RELIGIONS ET CROYANCES

Le pape FRANÇOIS en AFRIQUE


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Zeinab Abdelaziz
Vendredi 4 Décembre 2015

Le pape FRANÇOIS en AFRIQUE
Le pape FRANÇOIS en AFRIQUE
 
Apparemment, le pape François a voulu montrer, par son voyage en Afrique, que la fraternité restait possible entre communautés chrétienne et musulmane. Que ce soit au Kenya, en Ouganda ou en Centrafrique, le discours du pape était parsemé de phrase fort révélatrices : "Restez ferme dans la foi, résistez à la peur de l’autre, n’ayez pas peur". Il a "exhorté l’église à l’unité, car la séparation des confessions chrétiennes affaiblit leur cohésion". Il a souhaité honorer les martyrs catholiques et anglicans, en se rendant au sanctuaire de Munyonyo, comme il a voulu montrer que la paix pouvait revenir dans ce quartier dit du PK-5. Une petite enclave du dernier quartier musulman de Bangui, lieu symbolique, puisque c’est là où vivent encore des musulmans, quelques 12000 personnes, qui ne sortent plus de crainte d’être tués par des milices chrétiennes. "Ils voulaient faire du pays un pays sans musulmans", déclare l’EEMNI [église évangélique méthodiste Nouvelle Internationale]. Sur la route  conduisant vers ce quartier, tous les commerces restent fermés faute de clients s’y aventurant. Tel fut le schéma apparent, mais en réalité c’était un voyage qui visait encore d’autres points.
Porteur d’un message de paix et de réconciliation interreligieuse, le pape a demandé aux Centrafricains, en présence de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, de "Résistez à la peur de l’autre, de ce qui n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques à notre confession religieuse".  Voulant mettre fin aux violences ensanglantées intercommunautaires qui ont déchiré le pays depuis 2013, il déclare, ailleurs, dans la mosquée : "Chrétiens et musulmans, nous sommes frères. Nous devons donc nous considérer comme tels, nous comporter comme tels". S’adressant aux jeunes Centrafricains, il a même  parlé d’«amour des ennemis» !
En Ouganda, avant d’arriver à Bangui, il avait annoncé : "L’Ouganda a vécu le témoignage des martyrs chrétiens. Qu’ils nous aident à répandre la joie de l’Évangile sans peur ". Phrase qui semble être le leitmotiv de son voyage et l’a placée sur son compte Twitter en disant : [.@Pontifex_fr]mail:.@Pontifex_fr  "L’Ouganda a vécu le témoignage des martyrs chrétiens. Qu’ils nous aident à répandre la joie de [...]", mais en s’arrêtant à joie, et en omettant  "l’Evangile sans peur" qui fut remplacé par des crochets !! Ce qui prête à deux lectures différentes : devant les chrétiens il demande à Dieu de l’aider à répandre l’évangile sans peur ; sur le compte twitter que tout le monde, chrétiens et musulmans verra, il demande à Dieu de l’aider à répandre la joie ! Puis termine en disant : "Baptisez, ravivez chaque jour le don de l’Esprit-Saint".
Une autre phrase-clé qui a parsemé ses textes : "le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe, n’est pas optionnel". Autrement dit : obligatoire, étant un des principaux décrets de Vatican II, décrétée avec son explication, qui désigne évangéliser le monde.
L’autre symbole fort de ce voyage est l’ouverture de la porte sainte de la cathédrale de Bangui, geste qui marque le début du jubilé de la Miséricorde, qui commence officiellement à Rome le 8 décembre 2015. Par ce geste, le pape a souhaité ouvrir en Centrafrique une période de pardon,  "Que le peuple de la Centrafrique devienne le cœur du monde". Puis, "Quiconque franchira cette porte recevra la rémission de ses fautes", a-t-il  expliqué aux  4 000 déplacés de la paroisse Saint-Sauveur où il s’est rendu lundi. Et avant d’ouvrir la porte de la cathédrale il précisa : "Votre vocation est d’incarner le cœur de Dieu parmi vos concitoyens".  Ainsi, "Bangui devient la capitale spirituelle du monde : l’année de la miséricorde est pour cette terre et pour tous les autres pays qui passent par l’épreuve de la guerre", ce qui veut dire : pour tout le monde ! Là on ne peut que se demander : cette institution Vaticane ne saisit-elle pas que déraciner les gens de leur croyance suscite des animosités sans fin entre les citoyens d’un même pays ? La réponse n’est-elle pas toute claire de par le monde ?
Les moyens de sécurité :
Jamais déplacement du pape n’avait donné lieu à des préparatifs de sécurité aussi serrés. Des hélicoptères d’attaque patrouillaient le ciel et les transports de troupes blindés de la force française, 4000 des 10900 casques bleus de l’Onu étaient déployés surtout en Centrafrique, pour le protéger, devant l’aéroport de Bangui. Un soldat de l’Onu en arme a également pris place dans chacun des minibus affrétés pour transporter la presse. Tandis que les troupes françaises se tenaient en alerte : la France a 900 soldats déployés en Centrafrique, le gouvernement a mobilisé environ 500 policiers et gendarmes.
