Coup de gueule

Les combats de Hadj Ahmed Bey de 1830 à 1848.


Dans la même rubrique:
< >

Vendredi 29 Juillet 2016 - 14:18 Le Père Hamel était musulman!



Abdelkrim Badjadja
Jeudi 18 Octobre 2012

A l'ombre de l'Emir Abdelkader, "l'ami de la France coloniale", git dans l'oubli Hadj Ahmed Bey de Constantine, l'ennemi irréductible de la France.

Les combats de Hadj Ahmed Bey de 1830 à 1848.
Les combats de Hadj Ahmed Bey de 1830 à 1848.

A l'ombre de l'Emir Abdelkader, "l'ami de la France coloniale",
Git dans l'oubli Hadj Ahmed Bey de Constantine,
l'ennemi irréductible de la France.
Hadj Ahmed Bey, 1789-1850 (1)

Je suis à la fois indigné et fatigué de lire toutes les louanges sur l’Emir Abdelkader, pendant que Hadj Ahmed Bey est placardisé consciemment dans les débarras de l’histoire comme si l’on était embarrassé de l’en sortir au risque d’amoindrir l’envergure historique de l’Emir ! En fait, beaucoup de nos compatriotes, y compris parmi les chercheurs et les intellectuels, n’appréhendent l’histoire de l’Algérie qu’à travers les lunettes (aveuglantes) françaises.
La France avait prétendu avoir envahi l’Algérie en 1830 pour délivrer son peuple du joug des « Turcs » : donc, pour certains de nos compatriotes les Turcs étaient des colonisateurs – n’est-ce pas Mâamar Farrah du Soir d’Algérie ? Voir ma réponse aux divagations de ce journaliste devenu aigri et réactionnaire avec le temps, ou pour certains encore figé aux années 1970 dont il refuse de décoller.(2)

Dans l’historiographie coloniale, les Arabes sont présentés comme ayant été des envahisseurs : aussi pour certains racistes algériens les Arabes sont considérés aujourd’hui encore comme des envahisseurs et des colonisateurs. Les mêmes racistes algériens revendiquent pourtant la citoyenneté canadienne comme un droit après cinq années de résidence au Canada, mais refusent la citoyenneté algérienne à la majorité de leurs compatriotes sous prétexte que ce sont les descendants des envahisseurs arabes voilà 14 siècles ! (3)

Toujours sous le prisme dévastateur de la France coloniale, les Français venus en Algérie n’auraient fait que récupérer des terres déjà occupées par leurs ancêtres les « Romains », pas les Gaulois. A cet égard, les Français se revendiquent volontiers, et sans complexe, de la civilisation romaine en oubliant tout à fait que les Romains avaient occupé la Gaule en conquérants. Dans la foulée, et en vue de diviser pour régner, les historiens de la colonisation avaient fait une nette distinction entre Berbères, « habitants authentiques de l’Algérie », et Arabes « envahisseurs ». Ce qui encourage aujourd’hui encore certains Kabyles à se présenter comme les « Européens de l’Algérie ». Allez dire ça à la famille Le Pen, et vous aurez une réponse du genre : « Depuis quand les Européens ont une tête de bougnoules ? ». Voir mon témoignage. (4)
Allant plus loin, certains nationalistes (plutôt racistes) kabyles considèrent que la période coloniale et la guerre d’Algérie ne sont qu’une période de « malentendu » entre la France et les Kabyles. Je cite Ferhat Mehenni, dont nom et prénom n’ont rien d’européens, pire ce sont des noms arabes. Quel sacrilège ! (5)

Revenons à l’injustice historique faite à Hadj Ahmed Bey, jeté aux orties par l’histoire coloniale, et oublié par l’historiographie algérienne par mimétisme français comme nous l’avons affirmé au début de ce texte. Pourquoi cet ostracisme qui frappe Hadj Ahmed Bey du côté algérien? Pourtant Hadj Ahmed Bey avait combattu sans relâche les troupes françaises de 1830, dès le débarquement de Sid Fredj le 27 juin 1830, jusqu’au mois de juin 1848 dans l’Aurès où il avait été obligé de se rendre suite à une trahison de certains chefs de tribu.
Lors de la bataille de Sidi Fredj du 27 juin au 5 juillet 1830, la stratégie adoptée par l’armée algérienne, combattre l’ennemi sur les plages, avait conduit à la défaite. Hadj Ahmed Bey, qui se trouvait sur le champ de bataille, avait proposé au Dey Hussein une autre stratégie : laisser les troupes françaises débarquer sur les plages, et avancer à l’intérieur du pays, pour ensuite les prendre en tenaille entre les forces algériennes déployées à l’intérieur du pays, et celles qui s’infiltreraient à l’arrière des soldats français, afin de couper leurs liaisons avec les bateaux de débarquement. Cette stratégie visait à exterminer les troupes françaises débarquées sans possibilité pour les bateaux d’intervenir. Mais le Dey d’Alger avait préféré s’en tenir aux avis de son gendre l’Agha Ibrahim, et combattre sur les plages l’armée française mieux équipée et expérimentée, d’où une défaire cuisante en huit jours à peine. Plus tard, Hadj Ahmed Bey mettra en œuvre la stratégie proposée, et fera subir à l’armée française une lourde défaite devant Constantine en 1836.

