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Les discours les plus hauts en couleurs de l'histoire de l'Onu


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L'histoire des discours les plus célèbres de l'Onu est ponctuée d'interventions théâtrales de certains de ses participants les plus colorés, dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils n'avaient pas la langue dans leur poche. Florilège.


Vendredi 25 Septembre 2015

L'intervention la plus longue

Le 26 septembre 1960, le dirigeant cubain Fidel Castro prononçait sa fameuse phrase "que disparaisse la philosophie du pillage, et la philosophie de la guerre aura disparu" pendant un discours de 4h29, le plus long de l'histoire de l'Assemblée générale des Nations unies.

Dans son intervention, Fidel Castro expliquait le véritable sens de la révolution cubaine ainsi que le fond des réformes préparées par son gouvernement, mettait en garde contre les attaques américaines visant son pays en cours de construction et dévoilait les véritables causes de la complication des relations américano-cubaines. Il y critiquait violemment l'impérialisme des USA, qualifiant le futur président John Kennedy d'"incompétent" et d'"ignorant".

La "chaussure de Khrouchtchev" et la "mère de Kouzma"

La 15e session de l'Assemblée générale de l'Onu de 1960 est sans doute la plus célèbre de l'histoire des Nations unies. Le 12 octobre 1960, un dirigeant soviétique prononçait pour la première fois un discours à l'Assemblée générale de l'Onu. Nikita Khrouchtchev n'avait alors pas lésiné sur les expressions pour accuser et condamner le colonialisme et les colonisateurs. Il avait soutenu les pays d'Afrique libérés de la dépendance coloniale. Il avait également appelé les pays au désarmement total pour ne plus avoir de "moyens de faire la guerre". Immédiatement après lui, le représentant des Philippines est monté à la tribune, mentionnant dans son allocution les peuples d'Europe de l'Est dont les droits civils avaient été "engloutis par l'Union soviétique".

Khrouchtchev a alors décidé de demander au président la parole, selon le protocole des réunions. Il a levé la main mais a été ignoré. Selon la légende officieuse, Khrouchtchev aurait alors enlevé sa chaussure et commencé à frapper avec le talon sur la table en promettant de montrer à l'Amérique la "mère de Kouzma" (expression russe signifiant "de quel bois je me chauffe") et qualifiant le Philippin de "larbin de l'impérialisme américain". Cet instant, qui a marqué l'histoire, est désormais connu comme l'épisode de la fameuse "chaussure de Khrouchtchev".

Selon les biographes de Khrouchtchev, il aurait employé l'expression "mère de Kouzma" non pas pour intimider les étrangers, mais pour mettre en difficulté les traducteurs. Les journalistes américains ignoraient le sens de cette expression et ont écrit par la suite "Kuzma's mother", sans savoir pour autant qui était cette "mère". La fameuse phrase était la suivante: "Nous avons à notre disposition des moyens qui auront pour vous de lourdes conséquences. Nous allons vous montrer de quel bois on se chauffe!". Le dirigeant soviétique parlait probablement de la superbombe sur laquelle travaillait l'équipe d'Andreï Sakharov au centre Arzamas 16. Quoi qu'il en soit, la bombe a par la suite été baptisée de manière quasi officielle sous le nom de "mère de Kouzma".


"Ne laissez pas le rameau d'olivier tomber de ma main"

Le 13 novembre 1974, le dirigeant palestinien Yasser Arafat a été invité pour la première fois à l'Assemblée générale de l'Onu à la demande du Mouvement des non-alignés. Dans son discours, il avait qualifié le sionisme de forme de racisme. S'adressant aux délégués de l'Assemblée générale de l'Onu à New York, il avait prononcé une phrase historique adressée à Israël: "Je suis venu en portant un rameau d'olivier et un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas le rameau tomber de ma main".

Un an après, l'Assemblée générale de l'Onu émettait la résolution "Élimination de toutes les formes de discrimination raciale" stipulant que le sionisme était une forme de racisme et de discrimination raciale. En 1991, après l'effondrement du bloc de l'Est, la résolution a été annulée sur l'exigence des USA et d'Israël.


"Le diable est venu ici"

Le 20 septembre 2006, à l'Assemblée générale de l'Onu, le président du Venezuela Hugo Chavez a commencé son discours en déclarant: "Le diable est venu ici".

Plus tard, l'homme politique a expliqué qu'il faisait alors allusion au président américain George W. Bush, qui était intervenu la veille à la tribune de l'Onu pour justifier la politique étrangère des États-Unis. Le dirigeant vénézuélien avait suscité le rire et les ovations des dirigeants présents en qualifiant Bush de "diable" et en comparant les USA à une "épée de Damoclès".

Hugo Chavez a également accusé les USA d'"exploiter, de piller et de dominer les peuples du monde entier". Le discours était transmis en direct à la télévision vénézuélienne et a été rediffusé plusieurs fois au cours de la journée. Les représentants américains avaient noté que ces déclarations "n'étaient pas dignes d'un président".


Le 23 septembre 2009, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est opposé au "féodalisme politique" en exigeant d'accorder le droit de veto permanent à tous les membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

Malgré la limite de 15 minutes, le discours de Mouammar Kadhafi a duré plus de deux heures.

Dans son allocution, le dirigeant libyen a fermement critiqué le Conseil de sécurité des Nations unies, le qualifiant de "conseil pour le terrorisme". La main sur la Charte de l'Onu, Kadhafi a déclaré que, conformément à ce texte, la force militaire ne devait être appliquée que sur décision de l'Onu avec l'accord de tous les pays membres de l'organisation, en précisant que depuis la naissance des Nations unies "les grands pays avaient mené 64 guerres contre des petits pays" et que "l'organisation n'avait rien fait pour les empêcher".

"Vous êtes déjà fatigués. Vous dormez tous" a conclu Kadhafi, avant de quitter la tribune avec les mots "Vous avez engendré Hitler. Vous avez persécuté les Juifs. Vous avez organisé l'Holocauste!". Son discours abordait de nombreuses questions dont la pertinence est indiscutable aujourd'hui. Il est à noter que le traducteur synchronisé n'avait pas réussi à le traduire intégralement car il parlait farsi avec une utilisation sporadique du dialecte libyen.



Vendredi 25 Septembre 2015


Commentaires

1.Posté par Aldamir le 26/09/2015 13:56 | Alerter
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L’ONU est un théâtre pour la bande des Etats occidentaux qui le contrôlent sous la conduites des USA pour donner l’illusion de l’existence d’une certaine démocratie en son sein, une sorte de cirque pour une représentation planétaire, car tous les discours prononcés ont été jusqu’ici lettres mortes quant à l’ application et l’ exécution de toutes ses résolutions sans exceptions.

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