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Le président Bush assiste à la conférence d’Annapolis



Mercredi 28 Novembre 2007

 Le président Bush assiste à la conférence d’Annapolis

Le président Bush assiste à la conférence d’Annapolis

Memorial Hall
United States Naval Academy
Annapolis, Maryland

27 novembre 2007, 11:04 A.M. EST

Publication immédiate

Bureau des relations de presse de la présidence américaine

http://www.whitehouse.gov/news/releases/2007/11/20071127-2.html

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Le président Bush :

C’est sympa d’être venus, MM. le Premier ministre Olmert, le Président Abbas, le secrétaire général Ban [Ki-moon], l’ancien Premier ministre Blair, nos hôtes distingués : bienvenue dans une des plus prestigieuses institutions qu’nous ayons en Amérique, l’United States Naval Academy ! Nous apprécions hautement que vous vous joigniez à nous pour ce qui, je le pense, sera une opportunité historique d’encourager l’expansion [sic] de la liberté et de la paix en Terre Sainte.

Nous sommes réunis [ici] afin de poser des fondations en vue de l’instauration d’une nouvelle nation - un Etat palestinien démocratique qui vivra côte à côte [sic] avec Israël, dans la paix et la sécurité. Nous nous rencontrons afin d’aider à apporter un terme à la violence, qui est [depuis longtemps] le vrai ennemi des aspirations des deux peuples, tant israélien que palestinien.

Et c’est parti pour un long début [sic] ! Je vais vous lire une déclaration qui a été paraphée par nos hôtes éminents :

« Les représentants [sic] du gouvernement de l’Etat d’Israël et de l’Organisation de Libération de la Palestine [sic], représentées respectivement par le Premier ministre Ehud Olmert et le Président Mahmoud Abbas en sa qualité de Secrétaire général du Comité Exécutif de l’OLP [sic] et de Président de l’Autorité palestinienne, se sont réunis à Annapolis, Etat du Maryland, sous le haut patronage du président des Etats-Unis George Deubeuliou Bush et avec le soutien des participants à la présente conférence internationale, ayant conclu l’accord conjoint suivant :

Nous exprimons notre détermination à mettre un terme au bain de sang, aux souffrances et à des décennies de conflit entre nos peuples ; à inaugurer une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle, à laquelle s’engagent tant les Palestiniens que les Israéliens. En anticipant l’objectif de deux Etats – Israël et Palestine – vivant côte à côte en paix et dans la sécurité, nous exprimons notre accord pour lancer immédiatement des négociations bilatérale de bonne foi, afin de conclure un traité de paix apportant une solution à toutes les questions pendantes, dont tous les problèmes fondamentaux, sans exception, comme cela a été spécifié dans les accords antérieurs.

Nous sommes d’accord pour engager des négociations vigoureuses, dynamiques et continues, et nous ferons tous les efforts possibles afin de conclure un accord avant la fin 2008. A cette fin, un comité d’agitation d’idées, dirigé conjointement par les deux délégations de chaque partie à la négociation, se réunira en permanence, comme convenu. Ce comité de brainstorming mettra au point un plan de travail conjoint, et il supervisera le travail des équipes de négociateurs afin de régler tous les problèmes, et il sera dirigé par un représentant de chaque partie. La première séance de brainstorming aura lieu le 12 décembre 2007.

Le président Abbas et le Premier ministre Olmert continueront à se rencontrer tous les quinze jours, afin de suivre les négociations et d’être en mesure d’offrir toute l’assistance nécessaire à leur bon déroulement.

Les deux parties s’engagent, par ailleurs, à mettre en vigueur immédiatement leurs obligations respectives, conformément à la feuille de route basée sur une obligation de résultat en vue d’une résolution à deux Etats permanente du conflit israélo-palestinien, rendue publique par le Quartette le 30 avril 2003 – document appelé « la feuille de route » - et à mettre en place un mécanisme américano-palestino-israélien, présidé par les Etats-Unis, afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ladite feuille de route.

Les parties s’engagent à poursuivre la mise en application des obligations actuelles de la feuille de route, jusqu’à ce qu’elles parviennent à la conclusion d’un traité de paix. Les Etats-Unis superviseront et évalueront la mise en application des engagements des deux partenaires vis-à-vis de la feuille de route. Sauf accord contraire entre les deux parties, la mise en œuvre du futur traité de paix dépendra de l’application effective de la feuille de route, effectivité laissée à l’appréciation des [seuls] Etats-Unis.

