Sciences et croyances

Les concentrations de masses sur la Lune


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Stephen Smith
Lundi 13 Octobre 2014

Les concentrations de masses sur la Lune

Carte des anomalies gravifiques de la Lune.
Crédit : NASA/JPL-Caltech/CSM.
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 8 octobre 2014


    Quelle est la cause des concentrations de masses sur la Lune ?


    Les théories scientifiques admises postulent que la Lune a connu tôt dans son histoire une activité extrême. Cette dévastation cataclysmique survint à un certain moment du passé. Des cratères géants, des vallées larges et profondes, et des rainures de plusieurs kilomètres de long sillonnent sa surface. La conséquence inexprimée en est que la Lune est née il y a de longs siècles, peut-être plusieurs milliards d'années ou plus, et qu’elle n'a pas beaucoup changé puisque ce qui s'est passé alors est encore visible aujourd'hui.


    La plupart des théories scientifiques se confinent par nature à ce qui est connu. Prenant exemple de ce qui est observé sur Terre, elles utilisent ces données pour modéliser les formations observées sur les autres corps célestes. Les longues dépressions lunaires sont dites résulter de lents mouvements de la croûte, semblables à ce que provoquent les séismes sur Terre. Or, rien ne prouve que la Lune fut soumise jadis à une activité tectonique : N’ayant rien qui ressemble aux plaques de la croûte terrestre, elle n’a pas de tectonique des plaques. La théorie de l'Univers électrique propose que les structures dans l'espace doivent modéliser ce qui se trouve sur Terre.


    Le 10 septembre 2011, la NASA lança les satellites de la mission lunaire Gravity Recovery and Interior Laboratory (GRAIL). GRAIL-A et GRAIL-B, autrement connus sous le nom de Ebb et Flow, étaient des engins spatiaux identiques, à ceci près que Flow était conçu pour suivre Ebb sur la même orbite circumlunaire. À bord, mesurant la distance entre les deux satellites, le système Lunar Gravity Ranging guettait chaque minuscule déviation due à des anomalies de concentration ou de déficit massique sous la surface lunaire.


    La mission lunaire GRAIL prit fin le 17 décembre 2012, quand, à cause de l’épuisement de leur réserve de carburant, les deux satellites furent délibérément écrasés sur la Lune. Avant cet événement, GRAIL a fourni des données qui ont permis aux spécialistes de la mission d’établir plusieurs cartes d’anomalies gravifiques de la surface. L’une des cartes les plus intéressantes est montrée en haut de la page : 22 anomalies linéaires distinctes d’une longueur totale supérieure à 4800 km, l’un de ces traits faisant plus de 500 km de long.


    Les anomalies électromagnétiques lunaires montrent des matériaux à fort albédo associés aussi à des zones magnétiques de la croûte imprimées en creux sur la surface lunaire. Il est probable que les anomalies magnétiques et massiques sont liées. En outre, des concentrations de certains minéraux tels que l'olivine, entourent plusieurs anomalies circulaires.


    Qu’est-ce qui pourrait bien faire que des relevés gravitationnels indiquent plus ou moins de densité massique dans ces régions ? S’il y a des restes d'astéroïdes riches en métaux sous la croûte, cela n'explique pas la découverte de zones de bien moindre masse. Par exemple, certaines anomalies linéaires de faible masse traversent de grands cratères.


    La Lune n'est pas uniforme dans sa structure morphologique globale. Il y a une grande différence d'élévation entre les deux hémisphères. Sa face visible est plate, avec d’immenses maria (mers), tandis que sa face cachée dominée par des montagnes, est extrêmement parsemée de cratères. Comme écrit dans des articles précédents de notre chronique Picture of the Day, cette dichotomie considérable n'est pas sans rappeler la planète Mars.


    Le pôle sud de Mars est couvert de poussière et de débris sur une surface d’environ 430.000 kilomètres carrés. Il y a des milliers de cratères de toutes tailles : du plus grand cratère du Système solaire, Hellas Planitia, à ceux qui sont trop petits pour être vus avec les appareils aux résolutions les plus hautes. Le pôle nord de Mars peut lui-même être considéré comme un cratère, puisque, d’après ce que montrent les instruments de cartographie du terrain en orbite, les latitudes nordiques sont six kilomètres sous l’altitude moyenne de la planète. Le plateau polaire est peut-être le « pic central » d'une vaste formation circulaire ?


    La similarité entre les caractéristiques de Mars et celles de la Lune est frappante. Il se pourrait bien que tant Mars que la Lune aient connu des dynamiques semblables à une certaine époque. Ces dynamiques résultaient-elles de l’impact de corps rocheux ou du volcanisme ? Il se pourrait qu’elles proviennent d'une source qui est rarement prise en compte par les spécialistes des planètes : l'électricité.


    À un certain moment dans le passé récent, un flux de charge électrique semble avoir affecté la Lune, enlevant les matériaux d'un hémisphère (face visible) et les déposant sur l'autre (face cachée). Ces décharges électriques ont aussi formé les grands cratères rainurés. L’ancienneté de ces événements doit pouvoir être évaluée à la superficialité des rainures claires et à leur déploiement. Les cratères ne sont pas dus à des chocs, car les rainures rejoignent les cratères de façon tangentielle et non radiale.


    Les décharges de plasma qui s'attardent avant de sauter ailleurs, creusent des cratères tout en fondant la matière autour. Les électrons attirés vers le centre du canal de décharge, réduisent les rochers en morceaux et entraînent les matériaux neutres avec eux. La poussière fine est ensuite aspirée dans le tourbillon du canal et éjectée dans l'espace. Cela explique pourquoi les fonds des mers lunaires sont lisses et plats, avec peu ou pas de débris d'explosion. Les courants électriques souterrains ont tendance à fondre et à concentrer la matière, ce qui peut aussi expliquer pourquoi il y a des anomalies massiques associées aux mers.


    Comme cela a été écrit ailleurs, puisqu’il semble qu’une activité électrique des plus intenses ait touché les hémisphères et non les pôles de la Lune, il n'est pas déraisonnable de penser que la Lune n'a plus son orientation originelle par rapport à la Terre. Ce que nous appelons les faces visible et cachée de la Lune pourraient bien avoir été autrefois les deux régions polaires.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/10/07/lunar-mascons-2/
Traduction Petrus Lombard



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Lundi 13 Octobre 2014


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