Durant toute la période de son combat, qui avait duré dix-huit ans, Hadj Ahmed Bey avait refusé catégoriquement les propositions françaises qui visaient à lui concéder son titre de Bey de Constantine mais sous le drapeau français. Comme il avait refusé aussi les propositions de la Porte Sublime qui lui offrait le trône de la Régence de Tripoli en échange du Beylik de Constantine qu’il devait abandonner aux Français. Dans les deux propositions, il était question d’intérêts personnels de Hadj Ahmed Bey à préserver en échange de l’abandon de la souveraineté de Constantine. Le Bey de Constantine avait jugé déshonorantes les deux propositions, aussi bien pour lui personnellement qui se considérait comme un authentique fils de Constantine dont il devait défendre l’indépendance, que pour les populations du Beylik qui s’étaient rangées sous sa bannière. Durant son combat contre les troupes d’invasion coloniale, Hadj Ahmed Bey avait infligé une sévère défaite à l’armée française lors de la première bataille de Constantine en 1836. La haine des historiens de la colonisation avait été attisée aussi par la mort du général Damrémont le 12 octobre 1837 toujours devant Constantine (au Coudiat) tué par un boulet de canon tiré des remparts de Constantine sur indication précise de Hadj Ahmed Bey. (6)
Voilà autant de raisons qui justifient la position hostile des historiens de la colonisation, mais pas l’ostracisme du côté des chercheurs et intellectuels algériens !

Parlons un peu de l’Emir Abdelkader dont le combat contre l’armée française n’avait commencé qu’en 1832 (où était-il en 1830 ?), et s’était achevé en 1847, Abdelkader devenant par la suite un fidèle ami de la France. Et comment ne pouvait-il pas l’être lui qui avait signé le traité de la Tafna en juin 1837, lequel traité eut pour conséquence immédiate de libérer les troupes françaises en opérations à l’ouest de l’Algérie, pour les acheminer sur Constantine où eut lieu la deuxième bataille de Constantine ! Plus tard, et pour ne pas être en reste, Hadj Ahmed Bey écrira à son adjoint Benaïssa : « Si j’avais à choisir entre faire alliance avec l’Emir Abdelkader pour combattre les Français, ou faire alliance avec la France pour combattre l’Emir Abdelkader, je préférerais encore faire alliance avec les Français ! ». Sans commentaire ! (7)

Quoiqu’il en soit, les deux chefs de la résistance de l’époque commirent la même erreur que celle de nos premiers ancêtres, Massinissa et Syphax, deux princes berbères qui avaient choisi de s’entretuer au lieu de s’unir, en faisant alliance avec les deux impérialismes de l’antiquité : Rome pour le premier, et Carthage pour le second. Résultats des courses tant pour l’antiquité que pour le début de la période contemporaine : l’Algérie perdit son indépendance.

Assigné à résidence à Alger en juin 1848, Hadj Ahmed Bey reçut une pension annuelle du gouvernement français de 12.000 francs afin de pourvoir à ses besoins et ceux de sa famille et de son personnel. En comparaison, l’Emir Abdelkader autorisé à s’installer en Syrie reçut du gouvernement français une rente annuelle de 150.000 francs pour servir les intérêts français dans les pays du Levant.

Pour finir, présentons quand même une courte biographie de Hadj Ahmed Bey :
Le grand-père de Hadj Ahmed Bey, Ahmed Bey El Kolli, était un turc, il régna à Constantine de 1756 à 1771. Le père d’Ahmed Bey, Mohamed Chérif, était un kourougli, il fut Khalifa (lieutenant) du Bey Hossein de 1792 à 1795. De même que son père, Mohamed Chérif épousa une fille Bengana, Hadja Rokia, qui donna naissance à Hadj Ahmed Bey en 1787 à Constantine. D’où les liens très forts entre la famille Bengana et Hadj Ahmed Bey.
Ahmed Ben Mohamed Chérif (Hadj Ahmed Bey) naquit donc en 1787 à Constantine. Sa maison natale, Dar Oum Noum, se trouvait à l’emplacement précis du Centre Culturel de l’ANP (ex-Mess des Officiers), en face du Palais du Bey. A dix-huit ans déjà, il fut nommé Caïd el Aouassi (Chef des Haracta) par Abdallah Bey (1805). Il occupa encore la même fonction sous Naâmane Bey, puis Tchaker Bey. Il fit le pèlerinage de la Mecque, et séjourna quelques mois en Egypte. En 1818, grâce à l’appui de Hussein Dey, Ahmed fut élevé au grade de Khalifa sous Ahmed Bey El Mamelouk. Il conserva cette fonction à l’avènement des Beys suivants : Mohamed El Mili, et Braham El Gharbi.
Devenu un personnage important dans le Beylik, Ahmed en vint à gérer les affaires au lieu et place de son Bey. Cela lui valut des jalousies, et des inimitiés. Menacé de mort, il se résigna à quitter Constantine, pour se réfugier à Alger. Il fut remplacé dans sa fonction par un intriguant notoire Mahmoud, fils de Tchaker Bey, qui deviendra l’un de ses plus farouches ennemis. Ahmed s’installa à Alger entre 1819 et 1826, bénéficiant de la protection du Dey Hussein. Lors du tremblement de terre qui se produisit en 1825 à Blida, Ahmed se distingua par son courage, et son sens de l’organisation, lors des opérations de secours. Il se fit aussi remarquer à l’occasion de deux expéditions à l’intérieur du pays. Il gagna définitivement l’estime du Dey Hussein, qui le choisit comme Bey de Constantine pour succéder en août 1826 au fantasque Bey Manamani.
Ahmed Bey mourut en captivité à Alger le 30 août 1850. Il fut enterré à la zaouïa Sidi Abderrahmane à Alger. Il laissa trois veuves et deux filles, l’une âgée de 20 ans, la deuxième de six ans.



