Néolibéralisme et conséquences

Les Etats-unis se préparent à renverser Evo Morales (strategic Culture Foundation)


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Mardi 11 Décembre 2018 - 02:00 AMLO : « Privatiser, c’est du vol »


Les agences de renseignement américaines ont intensifié leurs opérations visant à renverser le président bolivien Evo Morales. Toutes les options sont sur la table, y compris l'assassinat. Barack Obama, qui voit l'affaiblissement du « bloc hostile des états populistes » de l'Amérique latine comme l'un des succès de son administration en matière de politique étrangère, a l'intention de profiter de ce succès avant la fin de son mandat.


Nil Nikandrov
Lundi 13 Juin 2016

Washington s'active aussi en Bolivie en raison de l'expansion réussie de la Chine dans ce pays. Morales renforce régulièrement les relations financières, économiques, commerciales et militaires avec Pékin. Les entreprises chinoises à La Paz sont en plein essor - avec des investissements et des prêts et en prenant part à des projets pour garantir une position clé pour la Bolivie dans la modernisation de l'industrie du transport du continent. Au cours des 10 prochaines années, grâce à d'abondantes réserves de gaz, la Bolivie deviendra le centre énergétique de l'Amérique du Sud. Evo Morales voit le développement de son pays comme sa première priorité, et les Chinois, contrairement aux Étasuniens, ont toujours considéré la Bolivie comme un allié dans une relation de respect mutuel.

L'ambassade US à La Paz n'a plus d'ambassadeur depuis 2008. Il a été déclaré persona non grata en raison de ses activités subversives. Le chargé d'affaires par intérim est actuellement Peter Brennan, et des questions précises ont été soulevées à son propos et pour quelle agence il travaille réellement. Il était auparavant en poste au Pakistan, où des « décisions difficiles » ont dû être prises à propos d'assassinats, mais la plus grande partie de sa carrière s'est effectuée dans la manipulation au sein des pays d'Amérique latine. En particulier, Brennan a été responsable de l'introduction du service ZunZuneo à Cuba (un programme illégal surnommé le "Twitter cubain"). USAID a servi de façade à ce programme de la CIA, sous le prétexte innocent d'aider les Cubains à s'informer sur les événements culturels et sportifs et d'autres nouvelles internationales. Une fois ZunZuneo en place, il y avait des plans pour utiliser ce programme pour mobiliser la population en vue de provoquer un "printemps cubain". Lorsqu'on se renseigne sur Brennan, on tombe souvent sur l'expression "cheval noir". C'est quelqu'un qui a pour habitude d'obtenir ce qu'il veut, à tout prix, et son délai serré en Bolivie (avant la fin de la présidence d'Obama) oblige Brennan à prendre de grands risques.

Auparavant, Brennan s'était « distingué » pendant la période qui a précédé le référendum sur la possibilité pour le président Evo Morales de se représenter en 2019, ainsi que lors du vote lui-même. Pour encourager le « non », l'ambassade US a mobilisé tout son appareil de propagande et réactivé les ONG sous son contrôle, et a alloué des fonds supplémentaires considérables pour l'organisation de manifestations. Il est révélateur que beaucoup de ces manifestations se sont conclues par l'incendie de portraits de Morales portant son écharpe présidentielle. Une quantité de boue sans précédent fut versée sur le président. Les accusations de corruption étaient les plus courantes, bien que Morales a toujours été ouvert au sujet de ses finances personnelles. Il aurait été difficile de lui coller la possession de "$43 milliards dans des comptes offshore", comme ils l'ont tenté pour Hugo Chávez et Fidel Castro.

Brennan a aussi des accords en place avec Washington pour d'autres opérations destinées à compromettre le président bolivien. Une attaque a été lancée par l'agent de la CIA Carlos Valverde Bravo, un journaliste de télévision bien connu et ancien agent des services de sécurité boliviennes. Dans son émission du 3 février, il a accusé l'ancienne compagne de Morales, Gabriela Zapata, directrice commerciale de la société chinoise CAMC Engineering Co, d'orchestrer des accords commerciaux douteux s'élevant à $500 millions. En parallèle, des insinuations ont commencé à circuler sur Internet à propos de la participation du président bolivien dans ces affaires, bien que Morales ait totalement rompu ses liens avec Zapata en 2007 et n'a ménagé aucun individu, quel que soit son nom et son rang, dans sa lutte contre la corruption.

