Histoire et repères

Les quatre pouvoirs qui dirigent le monde


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Je vais ici vous parler du pouvoir, au sens politique : je vais vous montrer qu'il existe quatre types de pouvoir, et comment nous avons accepté de confier ces pouvoirs, a priori possédés par chacun de nous, à des personnes qui l'exercent soit-disant "pour notre bien" mais en réalité pour leur propre compte. Comment le "système" a-t-il pu se pervertir à ce point ?


Serge Boisse
Vendredi 1 Novembre 2013

Les quatre pouvoirs qui dirigent le monde
Comment se fait-il, que dans une république dont la devise
est "liberté, égalité, fraternité" les
hommes ne sont :




  • pas libres :  la liberté, c'est la faculté de
    faire ce que l'on désire, pour autant que cela ne nuise pas
    à la liberté d'autrui : chacun restreint donc sa propre
    liberté librement (notez l'oxymore !). Dans la pratique, nous
    acceptons (librement !) d'adhérer à un système
    social, législatif et judiciaire qui restreint notre
    liberté : nous n'avons pas le droit d'enfreindre les lois, nous
    nous soumettons à l'impôt, nous acceptons de travailler
    pour des patrons qui parfois nous exploitent  ; nous acceptons
    cela parce nous pensons que cela permet à chacun de vivre
    "tranquillement", en société, en disposant d'une
    liberté limitée mais que nous pensons "suffisante pour
    notre bonheur. Est-ce vrai  ? Pourquoi certaines personnes
    ont-elles la liberté (et même le pouvoir !) de
    contrôler, et même limiter la nôtre ?


  • pas égaux : nous devrions tous, "puisque nous avons les
    mêmes devoirs" avoir les mêmes droits, les mêmes
    chance, la même possibilité de nous éduquer et de
    progresser, d'accéder à la richesse, qu'elle soit
    monétaire, spirituelle ou intellectuelle. Mais il suffit de
    regarder autour de nous pour nous rendre compte que c'est loin
    d'être le cas. Du petit chef au président de la
    république, du simple propriétaire au milliardaire en
    passant par le rentier, du fonctionnaire tatillon au chef d'entreprise
    multinationale, certaines personnes semblent avoir (et ont, en fait) plus de
    droits que les autres. Pourquoi ? Pourquoi un footballeur vedette ou un
    animateur télé jouit-t-il, dans notre
    société, d'un pouvoir aussi extravagant ?


  • pas fraternels : comment se fait-il que des milliers de gens,
    près de chez nous, ne disposent pas du minimum nécessaire
    pour survivre ? Comment se fait-il que presque personne n'accepte plus
    d'offrir "le gîte et le couvert", ou même de donner un peu
    d'argent, de temps, ou simplement un réconfort, à ceux
    qui n'ont rien ? Pourquoi d'ailleurs certaines personnes n'ont-elles
    rien alors que d'autres sont des nantis ?


Toutes ces questions sont légitimes et je vais tenter d'y répondre


Petite histoire du pouvoir



La violence


 Dans les temps préhistorique, le pouvoir était l'apanage
de ceux qui étaient plus les plus forts, et les conflits se
réglaient par le violence. La violence est un pouvoir.
Le pouvoir de faire du mal. Que soit par le viol, qui
établissait le pouvoir des mâles dominants sur les femmes,
 ou par le glaive et l'épée, car très vite
les chefs et les rois ont eu une armée pour les servir, et
surtout pour imposer leur domination ! Mais ne croyez pas que le pouvoir
de la violence a été vaincu par la démocratie ou
la justice ; il existe toujours. Les syndicats américains (dans
les années 30 et 40) ou japonais (y compris de nos jours), qui
pourtant représentent en principe les travailleurs, ont
réglé et règlent encore les conflits par la
violence.





Et les états, de tous temps, ont été tentés
d'imposer leur pouvoir par la force. Il a toujours existé des
dictatures, et il en existe encore. Peut-on imaginer pire violence que
la violence policière ou militaire, quand elle s'exerce contre
les citoyens de leur propre pays ? Ou d'un autre ? La doctrine de la
dissuasion nucléaire impose, certes, la paix par la terreur
d'être anéanti, mais elle impose aussi la domination des
états qui disposent de la bombe sur les autres. Double avantage
!