Les Casques bleus et le contingent militaire français aidaient la police centrafricaine depuis dimanche, avant l’arrivée du pape, à quadriller la capitale, et le dispositif sécuritaire a été renforcé sur les sites où il se rendra, notamment l’enclave musulmane du PK-5 où se trouve la mosquée centrale, et où il devait se rendre dans la matinée de lundi.
Malgré la pauvreté criarde, inhumaine, de ce pays, tout le chemin qu’à emprunté le pape et son cortège, a été goudronné, pavé, nettoyé. Bien de semaines avant son arrivée les bulldozers qui grattaient et aplanissaient les routes défoncées et poussiéreuses de Bangui se ruaient à embellir le chemin. Même des jeunes nettoyaient les rues, couvraient les fossés, peinturluraient les murs décrépis, couverts de misère et de pleurs…
La cause de cette misère est connue, mais tous ces frais qu’occasionna ce déplacement  papal et son cortège, qui l’a-t-il assumé ?!    
La Centrafrique :
La Centrafrique fait partie des pays les plus pauvres de la planète. Elle est classée 180° pays sur les 186 pays dans le monde et, depuis des décennies, elle est en guerre génocidaire entre chrétiens et musulmans. Des guerres qui ont fait fuir des dizaines de milliers de musulmans dans les forêts fuyant pillages, viols et violences. Il ne reste que 12000  de musulmans cernés dans le quartier  PK5 à Bangui, isolés depuis plusieurs mois du reste de la capitale par les milices chrétiennes qui empêchent la population d’en sortir et bloquent son approvisionnement, au risque de se faire tuer.      
Les principales religions en République centrafricaine sont, en chiffres ronds, les suivantes : christianisme 80 % (dont protestantisme 50 %, et catholicisme 30 %), islam (10 %), animisme (10 %). De là il est sûrement ridicule de dire que ces pauvres 10 % de musulmans puissent représenter une quelconque menace pour les chrétiens, mais ils payent cher leur résistance à la christianisation.
Même  l’enseignement en République centrafricaine est calqué sur le modèle de la France, avec des disparités, en ce qui concerne l'accès à l'éducation selon des critères sociaux, régionaux et religieux. En Centrafrique comme dans les autres pays africains, outre l’étape primaire, l’enseignement est payant graduellement. La communauté musulmane étant la plus démunie, dans la plupart des cas les parents ne peuvent pas aborder les frais qu’occasionnent les études de leurs enfants. Pour les chrétiens, c’est l’église qui s’en charge. Résultat : les chrétiens ont la grande majorité des places à l’enseignement universitaire et aux postes gouvernementaux ou privés, les musulmans ont les travaux subalternes. Il est très courant de voir un réceptionniste à l’hôtel ou un garçon de restaurant  porter sur sa poitrine une petite carte avec son nom : « Michel Mohammed », et lorsque vous lui demandez par curiosité, la réponse, qu’on peut facilement imaginer, fait mal.
Le pays compte des gisements d'aluminium, de cuivre, d’or, de diamant, d’uranium et des puits de pétrole : Un milliard de barils de pétrole sont présents dans le pays, certains experts avancent jusqu’à 5 milliards de barils ; et environ 20.000 tonnes de réserves d'Uranium. La production de diamants, de très bonne qualité, s'établit à environ 500 000 carats bruts par an, et met la Centrafrique en quatrième ou cinquième place mondiale pour leur qualité. On comprend bien pourquoi la France, colonisatrice jusqu’au bout des ongles, ne lâche pas prise de ses colonies, malgré l’indépendance déclarée en 1960 en Centrafrique, et continue à jouer un rôle important.
La visite du pape :
Malgré toutes les tentatives que les responsables français ont déployées pour faire remettre ce voyage, le Vatican ou plutôt le pape insista à l’entreprendre, nonobstant les alertes et la précarité de la situation surtout en Centrafrique.
Outre le côté évangélisateur, le pape poursuivait le plan de l’œcuménisme entre les églises séparées, faisait  face aux évangéliques, encourageait les adeptes à poursuivre leur participation à l’évangélisation, calmait l’atmosphère avant les élections à Bangui, fit de Bangui la capitale du monde pour la miséricorde, donna tout son appui moral et religieux aux électeurs. Pour ne rien dire du côté économique ou financier dans lesquels le Vatican a ses propres investissements.
La lecture d’un article que j’ai déjà écrit en 2009, à l’occasion d’un Synode concernant l’Afrique, jetterait plus de lumière sur les tristes réalités cachées de ce voyage, il avait pour titre :
L'Evangélisation et l'appauvrissement de l'Afrique !
Le lendemain du départ du pape un musulman a été tué par des hommes armés chrétiens. Père de trois enfants, il se dirigeait à la pharmacie leur chercher des médicaments  …  La leçon a été bien retenue et appliquée !
Il semble que la dictature de l’arrogance absolue, menée par Washington,  est un sacré critère que copie le Vatican pieusement !
                                                                                             Zeinab Abdelaziz    
                                                                                         Vendredi 4 décembre 2015
 