Notes et références bibliographiques :

1- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 »
http://www.edilivre.com/la-bataille-de-constantine-1836-1837.html
Ce livre a essentiellement pour but de démontrer qu’il y a bel et bien eu une “bataille” à Constantine, qui a opposé d’abord deux armées, chacune avec ses effectifs de cavaliers et de fantassins, son réseau d’agents de renseignements, sa stratégie et ses tactiques, et qui s’est prolongée ensuite dans les rues de Constantine avec la participation de la population : des hommes, des femmes et même parfois des enfants. Notre démonstration s’appuiera, bien entendu, sur la description des évènements dans leur déroulement chronologique, en les situant dans l’espace constantinois, mais fera aussi appel aux témoignages au 3e degré légués à la tradition orale, tout en s’efforçant de présenter les principaux protagonistes de cette bataille sous un éclairage nouveau. Notre étude se veut surtout une contribution à l’étude de l’Histoire Militaire du Maghreb, le professeur Abdeljelil Temimi, ayant largement traité des questions politiques économiques et sociales dans sa thèse : Abdeljelil Temimi, « Le Beylik de Constantine et Hadj Ahmed Bey, 1830 – 1837 », R.H.M. vol 1, Tunis, 1978, 304 p., 24 planches h.t. 36 documents inédits.
2- Ma réaction sur le Soir d’Algérie : « Voxpopuli : La Turquie ancienne puissance coloniale ? »
« Parlons histoire sans chercher à polémiquer avec personne, surtout pas avec ceux qui vivent encore à l’ère du complexe du colonisé :
- Doit-on considérer comme « colonisation » toutes les dynasties musulmanes auxquelles avait adhéré l’Algérie de 647 à 1574 ? Il s’agit des Omeyyade, abbasside, Fatimide, Idrisside, Almohade, Almoravide, Hafside.
- La présence ottomane en Algérie, dans le cadre du Khalifat ottoman, a duré trois siècles. Et c’est vraiment faire injure au peuple algérien que de croire qu’il aurait pu supporter durant trois cents ans cette prétendue « colonisation turque » sans réagir ou se révolter.
- En juin 1830, les effectifs des Janissaires ne dépassaient pas le chiffre de 4.000, alors que la population algérienne était estimée à plus de trois millions d’habitants : soit un Janissaire face à 750 Algériens ! Si le peuple algérien considérait vraiment les Ottomans comme des colons, il les aurait exterminés dès leur arrivée au début du 16ème siècle.
- Par contre, lorsque les troupes françaises avaient débarqué sur les plages de Sidi Fredj, le 27 juin 1830, c’est bien à coup de canons et de fusils qu’elles avaient été accueillies, alors que les effectifs français s’élevaient à 27.000 soldats, sept fois plus que les Janissaires… ».
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/05/article.php?sid=128246&cid=49

3- Mon post sur Le Matin d’Algérie : « …Et quoi répondre à celui qui ose contester l’algérianité de la majorité de nos compatriotes sous prétexte qu’ils sont les descendants des “envahisseurs arabes” voilà quatorze siècles déjà ! Au Canada, on délivre la citoyenneté aux immigrants après un séjour de cinq ans seulement. En Algérie, quatorze siècles ce n’est pas suffisant! Et qui est en mesure de prouver qui descend réellement des “Berbères” et qui descend des “Arabes”? Où sont les registres et les arbres généalogiques remontant à quatorze siècles pour trancher cette question?... ».
http://www.lematindz.net/news/4467-quelle-est-la-capitale-de-la-kabylie.html