Mes félicitations pour votre leadership puissant ! [Applaudissements]

Les Palestiniens sont bénis par de nombreux dons et talents. Ils veulent saisir l’opportunité d’utiliser ces dons afin d’améliorer leur existence et de construire un avenir meilleur pour leurs enfants. Ils veulent la dignité, qui ne peut venir que de la souveraineté et de l’indépendance. Ils veulent la justice et l’égalité, dans un état de droit. Ils veulent être libérés de la violence et de la peur.

Le peuple d’Israël a, lui aussi, de justes aspirations. Les Israéliens veulent que leurs enfants puissent prendre un bus pour se rendre à leur école sans craindre de kamikazes. Ils veulent la fin des attaques de roquettes et des menaces constantes d’un assaut militaire [sic]. Ils veulent que leur pays soit reconnu et bienvenu [sic] dans la région où ils vivent.

Aujourd’hui, les uns comme les autres, Palestiniens et Israéliens comprennent qu’aider l’autre à réaliser ses aspirations est la clé de la réalisation de leurs propres aspirations – et les uns comme les autres ont besoin d’un Etat palestinien indépendant, démocratique et viable [c’est moi qui souligne, ndt]. Un Etat de cette nature donnera aux Palestiniens la chance de vivre des vies dans la liberté, des vies qui aient un sens, et dans la dignité. Un tel Etat aidera à assurer aux Israéliens quelque chose qu’ils recherchent depuis des générations : vivre en paix avec leurs voisins [sic].

Atteindre cet objectif ne sera pas chose aidée – si c’était facile, ça se saurait produit voici bien longtemps. Pour obtenir la liberté et la paix, tant les Israéliens que les Palestiniens devront faire des choix douloureux. Les deux parties sont conscientes du travail qui les attend, mais pour avoir passé du temps avec leurs dirigeants, [j’peux dire qu’] elles sont prêtes à s’attaquer aux sujets ardus. Comme l’a dit récemment le Premier ministre Olmert « Nous n’éviterons aucune des questions historiques ; nous n’en esquiverons aucune. » Et comme le Président Abbas l’a dit : « Je suis persuadé qu’il y a une opportunité, non seulement pour nous, mais aussi pour les Israéliens. Nous avons devant nous une opportunité importante, historique, dont nous devons tirer parti. » C’est dans cet esprit que nous avons conclu – (pardon : qu’ils ont conclu !) la déclaration que je viens de vous lire.

Notre objet, ici, à Annapolis, ça n’est pas de conclure un accord. Non ; il s’agit bien, plutôt, de lancer des négociations entre les Israéliens et les Palestiniens. Pour les autres parmi nous, notre tâche est d’encourager les parties dans cette action – et de leur donner le soutien dont ils ont besoin pour réussir.

A la lumière des développements récents, d’aucuns ont suggéré l’idée que ça ne serait pas le moment opportun pour rechercher la paix. Je ne suis pas d’accord. Je pense [au contraire] que le moment, précisément, est venu de commencer ces négociations, pour plusieurs raisons :

Primo, c’est le bon moment, parce que les Palestiniens et les Israéliens ont [aujourd’hui] des dirigeants déterminés à réaliser la paix. Le Président Abbas cherche à satisfaire les aspirations de son peuple à un Etat, à la dignité et à la sécurité. Le Président Abbas comprend qu’un Etat palestinien ne naîtra pas de la terreur, et que le terrorisme est l’ennemi qui barre le chemin vers un Etat. Lui, et son Premier ministre Fayyad, ont tous deux déclaré, sans hésitation, qu’ils sont contre le terrorisme et engagés vis-à-vis de la paix. Ils ont la ferme intention de faire de ces déclarations des actions sur le terrain, afin de combattre le terrorisme.

C’est l’émergence de dirigeants palestiniens responsables [sic] qui a donné aux dirigeants israéliens la confiance dont ils ont besoin pour tendre la main aux Palestiniens en vue d’un authentique partenariat. Le Premier ministre Olmert a exprimé sa compréhension des souffrances et des humiliations supportées par le peuple palestinien. Il a dit clairement que la sécurité d’Israël sera renforcée par la création d’un Etat palestinien démocratique et responsable. Avec des dirigeants courageux et convaincus des deux côtés, il est grand temps de se réunir et de rechercher cette paix tellement désirée par les deux parties.