Qu'elle soit le fait d'un individu, d'un groupuscule terroriste ou
d'un état, la  violence, ou la menace de la violence,
sous-tend toutes les relations internationales et nombre de relations
humaines entre groupes, factions, religions, et même individus.


Le pouvoir spirituel



Les hommes et les femmes ont toujours, depuis la nuit des temps,
été tentés d'expliquer ce qu'ils ne comprenaient
pas par l'intervention de divinités, qu'elles soient bonnes ou
mauvaises, craintes ou respectées. Même de nos jours, ces
symptômes persistent : combien d'entre nous lisent des horoscopes
?  Pourquoi existe-il tant de prédicateurs, de
prêtres, de "voyants" et de gourous ? Car très vite,
certains hommes ont compris l'intérêt qu'ils pouvaient
tirer de cette étrange pulsion humaine pour leur propre compte.
Et les devins, chamanes et autres prédicateurs ont
foisonné. Ils ont compris l'importance pour les gens de
comprendre la signification de leur destin, de la mort, de l'injustice.
Ils se sont auto déclarés chamanes, prêtres,
prophètes, interprètes ou même relais des "messages
divins". Et ils nous ont forcés (mais c'était en fait
librement consenti !) à adorer des dieux ou des idoles, et des
symboles comme l'amulette ou la baguette magique, sont devenus des symbole de leur pouvoir.  


Suprême idée, l'invention d'un Dieu unique par ces
mêmes soit-disant prophètes leur a permis de mettre la
religion au service du pouvoir temporel (c'est à dire celui des
seigneurs, des rois et des princes), et vice-versa ; les rois
devenaient rois "de droit divin"; donc incontestables, et dans le
même temps il concédaient aux prêtres de leur
religion le droit de régenter la vie de leur citoyens en leur
permettant de construire des temples et des églises et de se
livrer un un véritable lavage de cerveau qui  asservissait
les masses par un sacrifice librement consenti de leur liberté
suprême, la liberté de penser ! Ce fut le moyen âge.


Au moyen-âge, il existait de facto deux
pouvoirs : le temporel et le spirituel. Le pouvoir temporel était
celui des rois et des seigneurs, c'était le pouvoir de la force
et de la violence, mais justifié, légalisé, par le
pouvoir spirituel, qui était celui des chefs religieux, c'est
à dire, en Europe, celui du pape, en Asie mineure celui des
califes et en Amérique précolombienne celui des
prêtres du soleil.


Législatif, exécutif et judiciaire



La révolution française chercha à supprimer ces
deux pouvoirs. Mais le catholicisme était trop enraciné
dans l'esprit des français d'alors, issus de dix huit
siècles de lavage de cerveau organisé. La
révolution mit donc entre parenthèses le pouvoir
spirituel, suggérant un culte alternatif, celui de "l'être
suprême", en sachant très bien que ce n'était qu'un
pis-aller. Mais pour le pouvoir temporel, objet de tous les
ressentiments, il fallait l'éradiquer. L'assemblée constituante
le remplaça par trois pouvoirs qui, encore aujourd'hui, sont
à la base du fonctionnement de nos institutions... (Alors que,
nous le verrons plus loin, il existe en fait quatre
pouvoirs "de base" et que ni le pouvoir législatif, ni le
pouvoir judiciaire, ni le pouvoir exécutif n'en font partie !
Est-ce à dire que nos institutions sont inadaptées ?
Certainement, oui.)


La principale motivation de la révolution fut donc de
supprimer le pouvoir, réellement exorbitant, de ces rois de
droits divins, c'est à dire le pouvoir temporel.
L'assemblée constituante décida donc de supprimer le
pouvoir temporel, ou tout du moins de le limiter, parce que tout le
monde était conscient (mais était-ce vrai ?) qu'il
fallait quand même qu'un pays soit dirigé par une
poignée de dirigeants, On créa donc un pouvoir
exécutif, constitué par un président et des
ministres. Parce qu'il ne fallait pas que le président devienne
un nouveau roi, on ne lui donna pas le pouvoir de
légiférer, mais seulement celui de proposer des lois. Les
lois elle-mêmes seraient votées par une assemblée
législative, ou même deux pour éviter que les
députés ne soient trop "influencés" par
l'exécutif.  Lorsque le président et les
assemblées sont élues par le peuple, c'est la base des
démocraties modernes. 

