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Les OGM au nom de la lutte contre la famine



Milena Cmiljanic
Dimanche 27 Avril 2014

Les OGM au nom de la lutte contre la famine

 

Le politique américain légendaire Henry Kissinger a dit : « En contlrôlant le pétrole on contrôle les Etats. En contrôlant l'alimentation, on contrôle la population ».
 

Au début des années 2000 le Congrès des Etats-Unis a adopté une loi obligeant les agences américaines d'aide alimentaire aux pays étrangers à inclure les produits avec OGM dans leurs programmes. D'où une importance particulière accordée à l'agro-alimentaire dans les programmes de l'agence américaine USAID. Les Américains ont mis à profit leur programme USAID contre la famine pour imposer le maïs OGM à l'Afrique australe. Les pays africains ont été placés devant un choix : accepter les OGM ou laisser mourir de la faim de nombreux habitants. Certains pays, notamment le Mozambique et le Zimbabwe ont renoncé au maïs OGM à cause des risques écologiques, mais se sont vus obligés d'accepter la farine avec OGM. Seule la Zambie a décidé de renoncer complètement aux OGM.

En 2003 l'organisation internationale Les Amis de la Terre a déclaré : « Il y avait des alternatives réelles aux OGM, mais n'ont l'occasion de les obtenir n'a pas été offerte aux pays africains ... L'aide alimentaire est souvent utilisée par les Etats-Unis en tant que mécanisme de marketing pour s'emparer de nouveaux marchés. De grandes sociétés agro-alimentaires sont les principaux bénéficaires du système actuel d'aide alimentaire ».

En 2003 la « libération » de l'Irak par les forces de la coalition otanaise a abouti à la « libération » du pays des semences traditionnelles. USAID s'y est rendu sans tarder pour organiser une démonstration des grains de céréales ayant un grand rendement, notamment de blé, d'orge, de lentilles et de pois des champs. Pour faciliter la diffusion de ces semences brevetées des géants céréaliers étrangers le ministère irakien de l'Agriculture les distribuait à des « prix subventionnés ». L'utilisation des semences OGM brevetées une fois commencée par les fermiers, ceux-ci se sont vus obligés de les acheter au producteur chaque année, étant devenus dépendants vis-à-vis des STN étrangères. La situation s'est réproduite avec les produits chimiques (pesticides, herbicides, fongicides) vendus aux Irakiens par les sociétés comme Monsanto.

En Inde a subi un véritable génocide OGM. Soucieux de faire face à la misère effroyable aussitôt après l'accession à l'indépendance, le gouvernement indien a autorisé les géants américains des biotechnologies à vendre les semences modifiées en Inde. Des récoltes et des revenus immenses ont été promis aux paysans indiens s'il abandonnaient l'agriculture traditionnelle au profit des semences OGM. Des fermiers ont emprunté de l'argent pour acheter les semences OGM, mais leurs espoirs ne se sont pas justifiés. Une mauvaise récolte leur a laissé des dettes croissantes et n'a apporté aucun profit. 125 000 suicides de fermiers sont le résultat du test des cultures agricoles génétiquement modifiées en Inde. En outre, les espèces traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences dans le cadre des programmes de promotion des semences génétiquement modifiées. Les autorités étaient intéressées à privilégier cette nouvelle biotechnologie.

L'Argentine fournit un exemple classique de la dépendance d'un Etat vis-à-vis des semences OGM. En vertu d'un contrat avec Monsanto, monopoliste des brevets du soja OGM, les fermiers argentins ont été privés de la possibilité de garder les semences pour de nouvelles semailles. En Argentine, les fermiers sont obligés d'acheter chaque année de nouvelles semences OGM et de payer des droits à Monsanto. Le monopole a imposé ces prélèvements à l'Argentine sous la menace d'introduire des taxes sur les exportations argentines.

USAID a tenté d'effectuer une opération similaire au Népal. Cependant en 2011 l'information de l'agence d'après laquelle le ministère de l'Agriculture et de la Coopération du Népal menait les pourparlers avec Monsanto sur « l'introduction des espèces hybrides du maïs dans 20 000 exploitations agricoles et la formation des paysans pour les cultiver » a immédiatement provoqué une vague de protestations sociales. Cette opposition énergique a poussé le gouvernement népalais à abandonner son projet.