Lien de l’article du Synode :   http://saaid.net/daeyat/zainab/021.htm
 


Vendredi 4 Décembre 2015


Commentaires

1.Posté par Vivio le 05/12/2015 14:18 | Alerter
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Il semble que la dictature de l’arrogance absolue, menée par Washington, est un sacré critère que copie le Vatican pieusement ! L’Antéchrist et le faux prophète sont des réalités actuelles , Le faux prophète, la seconde bête de l’Apocalypse, fait en sorte que la terre et ceux qui l’habitent adorent la première bête . Avant même que François n’ait été élu à la papauté, tout le monde savait qu’il serait le faux prophète. Il s’est révélé hélas à la hauteur de la tâche, et voyez : il se démasque en faisant s’incliner la terre entière devant la première bête qui est Washington

2.Posté par njama le 08/12/2015 00:17 | Alerter
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Bonjour Zeinab

L'appauvrissement de l'Afrique démarre dès le XV° siècle, pendant lequel les bourgeoisies européennes commencent à installer un chapelet de comptoirs sur les côtes occidentales de l'Afrique. Portugaises d'abord, puis hollandaises, britanniques, françaises, espagnoles ...

Du XV° au XVIII°, l'Afrique est dépeuplée par le commerce triangulaire, 15 millions d'hommes et de femmes furent déportés au delà de l'Atlantique pour fournir de la force de travail nécessaire aux plantations. Évidemment tout cela ne peut se passer sans violences déstructurantes des sociétés locales, sans appauvrissement culturel, et cultuel. Sans asservissements.
Puis vint l'administration coloniale ...

L'Afrique était-elle donc si pauvre ? l'Afrique n'avait-elle pas d'histoire ?

Souvenons-nous que pour Nicolas Sarkozy "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire" (Discours de Dakar, 26 juillet 2007 devant un parterre d'étudiants et de personnalités africaines à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar ), et donc, que l’Histoire de l’Afrique n’a encore jamais commencé, bien que par exemple l’Empire du Mali du XII° au XV° siècle n’avait rien à envier à bien des civilisations, ni a des nations d'Europe !
L'appauvrissement, c'est aussi effacer le passé, l'histoire d'un (des) peuple(s).

Tombouctou était un centre culturel rayonnant, où résidaient des architectes, des juristes, des lettrés. L’université de Sankoré accueillait 25.000 étudiants d’Afrique. Comme en témoignent les milliers de manuscrits retrouvés, on y étudiait le droit coranique, le théologie, ainsi que les mathématiques, la géographie, l’astronomie, la médecine ... Tombouctou était à l’époque une riche cité de cent mille âmes ...

