démarche du gouvernement de Harare. Pourtant le Conseil de sécurité a rappelé seulement au gouvernement du Zimbabwe de respecter les articles de la convention de Vienne et notamment ceux qui concernent la protection des diplomates étrangers. L'ambassadeur des Etats-Unis à Harare James McGee prétend que les diplomates arrêtés étaient en train de mener une enquête sur les violences politiques dans la capitale zimbabwéenne. Mais la police du Zimbabwe a annoncé qu'elle avait arrêté 5 diplomates américains, 4 diplomates britanniques et un nombre d'employés locaux de l'ambassade américaine, accusés d'avoir participé aux réunions de l'opposition et d'avoir prononcé des discours dans la réunion des activistes antigouvernementaux. Le ministre zimbabwéen de renseignement Ndlova a accusé James McGee et d'autres diplomates américains et britanniques de coopération avec l'opposition et les ONG de secours humanitaire pour susciter des troubles dans le pays afin de renverser le gouvernement Mugabe. Lesdites ONG sont accusées d'inciter les habitants des villages de voter pour les opposants en contrepartie des rations alimentaires. Ndlova a mis en garde James McGee et d'autres diplomates américains et britanniques quant à l'expulsion du Zimbabwe. L'ambassadeur américain, ainsi que des diplomates britanniques et canadiens faisaient auparavant l'objet d'un interrogatoire pour s'être entretenus avec les opposants blessés, dans des violences politiques. A l'approche du 27 juin, la date de la tenue du second tour de la présidentielle, le Zimbabwe se trouve dans une situation critique. La rivalité intense entre Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai a créé un grand enthousiasme chez les partisans des deux camps. Et la fièvre de la campagne électorale a fait éclater des affrontements entre les partisans extrémistes de Mugabe et ceux du parti rival. Tout comme à l'époque de la campagne du premier tour de la présidentielle, les partisans extrémistes de Mugabe jouent un rôle flagrant dans ces accrochages. Dans une telle conjoncture le gouvernement a adopté de sévères mesures de sécurité pour contrôler les éléments qui créent des troubles Depuis longtemps et avant même que Tsvangirai décide de participer au second tour, Washington et Londres cherchent à suggérer que la tenue du second tour ne serait pas possible. Pour cette même raison, l'ambassadeur des Etats-Unis à Harare James McGee sous prétexte de s'entretenir avec les opposants blessés au cours des affrontements et de mener une enquête sur les violences, s'emploie à agrandir les incidents de la campagne électorale pour suggérer que le terrain n'était pas propice à la tenue du second tour, et ce alors que de telles mesures de sécurité avant une telle élection déterminante est chose ordinaire dans beaucoup de pays dont le Zimbabwe.


Samedi 7 Juin 2008


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