4- Mon témoignage : « …En sortant de la douche, je happe au passage une phrase…"Nous les kabyles, nous sommes les européens de l'Algérie…". Quoi ! Je me tourne du côté d'où avait fusé cette déclaration incroyable ! Quatre grands gaillards face auxquels je ne ferais certainement pas le poids…J'imagine Le Pen…"Depuis quand les européens ont une tête de bougnoule ?"…Je me réfugie dans un café pour un petit déjeuner qui aura perdu son goût…Ainsi donc, on voudrait me faire croire que la Numidie était peuplée d'européens? Et que nos ancêtres seraient " les gaulois" comme n'avaient cessé de l'enseigner les maîtres de l'école coloniale ! Et tout le temps que j'avais consacré à étudier l'histoire de Cirta, devenue Constantine en l'an 313 après J.C. ? Gaia, Massinissa, Miscipsa, Jughurta…étaient-ils des "Roumis" ? Aurais-je consacré une partie de mon temps à l'étude de l'histoire de l'Europe et des européens sans le savoir? Non Messieurs, vous n'êtes pas des européens, non plus des bougnoules, mais des algériens tout simplement!... ».
Abdelkrim BADJADJA, « Assigné à résidence au Sahara, Face à la Sécurité militaire », Saarbrücken, Allemagne, Novembre 2010, page 149
https://www.morebooks.de/store/de/book/assign%C3%A9-%C3%A0-r%C3%A9sidence-au-sahara/isbn/978-613-1-52736-4

5- Déclaration de Ferhat Mehenni : « …la France et la Kabylie ont été marquées par un malentendu qu’il est enfin temps de dépasser… ».
http://www.lematindz.net/news/6993-yennayer-2012-declaration-de-ferhat-mhenni.html

6- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 ». Résumé de la première bataille en 1936 : « … L’armée française, composée de 8.800 hommes, commandée par le Maréchal Clauzel en personne, Gouverneur Général de l’Algérie, secondé par l’un des fils du Roi de France, le Duc de Nemours, quitta Bône le 8 novembre 1836, pour se présenter devant Constantine le 21 dans l’après-midi. Elle espérait que la population se rendrait sans aucune résistance. L’armée constantinoise, composée de deux corps distincts, l’un assurant la défense en ville (2.400 hommes dirigés par Ali Benaïssa et Mohamed Belebdjaoui), l’autre battant la campagne sous la barrière de Hadj Ahmed Bey (5.000 cavaliers et 1.500 fantassins), laissa venir à elle l’ennemi, pour l’enfermer entre l’attaque et la défense. La stratégie constantinoise s’avéra payante, et l’armée française, contrairement à ses espérances, dût livrer bataille et essuyer une lourde défaite qui eut un profond retentissement tant en France, qu’au niveau international… ».

7- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 ». Résumé de la deuxième bataille en 1937 : « …Changeant de stratégie et de politique, le gouvernement français ne pouvant combattre à la fois l’Emir Abdelkader à l’Ouest, et Ahmed Bey à l’Est, signa avec le premier le Traité de la Tafna (30 mai 1837). L’une des clauses du Traité de Tafna stipulait : « Art.7. L'émir achètera en France la poudre, le soufre et les armes dont il aura besoin ». En vertu de cette clause, l’Emir Abdelkader achètera plus tard des armes au gouvernement français. A la question posée au sujet de l’utilisation de ces armes alors que la paix régnait entre lui et la France, l’Emir Abdelkader répondit : « C’est pour s’en servir contre le Bey Hadj Ahmed qui menace mes frontières Est! »…Bien entendu, le gouvernement français fera tout pour entretenir l’animosité entre les deux hommes qui le combattaient en rangs dispersés. Il fera même plus en donnant instruction au gouverneur général de l’Algérie de tout entreprendre pour affaiblir les deux chefs de guerre, en suscitant dans chaque camp des rivalités à leur autorité. (Archives de l’Armée de terre, Château de Vincennes, Paris)……Fort de son premier succès, Hadj Ahmed Bey adopta la même stratégie pour affronter l’ennemi dans sa nouvelle tentative. Par contre, le général Damrémont, nouveau gouverneur général de l’Algérie, tirant les leçons de la précédente bataille, mit au point un nouveau plan pour assiéger Constantine. Cette nouvelle stratégie, et les erreurs et contradictions du commandement constantinois permirent aux troupes françaises d’entrer en ville le 13 octobre 1837. La bataille classique qui avait opposé jusque-là deux armées prit fin, et une nouvelle page de l’histoire de l’Algérie s’ouvrait avec la résistance populaire : hommes, femmes et enfants prirent le relais pour défendre leur indépendance, combattant à mains nues, et choisissant de mourir dans les précipices plutôt que de se rendre… ».

Abu Dhabi le 17 octobre 2012


Jeudi 18 Octobre 2012


Commentaires

1.Posté par erge le 18/10/2012 09:48 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

quoi de plus noble et naturelle que de combattre l impérialisme.les acteur colonialistes du siecle dernier son toujours a l oeuvre en usant des mots liberté;democratie,ils legitime leurs attaque de nos jours.si defendre son pays dans ses frontieres est mal percue alors je suis de ceux qui son mauvais.