"Le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de près de cent mille manuscrits datant de la période impériale ouest-africaine (au temps de l'Empire du Ghana, de l'Empire du Mali et de l'Empire songhaï) détenus par les grandes familles de la ville2. Ces manuscrits, dont certains datent de l'époque préislamique remontant au XIIe siècle, ..."
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tombouctou#Manuscrits_de_Tombouctou

Au XIV° siècle, l’empire du Mali s’étendait du Sahara à la forêt équatoriale et de l’océan atlantique au Niger, soit un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale. Un des empereurs du mali, Kankan Moussa, est passé à la postérité pour le pèlerinage qu’il fit à la Mecque en 1324. Un chroniqueur arabe raconte ainsi son arrivée : "Douze mille jeunes esclaves, revêtus de tuniques de brocart et de soie du Yémen, portaient ses effets. Il arriva de son pays avec quatre-vingt charges de poudre d’or portées par des chameaux et pesant chacune trois quintaux". La réputation de Kankan Moussa devint telle que dans l’atlas de Charles V roi de France, l’empire du Mali est simplement représenté par un roi noir tenant entre ses doigts une pépite avec pour commentaire : "L’or est si abondant dans son pays, que ce roi nègre est le plus noble et le plus riche de toute la terre".

"L’Empire du Mali parvint à intégrer durablement des populations très différentes, ce qui fut la condition de sa longévité : Maures, Touaregs du Sahara, peuples de la savane, comme les Wolofs, les Songhaïs ou les Dogons. En ces temps où le pouvoir politique avait peu de moyens, une administration décentralisée était la clé du succès. "

https://africanlegends.files.wordpress.com/2015/03/kankan-moussa_1.jpg

http://www.ankhonline.com/civilisations_africaines/mali_empire_carte.JPG

Devant un tel contraste historique, on ne peut que déplorer l'incurie totale des colonisateurs à prétendre avoir apporté la civilisation, comme l'incurie totale de l'Église qui par inculturation déstructura le tissu social et déracina les traditions.

note : L'inculturation est un concept théologique qui a été définie de plusieurs manières, le pape Jean-Paul II notamment ayant abordé le sujet dans plusieurs encycliques et lors de nombreux discours :

« L'incarnation de l'Évangile dans les cultures autochtones, et en même temps l'introduction de ces cultures dans la vie de l'Église3. » ;
L'inculturation « signifie une intime transformation des authentiques valeurs culturelles par leur intégration dans le christianisme, et l'enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines4 ».

Selon le Père Brendan Cogavin C.S.Sp5, « il est maintenant reconnu que l'inculturation est un terme théologique qui a été défini dans Redemptoris Missio 52 (1990) comme le dialogue continuel entre la foi et la culture ».

3.Posté par njama le 11/12/2015 15:53 | Alerter
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"le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe, n’est pas optionnel"

Serait-ce une coïncidence, le Journal paroissial de décembre 2015 déposé dans les boîtes aux lettres de mon quartier consacre deux pleines pages avec illustrations pour vulgariser auprès des enfants la vie de Saint François d'Assise, le présentant en plus de bien d'autres vertus (tout en oubliant sa jeunesse dissipée), comme "Un précurseur du dialogue religieux. Il veut d'autres solutions que la croisade et rêve d'une fraternité universelle. A cet effet, il va s'entretenir avec le sultan d’Égypte. Aujourd'hui encore les franciscains sont présents dans de nombreux pays musulmans et impliqués dans le dialogue islamo-chrétien."

Ce n'est pas tout à fait la légende de François d'Assise et du Sultan Al Kamil que je connaissais. Il avait déjà essayé par deux fois de se rendre en terre sainte pour faire connaître le Christ aux Musulmans ! ... en fait de dialogue, il espérait plutôt évangéliser semble-t-il ! Puis fait prisonnier, il obtint cependant contre toute attente d'être reçu par le sultan.

"Le sultan avait entendu parler de la religion chrétienne. Pourtant une objection le pressait. Il ne put la retenir :Pourquoi les chrétiens qui croient en un Dieu-Amour et qui ont toujours le mot charité à la bouche, s'acharnent-ils à nous faire la guerre ? Leurs mœurs ne sont pas douces. Ils veulent et Jérusalem et l’Égypte. Pourquoi ce désir brutal de domination ? Qu'ils lèvent le siège devant Damiette et nous croirons à leur volonté de paix. Le sultan s'était animé en parlant. Mais déjà il regrettait la vivacité de son langage. François avait baissé les yeux, le visage assombri, triste. Il sentait peser sur lui en cet instant comme un poids énorme. Là-bas, devant Damiette * il y avait toute cette machine de guerre des chrétiens, ce cercle de fer dans lequel ils s'efforçaient jour après jour d'étrangler la ville La guerre a beau être juste et sainte, elle réveille dans le coeur de l'homme tous ses démons. François se borna à répondre humblement, gravement : Sire, l'Amour n'est pas aimé. L'Amour en ce monde est toujours crucifié."