Singulière perversion d'un terme si
ancien ! Démocratie, signifie, en grec, "le pouvoir du peuple".
Dans la Grèce antique, il n'y avait pas d'assemblée, et tous
les citoyens pouvaient proposer des lois, et proposer de les soumettre
au vote de tous. Nos actuelles "démocraties" en sont très
loin !


Enfin, le pouvoir judiciaire fut inventé pour enlever aux
rois (et au président) le droit de rendre la justice, parce
qu'on pensait, à juste titre, que permettre à une seule
personne de décider qui avait raison et qui avait tort dans une
dispute était donner à cette personne un pouvoir trop
important.  On créa donc des tribunaux indépendants,
en principe, de l'exécutif. Mais cette belle idée fut
pervertie elle aussi parce que les juges sont des fonctionnaires
payés par le gouvernement et dépendant d'un ministre qui
fait partie de l'exécutif.  L'indépendance de la
justice est donc un beau principe, mais ce sont les ministres
inféodés aux dirigeants gouvernementaux qui tiennent les
clefs de de la bourse de la justice, donc, en partie, le pouvoir de
nommer les juges et d'influencer leurs décisions.  


Le pouvoir de la connaissance.


 Au moyen-âge, l'argent n'avait pas l'importance qu'il a
maintenant. Lorsqu'un seigneur voulait lever une armée, ou
construire un château il n'avait pas besoin de dépenser de
l'argent. Il ordonnait, et on lui obéissait. Et il ordonnait
à ses paysans de nourrir les ouvriers, ou les soldats (ou bien
ceux-ci se servaient en pillant les terres ennemies !), et tout le
monde était content (sauf ceux qui se faisaient tuer, ou qui se
tuaient à la tâche, mais ils n'avaient pas le droit
 de se plaindre !)





Cependant il existait certains corporations d'artisans
spécialisés, en particulier ceux qui construisaient les
navires de guerre, mais aussi plus tard les artisans qui tissaient des
tapisseries, ou les moines copistes, et bien d'autres corporations de
"spécialistes", qui disposaient d'un pouvoir singulier : ils
étaient les seuls à savoirle
faire, à avoir le savoir-faire. Et ils faisaient payer leur
savoir (ou savoir-faire). C'était l'ébauche  d'un
pouvoir nouveau,
très dangereux pour les rois et les princes, et qui existe
encore aujourd'hui, Quand Airbus vent un avion cent millions de
dollars, ces cent millions ne représentent pas le coût des
matériaux, mais celui du savoir-faire de la compagnie. Le
pouvoir de la connaissance, c'est  Le pouvoir de
monnayer son savoir pou son savoir-faire contre de l'argent.
 Où trouver cet
argent ? Comment contrer le pouvoir de la connaissance ?




Le pouvoir de l'argent




Ce furent les vénitiens, au XVe siècle, qui
trouvèrent la solution : ils inventèrent une nouvelle
corporation, celle des banquiers : des hommes riches qui pouvaient (qui
avaient le pouvoir de) prêter de l'argent aux princes qui en
avaient besoin pour financer leurs guerres et leurs, pour lancer
des expéditions vers le nouveau monde, ou conquérir des
royaumes voisins,  ou encore "libérer la terre
 sainte". Toutes choses qui coûtaient des sommes folles.
Qu'à cela ne tienne, disaient les nouveaux banquiers, voici
l'argent. Mais nous voulons que vous nous en remboursiez la
totalité, plus un intérêt
(généralement 100% !) si l'expédition est un
succès.





Alors oui, l'invention du crédit a permis des choses
formidables, parce qu'on pouvait faire des choses avec de l'argent
qu'on n'avait pas, mais qu'on promettait simplement de rembourser dans le futur. Mais elle a surtout permis
l'émergence d'une nouvelle classe sociale, celle des banquiers,
des bourgeois et des profiteurs de tous poils qui disposaient du
pouvoir de dire oui à un prêt, mais aussi et surtout du
pouvoir de dire non et de plonger dans la ruine ceux qui
s'étaient endettés.




