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Le Soleil électronique


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Stephen Smith
Mercredi 24 Juin 2015

Le Soleil électronique

Spicules solaires en lumière Ha (hydrogène-alpha) à 6563 angströms.
Crédit : IBIS/Kevin Reardon
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The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 19 juin 2015
 

« Seuls des diagnostics très subtils permettent de comprendre la complexité des phénomènes plasmatiques. »
– Hannes Alfvén

 

    Selon l’opinion dominante, le Soleil précipite les particules chargées dans l'espace de la même manière que sont amplifiées les ondes sonores. L'énergie interne du Soleil migre vers l'extérieur à travers des « guides d'ondes acoustiques » appelés tubes de flux magnétique. Les spicules grossissent considérablement à des milliers de kilomètres au-dessus de la photosphère et entraînent les gaz ardents avec elles.
 

    Tel que le proposent les théories standards sur le Soleil, il existe aussi un immense « tapis roulant » qui fait circuler la matière solaire dans les profondeurs des régions internes fortement magnétisées du Soleil, où elle est « re-dynamisée ». Quand les champs magnétiques des taches solaires commencent à faiblir, le tapis roulant remballe ce qui reste [des taches] à l'intérieur du Soleil
 

    Dans un Univers électrique, le Soleil est un lieu de charge positive par rapport au plasma interstellaire. Les taches solaires apparaissent lorsque, pénétrant dans la photosphère, des décharges électriques permettent à la charge électrique à s’introduire dans les profondeurs du Soleil. Ces tubes de flux électromagnétique mettent à découvert l'intérieur plus froid du Soleil. Aucune observation n’étaye la notion de transfert acoustique de la chaleur depuis le centre du Soleil.
 

    Le meilleur modèle de l'activité solaire est le comportement de la décharge de plasma. En laboratoire, des expériences avec une sphère chargée positivement montrent qu'un tore de plasma se forme au-dessus de l’équateur de celle-ci. Des arcs électriques relient le tore avec les latitudes moyennes et inférieures de la sphère. Compatibles avec le mode d’action des aigrettes anodiques, les spicules sont un effet prévisible de la décharge de plasma dans un Soleil électronique.
 

    Dans le cadre de la fusion, les taches solaires sont un phénomène incompréhensible. Il est notoire que le magnétisme est impliqué dans l'activité des taches solaires, parce que deux ou plusieurs d’entre elles sont souvent reliées par de gigantesques boucles et spires de plasma, maintenues en place par des champs magnétiques en spirale. Pourquoi ou comment ce magnétisme est à l'œuvre sur le Soleil demeure inexplicable dans le cadre des opinions dominantes. Dans la pénombre, au cœur sombre des taches solaires, des filaments et des « fibrilles  » sont détectables à l’aide d’équipement photographique haute résolution. Les spirales de plasma tournoyant s’apparentent bien à des tornades électromagnétiques.
 

    C’est ici que comprendre la différence entre gaz ardent (dénué de particules chargées) et plasma (avec particules chargées et possiblement actif électriquement) peut apporter quelque éclairage : Ne résultant pas de la convection des gaz modérée par le magnétisme, les taches solaires sont des structures électriques.
 

    Les gros plans des filaments de taches solaires montre que ce sont des tourbillons de charges. Regarder le fond d’une tache solaire permet de voir de profil les colonnes de décharge tournoyer. Les décharges électriques dans le plasma forment des vrilles creuses semblables à des cordes. Quand des cellules de convection se montreraient plus sombres sur leurs bords, leur centre apparaît plus sombre, puisque ce sont des entonnoirs de plasma.
 

    La théorie standard n’entend pas que les régions plus sombres et froides révélées par les taches solaires signifient que l'intérieur du Soleil est plus froid.
 

    « Il n’est point fortuit que la photosphère ait l'apparence, la température et le spectre d'un arc électrique ; elle en a les caractéristiques parce que c’est un arc électrique, ou une multitude d'arcs parallèles. Ces arcs entraînent rapidement la neutralisation de la charge spatiale accumulée dans leur voisinage, puis s’éteignent. N’étant donc pas des décharges stables, il faut plutôt les considérer comme des étincelles éphémères. Ainsi, ces arcs apparaissent et disparaissent continuellement. C’est ce va et vient qui explique la granulation observée à la surface solaire. » (A New Approach in Astrophysics and Cosmogony [Nouvelle approche en astrophysique et cosmogonie] par C. E. R. Bruce 1944)
 

    Des arches coronales et des structures en boucles multiples relient les taches solaires et s’élèvent jusqu’à pénétrer dans la chromosphère. La chromosphère, une enveloppe de plasma ou région de double couche, est l’endroit où le Soleil garde le gros de son énergie électrique. Dans l’enveloppe de plasma du Soleil, lorsque le flux de courant s’accroît au-delà d'un seuil critique, se libérant soudainement, cette énergie déclenche des éruptions solaires et d’immenses proéminences éruptives.
 

    « Dans un plasma de faible densité, des régions de charge spatiale localisées peuvent éventuellement constituer de grosses gouttes dont la longueur est de l'ordre de quelques dizaines de Debye. Ce genre de régions est appelé double couche électrique. Une double couche électrique est la plus simple distribution de charge spatiale, avec une chute de potentiel dans la couche et un champ électrique se dissipant de chaque côté de la couche. Les doubles couches sont étudiées en laboratoire depuis un demi-siècle, mais leur importance dans les plasmas cosmiques n'a pas été généralement reconnue. » (Hannes Alfvén).
 

    Les flux de charges électriques en boucle génèrent des champs magnétiques toroïdaux secondaires autour de la boucle. Lorsque l'accumulation de charge devient trop forte, la double couche de plasma se détruit. Cet événement interrompt le flux de charges, et l'énergie électromagnétique emmagasinée est soufflée dans l'espace à la manière d’une éruption solaire. Projetant parfois d’immenses quantités de matière dans l'espace à des vitesses quasi relativistes, les éruptions solaires peuvent être considérées comme des coups de foudre dans et sur le Soleil.
  Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2015/06/19/the-electronic-sun-2/
Traduction Petrus Lombard

 

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Mercredi 24 Juin 2015


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