* medīnat dimyāt dans le delta du Nil https://fr.wikipedia.org/wiki/Damiette

http://orient.chretien.free.fr/francois_01.htm

C'est donc un peu comme le décor à Bangui qui a été rendu plus présentable pour la venue du pape, l'histoire a été adoucie ...
alors que la rencontre de François d'Assise et du Sultan al Kamil reste encore plus que jamais d'actualité ... car ils veulent et Jérusalem et l’Égypte, et davantage encore ! Là-bas, devant Damas, il y a toute cette machine de guerre des chrétiens, et ce cercle de fer dans lequel ils s’efforcent jour après jour d'étrangler la Syrie après avoir ruiné l'Irak ...

4.Posté par njama le 11/12/2015 16:22 | Alerter
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@ Zeinab

concernant l'appauvrissement de l'Afrique ou même seulement de Centre Afrique, je ne crois que l'on puisse compter sur "l'évêque des favelas" de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, pour renflouer l'Afrique, déjà qu'en Argentine et en Amérique du Sud cela n'a pas été probant. L'Église demande surtout à son clergé de consoler les pauvres ... leur promettant la richesse dans le royaume de cieux. (serait-elle la Banque du Paradis ?)
Si l'Église s'occupe des pauvres, elle ne s'occupe pas de la pauvreté.

« Je nourris un pauvre et l'on me dit que je suis un saint. Je demande pourquoi le pauvre n'a pas de quoi se nourrir et l'on me traite de communiste. »
Dom Helder Camara, "l'évêque rouge" du Brésil

"Que dirá el Santo Padre"

(magnifique chanson de Violeta Parra, et très bon article sur la théologie de la libération en Amérique latine qui résume toute l'hypocrisie de Vatican II,sa naissance, puis sa mise en échec et la répression pontificale qui s'en suivit ...)

fin de l'article :

"Le synode des évêques de 1985 réuni par Jean-Paul II marque également la volonté d’un contrôle accru sur le clergé. Toute référence à la théologie de la libération est bannie des séminaires. En Amérique latine, les évêques et prélats réformateurs sont progressivement remplacés ou réduits au silence.

En 1984, Leonardo Boff doit se soumettre devant l’ex-saint Office qui le condamne au mutisme et à la privation de toutes ses charges.

L’année suivante, pour remplacer don Helder Camara, Jean Paul II choisit José Cardoso Sobrinho, un évêque ultraconservateur, totalement opposé à la théologie de la libération. Prenant le contrepied de son prédécesseur, il démantèle en quelques mois les pastorales populaires et renoue avec la tradition des princes-évêques en se réinstallant dans le palais épiscopal. (6)

La dilapidation de l’héritage de Vatican II est invoqué comme une figure de style imposée, vidée de toute signification. Pour avoir refusé sa mue en dilapidant l’héritage de Vatican II ou en réduisant au silence les courants progressistes en son sein, l’Église catholique voit son influence reculer très fortement en Amérique latine. Elle voit ainsi ses positions reculer face à la croissance fulgurante des Églises ou sectes pentecôtistes."

http://www.legrandsoir.info/violeta-parra-que-dira-el-santo-padre.html

"Que dira le saint Père"

Voyez comme ils parlent de liberté pendant qu’ils nous en privent en réalité
Voyez comme ils prêchent la tranquillité, pendant que nous tourmente l’autorité.

Que dira le Saint Père qui vit à Rome quand on lui égorge sa colombe !

Voyez comme ils nous parlent du paradis alors que les peines pleuvent comme de la grêle

Voyez l’enthousiasme que provoque la sentence sachant qu’on tue l’innocence.

Celui qui officie la mort comme un bourreau, prend tranquille son déjeuner.
Ainsi ils se mettent la corde au cou, le cinquième commandement n’a pas été scellé.

Plus il y aura d’injustices, monsieur le procureur, plus de forces aura mon âme pour chanter.

Qu’il sera beau le blé dans le champ, arrosé par ton sang Julián Grimau *

*Arrêté par les autorités franquistes pendant les conflits ouvriers de 1962, ce membre du parti communiste espagnol est traduit devant un conseil de guerre qui lui reproche de prétendus délits commis pendant la guerre civile. Malgré les nombreuses protestations internationales, Julian Grimau est exécuté à l’issue d’une parodie de procès, le 20 avril 1963.

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