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Les masochistes de Bruxelles guident l'Union Européenne à sa perte


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Thomas Jadot
Vendredi 19 Juin 2015

Les masochistes de Bruxelles guident l'Union Européenne à sa perte
Comme vient de l'écrire Alexandre Mercouris dans un de ses très grands articles qui décode si bien la politique politicienne bruxelloise, nous courons à notre perte. On y apprend donc que la décision, de rallongement de la durée des sanctions anti-russes, était attendue de la part de Moscou, qui à travers les commentaires délivrés par le Kremlin sur "une absence d'étonnement sur les décisions prises" prouve ce fait, grâce à Bruxelles et son alignement sur la politique imposée par Washington, qui permet de facilement prévoir, comme trop souvent, les faits et gestes de nos élites masochistes.

Ce qu'on apprend par contre, est que : "The decision was not taken at the forthcoming EU summit. Like the decision to toughen the sanctions taken last September, it is supposed to have been agreed by the permanent representatives or ambassadors of the EU member states in Brussels." 

Cela confirme dans le chef de l'Europe et son Union à 28 souffrent d'un déficit démocratique flagrant et continu dans cette (dés)Union Européenne. On fera bref, court et indolore, c'est le G7 et les ambassadeurs des pays auprès de l'Union qui ont déjà pris les décisions. Donc, d'un côté, 7 pays moins un pays évidement pas européen, donc seulement 6 pays européens sur 28 ont décidé sans les 22 autres, que ce serait des ambassadeurs des pays auprès de l'UE, des gens nommés, et non pas élus, qui auraient à cosigner le prolongement des sanctions contre le Russie, avant le vrai sommet européen, celui où théoriquement, chaque pays pourra dire ce qu'il pense, et s'il veut, continuer à imposer des sanctions déjà quasi-confirmées. Lo-gi-que. Tout cela prouve qu'il n'y a pas de consensus en Europe sur la politique à mener avec la Russie, donc on passe en force et donc de manière peu démocratique, par des systèmes décisionnaires parallèles.

"As we have also discussed previously, the fact the decision has been made in this way — at the level of permanent representatives rather than at the summit — is not a sign of consensus. It is on the contrary proof of disagreement, with the states that support sanctions anxious to avoid a debate which might allow disagreements to rise to the surface." continue Mercouris.
 
La raison de cette manière d'agir, est la probable impossibilité que tous les pays européens tombent tous d'accord en cas de Sommet Européen, qui aurait un temps soit peu été plus démocratique qu'un sommet "à la G7", où on a donc passé son temps à parler du huitième invité, la Russie, qu'on avait exclus du "club". L'Europe juge l'accusé sans l'inviter, sans lui parler et les jurés ne sont pas tous d'accord, mais le juge jugera comme la défense le veut. Toujours lo-gi-que.
 
Comme signale de nouveau Mercouris, la Russie avait prévu 24 mois de sanctions dans ses prévisions de budget et de relations politiques, donc: "As it happens there is a strong body of opinion within the Russian political and economic leadership that wants the sanctions to continue because it sees them as actually good for Russia (see “Kremlin Economy Boss: Please Don’t Cancel Sanctions - They’re Helping Russia ”, Russia Insider, 30th October 2015)." Etrangement, certains en Russie auraient pu trouver 12 mois trop courts, car pendant ce temps, des projets sont lancés, en agriculture, dans le ferroviaire, l'aviation, l'industrie, où au lieu des partenaires européens, des projets russo-russes, ou chino-russes voient le jour, et on finalise tout cela bien mieux en 24 mois qu'en 12! (Rappelons, par exemple, le projet TGV Moscou-Pékin d'où Alstom a purement et simplement été sorti, au profit de la société ferroviaire d'état chinoise)
 
La seule chose qui fait peur au Kremlin, serait que la situation de calme relatif dans le Donbass change dramatiquement et que la situation soit hors de contrôle avec une guerre chaude et un conflit sanglant. 
 
Par contre, si le gouvernement de Kiev s'effondre, ce sera la faute de Merkel et de l'Allemagne en premier lieu, elle qui pousse le business allemand depuis une année à perdre des parts d'export en Russie et aussi ailleurs, comme en République Tchèque et en Autriche. Toutefois, selon Mercouris, les pertes ne semblent pas encore être assez importantes pour réellement remonter les soutiens à la CSU/CDU contre leur cheffe, eux, les entrepreneurs allemands, qui attendent pitance dans l'espoir de s'ouvrir un énorme marché de pauvres ukrainiens pour y lancer leurs firmes et produire toujours à plus bas coût, la Pologne étant devenue trop chère. On est toujours le pauvre de quelqu'un d'autre. 
 
Tout un menu masochiste servit par nos élites bruxelloises, les grecques ont servi l'entrée, les ukrainiens le plat de résistance (sans jeux de mots), qui va pour le sucré?

http://vodkaetpelmini.blogspot.com/2015/06/les-masochistes-de-bruxelles-guident.html
http://russia-insider.com/en/business/we-predicted-eu-has-decided-extend-sanctions/ri8106
 


Vendredi 19 Juin 2015


Commentaires

1.Posté par ange le 20/06/2015 19:11 | Alerter
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s'ouvrir un énorme marché de pauvres ukrainiens pour y lancer leurs firmes et produire toujours à plus bas coût, la Pologne étant devenue trop chère. On est toujours le pauvre de quelqu'un d'autre.
Encore un petit effort et on abolit l'abolition de l'esclavage :(

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