Deuxio, c’est le bon moment, parce qu’une bataille est en cours, pour le futur du Moyen-Orient – et nous ne devons pas céder la victoire [sic] aux extrémistes. Avec leurs actions violentes et leur mépris pour la vie humaine, les extrémistes cherchent à imposer une vision sombre au peuple palestinien – une vision qui alimente le désespoir et le désarroi afin de semer le chaos en Terre Sainte. Si cette vision s’imposait, le futur de la région serait une terreur sans fin, une guerre sans fin, et donc des souffrances sans fin.

A s’élever contre cette vision noire, il y a le Président Abbas et sa clique [oups : son gouvernement]. Ils offrent au peuple palestinien une vision alternative pour le futur – une vision de paix, une petite patrie bien à eux, et une vie meilleure. Si des dirigeants palestiniens responsables peuvent assurer le service après-vente de cette vision, ils porteront aux forces de l’extrémisme un coup fatal. Et quand la liberté prendra racine dans le sol rocailleux de la Cisjordanie et de Gaza, elle inspirera des millions d’hommes, dans l’ensemble du Moyen-Orient, qui veulent que leurs différentes sociétés soient basées sur la liberté, la paix et l’espoir.

En revanche, si des réformistes palestiniens ne parviennent pas à apporter du concret, dans cette vision d’espoir, alors les forces de l’extrémisme et de la terreur seront renforcées, une génération de Palestiniens risque d’être sacrifiée pour les extrémistes, et le désespoir ne fera que croître, au Moyen-Orient. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Le moment est venu de montrer aux Palestiniens que leur rêve d’un Etat libre et indépendant peut être atteint à la table de la paix – et que la terreur et la violence prônée par les extrémistes palestiniens est le plus grand obstacle sur le chemin de la fondation d’un Etat palestinien.

Tertio, c’est le bon moment parce que le monde comprend l’urgence qu’il y a à soutenir ces négociations. Nous apprécions hautement que les représentants de si nombreux gouvernements et institutions internationales soient venus se joindre à nous, ici, à Annapolis – en particulier en provenance du monde arabe. Nous sommes ici parce que nous avons conscience des enjeux. Nous sommes ici parce que nous avons, chacun d’entre nous, un rôle à jouer afin d’aider les Palestiniens à forger les institutions d’une société libre. Nous sommes ici parce que nous comprenons que le succès de ces efforts en vue de la paix entre Israéliens et Palestiniens auront un impact qui ira bien au-delà de la Terre Sainte.

Telles sont les raisons pour lesquelles nous nous sommes réunis ici, à Annapolis. Et maintenant, nous entamons le travail difficile de la recherche de la liberté et de la paix. Les Etats-Unis sont fiers d’accueillir cette conférence – et nous réaffirmons le chemin vers la paix tracé par la feuille de route. Toutefois, en définitive, l’issue des négociations que nos amis lancent ici dépendra des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes. L’Amérique fera tout ce qui est en notre pouvoir [sic] afin de soutenir cette quête de paix, mais nous ne pouvons pas faire les choses à leur place. Le succès de ces efforts requerra que toutes les parties prenantes fassent montre de patience et de souplesse – et soient à la hauteur de leurs responsabilités.

Pour que ces négociations réussissent, les Palestiniens doivent jouer leur partition. Ils doivent montrer au monde entier qu’ils comprennent que si les frontières d’un Etat palestinien sont importantes, la nature d’un hypothétique Etat palestinien l’est tout autant. Ils doivent apporter la preuve qu’un Etat palestinien donnera ses chances à tous ses citoyens, qu’il gouvernera équitablement et qu’il démantèlera les infrastructures du terrorisme. Ils doivent montrer qu’un Etat palestinien acceptera ses responsabilités, et aura la capacité d’être une source de stabilité et de paix – pour ses propres citoyens, pour le peuple d’Israël, et pour l’ensemble de la région.