Les « révélations » organisées par l'ambassade des États-Unis ont continué jusqu'au jour du référendum le 21 février 2016. Le « non » l'a emporté, en dépit de la tendance favorable indiqué dans les sondages. Morales a accepté la défaite avec son équanimité typiquement indienne, mais dans ses déclarations après le référendum, il a clairement indiqué que l'ambassade US avait mené une campagne hostile.

L'enquête sur Gabriela Zapata a révélé qu'elle avait capitalisé sur sa relation précédente avec Morales pour poursuivre sa carrière. Elle s'était vu offrir un poste dans la société chinoise CAMC et s'était installée dans une maison luxueuse dans un quartier chic de La Paz, faisant grand bruit de sa « proximité » avec le leader bolivien, bien que ce dernier n'avait joué aucun rôle dans toute cette affaire. De la même manière, elle a tenté de se lancer en affaires et dans une relation personnelle avec le chef de cabinet du président, Juan Ramón Quintana. Celui-ci a catégoriquement nié avoir jamais rencontré Zapata.

Peu à peu, toutes les preuves fabriquées par la CIA se sont écroulées. Zapata a été convoquée par la justice, et son avocat s'est réfugié à l'étranger parce que ses contacts avec les Etats-Unis ont été exposés. L'agent américain Valverde Bravo a fui vers Argentine. Les accusations contre Morales sont lancées de là-bas avec une vigueur renouvelée. L'attaque se poursuit. C'est tout à fait logique : un mensonge sans cesse répété est une arme efficace dans cette nouvelle génération de guerre de l'information. Le dernier exemple a été l'éviction de Dilma Rousseff, accusée de corruption par des fonctionnaires que son gouvernement avait identifiés comme corrompus !

L'armée US a renforcé sa présence en Bolivie au cours des derniers mois. Par exemple, le colonel Felando Pierre Thigpen a visité le département de Santa Cruz, où il existe une forte tendance séparatiste. Thigpen est connu pour être impliqué dans un programme conjoint entre le Pentagone et la CIA pour recruter et former du personnel pour les services de renseignement US. Dans des commentaires de blogueurs boliviens et des articles de presse sur Thigpen, il est noté que le colonel a été dépêché dans le pays à la veille d'événements liés au « remplacement imminent d'un gouvernement qui a épuisé son potentiel, ainsi que la nécessité de recruter de nouvelles personnalités jeunes dans une nouvelle structure de pouvoir ». Certains commentaires ont indiqué que Thigpen supervise le travail des diplomates Peter Brennan et Erik Foronda, un conseiller en médias et presse à l'ambassade des États-Unis.

L'ambassade a répondu en déclarant que Thigpen était arrivé en Bolivie « de sa propre initiative », mais ce n'est pas un secret qu'il a été invité pour « travailler avec les jeunes » par des ONG qui coordonnent leurs activités avec les Etats-Unis : la Fondation pour le leadership et le développement intégral (FULIDEI), le Réseau pour une Transformation Globale (RTG), l'Ecole Bolivienne de Héros (EHB), et d'autres. Le travail de Thigpen n'est donc pas improvisé, mais constitue plutôt un défi direct au gouvernement de Morales. Sur le plan intérieur, c'est le parti d'extrême-droite Parti démocrate-chrétien qui lui fournit une couverture politique.