Les sociétés monopolistes poursuivent leur politique d'introduction des OGM à travers le monde. Elle ne concerne pas seulement les pays du tiers monde. Son but est de contrôler la populaltion de la Terre en l'exposant aux dangers de la famine, de la misère et de la dépendance vis-à-vis des monopolistes transnationaux.

http://french.ruvr.ru/2014_04_26/Les-OGM-au-nom-de-la-lutte-contre-la-famine-1846/



Dimanche 27 Avril 2014


Commentaires

1.Posté par Christian Berdot le 27/04/2014 12:07 | Alerter
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Quelques infos de premières mains et plus complètes sur ce sujet :

BRUXELLES, WASHINGTON, BÉNIN VILLE, le 23 mai 2003. Selon un nouveau rapport rendu public aujourd'hui par la Fédération Internationale des Amis de la Terre (FoEI), l'aide alimentaire est désormais devenue un sujet très controversé sur quatre continents, du fait que l'aide alimentaire des Etats Unis contient des OGM.

Le Congrès états-unien a adopté une loi conditionnant l'assistance à la lutte contre le SIDA, à l'acceptation des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) ! Au même moment, les Etats Unis viennent de déposer une plainte à l'OMC, contre le moratoire européen sur les OGM.

Dans une lettre et le nouveau rapport publiés aujourd'hui, les Amis de la Terre ont demandé aux autorités états-uniennes de cesser l'utilisation de la faim à des fins commerciales et politiques, pour le seul bénéfice des grosses industries agro-alimentaires.

"Les Etats-Unis d'Amérique doivent arrêter de jouer avec la faim. Après s'être servis du Programme d'Assistance Alimentaire de l'USAID pour déverser du maïs transgénique dans les pays d'Afrique australe, ils recourent maintenant à des pratiques plus ignobles encore. Les pays africains doivent avoir le droit de choisir leur nourriture. C'est un acte immoral de la part des USA de se servir de la famine et de la crise du SIDA de cette façon! " a déploré Nnimmo Bassey, directeur des Amis de la Terre du Nigéria.

La controverse au sujet des OGM sous forme d'aide alimentaire est apparue en 2000 et s'est progressivement accrue en 2002, quand en pleine crise alimentaire, plusieurs nations d'Afrique australe ont refusé l'aide alimentaire contenant des OGM. Les nations africaines devaient choisir entre accepter les OGM ou laisser des milliers de leurs citoyens mourir. Plusieurs pays, dont le Mozambique et le Zimbabwe, ont rejeté le maïs transgénique en grain pour des raisons écologiques - éviter que les paysans n'essayent de le resemer - mais en ont accepté la farine.

Seule la Zambie, pour des raisons de santé publique, a décidé de rejeter le maïs transgénique, tant sous forme de grains, que de farine. Plusieurs rapports préliminaires provenant de la Zambie démontrent que le pays aurait été jusque là capable de sortir de la crise alimentaire sans l¹aide alimentaire aux OGM.

La plainte que les USA ont déposée récemment auprès de l¹Organisation Mondiale du Commerce (OMC) contre l¹Union Européenne, a ravivé la controverse. Les USA désignent d¹un doigt accusateur le moratoire européen sur les OGM, comme étant la cause principale du refus africain des OGM sous forme d'aide alimentaire (1). Tout récemment, l¹UE a catégoriquement rejeté ses accusations (2).

Un projet de loi relatif aux dépenses américaines dans le domaine de la lutte contre le SIDA vient d¹être voté par le Congrès et adopté par le Sénat états-unien le 15 mai dernier (2003). Les Amis de la Terre sont très inquiets car ce texte contient un amendement conditionnant l¹assistance dans la lutte contre le SIDA, à l¹acceptation des OGM (3).

Aujourd'hui, les Amis de la Terre-International rendent public leur rapport intitulé "Playing With Hunger" que l¹on pourrait traduire par "OGM: la faim justifie les moyens! ". Nous y passons en revue et étudions un certain nombre de cas de livraisons d'OGM, sous forme d'aide alimentaire vers les 4 continents, depuis l'année 2000.

Selon ce rapport, le Programme Alimentaire Mondial (PAM/WFP) et l'Agence Etats-unienne pour le Développement International (USAID) auraient pu éviter, lors de la crise alimentaire de l¹Afrique australe, la controverse autour des OGM contenus dans l¹aide alimentaire. Depuis l¹année 2000, ces deux institutions étaient conscientes de la controverse et des problèmes liés à la présence d¹OGM dans l'aide alimentaire OGM. Elles auraient pu chercher de vraies alternatives pour éviter que l'aide alimentaire à ces pays dans le besoin ne contiennent des OGM.

