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Le parti au pouvoir en consultations sur un projet constitutionnel



Mardi 23 Mars 2010

Le parti au pouvoir en consultations sur un projet constitutionnel
Le parti issu de la mouvance islamiste au pouvoir en Turquie a entamé lundi des consultations avec l'opposition sur un
projet de révision constitutionnelle controversé qui devrait engendrer de nouvelles tensions avec le camp laïque.
  
Même si le Parti de la justice et du développement (AKP) est largement majoritaire au Parlement, il a besoin d'un soutien de l'opposition pour faire passer ces amendements. En cas d'échec au parlement, le gouvernement soumettra sa réforme à référendum.
   
"Il semble difficile d'avancer dans la voie de l'intégration à l'Union
européenne avec la Constitution actuelle", a dit le vice-Premier ministre Cemil Ciçek.
  
  Les dirigeants ont prévu de rencontrer pendant toute la semaine les partis d'opposition "afin de leur expliquer la nécessité de cette révision" qui devrait aligner la Turquie sur les normes européennes, a expliqué le ministre.
 
"Tout le monde accepte que la Turquie a besoin d'une nouvelle Constitution".
  
Les amendements à la Constitution turque, adoptée en 1982 à la suite d'un coup d'Etat militaire, sont réclamés par l'UE à laquelle la Turquie souhaite adhérer.
  
La révision prévoit en particulier de changer le mode de nomination des magistrats de haut rang, qui sont hostiles à l'AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, et des mesures pour rendre la dissolution des formations politiques plus difficiles.
   
L'AKP, au pouvoir depuis 2002, a échappé en 2008 à une interdiction pour activités anti laïques.
  
Le principal parti d'opposition pro-laïque, le Parti républicain du peuple (CHP), a d'ores et déjà dénoncé le projet. "Les inquiétudes de l'AKP d'être un jour dissous et de voir ses cadres jugés sont les principaux raisons pour laquelle ce parti a préparé une telle révision", a indiqué son chef Deniz Baykal.
   
Le Parti de l'action nationaliste (MHP, droite) a également refusé de soutenir les changements.
   
L'AKP souligne que ces changements sont indispensables pour plus de démocratie alors que ses adversaires estiment que le parti souhaite contrôler l'élite judiciaire, bastion de la laïcité, pour introduire le religieux dans la sphère politique.
   
Le projet, qui doit être soumis au Parlement d'ici à la fin du mois,
prévoit aussi des changements qui ouvrent la voie à un jugement des auteurs du putsch de 1980 et une amélioration des droits des femmes.


Mardi 23 Mars 2010


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