Analyse et décryptage

Le corps de la femme : l’imprenable citadelle de l’occidentalisme.


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L’Occident n’a pas le pétrole, il s’est arrogé en revanche le droit moral et éthique de prendre en substitution le corps de la femme. Que faire donc devant ce mauvais vent qui soufflera intensément du moment qu’il s’agit de la femme en Occident? Il me semble clair que tout un chacun de bonne volonté doit défendre les justes aspirations des femmes à disposer de leurs corps. Autant celle qui veut le voiler d’ailleurs que celle qui, librement, veut le vendre sur les grands boulevards et ce, au nom de la justice et la liberté pour tous, y compris pour les femmes.


Cide
Jeudi 19 Décembre 2013

Le corps de la femme : l’imprenable citadelle de l’occidentalisme.
Le rapport que l’occident, surtout sa variante hybride et scélérate que je nomme ici l’occidentalisme, entretient avec le corps de la femme ne cesse de fasciner et interloquer tout esprit critique.
De l’interdiction de la femme à couvrir son corps au nom de l’égalité à l’interdiction implicite et détournée faite à celle-ci de le vendre, l’occidentalisme navigue, en effet, d‘une imposture à une autre sans se soucier aucune mesure de la gravite de ce coup de massue qu’il ne cesse de porter à ses fondamentaux fondateurs : liberté, égalité et justice.

Certes, le soldat inconnu du libéralisme économique, religion suprême en occident, est la femme. Son corps a toujours été, en effet, de grand secours quand il s’agit de vendre des armes, des voitures ou, plus étrange encore, du lait ou du yaourt.
Autant dire que, si l’Occident n’a pas le pétrole, il s’est arrogé en revanche le droit moral et éthique de prendre en substitution le corps de la femme.
Et ce point-ci est extrêmement important pour mieux saisir tout l’étendu de la tournure idéologique quand il s’agit de cette question qui, pour l‘Occident, devient sans exagération aucune d’ordre géostratégique.

Bien évidemment, les événements s’exaspèrent quand il s’agit du corps de la femme musulmane qui, d’une part, est une femme comme toutes les autres et a fortiori l’occidentalisme s’y applique de plein fouet et, de l’autre, elle est, pour combien de temps encore, défendue par ce rival idéologique qui rechigne pour le moment à la dévoiler pour la vendre au plus offrant, à savoir l’islam.

Raison de plus pour multiplier les attaques et les lois liberticides et antidémocratiques pour s’emparer illégalement de cette belle prise dont la résistance, pas si farouche que cela en réalité, mais surtout la rareté sur le marché ne font qu’aiguiser les appétits et exciter les ardeurs de cet ogre occidentaliste insatiable en la matière.

La vérité c’est qu’avec le temps, l’Occident a fini par tout relativiser. La religion, la démocratie, et même la liberté. Cependant, deux objets seulement lui semblent tenir particulièrement à cœur : le nucléaire et le corps féminin. Le premier pour sa puissance militaire, le second pour son hégémonie libérale et idéologique.

Il est à noter évidemment qu’au-delà des considérations présentées précédemment, d’autres donnes doivent-être prises en considération, à l’instar, par exemple, de l’historique islamophobie de l’administration française ou, aussi, à l’instar de ce sionisme rabique qui fait aujourd’hui la pluie et le beau temps en Europe et qui, décidément, désigne et l’islam et les musulmans comme proie facile à déchiqueter par l’intermédiaire de ses redoutables armes traditionnelles : le mensonge, la calomnie et les manipulations tous azimuts.

Que faire donc devant ce mauvais vent qui soufflera intensément du moment qu’il s’agit de la femme en Occident? Il me semble clair que tout un chacun de bonne volonté doit défendre les justes aspirations des femmes à disposer de leurs corps. Autant celle qui veut le voiler d’ailleurs que celle qui, librement, veut le vendre sur les grands boulevards et ce, au nom de la justice et la liberté pour tous, y compris pour les femmes.
Tout en s’attendant à une très virulente réaction passionnelle de cet occidentalisme malveillant qui considère le corps de la femme comme sa dernière citadelle imprenable. C’est dire combien le combat sera intense et décisif. Seulement, il est à la fois inévitable et nécessaire.


Cide


Jeudi 19 Décembre 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 19/12/2013 11:14 | Alerter
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Si sur le fond on peut être d'accord avec l'article, à mon sens il faut un peu rectifier les choses ! Qu'il faille respecter les femmes dans leur dignité est un euphémisme tellement le corps féminin est mis en exergue pour n'importe quoi. Et sur le fond les femmes ne sont guère respectées à moins qu'elles n'imitent les hommes dans leur comportement , en particulier professionnel.

Mais si on examine cette question de plus près, implicitement cet article est insultant pour les femmes, et si des femmes lisent ce commentaire, ce qui va suivre va mieux leur faire comprendre ce que je veux dire.

En effet à vouloir défendre le droit aux femmes de disposer d'elles-mêmes comme elles l'entendent, on finit par les reléguer à leur seule composante corporelle ! Comme si les femmes n'étaient qu'un corps qu'il faut respecter ! Ce sont des êtres humains avant toute chose. Il n'y a pas plus à laisser les femmes "disposer" de leur corps comme elles le veulent qu'à les obliger à suivre des critères de comportement et d'habillement. Il y a seulement, et c'est fondamental, à les considérer comme des êtres humains à part entière et les laisser exprimer leur nature, qui fondamentalement n'est pas violente, ni perverse.

Si nos sociétés sont malades, et c'est un euphémisme, c'est bien à cause de la relégation des femmes dans un espace où elles ne peuvent exprimer pleinement leur nature. Il faut toujours qu'elles soient comme les hommes, ou à satisfaire les fantasmes masculins ! S'il y avait un peu plus de femmes exprimant spontanément leur nature dans toutes les sphères dirigeantes, il est certain que le monde changerait beaucoup et en bien.

Mais allons plus loin. Il n'y a pas de nature fondamentalement et radicalement différente homme/femme. Chaque être humain a une composante masculine et une composante féminine. Et si les hommes n'étouffaient pas cette partie "féminine" de leur personnalité, les choses iraient beaucoup mieux.

C'est là un sujet qui mériterait débat et que l'on s'y arrête !

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