Sciences et croyances

Le facteur mystérieux


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Stephen Smith
Vendredi 16 Janvier 2015

Le facteur mystérieux

Énorme jaillissement de rayons X provenant du centre de la galaxie.
Crédit : NASA/CXC/Stanford/I. Zhuravleva et collègues.
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 14 janvier 2015


    Nouvelle remise en question de la théorie consensuelle du trou noir.


    « Le plus grand jaillissement de rayons X jamais détecté en provenance de l’énorme trou noir au centre de la Voie Lactée » a récemment fait l’objet d’une annonce de l'équipe du télescope d'observation du rayonnement X, Chandra. Selon le rapport, cette puissance extrême remet en question le comportement du trou noir super massif qui est supposé résider au centre de la galaxie, car la rafale de rayons X était presque trois fois plus énergique que tout autre événement de même nature survenu dans cette région.


    Les astronomes avancent deux hypothèses quant à la manière dont pourrait se produire un flamboiement de ce genre :

    1) Déchiqueté par l’intense gravité du trou noir super massif, un astéroïde a laissé des débris qui tournent autour du trou noir, « comme l'eau encercle le trou d’évacuation d’un évier », jusqu'à ce qu'ils s’échauffent assez pour créer une rafale de rayons X, juste avant de « tomber dans le trou ».

    2) Les astronomes expliquent cette éruption de rayons X en recourant à une notion fictive, connue sous le nom de « reconnexion magnétique ». Selon le communiqué de presse, les fameuses lignes du champ magnétique sont si « serrées », qu'elles en deviennent « emmêlées ». Comme ces lignes se réorganisent et se reconnectent, l’« énergie magnétique » est convertie en lumière et chaleur, y compris en rayonnements X et ultraviolet extrême.


    Pourtant, dans un univers électrique, les particules chargées en mouvement forment un courant électrique. Ce courant s’enveloppe lui-même d’un champ magnétique. Plus le nombre de particules chargées fonçant dans la même direction est grand, plus le champ magnétique devient plus fort. Ce concept est familier dans l’ingénierie électrique, mais quand les astronomes découvrent du magnétisme dans l'espace, ils sont perplexes. Ils recourent alors à des idées dérisoires, du style reconnexion magnétique.


    Parmi les entraves les plus sérieuses à la compréhension de ce qui se passe au centre de notre galaxie, il y a l'obstination à ce que son agent moteur soit un trou noir. Dans un article précédent de notre chronique Picture of the Day, en retournant les mathématiques servant à les décrire, le mathématicien Stephen Crothers a totalement démoli l’idée de trou noir. En dépit des annonces de divers cercles astronomiques, jamais un trou noir n'a été détecté.


    En s’en tenant à des théories totalement étrangères au monde réel, en refusant d'écouter quand celles-ci sont contredites (« Non, je ne regarderai pas à travers le télescope ! »), les astronomes ratent une voie d'investigation à même de déboucher sur des domaines de la physique entièrement nouveaux.


    Dès 1981, l'astrophysicien Hannes Alfvén proposa pour les galaxies une théorie électrique . Il avait observé qu’elles ressemblent à des moteurs homopolaires (roue de Barlow). Le moteur homopolaire est entraîné par un courant électrique radial (circulant entre le bord et le centre) dans un disque métallique circulaire. Placé entre les pôles d'un aimant, le disque métallique est amené à tourner à une vitesse proportionnelle au courant d'entrée.


    Les disques galactiques se comportent de la même manière. Circulant dans ces disques galactiques, des courants de Birkeland alimentent leurs étoiles. À leur tour, les galaxies sont alimentées par des courants de Birkeland intergalactiques, qui sont détectables au bruit radio qu'ils induisent. Comme les courants de Birkeland s’attirent mutuellement selon la relation 1/√r, circulant dans le plasma poussiéreux, ces courants électriques ont une influence considérable.


    L’observation des rayons X venant du centre galactique, révèle aussi une structure de plasma torique, connue sous le nom de « plasmoïde ». Le rayonnement haute fréquence du plasmoïde est similaire à celui des étoiles excitées électriquement. Dans le plasmoïde, un puissant champ électromagnétique accélère à haute vitesse les particules, les fait tourner en spirale dans le champ magnétique induit et émettre des rayons X.


    Ce que Chandra a découvert au centre de la Voie lactée, c’est du plasma se comportant exactement comme dans les expériences sur Terre. En laboratoire, certaines mesures montrent des températures dix à cent fois plus élevées que ce qui est à la portée des effets cinétiques simples. Si les astronomes connaissaient ces données de laboratoire, et les prenaient autant au sérieux que les théories sur les gaz chauds, ils n’auraient pas été surpris.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2015/01/14/the-x-factor/
Traduction Petrus Lombard



Dernier article apparenté traduit

La comète Lovejoy s’épanouit : L'activité récente de la comète Lovejoy écorne un peu plus la théorie cométaire classique.




Vendredi 16 Janvier 2015


Commentaires

1.Posté par imo le 16/01/2015 16:48 | Alerter
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Les trous noirs n'existent pas.
La pensée unique concerne aussi l'astronomie malheureusement.

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