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Le discours du président iranien au sommet de l’OCI à Dakar



Vendredi 14 Mars 2008

On n'est jamais mieux servi que par soi-même! Au sommet des dirigeants de l'OCI à Dakar, le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a une nouvelle fois réitéré cette réalité, tout en appelant les Etats musulmans à mobiliser leurs forces et leur énergie à l'effet de pallier à leurs problèmes. Il n'est pas allé par quatre chemins pour rappeler que face à la politique de terreur menée par Israël, face aux exactions commises en Irak, en Afghanistan, au Liban et au Darfour, les Nations unies, le Conseil de sécurité sont frappés d'apathie, de partialité et d'immobilisme et qu'il convient que ce vide soit rempli au plus vite. « Dotée d'infinies potentialités, l'Organisation de la Conférence islamique est capable de remplir un rôle plus actif pour parer aux crises, étendre la paix, la sécurité, la justice et la dignité à travers les pays musulmans, bref, elle est à même de redorer le prestige de l'Umma islamique, qu'il soit dans le domaine politique et économique ou dans celui des sciences et de la culture, a affirmé le Président. Pour Ahmadinejad, l'OCI peut s'offrir à toutes les nations musulmanes ou pas, une véritable base d'où répandre la vérité, la justice et l'égalité et ce, en s'appuyant sur les principes salvateurs de l'Islam et sur ses expériences du terrain. « Il revient à cet Organisme de s'imposer en véritable porte-voix de l'Islam et de ses valeurs et de ne pas permettre que cette religion divine, son Livre saint et son noble Prophète fassent l'objet d'offense et d'outrage ». Selon le Président, l'OCI est une instance homogène où chaque membre est viscéralement lié à tous les autres. « Lorsque l'un est attaqué c'est à tous les autres qu'il incombe la charge de la soutenir ; ce soutien renforcera les liens de fraternité, de solidarité et de confiance. Pour une telle entraide, la RII s'est depuis toujours tenue prête, a-t-il ajouté. Plus loin dans ses propos, le Président Ahmadinejad a critiqué le Conseil de sécurité, « enceinte créée pour servir de relais aux discours et aux exigences des grandes puissances ». « Dans un monde tel que le nôtre, la présence des organisations régionales comme l'OCI relève d'une nécessité vitale dans la mesure où elles sont les seules à vouloir et à pouvoir rétablir les droits des peuples, face à un Conseil de sécurité totalement asservi et discrédité », a souligné Ahmadinejad. « Les pays islamiques, a-t-il dit, devront être fiers car rien ne leur manque : des ressources naturelles infinies, de vastes contrées, des mers, de multiples passages maritimes, de nombreux chercheurs savants, universitaires et surtout une potentielle humaine inépuisable, voilà de quoi redorer son blason et avoir son propre mot à dire face aux idéologies occidentales, tous ces « ismes », libéralisme, sécularisme et autres qui ont tous échoué ». Le Président iranien a souligné l'impératif de l'unité inter-musulmane, « unité que les ennemis cherchent à broyer et qui est pourtant l'unique moyen pour que se réalisent les voeux de puissance, de bonheur et de prospérité des pays musulmans. A la fin de son discours, Ahmadinejad a vivement fustigé le Conseil de sécurité à l'origine de trois résolutions hostiles contre l'Iran. « Les deux premiers textes ont été émis sur la base de fausses informations, de documents falsifiés et en contraste totale avec les rapports consécutifs de l'AIEA et le troisième vient, lui aussi, d'être adopté, suite à une vaste campagne d'infamies et de mensonges. Une chose est néanmoins sûre : le Conseil de sécurité est non seulement incapable d'être arbitre des crises internationales mais encore elle en crée elle-même. Ce paradoxe, cette impuissance c'est dans sa philosophie même qu'il faut en chercher les causes, a conclu Ahmadinejad.


Vendredi 14 Mars 2008

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