RELIGIONS ET CROYANCES

Le rôle de la femme au sein du Khalifat



Mardi 23 Avril 2013

Le rôle de la femme au sein du Khalifat

Au nom d’Allah le Clément le Miséricordieux

 

La louange appartient au Seigneur des mondes qui a créé Adam, de ce dernier Il a créé sa femme, puis de ce couple, Dieu a donné naissance à de nombreux hommes et femmes. « Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » [49:13]
 

Dieu a fait en sorte que l’Homme ait pour mission l'application et la propagation de l’islam sans faire de distinction entre hommes et femmes. Il a imposé à chacun d’eux la prière, le jeûne, l’aumône, le pèlerinage, l’instruction et l’appel à l’Islam. La piété demeure le critère essentielaux yeux de notre Seigneur.

De même, Dieu a défini pour la femme et l’homme des lois spécifiques en fonction de la nature et du rôle de chacun. Il a exigé de l’homme la recherche de la subsistance afin de subvenir notamment aux besoins de sa femme. Cependant ceci n’a pas été imposé à la femme, l’Islam a en effet donné à cette dernière un rôle de mère et d’épouse dont l’honneur doit être préservé.

 

Dieu a honoré la femme en Islam, Il lui a attribué la place qui lui convient, la libérant de l’oppression et de l’injustice. Elle n’est désormais plus opprimée comme c’était le cas durant la période pré-islamique, elle n’est plus une marchandise de faible valeur, qui se vend et s’achète, ni un objet de désir utilisée au profit de la pensée capitaliste occidentale.

Cette reconnaissance ne se limite pas à son rôle de mère, d’épouse dont l’honneur est à préserver, elle concerne également les différents devoirs fixés par la loi islamique s’appliquant à la fois aux femmes et aux hommes.

Parmi les directives que Dieu a légiféré avec équité et grâce, aux hommes et aux femmes, il y a l’action politique, action pour laquelle ils seront rétribués. Celle-ci comprend des actes importants comme la transmission de l'islam, l’aptitude à faire preuve de patience face aux difficultés, la recommandation du bien, la réprobation du mal ainsi que l'action au sein d'un parti politique basé sur l'Islam qui demandera des comptes au Calife s'il n'applique pas l'Islam correctement et surtout œuvrer pour le retour la vie islamique en participant au rétablissement du Khalifat.

 

1 – Concernant la transmission du message et le fait de faire preuve de patience face aux difficultés.

Depuis les débuts de l'Islam, les femmes ont exercé cette fonction, elles ont participé à la diffusion du message islamique à la Mecque au sein du groupe du Prophète (Salla Allahou 'alayhi wa salâm) et de ses compagnons.

 

De plus, pour cette prédication, les femmes ont subi les pires tortures de la part des polythéistes de la Mecque comme le rapporte Al-Boukhari d'après Sa'id Bin Zayd qui a dit : « Avant qu'il n’embrassa la foi, Omar nous torturait, sa sœur et moi, à cause de notre conversion à l'islam ».

 

Il faut également souligner le rôle qu’a joué la mère des croyants Khadija (Radhiya Allah 'anha) auprès du Messager (Salla Allahou 'alayhi wa sallam) dès la première révélation. On se souvient de Soumaya (Radhiya Allah 'anha) qui fut la première martyre de l'Islam et de bien d'autres femmes ayant toutes réalisé des actes grandioses dans l'histoire islamique.

Les femmes parmi les compagnons, ont servi de modèle dans le sacrifice et la persévérance face à la souffrance, y compris pourl’émigration en Abyssinie puis à la Mecque durant lesquelles elles durent laisser leur terre. Elles firent face à la dureté de la vie ainsi qu’à l'injustice et eurent un rôle dans la construction de l'Etat islamique à Médine. La vie du prophète rapporte de nombreux cas où des femmes ont émigré comme Asma Bint Abou Bakr, Oumm Salamah, Oumm Aymene et bien d'autres radhiya Allahou 'anhoun.