2.Posté par AS le 18/10/2012 12:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

barak Allah fik akhi

3.Posté par Abdelkader Dehbi le 18/10/2012 18:16 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@ -- M. Badjadja :

Certes, la mémoire de Hadj Ahmed Bey qui est l'une des grande figures de la résistance à l'invasion coloniale, mérite amplement les hommages du peuple et de la nation algérienne ; mais cet hommage ne doit en aucune façon se faire en diminuant les mérites - voire en discréditant - d'autres acteurs de premier plan de la résistance algérienne comme l'illustre Emir Abd-El-Kader. Vous venez-là, de porter un coup sévère à votre propre crédibilité professionnelle d'archiviste en faisant preuve d'un esprit de clocher inadmissible pour un intellectuel, à moins qu'il ne s'agisse - et c'est encore pire - de graves lacunes dans votre connaissance de la biographie de celui qui continue d'incarner la résistance du peuple algérien à l'invasion coloniale française, malgré les campagnes récurrentes et souvent venimeuses de dénigrement dont il fait régulièrement l'objet.

4.Posté par Sir Conflexe le 18/10/2012 20:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Salam à toutes et à tous.......

A mon humble avis c'est en encensant les uns qu'on occulte les mérites des autres et ,de par cette omission ou ostracisme,on a oublié-à bon ou mauvais escient-des pans entiers de notre histoire et ceux qui ont fait l'histoire.
Relater l'histoire d'un résistant n'enlève en rien les mérites d'un autre,il suffirait juste de placer les choses dans leur contexte.
Comme nous n'avons pas de solides repères,j'ai toujours pensé que hadj Ahmed bey n'était autre que l'agha ibrahim bey qui fut,faut-il le rappeler,un piètre général...en comparaison avec ce grand homme que fut Hadj ahmed bey.
Combien d'illustres hommes ont été oubliés?toute l'histoire de l'Algérie est à réapprendre ....
très bel hommage rendu à cet grand homme.

5.Posté par Saber le 18/10/2012 21:22 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

A l'ombre de l’Émir Abdelkader, "l'ami de la France coloniale",
Git dans l'oubli Hadj Ahmed Bey de Constantine,
l'ennemi irréductible de la France.

El-Hadj Abdelkader contrairement à Hadj Ahmed n'était pas kouloughlis ni anti-turc, certainement par respect pour les tenants du Khalifat maintenue virtuellement jusqu'en 1837.
L' Émir Abdelkader est un autochtone , chef religieux et militaire et certainement pas un ami de la France coloniale, renseignez-vous sur sa descendance avant d'écrire des choses erronées et aussi cherchez du côté des traitres qui ont vendu le pays contre la dette ottomane avec le trésor d'Alger en prime.
L' Émir Abdelkader est le premier homme religieux,politique et militaire qui avait une vision claire de la naissance d'une nation cad l'Algérie sur les ruines d'un empire ottoman en déliquescence et ruiné par les finances usurières mais aussi par les luttes intestines .
Pour obtenir votre Doctorat sur l'histoire de l'Algérie, vous repasserez une autre fois. Bon courage pour la suite.

6.Posté par Abdelkrim Badjadja le 19/10/2012 19:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@ Mr Dehbi, loin de moi l'idee de denigrer l'Emir Abdelkader pour mettre en valeur Hadj Ahmed Bey, quand meme! Mais je tenais a signaler l'injustice faite aux combats de Hadj Ahmed Bey, et partant a la resistance de Constantine et des tribus de l'est algerien face a l'invasion coloniale. Quand a mes lacunes supposees sur l'histoire de l'Algerie, je prefere ne pas y repondre, parce que je ne crois pas que la meilleure maniere de repondre a des arguments historiques clairement enoncees et prouvees soit de chercher a denigrer l'auteur de l'article.

7.Posté par Abdelkrim Badjadja le 19/10/2012 19:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@ Saber: Si un jour, a plus de 67 ans je devais soutenir une these de doctorat, vous ne risquerez certainement pas de figurer parmi les membres du jury avec vos prejuges!

8.Posté par Abdelkrim Badjadja le 19/10/2012 19:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Message a tous ceux que mon papier a perturbe, sur ce site sur d'autres, vous me donnez la preuve par 9 que j'avais mille fois raison en faisant cette mise au point sur l;injustice faite a Hadj Ahmed Bey..

9.Posté par Saber le 19/10/2012 22:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@Abdelkrim Badjadja

Mr , ne prenez pas cela comme un procès d'intention, ce n'est que de la critique constructive.
Il ne dépend pas de vous de choisir l'opinion qui jugera le contenu de vos écrits comme il ne dépend pas d'un chef cuisinier pour que des invités apprécieront ou pas son plat.

Abu Dhabi le 17 octobre 2012 ? Un plat cuisiné qui vient de si loin pour le consommateur algérien, on peut dire qu'il ne manque pas de sel, c'est le moins qu'on puisse dire.


