EUROPE

Le pouvoir en Europe : qu’y aura-t-il après le « gril » ?



Oleg Severguine
Vendredi 10 Octobre 2014

Le pouvoir en Europe : qu’y aura-t-il après le « gril » ?

 

Une étape assez importante de la procédure d’approbation de la nouvelle composition du principal organe de l’exécutif de l’UE – les auditions des candidats aux postes de commissaires européens – s’est achevée au Parlement européen.

Ils étaient pour ainsi dire sur le « gril » parlementaire. En plus d’intervenir devant les membres de comités respectifs, les futurs « ministres » du « gouvernement » européen répondaient aux questions des élus européens. La plupart des 27 prétendants aux postes de commissaires, sauf le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker approuvé à ce poste en juillet, ont su résister à la haute température du « gril ». Mais il y a eu des exceptions.

La prise par M. Juncker de la direction de l’exécutif a permis, à son tour, à lui conférer, on peut dire, une forme plus nette et stricte. Comme le notent spécialement des experts, en nommant ses adjoints et commissaires, Jean-Claude Juncker a opéré de façon assez indépendante.

En reprenant l’expression de l’ambassadeur de l’Russie à l’UE Vladimir Tchijov, M. Juncker a réussi, comme sur une « balance de pharmacie », à équilibrer tous les facteurs. A savoir, une juste proportion entre les anciens et les nouveaux membres, entre la gauche et la droite, entre les grands et les petits pays, entre le nord et le sud, l’ouest et l’est et enfin, entre les parties masculine et féminine du « Cabinet des ministres » européen. Et comme nous venons de le dire, dans leur majorité ils ont passé l’examen devant les législateurs.

Ont échoué à l’épreuve la Slovène Alenka Bratusek, proposée au poste de commissaire à l’Energie et le Hongrois Tibor Navracsics, briguant celui à l’Éducation, culture, jeunesse et citoyenneté. Vers le 22 octobre, quand la Commission devra être approuvée à la session du Parlement européen, son chef aura à faire certains changements.

Le fait que les dites candidatures aient été déclinées a été vu par les opposants à M. Juncker comme sa « première défaite » au poste clé dans l’UE. Il est pourtant tôt de donner des appréciations définitives à la nouvelle composition de la Commission européenne, comme à son président, considère Sergueï Outkine, expert principal au Centre de l’analyse situationnelle auprès de l’Académie russe des sciences.

« En parlant de la composition proposée par M. Juncker, il se trouvera toujours des mécontents par quelque chose, - dit M. Outkine. – Par exemple, par ce que la préférence était accordée à des personnes ayant occupé de hauts postes dans leurs pays, mais n’étant pas des professionnels dans les sphères d’activités qui leur ont été confiées. Or étant donné le rôle centrale de la Commission dans le système de prise de décisions dans l’UE, on comprend que les fonctions de commissaires reviendront plus souvent à des figures politiques et non aux technocrates. Quant aux rapports avec la Russie, cela relèvera plutôt de la politique extérieure et énergétique. Mais d’abord il faudra regarder qui d’entre les commissaires restera et quelles seront leurs premières démarches. Il faut, naturellement, tenir compte de tout l’ensemble des rapports entre la Russie et de l’UE. »

Pour ce qui est de ce dernier aspect, d’après l’ambassadeur de Russie à l’UE Vladimir Tchijov, la communauté européenne reste « prisonnière de l’inertie de sanctions ». Et cela est une voie qui ne mène nulle part, a-t-il remarqué. On comprend que M. Juncker avec son équipe ne peut pas suivre un autre chemin. On veut croire, tout de même, qu’on n’y va pas regarder uniquement où poser les pieds.

http://french.ruvr.ru/2014_10_09/Le-pouvoir-en-Europe-qu-y-aura-t-il-apres-le-gril-1421/



Vendredi 10 Octobre 2014


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