 

2 – A propos de la recommandation du bien et de la réprobation du mal

Concernant ce sujet, de nombreuses preuves sont présentes à la fois pour l'homme et pour la femme, Dieu dit, selon le sens du verset : « Vous êtes la meilleure communauté, qui ait émerger pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah » [3 : 110]. Le terme communauté désigne les hommes et les femmes conjointement, et Dieu dit : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, proscrivent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakât et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » [9 : 71] De plus notre prophète Mouhammed (Salla Allahou 'alayhi wa salâm) dit : « Par Celui qui détient mon âme dans sa main, vous devez ordonner le bien et interdire le mal faute de quoi vous serez châtiés par Allah, puis vous l'invoquerez mais il ne vous exaucera pas ». (Rapporté par Ahmed et At-Tirmidhi). Ce hadith est clairement destiné aux hommes et aux femmes.

 

3 – Concernant l'action politique dans un parti politique basé sur l'islam

Le fait de demander des comptes au Khalife, fait partie de l'action politique au sein du Khalifat. Cette obligation juridique incombe aux hommes ainsi qu’aux femmes. Les preuves concernant la recommandation du bien ainsi que la réprobation du mal citées auparavant sont des preuves générales qui concernent également le dirigeant dans le fait de lui recommander le bien et de lui interdire le mal.

Cette obligation est également attestée par le Messager de Dieu (Salla Allahou 'alayhi wa sallâm) lorsqu’il dit d'après Oumm-Salamah : « Viendront après moi des émirs dont vous acquiescerez certaines choses et réprouverez d’autres. Celui qui les réprouve s’est innocenté, et celui qui les désapprouve est disculpé, mais [le péché] ne touche que celui qui les agrée et les accepte. » Les Compagnons dirent : « Ne devons-nous pas les réprouver par l’épée ? » Il répondit : « Non, tant qu’ils accomplissent la prière. » (Rapporté par Mouslim). Ce hadith concerne également les hommes et les femmes.

Nous savons que les femmes à l'époque du Khalifat sur la voie prophétique se sont accrochées à l'obligation de demander des comptes au calife comme cela est rapporté lorsque Omar pris la tête du Khalifat : Khawla Bint Tha'laba s'est dirigé vers lui et l'a conseillé : « Nous t'avons connu à l’époque préislamique, puis tu es devenu Omar Ibn al-Khattab, crains Dieu ô Omar dans ton poste de Calife ».

 

De la même manière, Samrâ Bint Nahîk s'opposa au Khalife Omar lorsqu’il a souhaité plafonner le montant des dots, elle lui dit : « Tu n’en a pas le droit, car le Coran le permet. » Omar répliqua alors « Cette femme a raison et Omar a tort. »

 

La femme a également le droit de se présenter pour siéger au conseil de la nation (majlis al-oumma) car c'est un droit pour la femme d'être consulté et de demander des comptes aux dirigeants. Demander des comptes aux dirigeants est une obligation pour tous et la femme a le droit de représenter les citoyens ou d’être représentée. Le rôle de la femme musulmane dans la consultation fut confirmé lorsque le Messager de Dieu a ordonné aux compagnons lors du pacte de Houdaybiya de procéder au sacrifice. Ceux-ci [dépités par le pacte qui venait d'être conclu avec les Mecquois] ne s'exécutèrent pas. Alors le Prophète (Salla Allahou 'alayhi wa sallam) entra dans la tente de son épouse Oummou Salamah, qui lui conseilla d'immoler ses bêtes et de se raser la tête, afin que les Compagnons fassent preuve d'obéissance. Il appliqua ce conseil, et les Compagnons le suivirent à la lettre. Ce conseil pertinent d’Oummou Salamah relève de la consultation (choura) du gouvernant.

