International

Les derniers efforts de Bush contre l'Iran



Jeudi 12 Juin 2008

Entré dans les derniers mois de son mandat présidentiel, le Président américain, George W. Bush, qui effectue, probablement, sa dernière tournée européenne, tente d'encourager les Européens à exercer davantage de pressions politiques et économiques contre l'Iran. Lors d'une conférence de presse, en Slovénie, le Président Bush s'est, de nouveau, opposé aux activités nucléaires civiles iraniennes, prétendant, encore une fois, que l'accès de l'Iran à la technologie nucléaire serait une menace contre la paix mondiale. L'administration américaine sait, pertinemment, que l'Iran est contre toute sorte d'ADM et les nombreux rapports de l'AIEA confirment le caractère pacifique des activités nucléaires de Téhéran. C'est, d'ailleurs, dans le cadre de la coopération transparente et constructive de l'Iran avec les inspecteurs de l'Agence viennoise que les rapports de son Directeur général ont affirmé, à 12 reprises, n'avoir constaté aucune dérive vers le militaire dans le programme nucléaire iranien. D'autre part, le paquet de propositions transmis par l'Iran à la Communauté internationale concernant les questions politiques, économiques et sécuritaires du monde donne une nouvelle occasion à leur règlement, entre autres, celui du dossier nucléaire iranien. Les exigences maximalistes des Etats-Unis, qui demandent la suspension de l'enrichissement d'uranium, de la part de l'Iran, montrent la volonté de Washington de fermer toute issue diplomatique à l'affaire nucléaire iranienne. Les Etats-Unis savent très bien que l'Iran ne suspendra pas l'enrichissement d'uranium et qu'il n'acceptera pas, non plus, quel que préalable que ce soit dans les pourparlers nucléaires. Les efforts que mène George W. Bush pour monter l'Europe contre l'Iran tombent au moment où le haut représentant de l'U.E pour la politique extérieure doit se rendre, samedi ou dimanche, à Téhéran, pour remettre le nouveau paquet de propositions des 6 aux autorités iraniennes. Si ce nouveau paquet propose encore la suspension de l'enrichissement d'uranium, Téhéran ne l'acceptera pas, car la RII a annoncé, à maintes reprises, que son droit indiscutable et légitime au nucléaire civil n'était pas négociable. Partant, les sanctions contre l'Iran ne conduiront certainement pas Téhéran à suspendre l'enrichissement, certains observateurs estimant même que les Européens attendraient plutôt l'élection présidentielle aux Etats-Unis et qu'ils ne sont pas très chauds à l'idée de nouvelles sanctions. Par ailleurs, les Etats-Unis et certains de leurs alliés sont, semble-t-il, dans l'embarras, en raison de leur approche illogique et maximaliste de la question nucléaire iranienne, car ils prétendent, d'une part, vouloir poursuivre les discussions avec Téhéran, et, de l'autre, ils évoquent la vieille question trompeuse d'incitations économiques, tout en souhaitant renforcer les sanctions anti-iraniennes. Une telle approche montre que les Etats-Unis et leurs alliés ne sont pas sincères dans leurs actes et paroles. L'Occident ne veut pas d'une solution pacifique de la question nucléaire iranienne. Si cela était le cas, il pourrait prendre part au Consortium international pour l'enrichissement d'uranium, sur le sol iranien, que Téhéran a proposé, afin de vérifier de près les activités nucléaires civiles iraniennes, d'autant plus que, selon le quotidien américain, "Boston Globe", de nombreux scientifiques et hommes politiques américains ont salué la proposition de la RII.


Jeudi 12 Juin 2008

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