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Le bilan du sommet de la zone euro


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Vendredi 22 Juillet 2011

Le bilan du sommet de la zone euro

A l'issue du sommet de la zone euro les pays de l'UE ont appelé Athènes à accepter le "plan Marshall" européen en l'échange de plus de 158 milliards d'euros d'aide (dont 50 % par le secteur privé). Le sommet a également statué sur la transformation du Fonds de stabilisation financière en un "fonds monétaire européen".

La Voix de la Russie a interrogé l'analyste boursier Grigori Beglariane:

"L'essentiel était d'arrêter la progression de la crise car à 24 heures du sommet une panique avait saisi le monde de la bourse. Nombreux gros investisseurs américains ont commencé à vendre l'euro pour protéger leurs actifs. Une décision visant à stabiliser la situation en Grèce et dans la zone euro était donc nécessaire. Et cette décision a été prise. Je parle notamment de la transformation du fonds de stabilisation, de l'intention de rapprocher les législations fiscales. Je pense que l'Europe ne peut pas se passer d'une sorte de ministère des Finances commun qui décide quel pays peut dépenser combien d'argent et combien il peut emprunter sur le marché. Il s'agit des symptômes de la renaissance du projet de la Constitution européenne abandonné il y a 6 ans. On voit aujourd'hui que l'Europe n'arrive pas à se débrouiller sans une union politique plus consistante, sans un nouveau pacte de stabilité", estime Grigori Beglariane.

Notre radio a interrogé Serguei Aleksachenko, directeur des recherches macroéconomiques de l'Ecole supérieure d'économie, ex-vice-président de la Banque de Russie:

"Il s'agit d'un plan d'aide ambitieux – plus de 160 milliards de dollars! Mais le "diable est dans les détails" et les détails, on les saura plus tard. Ce n'est que dans une semaine que les spécialistes pourront dire leur opinion si les nouvelles mesures peuvent alléger le fardeau de la dette grecque. Mais les marchés crédules ont déjà réagi ce matin par le renforcement de l'euro. Reste à savoir si ces mesures permettront d'empêcher l'influence de la crise grecque sur le Portugal et l'Espagne qui suivent la même voie avec 12-15 mois de retard et sur l'Italie car les problèmes dans ce pays signifieraient une véritable catastrophe pour les banques européennes", estime Serugei Aleksachenko.

Les décisions du sommet, auront-elles un impact sur les relations commerciales entre la Russie et l'Union européenne – nous adressons cette question à Gariguène Tossouniane, président de l'Association des banques russes:

"Oui, certainement. L'Union européenne tente d'assurer une certaine stabilité. Les transformations, surtout du fonds de stabilisation en une banque, et l'introduction des éléments d'administration dans la gestion des processus financiers ont un impact positif et démontrent une approche systémique. Je souhaite une intégration la plus étroite possible entre les économies russe et européenne", a déclaré Gariguène Tossouniane.



Vendredi 22 Juillet 2011


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