10.Posté par Abdelkrim Badjadja le 29/10/2012 07:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Echange de correspondances avec le professeur André Nouschi
Au sujet de la polémique Emir Abdelkader – Hadj Ahmed Bey


Lettre d’André Nouschi du 17 octobre 2012 :
Mon cher ami,
Merci de rappeler Hadj Ahmed bey. Un chercheur tunisien 'Abd el Jellil Temimi a soutenu sa thèse à Aix en Provence sur le bey de Constantine. Sauf quelques divagations que j'avais épinglées à la soutenance, le travail était le premier sur Ahmed Bey. Ce que vous écrivez sur lui est solide; sa stratégie politique était de s'appuyer sur certains grands qaîds du beylik (Mejana; Haractas; Région de Tebessa). Son autorité était réelle sur toutes les tribus, sauf sur celles de Kabylie (Mila, el Milia). Je ne connais pas votre travail sur le siège de Constantine.
Merci donc d'avoir remis la vérité à sa place.
Affections fidèles, André Nouschi.

Ma réponse du 18 octobre 2012 :
Bonjour cher ami et merci beaucoup pour votre commentaire.
Vous êtes l'un des rares destinataires de mes écrits à réagir en me faisant part de vos observations toujours pertinentes.
Mon travail sur "La Bataille de Constantine 1836-1837" se limitait à l'aspect militaire, le déroulement des combats sur le terrain. J'avais eu accès à Vincennes à des "Archives Arabes" non classées et non encore ouvertes à la communication en 1983.
De même, j’avais recueilli des souvenirs de cette bataille auprès de mon père, né en 1901, et de ma grand-mère maternelle née en 1906, tous deux à Constantine. J’avais inséré dans mon livre ces souvenirs comme témoignages au 3ème degré.
J’avais également précisé en introduction de mon travail que le chercheur tunisien Abdeljali Temimi avait fait sa thèse sur le Beylik de Constantine de 1830 à 1837, et qu’il avait étudié dans le détail les aspects politiques, économiques et sociaux de cette période. Aussi, mon travail se limitait-il à l’aspect militaire, en m’appuyant sur des archives inédites, et des témoignages oraux au 3èmedegré.
Amitiés.

Lettre d’André Nouschi du 18 octobre 2012 :
Mon cher ami,
Effectivement l'histoire militaire du siège est peu connue. La résistance a été l'une des plus âpres et des plus sanglantes; tous les témoins l'affirment. Quant au bey lui-même, il a été l'un des dirigeants les meilleurs du beylik. Vous savez cela aussi bien sinon mieux que moi. Merci encore de rappeler ce personnage important de l'histoire de l'Algérie. Portez-vous bien. Fidèles amitiés.
André Nouschi.

23 octobre 2012 : Dernière lettre que j’ai reçue du professeur André Nouschi au sujet de la polémique suscitée par mon papier sur l’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey.
Mon très cher ami,
N'entrez pas dans le jeu que vos adversaires malintentionnés veulent jouer. Ils ignorent l'histoire de l'Algérie et à fortiori celle de votre famille. Pour 'Abd el Qader, deux livres importants ont été publiés en Français (vous les connaissez) dont l'un, le meilleur sans doute, par Bruno Etienne. J'en ai rendu compte à l'époque. Pour Ahmed bey, je ne connais pour ma part que l'étude de Temimi.
Vos adversaires ignorent les échanges matrimoniaux permanents entre Constantine et les environs; en fait ils ignorent l'histoire de la ville. Vous avez stabilisé votre vie; vous lui avez donné un sens avec votre famille, femme et enfants, travail plus qu'estimable . Les ignorants ne savent combien l'archive est le moteur de la mémoire, l'élément indispensable à l'écriture de l'histoire; sans elle pas d'histoire. Vous faites votre métier avec le sérieux que je vous connais depuis si longtemps. Continuez et ne vous attardez pas à des polémiques inutiles et stériles.
Croyez à ma meilleure affection.
André Nouschi (constantinois, né juif, non sioniste et soucieux de paix)

NB/ Je dois préciser que mes relations avec le professeur André Nouschi datent de 1975, grâce à notre ami commun Gilbert Meynier mon ancien prof de l’université de Constantine.
Pour ceux qui ne connaissent pas le professeur André Nouschi, lire la lettre d’indignation qu’il avait adressée à l’ambassadeur d’Israël en France lors de la guerre de Gaza 2009. Elle avait été publiée sur plusieurs sites :
http://www.lematindz.net/news/2332-le-professeur-andre-nouschi-ecrit-a-lambassadeur-disrael-a-paris.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article3607

http://www.lecourrierdelatlas.com/Breves/Lettre-d-Andre-Nouschi-a-l-ambassadeur-d-Israel.html

http://fr.soc.politique.narkive.com/xrnTr8fE/massacres-a-gaza-l-historien-andre-nouschi-ecrit-a-l-ambassadeur-d-israel-a-paris