Les plans des États-Unis visant à déstabiliser la Bolivie - plans qui ont été fournis au gouvernement d'Evo Morales par un pays ami qui n'est pas cité - comprend une chronologie étape par étape des actions tracées par les Etasuniens. Par exemple : « Pour déclencher des grèves de la faim et des mobilisations de masse et attiser les conflits au sein des universités, des organisations civiles, les communautés autochtones et les milieux sociaux variés, ainsi que dans les institutions gouvernementales. Pour établir des relations avec des officiers militaires à la fois en service actif et à la retraite, dans le but de saper la crédibilité du gouvernement au sein des forces armées. Il est absolument essentiel de former les militaires pour un scénario de crise, de sorte que dans une atmosphère de conflits sociaux de plus en plus tendu, ils entraînent un soulèvement contre le régime et soutiennent les manifestations afin d'assurer une transition pacifique vers la démocratie ».

Le premiers résultats du programme ont été l'apparition de protestations sociales (comme de récentes marches de citoyens handicapés organisées à la suggestion de l'ambassade US), bien que l'administration d'Evo Morales ait montré plus de préoccupation pour les intérêts des Boliviens les plus défavorisés que tout autre gouvernement dans l'histoire de la Bolivie.

La portée de l'opération pour évincer le président Morales - financée et réalisée par les agences de renseignement des États-Unis - continue à se développer. Le plus grand adversaire des Etats-Unis en Amérique latine a été condamné à une peine de « neutralisation ». S'exprimant contre Evo Morales, l'opposition radicale a ouvertement fait allusion au fait que ça faisait longtemps que la région n'avait pas connu d'accident d'avion vraiment digne d'intérêt impliquant un politicien hostile à Washington...

Nil Nikandrov

Traduction "avec la complicité européenne de..." par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Source: »» strategic-culture.org



Lundi 13 Juin 2016


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 13/06/2016 10:46 | Alerter
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La fourberie des états unis est devenue légendaire, ce n'est pas d'aujourd'hui. On peut dire sans l'ombre d'une hésitation que tous les problèmes graves de l'humanité : guerres, crise économique, déstabilisation des pays, terrorisme, famines, sont dus essentiellement à l'action délibérément subversive des états unis et d'israël.

Mais derrière ces deux-là, et je n'ai pas pris en compte l'Europe car cette dernière est une vassale des états unis, donc, derrière se tient en réalité l'oligarchie subversive mondiale qui poursuit son objectif de Nouvel Ordre Mondial.

Pour ce faire, cette oligarchie veut détruire tous les pays ayant une forte cohésion et une action sociale pour leurs peuples. Ceci s'explique très bien, car pour cette subversion, il est intolérable que les peuples puissent avoir une vie épanouie et saine. Elle veut les transformer en esclaves dociles après en avoir éliminé une bonne proportion. Les plans en vue d'une domination comme ils sont à l’œuvre dans bien des pays, visent à mettre la précarité pour tous les habitants de ces pays, sauf pour les très riches, bien sur, de façon qu'ils n'aient que le strict minimum pour survivre et qu'ils soient dans la totale incapacité de se révolter. Encore une fois, des esclaves dociles, corvéables à merci, éliminables quand ils ne sont plus utiles, (pourquoi nourrir des "bouches inutiles" !).

Il faut bien comprendre que ces événements en cours en Bolivie, au Vénézuéla ou ailleurs sont de même nature que ceux qui se déroulent en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Belgique, et aussi en France. les politiciens sont non seulement des menteurs, mais sont aussi partie prenante de ce projet de Nouvel Ordre Mondial. Comme ils sont habitués et bien "entrainés" à mentir et à l'hypocrisie, ils sont très utiles. De plus, comme il faut malgré tout détruire tous les acquis sociaux, voter des lois de plus en plus liberticides, il faut bien qu'ils soient à la direction des pays. Ceux qui ne veulent pas suivre ou obéir, sont éliminés de différentes façons, allant jusqu'à l'assassinat.

De plus, comme dans certains pays, comme en Europe, les populations ne se laissent pas si facilement manipulées afin de faciliter la main mise sur le peuple, imposer des lois liberticides et passer en catimini des lois pour détruire les acquis sociaux, rien ne vaut un bon petit attentat terroriste. Plus il est sanglant mieux ça vaut.

Ceci pour dire une chose très importante : quand vous entendez parler d'un attenta terroriste "islamique" (l'Islam a bon dos aujourd'hui, il y a des raisons à cela), sachez que ce n'est qu'un attentat sous fausse bannière; IL est voulu, organisé méthodiquement par les services secrets du pays. c'était le cas des attentats du 11/09/01 sur les tours du WTC, (et ce n'étaient pas des avions qui ont percutés les tours, mais des drones maquillés en avions), Ben laden n'y était pour rien, pas plus que "el qaida" qui est une création des états unis, d'ailleurs Ben Laden est mort des suites d'une grave maladie rénale en décembre 2001 dans un hôpital de Dubaï, tout le cinéma autour de ses vidéos et de son assassinat par une équipe de GI'S américains au Pakistan n'était que du cinéma. Ce qui est , en passant, notoire de constater, c'est que cette équipe de soldats d'une unité spéciale a eu la bonne opportunité de mourir intégralement dans un "accident" d'hélicoptère en Afghanistan. Les morts, ça ne parle pas ! On ne sait jamais, d s fois que l'un d'eux se serait vanter d'être allé au Pakistan juste pour faire du cinéma sur la mort présumée de Ben Laden, cela aurait été fort gênant pour l'administration américaine. Cherchez à qui le crime profite.

Mais si j'ai parlé des attentats du 11/09/01 il faut aussi parler de ceuxde Boston il y a peu, ceux de Madrid, ceux de Londres, ceux de France, depuis l'affaire Merah, jusqu'à celle du Bataclan, voir plus ancienne celui du RER B à Paris. Tous ces attentats ont été organisés, planifiés par les services secrets et les gouvernements !

Le cynisme de l'oligarchie n'a aucune limite. Peu importe le coût humain du moment que leurs objectifs soient atteints. Et les politiciens sont totalement à son service. Sarkozy n'a pas hésité à aller faire massacrer le peuple libyen et faire assassiner Kadhafi sans état d'âme. Pire, il en est fier. Pourtant il sait très bien que la campagne militaire pour détruire la Libye était basée sur des mensonges grossiers : Kadhafi faisait bombarder sa population civile. Ce qui n'a jamais existé.

Hollande a soutenu et continue à soutenir la violence la plus abjecte en Syrie, il signe toutes les semaines des listes de personne à faire assassiner, vous croyez que es gens-là hésiteront à organiser un attentat sanglant contre leur population si cela peut rendre service à l'oligarchie subversive à laquelle ils sont soumis ? Ils n'auront aucun scrupule. Vous croyez qu'un Juppé, Une Marine Lepen, ou tout autre politicien fera autre chose ? Vous rêvez. Ils sont soumis à l'oligarchie, ils ne peuvent pas faire autrement que de lui obéir. S'ils font le contraire, au mieux, un bon petit scandale les fera démissionner, au pire un "accident" ou un attentat mettra définitivement un point d'arrêt à leur véléité d'indépendance. Aux états unis, Lincoln et Kennedy sont des exemples notoires.

Comment tout cela va finir ? Difficile à dire. Mais une chose est certaine, c'est quand l'oligarchie subversive mondiale croira avoir enfin atteint son but de domination hégémonique, qu'elle s'écroulera définitivement. Rien ne peut durer basé sur le mensonge, l'hypocrisie et la domination. Les bases mêmes sont faussées.

2.Posté par Bienbien4 le 13/06/2016 12:31 (depuis mobile) | Alerter
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Bravo, tout est dit. De toute façon l oligarchie est en fin de règne, c''est pour cela qu elle gesticule, en faisant des guerres et fomentant des attentats en divers lieux.

3.Posté par Aldamir le 13/06/2016 12:41 | Alerter
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citations à méditer:

« La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque »
Wayne Smith, ancien chef de la Section des Intérêts Américains à La Havane (SINA) sous l’administration Reagan

"Nous avons tiré sur un nombre considérable de personnes et en avons tué beaucoup, et pour autant que je sache, aucune de ces victimes ne représentait une menace établie pour nos forces".
Stanley McChrystal, ex Commandant des forces armées U.S en Afganistan
(Propos publiés dans l’hebdomadaire "Época" , Brésil, n° du 12 avril 2010).


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