Néolibéralisme et conséquences

Les marchés financiers en hausse après la destitution de Morsi


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Léonide Gourianov
Vendredi 5 Juillet 2013

Les marchés financiers en hausse après la destitution de Morsi
Le marché égyptien des titres à réagi à la destitution du président Mohamed Morsi par des rythmes de croissance record, en dépassant jeudi 8 %.

Des analystes notent que cet optimisme du marché viennent contredire les craintes sur la situation présente forte d'une exacerbation de l’opposition entre les adversaires et les partisans de M. Morsi. Or, les événements en Egypte rendent encore moins prévisible la situation économique déjà difficile.

En analysant la situation en cours, les politologues et les économistes rappellent que la lutte contre le régime de Hosni Moubarak a commencé précisément sous les mots d’ordre de solution aux problèmes de pauvreté et de chômage. Le nouveau président a été au pouvoir pendant un an, mais les difficultés économiques pendant ce temps n'ont fait qu'empirer. Suite à la politique menée par les autorités qui ont remplacé le régime de M. Moubarak, les recettes du tourisme ont commencé à baissé, le pays ne pouvait plus compléter ses réserves en devises, et ces dernières ont chuté à 13 milliards de dollars jusqu'à présent. Le président déchu Mohamed Morsi escomptait obtenir quelque 30 milliards de crédits étrangers. Mais l’instabilité intérieure n’a pas permis de faire aboutir les négociations à ce sujet, et finalement le nouveau régime n’a pratiquement rien reçu. Faut-il s’étonner que le « propriétaire efficace » ait décidé de reprendre sous son contrôle la situation dans le pays ? Pour le moment, les politologues pronostiquent que les militaires vont d’une façon ou d’une autre contrôler la situation. A condition, bien entendu, que les autorités parviennent à accomplir les tâches prioritaires, remarque Vladimir Sotnikov, collaborateur à l’Institut de l’Orient auprès de l’Académie russe des sciences.

« Il s’agit de stopper la dévaluation galopante de la livre égyptienne, endettant de plus en plus l’Etat. Il faudra ensuite essayer de convaincre les partenaires étrangers d’une normalisation en Egypte pour éviter une réduction des recettes procurées par l’industrie du tourisme. Et la troisième chose consistera à rétablir le secteur agraire, puisque la population rurale est maintenant davantage occupée par la politique que par ses activités habituelles. Si l’on réussit à détendre la situation en Egypte, on pourra compter sur un possible octroi des crédits à long terme par des institutions financières internationales ».

Les acteurs de l’économie globale ont de même intérêt à voir la situation en Egypte revenir à la norme. L’instabilité dans le pays a déjà marqué de façon négative les indicateurs boursiers. Tant qu’il n’y aura de changement positif, le « facteur égyptien » entretiendra à un niveau élevé les cotations de l’or noir.  N



Vendredi 5 Juillet 2013


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