Brève biographie :
André Nouschi qui fut combattant de la France libre, est auteur d’une vingtaine de livres, dont sa thèse d’Etat, sur le « Niveau de vie des populations rurales
constantinoises durant la période coloniale jusqu'en 1919 » (PUF, 1961). Ce livre, décisif, avait en son temps été salué par Tewfik El-Madanî comme "la goutte d'eau qui s'offre au voyageur après la traversée du désert". Il est aussi auteur de « La naissance du nationalisme algérien » (Editions de Minuit, 1962), et co-auteur du livre "L’Algérie, passé et présent" avec Yves Lacoste et André Prenant (Editions sociales, 1960). André Nouschi a été enseignant à l'université de Tunis, et il est professeur honoraire de l'université de Nice.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Nouschi



11.Posté par narjysse le 12/08/2013 19:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci M Badjadja pour cet article qui nous éclairci et nous apprend beaucoup sur El Hadj Ahmed Bey .
Je suis une Hracta d'Ain Beida mais jamais j'ai appris quelque chose sur ce sujet par l'école algérienne .
Mon père ignorant et analphabète qui n'a pas eu la chance de profiter de l'école coloniale (comme beaucoup d'enfants d'indigènes) m'a raconté que les tribus des Hractas étaient des alliées du Bey et pendant la prise de Constantine il a fait appel à ces tribus qui ont étaient massacrées en partie par l'armée Française.
Maintenant qu à-ton retenu du passé de ces tribus ? je n'ai pas oublié quand j'étais étudiante un ami m'avait dit t'es d'Ain Beida la ville des bergers que du mépris . J’espère que grâce à des intellectuels comme vous les algériens apprendront plus sur leur Histoire et à ce moment ils vont s'aimer plus et se respecter

12.Posté par feraguena abdel hakim le 27/02/2014 11:30 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

bonjour,
je salut vivement les gens comme vous monsieur badjadja qui nous donnent un sentiment de fierté et nous laisse dire qu'il existe encore des gens qui en le souci de l'histoire de notre payes et notre islam tant bafoué et délaissé soit par nos irresponsables(responsables) soit par nos concitoyens, quand je lit des articles comme le votre ça me donne un sentiment d’impuissance de rage de haine et de mépris contre ces occidentaux et leurs chiens domestiques tel que abdel kader (le soit disant pere de l'algerie nouvelle) ce traître a l'image de nous musulmans de maintenant , j'ai envie de dire au gens qui pense que ces occidentaux nous ont porté la civilisation, loin de là ce sont eux qui ce sont choqué face à notre civilisation et ils ont tout fait pour nous montrer le contraire,je dit a ces gens lisez cherchez et vous trouverai que vos ancêtres était des gens d'honneur des gens
de courage malgré les complots et les fausses que les ennemis de l'islam on creusai pour nous.

13.Posté par Lecteur le 27/02/2014 14:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci Mr Badjadja pour votre travail et vos contributions afin d'enrichir la mémoire de l'histoire algérienne.

Pour ma part, tout en étant très reconnaissant à vos efforts dans ce sens, je considère El Emir AdbelKader, comme le père de la nation algérienne. Ceci n'enlève pas un iota à tous ceux qui ont défendu leur terre contre l'invasion coloniale.

Merci beaucoup Mr Badjadja de nous faire connaitre le grand Hadj Ahmed Bey et vous encourage de continuer.

14.Posté par dikhal le 27/02/2014 18:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Monsieur ,

Je vous remercie de nous avoir éclairé sur la bravoure de el hadj ahmed bey .
Votre travail historien ,je le pense n'est pas a remettre en cause .
Mais ,étés vous historien ,critique ,régionaliste ,envieux .
Malgré ,vos baguages intellectuels ,vous sombres dans un régionalisme que vous
Critiquez en début -de texte et cela de maniere virulente ,cela vous as entièrement decribiliser .
Dommage ,mais vous faites exactement comme ceux qui ne reconnaisse pas tout
les combattants de la première heure .
Diviser ,pour mieux régner ,tel est le mots d'ordre depuis 1962 et je m'exuse mais vous
en étés un pur produit .
Avec mes respects .

15.Posté par amine le 28/02/2014 00:38 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

cette article est moins virulent que le premier il y'a quelques mois mais il permet quand même plus l'entrée du loup dans la bergerie tel le poste @ 12 qui je suis convaincu n'a rien d'algérien .

Pour ce qui est de votre article il est certes enrichi par des archives et des événements glorieux qui nous font découvrir le chef de guerre Hadj Ahmed Bey qui est très connu a Constantine et ses alentours par des poèmes et des chansons...
Contrairement aux allégations mensongères ou d'ignorance sur l’émir Abdelkader père et fondateur de la Nation Algérienne.
-syfax et massinissa se combattirent suite a une traîtrise des carthaginoise pour affaiblir la Numidie avec un stratagème de bas étage qui les fit tomber dans le piégé et d'ambitions territoriaux de syfax après la mort de Gaïa le père dieu merci l’émir et le bey ne se combattirent jamais malgré des insinuations.
- en 1830 il avait encore 16 ans et n’étais pas encore émir comment aurait t'il fait pour combattre l'invasion de L'armada
-Il devient ami de la France non pas pendant sa résistance mais après avoir sauvé des chrétiens en Syrie.
-la pension de 150000 fr est le fruit de sa position de force malgré sa défaite, du nombre d’accompagnateur négociés et du poids de cette homme a l’époque.
-pour rappel l'ami de la France fut envoyé avec son entourage au châteaux d'Ambroise ou beaucoup moururent de froid et d'humidité
-En se rendant il préserva le peuple algérien car il craignait une extermination certaine a l'image des indiens d' Amérique qui se faisaient massacrés aux même moment.