Et les Israéliens doivent, eux aussi, jouer leur rôle. Ils doivent montrer au monde entier qu’ils sont prêts à commencer à mettre fin à l’occupation commencée en 1967, au moyen d’une solution négociée. Cette solution créera une Palestine, foyer national palestinien, exactement de la même manière qu’Israël est le foyer national du peuple juif. Israël doit donner des gages de son soutien à la création d’un Etat palestinien prospère et connaissant le succès en démantelant les avant-postes illégaux, en mettant fin à l’expansion des colonies et en trouvant de nouvelles manières, pour l’Autorité palestinienne, d’exercer ses responsabilités sans compromettre la sécurité d’Israël.

Les pays arabes ont, eux aussi, un rôle vital à jouer. La relance de l’initiative de la Ligue arabe et le soutien de la Ligue arabe à notre conférence sont des avancées positives. Tous les pays arabes doivent montrer leur puissant soutien au gouvernement du Président Abbas – et apporter à l’Autorité palestinienne l’aide dont elle a besoin. Les pays arabes doivent, eux aussi, tendre la main à Israël, œuvrer à la normalisation de leurs relations avec lui, et apporter la preuve, en paroles et en actes, qu’ils pensent qu’Israël et son peuple ont un foyer national définitif au Moyen-Orient.

Ce sont là les avancées vitales vers la paix globale que nous recherchons.

Enfin, la communauté internationale a d’importantes responsabilités. Le Premier ministre Fayyad est en train de finaliser un plan visant à accroître l’ouverture et la transparence dans l’ensemble de la société palestinienne – et il a besoin de ressources et de soutien de la part de la communauté internationale. Avec le puissant soutien de toutes les personnes rassemblées ici, le gouvernement palestinien peut édifier des institutions nationales formant l’ossature d’un Etat palestinien libre.

Les Etats-Unis aideront les dirigeants palestiniens à édifier ces institutions libres – et les Etats-Unis tiendront leurs promesses envers la sécurité d’Israël en tant qu’Etat juif et que patrie du peuple juif.

Les Etats-Unis sont fortement convaincus que ces efforts apporteront la paix que nous voulons – et c’est la raison pour laquelle nous continuerons à aider le peuple libanais. Nous pensons que la démocratie apporte la paix. Et la démocratie, au Liban, est vitale, aussi, pour la paix au Moyen-Orient. Les Libanais sont en train d’élire leur nouveau président. Il revient aux seuls Libanais de décider en la matière – et ils doivent être en mesure de le faire sans aucune interférence ni aucune intimidation. Tandis qu’il s’engage dans ce processus, le peuple libanais doit savoir que le peuple américain se tient à ses côtés – et nous aspirons à voir le jour où le peuple du Liban pourra jouir des bénédictions de la liberté, sans avoir à redouter la violence ni la coercition.

La tâche entreprise, ici, à Annapolis, sera difficile. C’est le commencement du processus, et no sa fin – et il y a sans aucun doute encore énormément de choses à faire. Pourtant, les parties peuvent entreprendre ce travail avec confiance. Le moment est idoine. La cause est juste. Avec des efforts acharnés, je sais qu’ils réussiront.

Président Abbas et Premier ministre Olmert, je jure de consacrer tous mes efforts jusqu’à la fin de mon mandat de président des Etats-Unis à faire tout ce que je pourrai afin de vous aider à atteindre ce but ambitieux. Je m’engage personnellement auprès de vous à soutenir votre action avec les ressources et la résolution qui sont celles du gouvernement américain. Je sais que viendra un jour où la liberté enfantera de la paix que nous désirons. Et cette terre qui est sainte pour des myriades d’hommes connaîtra la lumière de la paix.

Il vient, ce jour où les Palestiniens jouiront des bénédictions qu’apporte la liberté – et où tous les Israéliens bénéficieront de la sécurité qu’ils méritent. Ce jour vient. Ce jour vient où les terroristes et les extrémistes qui menacent les peuples israélien et palestinien seront marginalisés et enfin vaincus. Et quand ce jour arrivera, les générations futures regarderont le travail que nous aurons accompli, ici, à Annapolis. Ils seront reconnaissants envers les dirigeants qui se seront réunis sur les rives de la rivière Chesapeake pour [mettre en œuvre] leur vision, leur foi et leur courage : celui de choisir un futur de liberté et de paix.

Merci d’être venus, les copains ! Que Dieu bénisse leur travail ! [Applaudissements]



Mercredi 28 Novembre 2007

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