La conclusion est faite après l'étude des pierres noires arrondies trouvées il y a quelques années dans la partie égyptienne du Sahara. Dans ces pierres, on a trouvé des diamants minuscules, pouvant être formés du carbone dans les conditions d’une pression et température gigantesques. Les chercheurs ont supposé que les pierres noires – ce sont les restes minéraux du noyau de la comète, où le carbone se trouvait. Après l'entrée dans l'atmosphère, le corps céleste aurait explosé à la hauteur de quelques kilomètres. Alors, la glace aquatique, que comprend pour l'essentiel le noyau cométaire, s'est évaporée. Une partie de la substance pierreuse a atteint la terre, et les diamants sont nés.

Les spécialistes considèrent comme une autre répercussion de cet accident les morceaux du verre jaune pareil à celui qui orne la broche du pharaon Toutankhamon. On en trouve depuis longtemps au Sahara. Selon l'hypothèse, l'explosion atmosphérique aurait fondu le sable du désert. Un cercle vitreux de 80 kilomètres de diamètre est apparu alors.

L'hypothèse de la chute d’une comète dans le Sahara est bâtie avant tout sur la détection dans le désert des diamants, c'est-à-dire de la forme spéciale du carbone. En principe, c'est un des éléments les plus répandus dans l'Univers et dans les corps du Système Solaire. Probablement, il se trouve dans les noyaux cométaires. Mais on ne peut pas obtenir des diamants de cette façon. Le graphite pourrait être la source des diamants, mais on ignore s'il y en a dans les noyaux cométaires, dit le responsable du service de la physique et de l'évolution des étoiles de l'Institut de l'astronomie de l'Académie des Sciences de Russie Dmitry Vibe.

Si les astéroïdes nous envoient régulièrement les échantillons de leur substance en forme de météorites, nous connaissons moins bien les noyaux cométaires. Une seule fois, l'appareil spatial « Stardust » a amené des spécimens de la substance cométaire sur Terre. Je pense qu’il faut étudier plus en détail la composition chimique des comètes, avant de donner des réponses définitives.

À vrai dire, on trouve des diamants dans les lieux des chutes des corps célestes. Par exemple, dans le cratère de 100 kilomètres de Popigay, situé au sud-est par rapport à la péninsule de Taïmyr, dans le nord de la Russie. Ceux-ci se sont formés il y a 35 millions d'années lorsqu’un astéroïde était tombé sur des couches de graphite, et non à l'intérieur de quelques pierres, soi-disant venues du ciel. Et puis, voilà.. Si l'événement au Sahara est considéré comme une comète, on peut faire une parallèle avec le météorite de la Toungouska en 1908. D’après l’avis de la plupart de savants, c’était justement une comète.

Entre-temps, les savants de la République Sud-Africaine déclarent que maintenant, est apparu un moyen tout à fait nouveau de l'étude de la substance cométaire. Au lieu de dépenser des centaines de millions de dollars et de lancer les appareils scientifiques vers les comètes, il faut tout simplement partir pour le Sahara.C’est peut-être vrai. Mais on ne peut pas partager entièrement leur hypothèse car quelques points ne sont pas explicités. Par exemple, dans le message préalable on ne dit rien s'il y avait un cratère après la chute d’une partie de la comète sur la Terre. En Égypte, on connait un cratère de 45 mètres, qui ni d’après ses dimensions, ni d’après l'âge (2000 ans) ne correspond pas à l'événement dans le Sahara. Il n’est pas clair comment était défini l'âge des pierres noires, et s'il coïncide avec l'âge des morceaux de verre jaune. Pourquoi a-t-on exclu la version astéroïdale, ayant laissé seulement celle d’une comète ?

Nous attendrons d'autres arguments plus pondérables des spécialistes sud-africains. Les résultats complets de leur travail seront publiés dans le dernier numéro de la revue Earth and Planetary Science Letters.