-beaucoup de nos valeureux résistants combattirent pour leurs terres ou privilèges mais l’émir combattis pour l'unité nationale et un état (structuration de l’état en bachagua , extermination des traîtres , fabrication d'armes , protection de la smala , précurseur des valeurs humaines universelle ,rassemblement des tribus j'usqua la Kabylie etc...)
pourquoi devrions en nous pour crée un héros en détruire un autre ?

16.Posté par dikhal le 01/03/2014 09:31 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@ amine

J 'avais bien ressenti la virulence de ses propos a l 'égard de toute les régions hors Constantine .
Tu as parfaitement résumer qu ' il ne s'agit pas de compétition entre héros et que les faits d'action
de l'un n'enlève rien de ceux des autres .

17.Posté par sid'real le 01/03/2014 10:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

pourquoi devrions en nous pour crée un héros en détruire un autre ?

tout simplement pour déconstruire dans l'inconscient des algériens, la notion de l'Etat Nation tel qu'il est conçu aujourd'hui. il s'agit d'un travail méticuleux et bien visé ; peut-être du haut d'une tour climatisée, ornée de marbre où le miel et le lait coulent à profusion.

ce travail d'analyse est évidemment incomplet. il ne restitue pas l'Histoire dans son ensemble, dans son contexte évenementiel que fut l'Homme malade de l'Europe. l'Empire des Ottomans.

il était déjà trop tard, que ce fut pour l'un ou pour l'autre, Hadj Ahmed Bey ou l'Emir Abd el Kader, l'Empire était déjà encerclé et rongé de l'intérieur, et ce depuis des décennies. le depeçage politique, économque et social avait déjà amputé l'illustre khalife de la Grande Porte. Les "oummyin" -- au sens littéral, ce qui font parti de la oumma -- le peuple, en avaient à peine conscience.

Hadj Ahmed Bey a fait ce qu'il a fait au Nom de la Grande Porte et de ses intérêts (et ceux de sa descendance) & l'histoire le montre, l'Emir Abd ek Kader a fait ce qu'il a fait au Nom de Foi et de l'Unicité. Les écrits d'un Wilfrid Scawen Blunt montre bien la distinction.

L'Emir Abd el Kader n'était pas un homme appeuré, il était conscient des enjeux, lucide dans ses réflexions. Il a combattu pour une vraie cause, la seule qui peut unir un peuple de Croyants.

la seule question est : a-t-il faillit dans son ambition ? - la réponse est non ! et l'histoire le montre aussi, les peuples témoignent de cette vérité historique que fut la libération d'un peuple. La Lumière a donc bien jaillit d'un Abd ek Kader.

on peut parler république, émirat, principauté, khalkifat constitutionnel, monarchie, n'en déplaise aux Rois et Princes. La foi est un dépôt, elle peut rejaillir à tout moment.

Sauve qui peut donc, et advienne que pourra - l'histoire de ces deux personnages n'est pas singulière à l'Algérie, en ce sens qu'elle peut être transposée à toutes les régions de cet empire, voué à la disparition. Il en restera quelques nostalgiques.

.../... et l'histoire se répète singulièrement pour le peuple de l'Algérie.

18.Posté par Belaala le 16/11/2015 22:42 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Barak Allah fik pour cette vérité historique.

19.Posté par KOCEILAANTALAS le 17/11/2015 08:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Monsieur, vous auriez du vous limiter à retracer le parcours de Hadj Ahmed Bey ' qui soit dit en passant est un farouche opposant à la pénétration française) sans verser dans le dénigrement et l'insulte, l’Émir reste un grand homme et une figure importante de l’histoire de notre nation, c'est un chef d’État, un érudit et un humaniste. Tout deux font partie de notre histoire, tout deux méritent notre reconnaissance, notre respect (sans oublier tous les autres).

20.Posté par radi le 24/01/2018 12:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Est ce que M Boudjadja peut nous dire quand et avec quels effectifs M Ahmed Bey a participé a la bataille de sidi ferruch. Apparemment autant Ahmed que l'Emir chacun a combattu pour sa chapelle et aucun pour l'Algérie puisque de toute façon elle n'existait pas encore comme aujourd'hui.L'un pour la sublime porte et l'autre pour la Oumma, la trahison de l'un avec le traité de la Tafna, qui reconnait à la France des droits sur des terres qui n'ont jamais été sous son autorité, a causé la perte de l'autre. Mais les deux ne sont pas fous. Ils ont sauvé leur peau, la mort c'est pour les autres, eux ils ont accepter la générosité et la magnanimité de la France moyennant des pensions faramineuses pour l'époque.

Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires