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Le temps désorienté?


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Michel Peyret
Jeudi 18 Février 2010

Le temps désorienté?

Qu'est-ce que ce temps-là?

 

Les "masses" auraient-elles renoncé à faire l'histoire?

 

Notre société ne bouge-t-elle plus? Si oui, depuis quand?

 

L'automation, ou l'automatisation, et l'informatisation ne sont-elles pas en train de bouleverser toute la société, à commencer par le mode de production?

 

Et si cette nouvelle révolution,"industrielle" ou pas, ne parvient pas à bouleverser toute la société, dans tous ses aspects,  y a-t-il des blocages?

 

De quelle nature sont ces blocages?

 

Ont-ils à voir avec la "crise" actuelle du capitalisme?

 

Cette "crise", par nature, puisque l'histoire ne se répéte pas, ne peut être la même que les précédentes?

 

Y aura-t-il des suivantes? Ou bien est-on dans la "der des der"?

 

Ou bien encore, est-on entré dans une période de "crise permanente" avec des manifestations diverses, à la fois générales et tournantes, un retrécissement de la longueur des cycles?

 

Donc une crise, ou des crises multiples, plus ou moins simultanées?

 

Dans quelle mesure les classes dirigeantes ont-elles encore une quelconque maîtrise de l'évolution de ces crises qui parrtent en tout sens, qui peuvent être provisoirement maîtrisées là, mais pour repartir ailleurs et sur un autre front, avec d'autres manifestations imprévues ou imprévisibles?

 

Est-ce cela que Badiou qualifie de période illisible? il apparaît prendre le temps dans un plus long temps, un peu à la manère de Braudel.

 

Mais aujourd'hui, et si l'on ne peut saussissonner le temps, la crise actuelle est-elle simplement èconomique? N'a-t-elle pas des manifestations dans tous les domaines de la société, y compris dans ses formes institutionnelles, constitutionnelles, politiques, morales, culturelles...

 

La crise spécifique de la politique, du politique, on ne la détermine pas trop dans tous ses aspects, dans toutes ses conséquences.

 

De quelle analyse réelle fait-elle l'objet?

 

Les organisations politiques, dont ce pourrait être le rôle, ne sont-elles pas tellement intégrées dans le système, qu'il leur est impossible de la faire, de la penser.

 

A fortiori de dégager des issues qu'elles ne peuvent percevoir tant elles sont coupées du peuple, de ses pensées, de ses aspirations.

 

Danc contexte, où en est le peuple lui-même?

 

Les votes, mais aussi des études à vocation sociologiques, des enquêtes d'opinion, ne donnent-elles pas des indications?

 

Revoir l'étude TNS-SOFRES, les 72% qui considéraient le capitalisme comme négatif sont-ils le seul reflet dégagé par l'enquête par exemple.

 

Et il y a aussi d'autres enquêtes...

 

Et les majorités qui boycottent les scrutins européens, quels sont leurs messages, et peuvent-ils être ignorés? S'ils ne veulent rien dire pourquoi continuer à faire voter les peuples?

 

Ou alors pourquoi sont-ils ignorés?

 

Qu'est-ce donc cette "Europe" que les peuples boycottent?

 

Pourquoi la boycottent-ils?

 

Pourquoi s'opposent-ils à tout nouvel élargissement de compétences, au couronnement de l'édifice par une constitution?

 

Pourquoi les Français sont-ils 69% à regretter le franc? Et si oui, pourquoi n'accède-t-on pas à leur désir? Quelle est cette démocratie qui ignore ce que dit et veut le peuple?

 

Et pourquoi ce viol répété peut-il se reproduire?

 

Dans ce contexte, pour ma part, je n'hésite pas à parler de communisme nécessaire.

 

Mes lectures, ou relectures, de Marx me font faire une découverte: ses concepts, tels qu'il les définissait, n'ont jamais eu un commencement de mise en oeuvre nulle part!

 

Sous prétexte de "situation concrète", ils ont été tellement manipulés, tellement maltraités, tellement dénaturés et jusqu'à leur contraire, que l'on peut considérer qu'ils n'ont jamais été mis en oeuvre.

Faut-il le dire, ou non, comme cela?

 

Ou bien la conceptualisation de la grande espérance humaine est-elle devenue obsolète?

 

J'ai des désaccords avec Badiou, je ne sais pas non plus s'il faut parler d'kypothèse, ce sont les "masses" qui font l'histoire dans les conditions auxquelles elles sont confrontées, et ce que Badiou dit, ce que je dis a, au fond, pas beaucoup d'importance.

 

En leur temps, les moyens qu'avaient les serfs, ils ont su trouver le chemin du château pour exprimer ce qu'ils avaient à dire, et la bourgeoisie a su elle aussi trouver les moyens de s'en faire des alliés pour en finir avec la féodalité et la monarchie;

 

Les salariés de notre temps, dont nous sommes, ne disposent-ils pas des derniers cris des inventions qui révolutionnent le mode de production?

 

Et que leur manque-t-il pour en être totalement les maîtres?

 

Et quand ils disent à 72% que le capitalisme est négatif, je pense qu'eux, ils voient bien où est l'obstacle qui s'oppose à eux!

 

Peut-être faut-il qu'ils entendent que les formes et les forces politiques qui étaient les leurs jusqu'alors ont aussi fait leur temps!



Jeudi 18 Février 2010


Commentaires

1.Posté par Rudolph le 18/02/2010 18:32 | Alerter
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excellentes questions !
Tout le problème est dans la réalité du contre pouvoir. Plus le pouvoir est dilué, plus le contre pouvoir est aussi dilué.
Il est facile de forcer la porte d'un décideur véritable et de discuter avec lui.
Il est profondément inutile de faire la même chose devant un fonctionnaire de UE. le paysan indien à qui coca cola vole son eau doit porter plainte à new york en droit international. et la société qui brevette le vivant n'a elle non plus aucun compte à rendre au gouvernement du cru mais à un obscur bureau de brevet au siège d'un organisme international.
le seul pouvoir de la masse est d'arrêter d'acheter les produits litigieux, mais cela est une autre affaire.
sans violence il suffit de ne pas acheter et tout le pouvoir de ses multi-nationale s'écroule mais il faut le faire...
Encore plus simple dans un monde d'argent il faut simplement couper le flux d'argent, ne plus utiliser de carte de crédit, réclamer et conserver son salaire en argent papier pour faire de facto écrouler le système.
Pensez-y rien de complexe à la porté de chacun !

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