Il est devenu clair dès le matin que la discussion à l’Assemblée générale de l’ONU serait difficile. La présidente brésilienne Dilma Roussef a pris la parole la première ayant déversé une vague de reproches sur les Etats-Unis vu les programmes d’espionnage à l’égard des politiciens, des compagnies et des citoyens étrangers.

Je voudrais aborder un sujet très sérieux. Le Brésil a toujours fait l’objet de l’espionnage des services spéciaux américains. Ces actes sont entrepris en violation des normes et des lois internationales ainsi que les principes des relations internationales. Le Brésil, M. le Président, redoublera d’effort en vue de faire face à l’espionnage. Mon gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les droits de nos citoyens.

Ayant pris la parole après Dilma Roussef, Barack Obama a laissé sa déclaration sans réponse. Il s’est concentré sur trois sujets : Syrie, Iran, conflit israélo-palestinien.

L’entente sur la destruction des armes chimiques doit stimuler les efforts diplomatiques en quête de règlement politique du conflit syrien. Je ne crois pas que les opérations armées tant de la part de l’opposition syrienne que des forces extérieures contribuent à établir la paix. Je suis sûr que ni l’Amérique ni n’importe quel autre pays doit décider qui dirigera la Syrie, c’est au peuple syrien de le faire.

Obama n’a rien dit de foncièrement nouveau. Par contre, ses déclarations concernant l’Iran ont donné matière aux réflexions aux politologues. Selon Obama, Washington reconnaît le droit de l’Iran à l’électronucléaire et n’aspire pas à remplacer le régime. Hassan Rohani s’est prononcé ensuite pour l’éventuelle normalisation des relations avec l’Occident ayant déclaré que ni les armes nucléaires ni tout autre arme de destruction massive ne s’inscrivaient dans la doctrine militaire de l’Iran.

L’entretien des chefs des diplomaties américaine et russe Serguei Lavrov et John Kerry se sont entretenus à l’Assemblée générale sur le règlement syrien.