 Avec la généralisation de la société de
consommation, les clients des banquiers ne sont plus les "puissants",
rois et seigneurs, mais. désormais les gouvernements, les
particuliers, les entreprises, bref... tout le monde



. L'argent, au sens
où on l'entend maintenant, était né, et avec lui
le pouvoir de l'argent. Les riches, et les ultra-riches sont ainsi
devenus plus puissants que les puissants. Et même les gouvernements,
même les pouvoirs exécutifs de nos pays, sont
désormais au main des banquiers, de même que le pouvoir
législatif, par le biais des lobbys qui, moyennant finances,
influencent le vote des députés.




Les trois premiers pouvoirs



Résumons-nous : Bien que les pouvoirs exécutifs,
législatifs et judiciaires soient une réalité, ils
ne sont détenus que dans le cadre des nations et non par des
entreprises ou des associations. Ils sont en réalité un
"maquillage", un travestissement adapté aux gouvernements des
trois pouvoir de base que nous avons identifiés jusque
là, et qui sont le pouvoir de la force ou de la violence, celui
de la connaissance et celui de l'argent. Et ces trois pouvoirs
là sont universels car ils peuvent être détenus
aussi bien par un individu que par un groupe ou un état.





La tradition japonaise parle des shansu no jingi,
trois objets sacrés offerts à la déesse du
soleil amaterasu-omi-kami, et qui sont devenus les symboles du pouvoir
impérial. Ces trois objets sont l'épée, le joyau et le miroir.  





L'épée symbolise
le pouvoir de la force. Premier de tous les pouvoirs, il est le recours
ultime, ou parfois préféré, de ceux qui le
possèdent pour assouvir leurs désirs. Le pouvoir de la
force a toujours été égoïste, il ne profite
qu'à ceux qui en disposent ou qui le contrôlent.
Toutefois, dans le mode moderne, la force est devenue chère.
Constituer une police, une milice, une armée, et
l'équiper en matériel moderne et en hommes
entraînés est devenu très cher. En ce sens la
force, la vraie, celle qui fait peur, est soumise au pouvoir de
l'argent.





Le joyau symbolise
naturellement l'argent. Et qui détient l'argent aujourd'hui ?
Savez-vous que la totalité des billets de banque du monde, et de
l'or dans les coffre des banques, ne représente qu'une part
insignifiante (moins de 1% !) de l'argent en circulation ? Que la
quasi-totalité de cet argent consiste en dettes, c'est à
dire en bouts de papiers établissant que "un tel doit tant
à un tel" ?  Le crédit n'est plus seulement un moyen
d'obtenir de l'argent : il est
l'argent. Et ceux qui détiennent le pouvoir d'accorder un
crédit sont les banques. Notre système financier tout
entier repose sur du vide.  voir d'où vient l'argent et qui le contrôle sur ce site.



Jacques Coeur, ou les
vénitiens,  n'auraient pas imaginé cela ! Que
l'argent papier (ou électronique) puisse dépasser d'un
facteur 100 l'ensemble du PIB de tous les pays réunis !
Autrefois,
jusque vers 1935, ce n'était pas vrai : les états aux
aussi pouvaient accorder des crédits. Mais ils se sont
volontairement privés de ce pouvoir (incroyable, mais vrai) et
ils n'ont plus le droit d'émettre des crédits ;
lorsqu'ils ont besoin d'argent, eux aussi, comme tout le monde,doivent
se tourner vers les banques, et payer des intérêts !
C'est l'une des raisons de la crise.
Le miroir symbolise la
connaissance ; celle que l'on peut avoir de soi-même, mais aussi,
indirectement, celle que l'on peut avoir de toute chose. Dans nos
sociétés saturées d'information numérique
et textuelle, nous avons du mal à imaginer qu'il n'y a pas si
longtemps, presque personne ne savait lire ou écrire, et surtout
compter. Hormis quelques savants, les seuls qui savaient compter
étaient les changeurs qui convertissaient les monnaies
innombrables de ce temps là ; et bien sûr puisque personne
ne savait contester leurs calculs, ils en abusaient.  