Une lettre exhortant le PAM et l'USAID à prendre des mesures nécessaires afin de garantir que dans le futur, l'aide alimentaire ne serve plus à forcer les nations à accepter les OGM, a été envoyée aujourd'hui par les Amis de la Terre. "Il existe des alternatives aux OGM mais on n'a pas laissé de choix aux pays africains. Cela ne doit plus se répéter", a déclaré Nnimmo Bassey. "Nous demandons au Programme Alimentaires Mondial et aux autres donateurs de s'assurer que dans l¹avenir des alternatives réelles soient disponibles".

Le rapport critique le système de l'aide alimentaire et dévoile également le cynisme de la politique états-uniennene qui imposent une aide alimentaire contenant des OGM. Le Salvadorien Ricardo NAVARRO, Président de la Fédération Internationale des Amis de la Terre a déclaré "Les USA principalement, se servent de l'aide alimentaire comme d¹un outil de marketing afin de conquérir de nouveaux marchés. Les grandes industries agro-alimentaires sont les bénéficiaires privilégiés du système d'aide alimentaire actuel. D'où la nécessité d¹une réglementation plus stricte de l'aide alimentaire, afin d'éviter qu'elle ne serve à ouvrir de nouveaux marchés pour les produits OGM".

Notre rapport est publié un mois avant la tenue d¹un sommet international important sur l'agriculture, du 23 au 25 juin 2003, à Sacramento (Etats Unis). Le ministère états-unien de l'Agriculture (USDA), l'USAID et le ministère des Affaires Etrangères sont les organisateurs de ce sommet, auquel doivent participer des Ministres du Commerce, de l'Agriculture et de l'Environnement de 180 pays. Le forum devrait permettre au gouvernement états-unien de faire la promotion des cultures OGM dans les pays en développement. L'USDA et l'USAID sont chargés de coordonner un des plus vastes programmes d'aide alimentaire dans le monde.

Note des auteurs : Notre rapport (en anglais) est disponible pour téléchargement sur le site des Amis de la Terre International: www.foei.org/publications/gmo

.......

(1) Le 14 Mai, Robert Zoellick, ministre du Commerce états-unien (RDCA) déclare que "le recours devant l'OMC contre l'interdiction des produits biotechnologiques a pour but de dissiper toutes les craintes : Les conséquences dangereuses de ce moratoire européen ont éclaté au grand jour la saison dernière lorsque des pays africains, frappés par la famine, ont refusé l¹aide alimentaire, à cause de peurs montées de toute pièce par une rhétorique irresponsable sur la sécurité alimentaire".

(2) Commission Européenne. Mai 2003. La Commission Européenne regrette la décision états-unienne d'intenter une action contre l¹Union Européenne auprès de l'OMC sur les OGM, la jugeant peu judicieuse et inutile. La Commission Européenne a rejeté l'accusation des Etats Unis, quant à une prétendue responsabilité de l'Union Européenne dans la crise alimentaire africaine. Elle déclare : "La raison essentielle de l¹aide alimentaire doit être de satisfaire les besoins humanitaires urgents des populations dans le besoin. Jamais, il ne doit s'agir de faire la promotion des aliments OGM à l¹extérieur, ni de faire planter des OGM pour l'exportation, ni de chercher des ouvertures pour les surplus domestiques, comme c¹est malheureusement le cas de la politique alimentaire états-unienne".

(3) H.R.1298, loi américaine de Leadership contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le Paludisme votée au Sénat le 15 mai 2003. Pour lire tout le texte du projet de loi, aller sur les archives du Congrès: http://thomas.loc.gov/r108/r108.html , Cliquer sur Daily Digest, 15 mai et ensuite cliquer sur Senate passed H.R.1298, United States Leadership Against HIV/AIDS, Tuberculosis, and Malaria Act. Cliquer ensuite sur la dernière version, Section 104a

Pour des informations supplémentaires, contacter: Au Nigéria (Afrique) Nnimmo Bassey, Directeur Exécutif des Amis de la Terre-Nigeria eraction@infoweb.abs.net ; au Salvador (Amérique Centrale ) Ricardo Navarro, Président des Amis de la Terre-International : foeichair@navegante.com.sv ; à Washington (Etats Unis), Larry Bohlen tél.: + 01 202-783-7400 extension. 25, lbohlen@foe.org ; à Bruxelles (Belgique), Juan Lopez, Amis de la Terre-International juan.lopez@foeeurope.org ; à Lomé (TOGO), Agbényo Dzogbedo, Amis de la Terre-Togo adt-togo@cafe.tg

2.Posté par Depositaire le 28/04/2014 10:50 | Alerter
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Il faudrait rajouter à toutes ces informations que la fameuse lutte contre le sida et le trop fameux virus HIV ne sont que des escroqueries à une échelle jamais connue à ce jour. De plus en plus de rapports émanant de grands spécialistes en virologie établissent que ce virus du sida n'existe pas ou est totalement inoffensif pour l'être humain. Même le professeur Montagnier qui a reçu le prix Nobel pou avoir codécouvert le virus du sida reconnait qu'il s'est peut-être trompé et que ce n'était après tout que des résidus de cellules qu'il a pris pour le virus...