 

À chaque fois qu’il était confronté à un événement majeur, Omar convoquait les musulmans à la mosquée pour les consulter. Il appelait à la fois les hommes et les femmes afin de prendre leurs avis et il est parfois revenu sur son avis, comme ce fut le cas pour la fixation de la dot.

 

4 – Et enfin, à propos de l'action pour le retour à la vie islamique par le rétablissement du Khalifat

La loi islamique oblige les personnes aptes, hommes et femmes à agir pour la reprise de la vie islamique tout comme le prouve la parole de Dieu « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront » [3 : 104]. Ce verset s'adresse aux croyants et aux croyantes afin qu’ils mettent en place un parti politique ayant pour objectif l’appel à l’Islam (le bien), ordonnent à la Oumma d’appliquer la loi de Dieu et de les dissuader d’adopter des idées et des systèmes occidentaux, ceci étant le plus grand bien à recommander et le plus grand mal à réprouver. Il existe également des hadiths qui affirment l’obligation de restaurer le Khalifat, « Celui qui meurt sans avoir prêté serment d’allégeance [au Khalife], meurt d’une mort païenne » (Rapporté par At-Tabarani dans al-kabir).

Ce hadith concerne les hommes et les femmes et il est attesté que Nousseyba Bint Ka'b (Oum 'Oumara) de la tribu des Bani Mazen Bin Annajar et Assma Bint Omar (Oum- Mouni') de la tribu de Bani Salama ont prêté allégeance au Messager de Dieu (Salla Allahou 'alayhi wa sallâm) durant le deuxième serment d'Al-'Aqaba.

Le Prophète (Salla Allahou 'alayhi wa sallâm) a reçu le serment d’allégeance des femmes qui ont émigrées après l’établissement de l’État islamique, Dieu dit à ce propos : « Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d’allégeance, [et en jurent] qu’elles n’associeront rien à Dieu, qu’elles ne voleront pas, qu’elles ne se livreront pas à l’adultère, qu’elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu’elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu’elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d’allégeance, et implore de la part de Dieu le pardon pour elles. Dieu est certes, Pardonnant et Très Miséricordieux. » [60 : 12]

 

Il est a noté que la mort païenne concerne également les femmes qui n’ont pas prêté allégeance ou qui n’ont pas œuvré pour l’établissement d’un Khalifat.

Ô honorables sœurs,

 

Telle est la loi de notre législation concernant le rôle politique de la femme au sein du Khalifat. Aujourd’hui, les sœurs doivent prendre pour modèle la vie de ces grandes femmes afin d’œuvrer comme elles l’ont fait pour la reprise de la vie islamique, faire renaître la Oumma jusqu’à ce que Dieu fasse triompher son Ordre et renforce Sa voie. Et si nous assistons au rétablissement d’un second Khalifat sur la voie prophétique, les femmes ne doivent pas abandonner l’action politique, mais bien au contraire, continuer à conseiller les musulmans, à recommander le bien et à réprouver le mal. Elles ne devront pas délaisser le fait de demander des comptes au Khalife et à ses conseillers. Elles ne devront pas cesser de conseiller ces derniers jusqu’à ce que Dieu soit satisfait d’elles et les ressuscite avec les premières musulmanes dans son paradis, tout comme Dieu les a rassemblé dans la vie d’ici-bas pour la cause de l’islam.

 

Ô Dieu, renforce notre cœur dans notre religion, aide-nous à soutenir ton messager comme l’ont fait les vertueux et les vertueuses par le passé, faits de nous des acteurs sincères œuvrant au rétablissement du Khalifat et place-nous parmi ceux qui verront son retour. Et la louange appartient au seigneur des mondes.

http://albadil.edaama.org



Mardi 23 Avril 2013


Commentaires

1.Posté par Akira l''''''''enerve le 25/04/2013 12:21 | Alerter
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le califat...... voila une bonne nouvelle...

2.Posté par Rbx.z le 27/04/2013 14:34 | Alerter
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Le rétablissement du khilafah est en marche : 2 milliards de musulmans unis dans la foi !

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