Mais la
connaissance peut prendre des formes innombrables. Connaître un
secret, c'est disposer d'un pouvoir sur les ignorants. Connaître
la formule chimique d'un composé, l'action d'une molécule
sur l'ADN, ou le secret ultime, celui de la bombe H (qui, à la
différence de la bombe A, est bel et bien un secret), c'est
disposer d'un pouvoir immense.  Savoir, à l'insu des
autres, qu'une société va signer un contrat juteux
permet de transformer cette connaissance en argent sonnant et
trébuchant, en investissant judicieusement en bourse.


Mais connaître un secret et le divulguer au bon moment peut
conférer un pouvoir encore plus grand. Divulguer, au bon moment,
les frasques d'un Bill Clinton permet de faire chuter un
président. Divulguer celles d'un DSK permet de faire chuter un
présidentiable et de faire élire un fantoche. La
connaissance est parfois plus forte que la force et que l'argent.





Cela vaut aussi pour la vie de tous les jours : La connaissance,
c'est l'information : Être bien informé, c'est avoir un pouvoir sur ceux
qui sont mal informés !  Mais
bien sûr rien n'est si simple et pour acquérir une
connaissance il faut parfois beaucoup d'argent, ou user de
violence. .
Violence, argent, connaissance, tels sont les trois pouvoirs
fondamentaux que reconnaissait la tradition japonaise.  Mais
aujourd'hui, il existe un quatrième pouvoir :


Le pouvoir des médias



La meilleure dictature (du point de vue du dictateur !) est celle
où les citoyens ignorent qu'ils vivent sous une dictature : on
laisse donc les gens libres de croire qu'ils sont en démocratie,
c'est à dire qu'ils ont le choix de leurs dirigeants, lesquels
défendront leurs opinions, leurs valeurs, leur mode de vie. Mais
tous nos choix, y compris politiques, sont basés sur les
informations que nous recevons par les médias. Et donc, qui
contrôle les médias contrôle l'opinion, et qui
contrôle l'opinion contrôle le monde. Les magnats de la presse, et de la télé l'ont très bien compris.


Allons
allons, me direz vous, les êtres humains ne sont pas des moutons
! Ils ne sont pas prêts à avaler n'importe quoi ! Ce
serait vrai si l'information était fiable, facile à
comprendre, et que l'on pouvait comparer les diverses sources. Mais
dans le monde actuel, l'information est devenue pléthorique
: nous sommes tellement submergés de messages qu'il devient
très difficile de trier le bon grain de l'ivraie, ou la rose de
la chienlit, comme dirait De Gaulle. 

Pire, il existe une
véritable guerre de l'information. Les lobbys de tous poil nous
submergent d'informations partiales, incomplètes, hors contexte,
jouant plus sur nos émotions que sur notre faculté de
raisonner, et à ce jeu nous perdons toute faculté de
raisonner, justement. Le succès relatif du front national dans
les sondages n'est pas dû à autre chose. 

D'ailleurs
toute guerre réelle (avec des armes) commence toujours par une
guerre de l'information. Comment savoir, dans des conflits qui nous
dépassent, comme ceux du trop fameux "printemps arabe", qui a
raison et qui a tort, et qui cherche à nous informer ou à
nous désinformer ? Notre système éducatif ne nous
a pas préparé à cela. Il est urgent d'apprendre
à nos enfants à chercher, filtrer, choisir et
sélectionner l'information pertinente et correcte au milieu du
foisonnement de bêtises dont tous les médias, y compris
internet, nous donne chaque jour l'exemple. A quand les cours de "recherche d'information" au lycée ? 

Conclusion


Il existe donc quatre pouvoirs : la violence, la richesse, la connaissance et le pouvoir médiatique. Tous les quatre sont liés : Le pouvoir
médiatique donne la richesse et la puissance, mais il faut
déjà être riche pour le posséder. La
connaissance est de plus en plus, payante (bien que les MOOC soient une
très bonne chose pour contrebalancer cela). La violence à
grande échelle, celle des armées, des états, des
syndicats, des partis politiques et des corporations
multinationales,  nécessite des moyens qui ne peuvent
s'acquérir que par l'argent, et nécessite
également une stratégie média qui demande de
posséder le pouvoir médiatique. Et pour être riche,
il faut soit être célèbre (pouvoir
médiatique) soit posséder des connaissances qui puissent
être monnayées.



Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine)

Et l'avenir ?



Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir,mais de le rendre possible. (Antoine de Saint-Exupery)

http://sboisse.free.fr/societe/les-4-pouvoirs-qui-dirigent le monde.php

Serge Boisse


Vendredi 1 Novembre 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 01/11/2013 17:39 | Alerter
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Cet article de M. Boisse, si sur le fond est assez juste, sur le détail est erroné quant à ses explications.

Certes, les quatre pouvoirs existent bel et bien, il serait absurde de le nier devant l'évidence, mais si on suit l'auteur, il en résulte qu'il faut rejeter, le pouvoir temporel, le spirituel, car selon lui, basé sur une manipulation des consciences, le pouvoir de l'argent et celui des médias qui désinforment. Conclusion : il ne faut aucun pouvoir, aucun ordre, et on remarquera en passant que si l'auteur est très prolixe pour dénoncer les fameux pouvoirs, il est on ne peut plus silencieux quant aux solutions de remplacement !

Mais en réalité, le problème de fond ce n'est pas l'existence de ces quatre pouvoirs, mais la manière dont il sont exercés. Prenons l'exemple du spirituel. Fondamentalement, la spiritualité a pour but non pas, comme le prétend l'auteur, l'aliénation de l'être humain, mais exactement son contraire ! Son but est de libérer la conscience humaine des chaînes de l'ego oppressif. Il ne faudrait que M. Boisse prenne ses idées et interprétations basées sur l'ignorance pour la vérité.

La problématique, c'est l'usage et l'interprétation qui est faite non pas de ces "quatre pouvoirs", mais de ces quatre possibilités de gestion de la société. C'est d'une clarté tellement évidente qu'il est surprenant que l'auteur ne le voit pas et identifie le problème avec la nature des activités, alors que ce n'est que la faiblesse, au mieux, ou la perversité, au pire des êtres humains qui fait de l'instrumentalisation de ces quatre possibilités un instrument oppressif. Ce qui revient à dire qu'il y a un véritable problème éducatif au niveau de la personnalité des gens qui manque et dont ce vide provoque les dérives que l'on voit aujourd'hui.

Et c'est ce point précis qui est a rechercher afin de porter un remède à ces problèmes, et c'est urgent car l'humanité dirigée par ces psychopathes est entrain de se diriger à vitesse croissante vers une catastrophe planétaire. Et que restera t-il après ? S'il reste quelque chose.

2.Posté par Boujemaa Kharraj le 02/11/2013 08:37 | Alerter
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article pédagogique
Merci pour l'effort

3.Posté par alex le 24/02/2014 00:03 | Alerter
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Il est facile pour toutes personnes qui ont un minimum d'intelligence de jeter sur le papier tous les problèmes du monde. Mais le monde si il est ce qu'il est aujourd'hui on le doit a la bêtise humaine."Nous n'avons pas le droit d'enfreindre les lois" c'est vrai drôle de liberté mais pensez vous que votre sécurité serai la même qu'aujourd'hui si les lois n'étaient pas la ? non !! même un collégien pourrai le comprendre !! Si c'est pouvoirs ont était créés et qu'ils profitent aussi bien a certaines personnes et moins pour d'autres (ce que je regrette ) ,c'est que l'être humain est stupide est incapable de vivre en harmonie, qu'il se laisse distraire par des médias de plus en plus avides de richesses plutôt que d'informer les gens dans un but démocratique. Qu'il se laisse enrôler dans des sectes ou des religions qui les détruisent et leur ferment l'esprit. Ce ne sont pas ses pouvoirs qui détruisent notre monde c'est l'Homme qui le détruit en les acceptants et en leurs donnant les possibilités de subsister
Alors plutôt que de crier au scandale pour les erreurs que nous tous avons commises essayer plutôt de dire au gens quelles sont les solutions possibles pour changer cela... Si elle existent !!
Et je félicite Mr le dépositaire qui explique avec de bien meilleur mots que moi sont ressenti est la réalité sur ce texte !!

4.Posté par Vanel le 03/04/2014 00:53 | Alerter
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La seule chose que j'ai a dire, c'est que quoi que chacun fasse innocent mais certains le sont plus que d'autre, il faut penser que n'importe qui pourrait être nous même et que nous même nous somme n'importe qui [ ...]

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