La maladie, pour être plus précis est un syndrome d'effondrement des défenses immunitaires qui peut être causé par plusieurs choses : drogue, malnutrition, manque d'hygiène causant des maladies qui peuvent s'apparenter au sida, vaccins, etc. Mais les grandes compagnies pharmaceutiques ont trouvé là un filon particulièrement juteux pour vendre leurs antiviraux extrêmement coûteux et totalement inefficaces, car il n'y a pas de virus à éliminer. Par contre les effets secondaires sont multiples et causent d'autres troubles qui impliquent la prise d'autres médicaments qui à leur tour nécessiteront la prise d'autres médicaments à cause des troubles différents qu'ils causeront. Et si au bout du compte les gens finissent par mourir de tous ces traitements, de façon tout à fait hypocrite on déclarera que ces médicaments ne sont pas garantis à 100%, que c'est impossible à trouver, mais malgré tout ils "sauvent" des vies. Alors il faut les prendre. Et ces compagnies engrangent les bénéfices des ventes.

On se souvient en France du fameux scandale du sang contaminé qui a fait mourir un grand nombre d'enfants hémophiles du sida. En réalité, ces enfants ne sont absolument pas mort du sida et ce fameux sang contaminé ne l'était pas du tout. En tant qu'hémophiles, ils devaient recevoir périodiquement des transfusions de sang ce qui causait un certain traumatisme à leur organisme, ce qui est normal, et mettait plutôt à mal leur système immunitaire. Ce faisant, après des tests effectués, on les a déclarés "séropositifs" et immédiatement mis sous traitement antiviral par l'AZT, médicament antiviral phare à l'époque.

Le problème est que ce médicament, qui n'en est pas un, mais un poison, a pour propriété de bloquer la reproduction cellulaire. De n'importe quelle cellule. D'un virus ou de l'organisme. Résultat des opérations, les doses d'AZT augmentant du fait de la dégradation de l'état de santé de ces enfants hémophiles attribué au sida alors que c'était l'AZT qui causait le trouble, leur état de santé s'est tellement aggravé qu'ils ont finit par mourir les uns après les autres. On a fait un procès retentissant et très médiatisé sur cette affaire. Des ministres ont été impliqués, mais en réalité, le principal responsable, qui était le laboratoire commercialisant l'AZT n'a pas été inquiété et continue à produire son "médicament". Mais il est vrai de façon plus discrète associé à d'autres médicaments dans le cadre des trithérapies, (toutes aussi inefficaces d'ailleurs car la plupart des gens traités ne sont absolument pas malades. Mais ils continuent à s'empoisonner, lentement, pour permettre à ces compagnies de faire des bénéfices.

Y a t-il quelque chose de plus monstrueux que cela ? A cet égard, on comprend mieux l'obligation d'acheter des OGM avec les médicaments contre le sida. Ce qui est en vue clairement, c'est une politique d'eugénisme d'une grande partie de la population mondiale. D'un côté on fait croire à ces milliards de personnes grâce à une propagande bien huilée qu'il existe une très grave pandémie appelée "sida" et que l'on a LE traitement avec les trithérapies. Mais attention, hein, on ne prétend pas guérir, mais accorder un sursis assez long aux malades que sans cela seraient condamnés à brève échéance. Du reste, pour "big pharma" il ne faut surtout pas guérir, ou alors que cette guérison s'accompagne d'autres troubles qu'il faudra traiter avec d'autres médicaments. Il ne faut pas tuer la poule aux œufs d'or !

Et d'un autre côté, on va obliger les peuples de consommer des OGM car tout compte fait, ils ne meurent pas assez vite, de façon à les affaiblir encore plus. Ensuite, il suffira d'une petite épidémie bien ciblée pour faire mourir en masse les gens . Épidémie qui nécessitera d'autres médicaments et surtout, surtout, cerise sur le gâteau, des vaccins qui sont très juteux au niveau financiers.

Si ce que je vous dit vous parait un peu délirant, faites vous-mêmes votre propre enquête et comparez les résultats entre eux en combinant ces enquêtes et leurs implications. Vous serez surpris et particulièrement horrifiés des résultats. Mais ne sautez pas tout de suite à la conclusion que je raconte n'importe quoi. Cherchez par vous-mêmes et on en reparlera peut-être.

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